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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 08.12.2015

 

À LA UNE

Les partis traditionnels face à Le Pen

L'amélioration de la cote de popularité de François Hollande n'a pas profité au PS au premier tour des régionales. (© picture-alliance/dpa)

 

Les socialistes français ont appelé leurs candidats à se retirer de trois régions avant le second tour des élections régionales, dimanche, afin de faire barrage au Front national. La création d'un 'front républicain' enverrait un mauvais signal aux électeurs, critiquent certains commentateurs. D'autres y voient la seule solution pour enrayer l'essor de l'extrême droite.

Financial Times - Royaume-Uni

L'alliance contre le FN : une erreur

En appelant leurs candidats à se retirer de trois régions avant le second tour des régionales, les socialistes commettent une erreur, estime le quotidien conservateur Financial Times : "C'est une mauvaise idée que de mobiliser le 'front républicain' de cette façon. Une telle initiative pourrait être justifiée aux présidentielles de 2017, si Marine Le Pen arrivait au second tour. Les politiques devraient toutefois se garder d'alimenter l'argumentaire de Le Pen, qui s'efforce de prouver sur la durée que les deux partis traditionnels français sont pourris et que leur seul intérêt consiste à maintenir leur emprise sur l'establishment. Mais les deux grands partis, dans leur volonté de neutraliser le FN, devraient se garder de plagier la rhétorique xénophobe du parti." (07.12.2015)

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El País - Espagne

Un 'front républicain' pour stopper Le Pen

Les grands partis traditionnels devront élaborer une stratégie commune s'ils veulent empêcher que le Front national ne remporte les élections présidentielles de 2017, prévient le quotidien de centre-gauche El País : "Le succès du FN au premier tour des régionales françaises annonce une période d'autoritarisme, de souverainisme, d'europhobie et de xénophobie au cœur de l'Europe. Une crainte moins liée à l'importance du pouvoir des régions - bien plus limité que celui des régions espagnoles - qu'au fait que les autres partis adoptent progressivement les positions de l'extrême droite, que ce soit sur les questions de l'insécurité, de l'immigration ou de la crainte de la mondialisation. … Pour Hollande et Sarkozy, qui briguent à nouveau la présidence en 2017, la situation paraît bien mal engagée. Le Pen est sur le point de prendre l'Elysée. A moins que ne se forme un 'front républicain' susceptible de lui faire barrage." (08.12.2015)

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Berliner Zeitung - Allemagne

Mobiliser les abstentionnistes

Seuls les électeurs qui ne se sont pas rendus aux urnes dimanche dernier peuvent empêcher une victoire du FN au second tour des régionales, estime le quotidien de centre-gauche Berliner Zeitung : "Pour certains, le vote FN est une expérience, mais une expérience qui peut tout à fait mal tourner. S'ils s'y prêtent, c'est parce qu'à leurs yeux, tout le reste est déjà allé à vau-l'eau. … Ceux qui ne croient plus ni à Hollande ni à Sarkozy, sans non plus succomber aux promesses chatoyantes de Marine Le Pen, leur ont tourné le dos à tous les trois. En d'autres termes : 20 millions de Français n'ont pas trouvé dimanche de parti qui vaille la peine de se rendre aux urnes. Cela a beau être déprimant, c'est aussi une source d'espoir. Si l'on réussissait, le jour des élections, à mobiliser les millions de silencieux pour une gestion de crise certes compliquée mais réaliste, le Front national retrouverait la place qui lui est due : en marge de l'échiquier politique." (08.12.2015)

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De Standaard - Belgique

L'impact du scrutin sur l'Europe

La victoire électorale du Front national aura des répercussions sur l'ensemble de l'Europe, prédit le quotidien libéral De Standaard : "Une ère touche à sa fin en France : l'ère de l'équilibre entre la gauche et la droite dans leur lutte pour le pouvoir. … L'onde de choc s'en ressent bien au-delà des frontières. C'est l'Europe même qui se trouve à un tournant de son histoire. Poursuite de l'intégration ou dislocation : l'Union dérive de plus en plus vers la seconde option. … Soucieux de sauver leur propre peau, les dirigeants des grands partis sur le déclin menacent de se retrancher derrière les épaules solides de l'Europe. Ils présentent l'échec de l'UE comme une évolution étrangère à leur responsabilité, légitimant ce faisant la thèse de leur ennemi juré. Ils succombent à l'illusion selon laquelle le repli sur soi est la réponse appropriée à la peur et à la colère des électeurs perdus." (08.12.2015)

