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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 16.12.2015

 

À LA UNE

L'UE veut plus de protection frontalière

Selon Frontex, 1,55 million de personnes sont entrées clandestinement dans l'UE entre janvier et novembre 2015. (© picture-alliance/dpa)

 

La Commission européenne entend renforcer l'agence Frontex et la doter de compétences supplémentaires. Elle a proposé un projet dans ce sens mardi devant le Parlement européen. A l'avenir, des interventions aux frontières extérieures de l'UE pourraient être envisagées en dépit de l'opposition potentielle des Etats membres concernés. Il était temps de renforcer cette agence, estiment certains éditorialistes. Cette volonté d'isolement n'est que chimère, répliquent les autres.

L'Echo - Belgique

De la nécessité d'une politique migratoire commune

Si le renforcement de l'agence Frontex s'imposait depuis longtemps, il ne suffira pas à sauver l'UE, prévient le journal économique libéral L'Echo : "Les Etats, sans ambition, avaient créé Frontex. … Une coquille vide qui, tant bien que mal, a juste servi à colmater les brèches. Poussée par la pression migratoire, le terrorisme et la montée de l'extrême-droite, l'Europe commence à bouger. Le dos au mur, elle n'a plus le choix. Ce sera davantage de politiques communes, ou la fin de l'Union européenne. La Commission a proposé hier de remplacer Frontex par une agence dotée de vrais pouvoirs. Elle sera équipée d'une force de réaction rapide de 1.500 hommes, fournis par les Etats selon les besoins. Ce n'est pas encore un corps de garde à 100 pour cent européen. Mais c'est un pas en avant. Une avancée qui n'aura de sens que si elle s'accompagne d'une réelle politique migratoire commune." (16.12.2015)

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Lidové noviny - République tchèque

L'Europe de l'Est enfin entendue...

Le quotidien conservateur Lidové noviny se réjouit que la Commission européenne se résolve enfin à surveiller efficacement les frontières extérieures de l'Europe : "Comme toujours, le diable est dans les détails. Le déploiement de gardes-frontières pourra-t-il se faire malgré la résistance de certains Etats européens - celle de la Pologne notamment ? Mais si l'on place la barre si haut, c'est peut-être pour avoir la marge de l'abaisser d'un cran par la suite. Ce qui est primordial ici, c'est que l'on adhère à Schengen sur une base volontaire, en sachant que l'on renonce à un pan de sa souveraineté. … On nous a longtemps rabâché que si Schengen était menacé, c'était en raison de notre opposition au système des quotas et non de la protection inefficace des frontières extérieures de l'UE, comme l'avaient souligné dès le départ les Etats du groupe de Visegrád. … On nous disait que si nous voulions appartenir à l'Occident, il fallait adopter la 'culture de l'accueil' allemande et prendre nos distances par rapport à la Hongrie, qui préférait colmater ses frontières. Or voilà que la Commission se rallie subitement à ce point de vue 'non occidental'." (16.12.2015)

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tagesschau.de - Allemagne

Frontex-bis : un mirage

Il est illusoire d'espérer qu'une nouvelle mouture de l'agence Frontex puisse réduire le nombre de réfugiés, estime le portail d'information public tagesschau.de : "Frontex symbolise l'espoir tacite d'une barricade hermétique que nourrissent les hot-spots débordés que sont l'Allemagne, la Suède, l'Autriche et les Pays-Bas. Ils aimeraient que puisse être déployée, à tout moment et en tous points des frontières extérieures de l'UE, une version boostée de l'agence Frontex, aux pouvoirs magiques. … Or le fait est que cette force spéciale n'existera jamais, grâce à la résistance farouche que lui opposent la Grèce et les pays de l'Est. … La force d'intervention de Frontex reste un vœu pieux, un mirage. Les frontières extérieures de l'Europe restent poreuses. C'est pourquoi nous sommes tous menacés par la réintroduction de contrôles aux frontières intérieures de l'UE." (15.12.2015)

