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À la une de vendredi, 7. septembre 2012


Tournant décisif dans la politique de la BCE

"L'euro est irréversible" a souligné Draghi à l'issue de la réunion du Conseil de la BCE. (© dapd)

La BCE a décidé jeudi de soutenir les pays de la zone euro en difficulté par le rachat illimité d'obligations d'Etat, dans la mesure où ceux-ci acceptent de se soumettre aux conditions du Mécanisme européen de stabilité (MES). Les partisans de la décision se réjouissent qu'une institution européenne intervienne enfin concrètement contre la crise de la dette. De leur côté, les critiques déplorent que la BCE récompense les mauvais gestionnaires et outrepasse ses compétences de manière irresponsable.


Libération - France

Le sauvetage de l'euro devient réalité

Le sauvetage de l'euro peut enfin commencer, se réjouit le quotidien de centre-gauche Libération après la décision de la BCE : "Depuis quatre ans, le sauvetage de l'euro ressemble à une bande-annonce dont on ne voit jamais le film. Maintes fois promis et programmé, mais sans cesse différé. On ne sait pas encore si l'histoire retiendra ce 6 septembre 2012, mais c'est possible. A Francfort, ce ne fut pas un 'jeudi noir', mais un jour d'espoir ou plutôt d'immense soulagement. ... En économie, ce sont les banques centrales qui disposent de la force de dissuasion. Encore faut-il qu'elles veuillent bien s'en servir. Cette fois, le message est clair : quiconque jouera de manière 'infondée' contre l'un des pays de la zone subira des pertes immédiates. Ce n'est plus une digue de papier qui protège la monnaie unique mais une puissance dotée d'une arme financière quasi atomique !" (07.09.2012)


Jornal de Negócios - Portugal

La BCE sort l'artillerie lourde

Mario Draghi a enfin sorti l'artillerie lourde, se réjouit le journal économique libéral Jornal de Negócios, qui loue le président de la BCE : "Les trompètes ont retenti hier, c'était la fête. … Ce que la BCE a fait, elle l'a bien fait. Aujourd'hui, malgré la gueule de bois, il faut retourner au front. Le diktat de l'austérité se poursuit. La guerre n'est pas terminée, mais les généraux ont clairement sorti l'artillerie lourde. L'expérience de plusieurs années de frustration appelle à la prudence pour analyser la situation, en raison notamment du grand nombre d'inconnues. … La bonne nouvelle, c'est que la situation ne se détériora peut-être plus. Les marchés financiers auront enfin un contrepoids : le portefeuille sans fond de la BCE. … Pour le Portugal, cela pourrait être une excellente nouvelle. … Grazie Mario pour avoir fait ce que les autres négligent : ton devoir !" (07.09.2012)


Il Sole 24 Ore - Italie

Une nouvelle base pour un euro solide

La BCE donne enfin à l'euro une base solide, se réjouit le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore, jugeant toutefois que les strictes conditions pourraient freiner le programme d'aide et conforter ses opposants : "Draghi n'a pas seulement rattrapé les erreurs de la politique européenne des trois dernières années, … il a aussi jeté une nouvelle base pour conférer à la monnaie unique une structure solide et lui garantir un avenir stable et crédible. C'est maintenant au tour des gouvernements. … Paradoxalement, maintenant que la situation est plus détendue, le filet de protection européen ne semble trouver que des utilisateurs réticents, par crainte des conditions difficiles qui lui sont liées. Peut-être que le véritable objectif, avec la menace de placer les pays en difficulté sous contrôle européen, était de les inciter à effectuer les réformes nécessaires et les rectifications budgétaires. … Au fond, c'est exactement ce que l'Allemagne espérait lorsqu'elle croyait encore pouvoir s'épargner l'exercice de la solidarité européenne et les dépenses excessives de financement des fonds de secours." (07.09.2012)


Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La violation institutionnalisée des traités

Une zone euro qui enfreint régulièrement les traités repose sur une base instable, met en garde le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung en considérant la décision de la BCE : "Un sauvetage de l'euro à tout prix pourrait être un désastre économique ; c'est une ligne rouge qu'il ne faut pas dépasser. L'autre limite, c'est le droit : la fin ne doit jamais justifier tous les moyens dans une communauté de droit. …. L'histoire de ces trois dernières années de sauvetage de l'euro est celle d'une rupture répétée des traités. Faut-il continuer ainsi ? Il est tout à fait inacceptable que la BCE ose devenir la souveraine occulte de l'Europe. Il faut empêcher qu'une institution non légitime sur le plan démocratique détermine les conditions de vie en Europe. Que les décisions de la Cour constitutionnelle allemande la semaine prochaine et celles du Bundestag n'aient aucun poids. Si les verdicts et la législation ne conviennent pas à la BCE, alors celle-ci fait marcher la planche à billets. Un concept insupportable." (07.09.2012)


