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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 30.10.2015

 

À LA UNE

Discussions sur la Syrie à Vienne

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, et ses homologues britannique et américain, Phillip Hammond et John Kerry, lors des discussions à Vienne. (© picture-alliance/dpa)

 

Un nouveau cycle de discussions internationales portant sur la résolution du conflit syrien vient de débuter à Vienne. L'Iran, l'un des principaux soutiens du régime d'Assad aux côtés de la Russie, sera présent à la table des négociations ce vendredi - une première. On ne peut s'attendre à un accord rapide vu les intérêts contradictoires des protagonistes, préviennent certains commentateurs. D'autres soutiennent que seul le déploiement de troupes au sol permettrait de mettre fin à la guerre.

Der Bund - Suisse

Les discussions seront longues et difficiles

Compte tenu des intérêts divergents des protagonistes du conflit syrien, on ne peut s'attendre à un accord rapide sur la question. C'est l'avis du quotidien libéral Der Bund : "Si l'ordre établi après-guerre devait refléter la démographie de la Syrie, avec sa majorité musulmane sunnite, ni l'Iran ni la Russie n'y trouveraient leur compte. Pour l'Iran, la Syrie est l'antichambre du Hezbollah, le pays par lequel transitent les armes livrées au Liban et destinées à mener le combat contre Israël. Pour la Russie, la Syrie est un partenaire politique et un acheteur d'armes. … Pour les rebelles majoritairement sunnites, tout ordre qui préserverait le régime d'Assad est inacceptable. Ils considèrent la guerre comme l'affrontement entre les deux branches de la foi musulmane, et le rôle joué par la grande puissance chiite, l'Iran, ainsi que par la Russie, ne fait que confirmer leur vision des choses. Les Américains n'exercent pas une influence suffisante pour contraindre une majorité de rebelles à faire la paix. Les Etats du Golfe, sous l'égide de l'Arabie Saoudite, n'ont aucun intérêt à ce qu'une telle perspective se réalise. … Le chemin qui mènera hors de l'enfer sera long et accidenté." (30.10.2015)

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Le Figaro - France

Seul Poutine paraît en mesure de changer la donne

L'Occident ne dispose pas de stratégie concrète pour la Syrie, déplore le quotidien conservateur Le Figaro, qui s'en remet au président russe : "Le retour de Téhéran sur la scène diplomatique n'est certes pas à sous-estimer. Mais on s'en réjouirait davantage dans un contexte d'équilibre des forces. Or, la stratégie des États-Unis - et de l'Europe à leur traîne - confine au vide sidéral. Barack Obama devrait savoir que son 'leadership from behind' ne marche qu'avec des alliés solides (et encore). Puisqu'il laisse le champ libre à Poutine, souhaitons que le Russe obtienne la seule transition qui vaille : une union des forces syriennes contre Daech et un arrêt de la guerre civile qui force tout un peuple à l'exode pour échapper à la mort." (30.10.2015)

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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Des troupes au sol indispensables pour pacifier la Syrie

Seul le déploiement de troupes au sol pourra avoir un impact décisif sur le cours de la guerre en Syrie, écrit le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Si l'on veut faire bouger les lignes par des moyens militaires, il faudra se résoudre à envoyer des soldats en Syrie. Reste à définir la date et la force du contingent. Dans les guerres asymétriques de notre époque, où on a du mal à différencier l'ami de l'ennemi depuis l'extérieur, les frappes aériennes, même précises, sont impossibles sans soutien au sol. On ne peut pas non plus pacifier un pays avec des drones. De plus, les pays qui accordent une grande importance à la vie et à la dignité de l'individu ont quelques réticences face aux pertes entraînées par ce genre d'opération. … Indépendamment du calendrier, une pacification du pays ne pourra réussir qu'avec le concours du peuple et avec le départ du dictateur. Comme pour d'autres pays, ce doit être une priorité pour l'Allemagne, dont les soldats fournissent sur son propre territoire hébergement et approvisionnement aux réfugiés venus de Syrie." (30.10.2015)