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POLITIQUE

Frankfurter Rundschau - Allemagne

L'Arabie saoudite, indispensable à la paix en Syrie

L'Arabie saoudite a formé avec plus de 30 Etats musulmans une vaste coalition militaire visant à combattre le terrorisme. C'est ce qu'a annoncé la monarchie mardi. Bien que l'on ignore encore la feuille de route et les moyens que cette alliance entend déployer pour atteindre son objectif, c'est un pas important, estime le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : "L'Occident devrait mesurer l'alliance menée par les Saoudiens à l'aune des objectifs qu'elle se fixe, et mettre à profit le processus engagé à Riyad. … Si la communauté internationale veut se rapprocher d'une solution à ce problème complexe, elle devrait embrasser l'idée de Riyad au lieu de la rejeter. C'est là le seul moyen d'empêcher que l'Arabie saoudite ne cherche, par le biais de cette nouvelle coalition, à redorer son blason fortement terni, ou encore à faire front contre l'Iran, qui ne fait pas partie de la nouvelle confédération. Il y a des raisons d'afficher un optimisme prudent. … La lutte anti-Daech et le processus de paix en Syrie ne réussiront qu'au côté des Saoudiens, et non contre eux." (16.12.2015)

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The Independent - Royaume-Uni

Reconnaître Daech en tant qu'Etat

Incorporer dans le système diplomatique international le califat autoproclamé par les djihadistes de Daech en Syrie et en Irak permettrait de réduire la brutalité de l'organisation, affirme le quotidien de centre-gauche The Independent : "L'histoire nous enseigne que la reconnaissance diplomatique de gouvernements extrémistes peut contribuer à modérer leur comportement. Tandis que des Etats parias peuvent agir en toute impunité, ils se retrouvent soumis à des contraintes une fois dans le giron du système international. … Daech contrôle désormais un territoire important, gouverne une population de plus de dix millions de personnes, gère une administration de plus en plus sophistiquée et s'est presque arrogé le monopole de la violence. La seule façon pour l'Occident d'espérer obtenir un moyen crédible de contenir l'avancée de Daech, c'est de prendre acte des réalités et de reconnaître l'organisation sur le plan diplomatique." (15.12.2015)

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24 Chasa - Bulgarie

Al-Baghdadi réussit à diviser l'Europe

Le groupe terroriste Daech, sous la houlette d'Abou Bakr Al-Baghdadi, parvient à déstabiliser l'Europe, observe le quotidien 24 Chasa : "Le calife autoproclamé a d'ores et déjà réussi à diviser les sociétés européennes en donnant un nouveau souffle à des préjugés religieux et ethniques surannés. … 25 ans après la chute du mur de Berlin, les pays d'Europe ont recommencé à ériger des murs et à se replier sur eux-mêmes. S'y ajoute une montée de l'islamophobie et de la répression des musulmans en Europe. A cet égard, les Européens ont surpassé les espérances d'Al-Baghdadi. Car ce climat va pousser vers l'isolement et la radicalisation beaucoup de jeunes musulmans. Certaines de ces têtes brûlées feront des loups solitaires, qui adhèreront à la stratégie des djihadistes." (16.12.2015)

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Trouw - Pays-Bas

S'inspirer de Merkel pour exorciser les peurs

La réussite des partis d'extrême droite, comme le FN en France, appelle une réponse résolue de la politique, assène le quotidien social-chrétien Trouw : "Les inquiétudes suscitées par la mondialisation, par le pouvoir présumé de Bruxelles et sans aucun doute aussi par la question de l'immigration, pèsent partout en Europe. Ce n'est pas sans raison que les partis d'extrême droite ont du succès dans les pays scandinaves aussi et que le PVV [parti xénophobe de Geert Wilders] est populaire dans les sondages. … Espérons qu'en France et ailleurs, les électeurs garderont la tête froide. Espérons que les politiques les encourageront dans cette voie en leur proposant un programme fort pour l'avenir de la société. Dans cet esprit, le discours engagé de la chancelière allemande Angela Merkel sur l'accueil des réfugiés syriens a fortement contrasté avec la réaction de peur des politiques français face au FN. C'est précisément quand les évènements exigent des décisions difficiles qu'il faut proposer aux électeurs un leadership édifiant s'inspirant de celui de Merkel." (16.12.2015)