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POLITIQUE

Eesti Päevaleht - Estonie

L'intervention en Syrie, un acte de vengeance inconsidéré

Dans le contexte des frappes aériennes menées en Syrie par la France et la Russie, Johannes Kert, ex-chef d'Etat-major des forces armées estoniennes, met en garde contre les décisions militaires prises sous le coup des émotions : "Les attaques de la France et de la Russie ressemblent plutôt à des actes de représailles. Même dans le meilleur des cas, cet engagement durera longtemps. … Le président Obama refuse d'élargir l'intervention des troupes américaines, même après les attentats terroristes perpétrés en Europe. Nul n'ignore qu'il est impossible de gagner le contrôle du territoire en question sans déploiement de troupes au sol. La taille du fief détenu par le groupe terroriste Daech est comparable à la superficie de la Grande-Bretagne. Contrôler un territoire aussi vaste est un grand défi sur le plan militaire, mais aussi politique." (08.12.2015)

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Hürriyet - Turquie

Le 'problème kurde' d'Ankara complique la solution en Syrie

Dans la lutte contre le groupe terroriste Daech, la politique menée par la Russie en Syrie se rapproche de plus en plus de celle des Etats-Unis, analyse le quotidien conservateur Hürriyet : "Tandis que la Russie intensifie ses frappes contre Daech, les Etats-Unis se montrent plus flexibles sur la question d'Assad. … Par ailleurs, la 'feuille de route de Vienne', c'est-à-dire la recherche d'une transition politique pour la Syrie, contribue à intensifier la coopération entre Etats-Unis et Russie. … Ankara en est consciente et a donc approuvé la possibilité d'une solution transitoire avec Assad. Elle est également consciente du fait que les Etats-Unis et la Russie sont du même avis sur la question [de l'organisation kurde-syrienne] PYD. Ankara envoie désormais des soldats à Mossoul afin d'y former les combattants peshmergas du leader kurde-irakien Massoud Barzani. Ankara choisit ainsi de renforcer les rivaux de ceux que la coalition considère comme la puissance officieuse [dans le combat contre Daech]. … A regarder les choses de plus près, on comprend que le PYD sera la donnée de l'équation la plus difficile à gérer pour la Turquie." (08.12.2015)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Réfugiés : la Suède est à bout

Les transformations politiques dues à la crise des réfugiés sont probablement plus visibles en Suède que dans tout autre pays d'Europe, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Beaucoup des réfugiés qui arrivent piocheront plus dans le pot communautaire qu'ils n'y verseront. Ceci crée une insatisfaction, non seulement au sein de la population autochtone, mais aussi pour les nouveaux venus, car l'absence de perspectives sur le marché du travail attise une frustration qui, comme le montre l'exemple de la France, peut faire le lit de la radicalisation. Face à ce faisceau de conséquences, on se demande si la Suède pourra un jour renouer avec sa politique libérale en matière de droit d'asile. Le pays ressentira longtemps encore les conséquences de la récente crise des réfugiés. A l'heure actuelle, un réfugié doit attendre plus d'un an avant que sa demande d'asile soit traitée ; même si le gouvernement vient de donner un grand coup de frein, la marque des pneus n'est pas près de s'effacer." (08.12.2015)