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POLITIQUE

Agos - Turquie

L'AKP fera tout pour rester au pouvoir

D'après la plupart des sondages, le parti islamo-conservateur au pouvoir AKP ne parviendrait toujours pas obtenir la majorité absolue aux élections anticipées de dimanche en Turquie - une majorité dont il disposait ces 13 dernières années. Le parti est donc extrêmement nerveux et choisit de recourir à des actions radicales, comme la récente mise au pas du groupe de médias antigouvernemental Koza İpek, analyse Agos, l'hebdomadaire de la minorité arménienne de Turquie : "Serons-nous contraints d'organiser des élections anticipées jusqu'à ce que l'AKP puisse obtenir le résultat escompté ? Il est vraiment effrayant de voir un parti s'agripper à ce point au pouvoir. Partager le gouvernement avec un autre parti ? Une idée insupportable, notamment pour [le président] Erdoğan et les cadres de l'AKP. Il va sans dire que cette position provoquerait une crise grave si une coalition gouvernementale devait réellement voir le jour à l'issue du scrutin du 1er novembre. Et que le cas de figure contraire déclencherait une crise tout aussi grave ; car pour rester au pouvoir, l'AKP serait alors contraint de s'approprier l'ensemble du système étatique." (30.10.2015)

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Der Standard - Autriche

Réfugiés : Vienne et Berlin doivent garder leur sang froid

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a reproché à l'Autriche d'avoir acheminé jusqu'à la frontière allemande des réfugiés sans approvisionnement et sans en avoir préalablement averti les autorités allemandes. Le quotidien de centre-gauche Der Standard appelle et l'Allemagne et l'Autriche à garder le calme : "Ce n'est pas le moment de perdre son sang-froid ; bien au contraire, Vienne et Berlin devraient conjuguer leurs efforts pour surmonter les difficultés le plus discrètement possible. On est en droit d'attendre que deux pays, qui de surcroît parlent la même langue, y parviennent. Si ces deux pays qui, dans la crise des réfugiés, véhiculent depuis des semaines le message 'Nous sommes les gentils et les généreux' commencent à se disputer en public, ceci n'émet pas un signal positif mais apporte de l'eau au moulin de ceux qui préfèreraient verrouiller les frontières le plus tôt possible." (30.10.2015)

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Právo - République tchèque

Réfugiés : la solution se trouve hors de l'UE

Les Européens se trompent quand ils croient pouvoir "se protéger" des réfugiés en érigeant des clôtures frontalières, souligne le quotidien de gauche Právo, qui appelle à trouver des solutions en dehors du continent : "Une solution pragmatique serait de conclure un partenariat migratoire avec les Etats situés dans le voisinage direct de l'Europe. Cette approche pourrait être abordée lors du prochain sommet Afrique-Europe sur l'immigration, qui aura lieu à La Valette, à Malte. Mais cette solution a un prix. La visite d'Angela Merkel en Turquie a montré en pratique quelle pourrait être la nature des contreparties demandées. Les discussions qui se tiennent actuellement sur la Syrie à Vienne, avec la participation des Etats-Unis et de la Russie, sont également un motif d'espoir. Il convient cependant de souligner qu'au Proche-Orient, le casse-tête ne se limite pas à la Syrie, il porte sur l'avenir étatique de l'ensemble des pays de la région. Car la Syrie, l'Irak et le Yémen subissent actuellement un processus de délitement identique. Les grandes puissances et les autres protagonistes de la région doivent veiller à accompagner ce processus et superviser la naissance des nouveaux Etats. Au vu de l'ampleur des tâches à accomplir, le problème des réfugiés n'est pas près d'être résolu en Europe." (30.10.2015)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Réfugiés : Wilders empoisonne le débat aux Pays-Bas

Dans une lettre ouverte communiquée mercredi, les présidents des différents groupes présents au Parlement néerlandais ont dénoncé les menaces et la violence dans le débat sur le droit d'asile. Une initiative hypocrite, juge le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Les principaux intervenants dans le débat sur le droit d'asile - [le président du groupe parlementaire du parti d'extrême droite PVV] Geert Wilders le premier - n'ont-ils pas fortement contribué à créer le climat actuel ? Un climat qui semble empêcher désormais la tenue d'un débat démocratique et ouvert au niveau local. … Bien entendu, tous les partis, PVV y compris, sont opposés aux lettres de menaces, aux incendies de voitures et à tout autre forme d'intimidation physique. Mais la violence verbale n'est pas non plus anodine. En recourant à des formules comme 'pseudo-Parlement' ou encore 'pseudo-politiciens', Wilders sape quotidiennement et délibérément l'autorité de la représentation populaire. … Certains pensaient que la lettre ouverte des présidents de groupes parlementaires allait constituer un tournant. Or les récentes attaques menées par Wilders sur Twitter tendent à montrer que ce n'est pas le cas." (30.10.2015)