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Novi list - Croatie

L'adhésion de la Serbie à l'UE stabilisera les Balkans

Depuis lundi, Bruxelles négocie officiellement avec la Serbie sur l'adhésion du pays à l'UE. Une étape importante pour parvenir à une paix durable dans la région, souligne le quotidien de centre-gauche Novi list : "Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde - Europe du Sud-Est incluse - connaît de profonds bouleversements. La région des Balkans suscite à nouveau l'intérêt de la Russie, des Etats-Unis mais aussi de la Turquie, qui s'immisce de façon de plus en plus agressive sur le territoire de l'ex-Yougoslavie et s'y présente comme l'un des acteurs clés. Au niveau micro-géopolitique, les rapports entre la Croatie et la Serbie sont déterminants. Personne d'autre, ni les Bosniaques de Bosnie-Herzégovine ni les Albanais du Kosovo ne peuvent déstabiliser cette région si de bonnes relations prédominent entre les deux pays. C'est la raison pour laquelle l'amorce des négociations entre la Serbie et Bruxelles est une bonne nouvelle, car ce processus est susceptible d'améliorer également les relations entre la Croatie et la Serbie." (16.12.2015)

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Heti Válasz - Hongrie

En Hongrie, les femmes sont bien loties

Ces derniers jours en Hongrie, le président du Parlement László Kövér, mais aussi la célébrité proche du pouvoir Ákos Kovács, se sont signalés par des sorties misogynes désobligeantes. L'hebdomadaire conservateur Heti Válasz défend pour sa part la politique familiale du gouvernement ultraconservateur, qu'il juge exemplaire : "Tenons-nous en aux faits : dans notre pays, les femmes bénéficient non seulement d'une protection sociale pendant leur grossesse, mais elles peuvent également travailler tant qu'elles le veulent dès que l'enfant a plus d'un an. … Il existe même un programme généreux de soutien financier aux étudiantes inscrites à l'université depuis plus d'un an. … Le système actuel facilite donc la possibilité d'avoir un enfant pour les femmes qui travaillent. L'objectif est d'empêcher que des familles qui ont des enfants n'essuient de grands revers financiers et que les femmes qui deviennent mères ne suspendent leur carrière. Le gouvernement renonce à des centaines de milliards [de forints] en allégeant la charge fiscale des familles." (15.12.2015)

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ÉCONOMIE

El País - Espagne

Pétrole : l'OPEP ne contrôle plus le marché

Le prix du pétrole a atteint lundi son niveau le plus bas depuis 2008. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a perdu le contrôle des prix, analyse le quotidien de centre-gauche El País : "Il faut voir dans cette chute du prix du pétrole le symptôme d'un changement fondamental sur le marché mondial des matières premières : la fin du contrôle de l'offre par l'OPEP. Cette stratégie, initialement conçue comme une manœuvre astucieuse destinée à nuire à la rentabilité de la fracturation hydraulique et à ramener à la raison des pays comme la Russie et le Venezuela, a finalement totalement échappé à l'OPEP. … De nouveaux facteurs (ralentissement de la croissance chinoise, stagnation en Europe, guerre dans les pays arabes), ainsi que les accords internationaux visant à remplacer les énergies fossiles, sont à l'origine de cette situation. Un marché traditionnellement dominé par l'offre se développe rapidement en marché axé sur la demande. Voilà comment on peut résumer les choses." (16.12.2015)

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Il Sole 24 Ore - Italie

Quelle politique monétaire pour la Fed ?

La Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait décider ce mercredi de relever son taux directeur de 0,25 points, mettant ainsi fin à sept années de taux d'intérêt au niveau zéro. Or l'inversion des taux doit s'accompagner d'une politique plus transparente, réclame le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Quelle sera l'annonce de la directrice de la Fed, Janet Yellen ? Une simple variation du niveau des taux d'intérêt, ou une véritable réorientation de la politique monétaire américaine ? … La véritable question est tout autre : la banque centrale américaine peut-elle offrir des informations et des explications suffisantes pour établir, en toute clarté, une nouvelle règle de politique monétaire, après cette longue période d'opacité ? Depuis des mois, la Fed paraît en effet dénuée de feuille de route politico-monétaire ; un choix justifié jusque-là par la forte incertitude macro-économique sur les plans national et international. Une explication peu convaincante. … L'autre explication, c'est qu'il n'y a peut-être pas d'unanimité au Conseil de la Fed sur la marche à suivre pour normaliser la politique monétaire américaine." (16.12.2015)

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Efimerida ton Syntakton - Grèce