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24 Sata - Croatie

De grâce, pas de gouvernement d'union pour la Croatie

Un mois après les élections législatives en Croatie, le troisième parti du pays, Most, envisage de former un gouvernement d'union avec les deux grands partis nationaux, les conservateurs du HDZ et les sociaux-démocrates du SDP. Une initiative antidémocratique, de l'avis du journal à sensation conservateur 24 Sata : "Cette volonté d'unité serait peut-être noble si elle n'attentait pas dans le fond à la diversité. Car c'est la diversité qui est le moteur de la vraie démocratie. … Pourquoi donc se rendre aux urnes si les partis pour lesquels nous votons décident de s'unir, au final ? … La Croatie a parcouru un trop long chemin, de la domination du parti unique propre au système communiste, à la polarisation du paysage politique en camps de gauche et de droite, en passant par le monopole du HDZ [de Franjo Tuđman], pour se contenter aujourd'hui d'un gouvernement d'union. Pendant cette période de transition, la Croatie n'a jamais eu de véritable système pluripartite. Il faut laisser le champ libre à la confrontation des idées et des programmes, et non s'efforcer de tout araser." (08.12.2015)

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Proto Thema - Grèce

Grèce : vers un comeback de la crise

La Grèce doit présenter mi-décembre un nouveau programme de réformes pour pouvoir obtenir de l'Eurogroupe la nouvelle tranche de crédit d'un milliard d'euros issue du programme de secours. En cas de divisions au sein de la majorité parlementaire sur ce projet, le gouvernement serait sous pression, estime le quotidien libéral Proto Thema : "Si le gouvernement arrive à tenir jusqu'au printemps, de nouveaux trous pourraient devenir visibles dans le budget, et les créanciers pourraient alors réclamer de nouvelles mesures d'austérité. Dans une telle situation, même un gouvernement d'union nationale ne saurait être capable de mettre en œuvre les mesures adéquates. Les députés et les citoyens, épuisés, pourraient peut-être considérer qu'il est absurde de poursuivre les efforts, et qu'il serait plus judicieux de réexaminer le projet de Schäuble [le Grexit] et de ses larbins. Mais d'ici là, un hiver difficile nous attend. Et même chez Tsipras, qui n'a pourtant plus aucun rival en dehors de son parti, on ressent une certaine fatigue psychologique et un certain essoufflement." (07.12.2015)

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24 Chasa - Bulgarie

Pour contrer l'UKIP, Cameron a besoin de Borissov

Le chef du gouvernement britannique David Cameron a rencontré jeudi son homologue bulgare Boïko Borissov à Sofia. Ils se sont vraisemblablement entretenus d'une restriction de l'immigration bulgare en Grande-Bretagne, écrit le quotidien24 Chasa, détaillant les motivations du leader britannique : "Cameron était en Bulgarie car il s'est laissé entraîner à organiser un référendum sur l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'UE. Au départ, il avait promis de rencontrer les chefs de gouvernement des pays de l'UE, afin de promouvoir de nouvelles règles dérogatoires dans l'UE. Il veut entre autres mettre fin aux flux migratoires en provenance d'Europe de l'Est, du moins les restreindre. Pas parce que son parti est opposé à l'immigration de main-d'œuvre bon marché, mais parce que l'UKIP, mené par l'impétueux Nigel Farage, exploite la grogne du Britannique moyen pour voler des voix aux Tories. Telles sont aujourd'hui les dispositions du peuple britannique, et les Tories doivent en tenir compte s'ils veulent être réélus." (07.12.2015)

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RÉFLEXIONS

Le Monde - France

La fin de l'esprit critique français, par Cécile Alduy

La victoire électorale du FN révèle une toute nouvelle image de la France, constate Cécile Alduy, professeure de littérature, dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : "[Il s'agit] non plus de la France tolérante, patrie de l'idéal 'liberté, égalité, fraternité' que Barack Obama célébrait, mais d'une France qui puise dans ses peurs la justification du repli, de la xénophobie et de l'autoritarisme assumé. Double deuil, de nos morts et de nos valeurs. … Le Front national, parti volontiers anti-intellectuel qui valorise le 'bon sens du peuple' et se nourrit de préjugés, est à la fois le parti qui réfléchit le plus au poids des mots et celui qui distille le prêt-à-penser le plus rigide et le moins propice à la pensée comme activité critique. … Son discours est une négation brutale de ce pour quoi la France est justement admirée de par le monde : l'esprit critique, la pensée rationnelle, la recherche historique." (07.12.2015)