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Diário de Notícias - Portugal

Le nouveau gouvernement portugais pris au piège

Au Portugal, le gouvernement minoritaire conservateur entre en fonction ce vendredi. Compte tenu de la majorité de la gauche au Parlement, sa stabilité est bien aléatoire, notent les observateurs. Or ce ne sera pas son unique problème, juge le quotidien libéral-conservateur Diário de Notícias : "La situation économique du Portugal ressemble à un piège à souris prêt à se refermer à grand fracas à chaque instant. … Une situation que viennent aggraver encore les circonstances suivantes : premièrement, la lassitude face aux programmes d'austérité. Bien que nous soyons encore bien loin d'avoir mis en œuvre le programme de réformes, le pays a le sentiment d'avoir accompli son devoir et donc de mériter un répit. Deuxièmement, la promesse électorale, faite par tous les partis, qui se sont engagés à modérer la politique d'austérité. … Quel que soit le gouvernement mis en place, il aura de mauvaises cartes. S'il tient ses promesses, la troïka sera bientôt de retour. S'il fait preuve de raison et agit comme la situation l'exige, il sera crucifié pour avoir trompé les électeurs." (28.10.2015)

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Evenimentul Zilei - Roumanie

La Moldavie dans l'incertitude politique

Le gouvernement pro-européen moldave a été renversé jeudi par une motion de défiance déposée par l'opposition pro-russe, et pour laquelle ont également voté les députés du Parti démocrate, pourtant membres de la coalition. Le quotidien Evenimentul Zilei fait part de ses inquiétudes : "Il est indéniable que l'orientation européenne du pays vient de subir un revers important, pour ne pas dire fatal. … D'un autre côté, il était évident que le gouvernement Streleț n'avait plus de majorité. Un nouveau départ et la conclusion d'une coalition plus large étaient nécessaires. Le fait qu'un parti de la coalition contribue à renverser son propre gouvernement pro-européen et appuie des positions anti-européennes ne présage rien de bon ; il s'agit d'une politique qui pourrait plonger la Moldavie dans le chaos et l'instabilité, voire la mener à la faillite. En tout état de cause, il est fort probable que les négociations de coalition seront émaillées d'échanges conflictuels, émotionnels et vindicatifs. On peut s'attendre au pire." (30.10.2015)

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ÉCONOMIE

L'Humanité - France

L'UE roule pour l'industrie automobile

Un comité technique de l'Union européenne a décidé mercredi d'assouplir les seuils d'émissions polluantes des véhicules. Dans le quotidien communiste L'Humanité, l'eurodéputé Front de gauche et rédacteur en chef du journal Patrick Le Hyaric fait part de son indignation : "En effet ce fameux Comité Technique décide seul d'autoriser les constructeurs automobiles à dépasser le seuil d'émissions de polluants en infraction de la loi Européenne. C'est intolérable. Il faut cesser ces mensonges et ce cynisme. Celui-ci ne sert que l'industrie automobile allemande. Faire croire dans ces conditions que la conférence climat sert à quelque chose revient à se moquer du monde. Cette décision bafoue une fois de plus le Parlement européen et sans doute les choix d'un certain nombre de gouvernements." (29.10.2015)

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La Vanguardia - Espagne

Deutsche Bank doit sauver l'image de l'Allemagne

L'établissement allemand Deutsche Bank a annoncé jeudi son intention de licencier 9 000 employés, afin de réagir aux pertes record de six milliards d'euros enregistrées au troisième trimestre. L'image de l'économie allemande commence lentement à se ternir, commente le quotidien conservateur La Vanguardia : "Après le scandale Volkswagen, les difficultés rencontrées par Deutsche Bank viennent ébranler elles aussi la conception que l'on se fait habituellement de l'efficacité allemande. … Les efforts fournis par la banque pour devenir un établissement crédible, discipliné et rentable, et rétablir ainsi le prestige et la confiance dont elle jouissait jadis, seront déterminants pour la réputation de cette grande société européenne mais aussi pour celle de l'Allemagne. Le processus sera long, difficile et coûteux. Deutsche Bank ne devrait pas sortir de la zone rouge avant 2018 - d'autant que les coûteuses indemnités de licenciement devront d'abord être amorties. Enormément de choses dépendent de la réussite de la mission que se sont fixée les nouveaux patrons de la banque." (30.10.2015)