Privatisation des aéroports grecs : les Allemands se frottent les mains

Le groupe public allemand Fraport assurera l'exploitation de 14 aéroports régionaux grecs dans les 40 à 50 prochaines années. Cette cession a été confirmée lundi. Seuls les Allemands peuvent s'en réjouir, souligne le quotidien de centre-gauche Efimerida ton Syntakton : "C'est le porte-parole du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble qui a fait la déclaration la plus significative : 'Les privatisations ont toujours été primordiales pour le gouvernement allemand.' Des propos dont nous devrions nous alarmer, car en six années d'application des mémorandums d'austérité, tout ce qui a satisfait les Allemands ne s'est jamais avéré positif pour notre pays. … Cet accord permet à Fraport d'accroître sa clientèle de 25 pour cent. Les aéroports que le consortium gère dans le monde entier ont vu défiler 108,5 millions de passagers l'année dernière. En Grèce, les 14 aéroports régionaux concernés par cet accord ont vu transiter 22 millions de passagers, et plus de 25 millions sont attendus l'année prochaine. Schäuble a de quoi être satisfait." (15.12.2015)

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SOCIÉTÉ

Le Monde - France

La société civile sauve le climat

De l'avis du quotidien de centre-gauche Le Monde, les chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas été les premiers instigateurs de l'accord obtenu lors de la conférence sur le climat de Paris : "Il faut rendre hommage au rôle de la société civile qui, au travers d'ONG et de mouvements citoyens, y compris en Chine, a réussi à peser suffisamment sur les dirigeants des Etats pour les convaincre de la nécessité d'agir. Le rôle de la société civile ne s'arrête pas là, bien au contraire. C'est son poids politique et le maintien de la pression des opinions publiques qui, bien plus efficacement que des contraintes juridiques, contribueront à la réussite de cet accord de Paris. Car le travail ne fait que commencer : loin d'être une solution clés en main au problème climatique, l'accord de Paris n'est qu'une étape nécessaire à sa résolution. Il entérine des faits, indique un cap. Reste à le mettre en œuvre." (15.12.2015)

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The Irish Times - Irlande

Associer les étudiants au financement de l'université

Pour assurer le financement des universités, le gouvernement irlandais envisage notamment une refonte du système des droits d'inscription. Il prévoit d'augmenter la participation aux frais des étudiants, mais seulement après leur diplôme, si leurs revenus dépassent un certain plafond, et les paiements étant étalés sur une période pouvant durer jusqu'à 15 ans. Le quotidien de centre-gauche The Irish Times est favorable à cette initiative : "Bien que l'on n'en connaisse pour l'heure que les grandes lignes, les propositions ne vont probablement pas enthousiasmer les étudiants et certains partis politiques. Ceci dit, comparées à d'autres options, elles paraissent prudentes, équitables et fondées sur des données probantes. Il semble logique que les premiers bénéficiaires des études supérieures - les étudiants, l'Etat et les employeurs - soient appelés à contribuer aux frais d'une manière ou d'une autre. … Un système de bourses équitable et généreux est indispensable pour ne pas désavantager les étudiants disposant de faibles revenus." (15.12.2015)

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Adevârul - Roumanie

Interdiction de fumer en Roumanie : une bonne blague

La Roumanie est un des derniers pays de l'UE à adopter l'interdiction de fumer dans les restaurants, les discothèques et les lieux publics. La décision a été arrêtée mardi par la chambre des députés du Parlement roumain. Mais la mise en œuvre ne sera pas simple, pense Cristian Ghinghes sur son blog hébergé par le quotidien conservateur Adevărul : "Il est fort possible que les lobbyistes de l'industrie du tabac persuadent certains représentants néolibéraux de saisir la Cour constitutionnelle. … De l'adoption de la loi à son entrée en vigueur, il y a un chemin qui peut parfois être très cahoteux. Il suffit de considérer la législation qui interdit d'ores et déjà de fumer dans les institutions publiques : les parlementaires fument comme des pompiers et pour entrer dans la salle d'attente des hôpitaux, il faut souvent traverser un épais nuage de fumée. Si les élus du peuple ne respectent pas leurs propres lois, comment convaincre les citoyens et les propriétaires de bars et de clubs de faire appliquer l'interdiction ?" (15.12.2015)

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