Hospodárske noviny - Slovaquie

La BCE fausse l'économie de marché

Quand la BCE vient soutenir les économies fragiles, cela n'a plus rien à voir avec l'économie de marché, critique le journal économique Hospodárske noviny : "'Faites ce que vous voulez et si ça se passe mal, nous vous aiderons'  - c'est ainsi que l'on peut comprendre la décision de la BCE. La réaction des marchés coulait de source : un soleil radieux et des gains importants. … La décision de Draghi peut contribuer à apaiser la situation dans la zone euro. Il y a eu suffisamment de récriminations auparavant sur la passivité des politiques et de la BCE. … Mais des pays tels que la Slovaquie, qui gèrent avec parcimonie et de manière responsable par rapport à d'autres, pourraient se sentir floués par la BCE. Le capitalisme est volontiers qualifié d'économie de marché. Mais si les marchés financiers sanctionnent les Etats agissant de manière irresponsable et si la BCE vient les aider à panser leurs plaies, l'économie de marché est illusoire." (07.09.2012)


Večer - Slovénie

Seules les banques en profiteront

En fin de compte, les citoyens des Etats en crise pâtiront de la décision de la BCE de jeudi, critique le quotidien conservateur Večer : "Les présidents de banques et les spéculateurs ont obtenu un nouveau carburant pour continuer à pratiquer leur jeu. Bien évidemment, le président de la BCE Mario Draghi ne s'est pas exprimé en ces termes à l'issue de la rencontre. Mais il a indiqué que les citoyens des pays dont la BCE va acheter des obligations devront subir de nouvelles mesures de rigueur. ... La planche à billets qui permettra aux PDG des banques et aux spéculateurs de s'enrichir fonctionnera à plein régime. Les entreprises, censées créer de nouveaux emplois, diminueront leur production et licencieront leurs salariés. Le chômage et la pauvreté ne feront que s'accroître parmi la population, ainsi que le danger de l'explosion d'une bombe sociale." (07.09.2012)


La Vanguardia - Espagne

Si les pays en crise ne tiennent pas parole...

Le président de la BCE Mario Draghi a clairement déclaré jeudi que la Banque centrale n'achètera que des obligations d'Etat de pays en crise qui se soumettront au strict contrôle du MES. Que se passera-t-il si des Etats ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis de leurs partenaires européens, s'interroge le quotidien libéral La Vanguardia : "Nombreux sont les points à éclaircir. Que se passera-t-il par exemple avec les rachats d'obligations de la BCE si un pays bénéficiaire ne respecte pas ses obligations ou s'il n'a pas la possibilité de corriger sa situation financière. Draghi devrait alors fermer le robinet (comme il l'a assuré hier), ce qui de nouveau conduirait à douter de l'avenir de la monnaie unique. A moins qu'il n'adoucisse les exigences. C'est une question que l'on devra se poser plus tard, quand on saura clairement si le plan de la BCE est suffisant pour libérer ou non la zone euro de la crise." (07.09.2012)


Politiken - Danemark

Super Mario ne peut pas sauver l'économie

La décision de la BCE de racheter une quantité illimitée d'obligations d'Etat des pays en crise apporte à la zone euro une bouffée d'oxygène, estime le quotidien de centre-gauche Politiken, appelant les pays de la zone euro à agir avec détermination : "Avant tout, il faut rappeler que 'Super-Mario' peut peut-être sauver l'euro à long terme mais pas l'économie européenne, plongée dans une récession grave. Pour sauver l'économie, les politiques européens devraient de nouveau se tourner davantage vers la croissance que vers l'austérité. Et les perspectives dans ce sens sont bien sombres pour l'Europe. L'Europe, [les pays hors zone euro comme le] Danemark y compris, sont pris dans un cercle vicieux qui ne fait que s'aggraver avec les plans d'austérité récurrents de tous les pays de l'UE. Afin de relancer l'économie, on a besoin de Supermen et de Superwomen qui empruntent de nouvelles voies. Mais pour l'instant, personne ne dispose même de l'ombre d'un nouveau leadership." (07.09.2012)


» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 7. septembre 2012

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