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SOCIÉTÉ

Il Sole 24 Ore - Italie

Chine : échec de la politique de l'enfant unique

Le comité central du Parti communiste chinois (PCC) a aboli jeudi la politique de l'enfant unique adoptée il y a 35 ans. Le pays a notamment besoin d'enfants parce qu'il ne présente pas de système social, constate le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Le vieillissement de la population, tout particulièrement celui de la population en âge de travailler, conjugué à une hausse très significative - supérieure à dix pour cent - du coût du travail est une menace pour la croissance chinoise. Selon les prévisions de l'ONU, d'ici à 2050, un quart de la population chinoise aura 65 ans ou plus. Un vieillissement démographique qui ira de pair avec une hausse continue des coûts sociaux. Or la Chine ne s'est pas dotée d'un système social digne de ce nom. ... Les critères d'octroi de prestations sociales doivent être modernisés et surtout adaptés aux revenus réels. Le système de retraite doit être entièrement révisé, ce qui explique l'intérêt accru que porte la Chine à un système de cotisations obligatoires." (30.10.2015)

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24 Chasa - Bulgarie

La Bulgarie doit s'occuper des 'orphelins' des travailleurs émigrés

Des dizaines de milliers de Bulgares travaillent à l'étranger pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles restées au pays. Le quotidien 24 Chasa s'inquiète du sort des enfants qui grandissent sans leurs parents et appelle l'Etat à les prendre sous son aile : "L'Etat doit systématiquement identifier ces enfants et se renseigner pour savoir où et dans quelles conditions ils vivent, qui les aide à l'école et au quotidien. N'oublions pas qu'il s'agit de plusieurs milliers d'enfants bulgares. Si l'Etat n'intervient pas aujourd'hui par des mesures d'aide concrètes, ils suivront demain la voie tracée par leurs parents et partiront eux-aussi pour travailler à l'étranger ; s'ils restent en Bulgarie, ils rencontreront des problèmes parce que leur éducation aura été négligée du fait du manque de contrôle parental. Les jeunes sans qualification ont la vie dure à notre époque. De rudes travaux physiques sans sécurité de l'emploi sont le sort qui les attendent. Est-ce là l'avenir que nous voulons réserver à la jeune génération bulgare ?" (29.10.2015)

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Newsweek Polska - Pologne

Le prix Sakharov pour Raïf Badaoui n'est qu'un premier pas

Jeudi, le Parlement européen a décerné le prix Sakharov au blogueur saoudien Raïf Badaoui, condamné en 2014 à dix ans de prison et à 1 000 coups de fouet pour "insulte envers l'islam". Le magazine d'information libéral Newsweek Polska salue la distinction du blogueur : "Elle a au moins le mérite d'attirer l'attention de l'opinion mondiale, ne serait-ce que pour un bref instant, sur les violations des droits de l'homme en Arabie Saoudite. Depuis 70 ans, le royaume saoudien est l'allié de l'Occident au Proche-Orient. C'est pourquoi le monde occidental ferme les yeux sur les cruautés du régime et sur le droit proprement moyenâgeux qui y est appliqué. … Ce prix est l'occasion de faire avancer les choses. Les chefs de gouvernement de l'UE, le président du Conseil européen [Donald] Tusk, le président américain [Barack] Obama et le nouveau Premier ministre canadien Justin Trudeau doivent faire pression sur le roi saoudien pour qu'il libère Badaoui et l'autorise à se rendre au Canada, où sa femme et ses trois enfants ont déjà émigré." (30.10.2015)

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MÉDIAS

The Independent - Royaume-Uni

Quand la lutte antiterroriste empiète sur la liberté de la presse

La police britannique a confisqué l'ordinateur de Secunder Kermani, journaliste à la BBC, au motif que celui-ci était en relation avec des partisans britanniques de Daech, a-t-on appris mercredi. Ce genre de procédure dessert la lutte antiterroriste, déplore le quotidien de centre-gauche The Independent : "La loi antiterroriste de l'an 2000 autorise la police à briser la confidentialité entre un journaliste et ses sources. … Une pareille pression constitue une atteinte aux principes fondamentaux du journalisme, ce qui est contraire à l'intérêt public. Une politique de la main lourde n'est pas d'une grande aide pour le débat sur la gestion de la menace que représentent Daech et les combattants djihadistes de retour dans le pays. Elle nuit aussi à la politique menée par l'Etat. Kermani doit avoir le droit de faire son travail sans que ses sources ou lui même ne soient menacés. Et nous avons le droit d'être informés." (28.10.2015)

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