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SOCIÉTÉ

Hotnews - Roumanie

Les Hongrois de Roumanie ont besoin de routes et d'emplois

De jeudi à samedi, des centaines de Hongrois de Roumanie ont manifesté dans la ville transylvaine de Târgu Secuiesc, majoritairement magyare, contre l'arrestation d'un leader extrémiste hongrois. Celui-ci est soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat à la bombe lors de la célébration de la fête nationale dans la ville le 1er décembre. Le gouvernement doit agir de toute urgence, selon le site d'information Hotnews : "Compte tenu de la situation de plus en plus tendue, il n'existe qu'une solution à long terme : procéder à des investissements massifs dans les infrastructures des provinces de Harghita et de Covasna [à majorité magyare]. Construire des routes et des autoroutes afin de désenclaver la région et l'arracher à la pauvreté. … Relancer l'économie dans les deux régions, en recourant à une forme de discrimination positive sur le plan budgétaire. Si ce territoire prospère économiquement, si les jeunes ont des emplois et gagnent de l'argent, notamment en commerçant avec les Roumains, lesquels auraient à leur tour un meilleur accès aux villes, les tensions et les problèmes se résoudraient d'eux-mêmes et personne n'accorderait plus d'importance aux idées séparatistes." (07.12.2015)

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Irish Examiner - Irlande

Réfugiés : un projet de réforme du droit d'asile bien trop rude

Le Parlement irlandais entend voter avant Noël une nouvelle loi sur le droit d'asile qui autoriserait les policiers à arrêter les demandeurs incapables de justifier leur identité. Le quotidien libéral Irish Examiner dénonce la dureté et l'iniquité d'une pareille mesure : "Il est fort probable que les demandeurs les plus méritants seront parvenus à arriver ici par les moyens les plus tortueux et les méthodes les plus clandestines, et qu'ils auront beaucoup de mal à présenter une pièce d'identité. Aucun autre groupe de personnes se trouvant actuellement en Irlande n'est sujet à des mesures aussi draconiennes, et c'est précisément cet aspect du projet de loi qui a éveillé l'inquiétude des groupes de défense des droits humains. Car nombre d'entre eux pensent que la véritable intention de ce projet est d'établir un système de reconduite rapide à la frontière." (07.12.2015)

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Corriere della Sera - Italie

La curie tremble devant son pape réformiste

A Rome, le jubilé de la miséricorde commence ce mardi, marqué par l'ouverture des portes de Saint-Pierre de Rome par le pape François. Le dispositif de sécurité déployé est massif. Plus que des attentats terroristes, c'est l'initiative du pape que la curie devrait redouter, estime le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera: "L'an dernier, le pape François avait énuméré les 15 maux qui affaiblissent et corrompent le gouvernement du Saint-Siège. Ces paroles avaient laissé son assistance sans voix. Au Vatican, on déclare ironiquement se préparer au nouveau discours en promettant de se munir de gilets pare-balles. … C'est le premier jubilé qui commence après le scandale du Vatileaks, et qui portera au grand jour les tensions qui existent au sein de l'Eglise." (08.12.2015)

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Dennik N - Slovaquie

Fico transforme la Slovaquie en Etat policier

La Slovaquie est le pays d'Europe qui a la plus forte densité de policiers par habitant - et ce chiffre ne cesse de croître. Le Premier ministre Robert Fico est obsédé par la vision d'un Etat policier, signale le quotidien libéral Dennik N : "La nouvelle situation en Europe est pour lui l'occasion rêvée de présenter sa conception de l'Etat, qui découle de son intime conviction que liberté et démocratie ne sont que des paroles creuses. Il rêve d'un Etat qui protège ses citoyens des étrangers, des terroristes et de ceux qui n'adhèrent pas à ses idées. La Slovaquie est aujourd'hui le pays européen qui compte le plus de policiers par habitant. Des effectifs qui devraient encore augmenter de 2 500 hommes. Le gouvernement Fico a fait voter au Parlement toute une flopée de lois qui, sous couvert de lutte antiterroriste, constituent une restriction fondamentale de la liberté des citoyens. Dans un climat caractérisé par la peur, son idée simple séduit beaucoup d'électeurs : l'idée d'un Etat policier." (08.12.2015)

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