Navigation

 
Important :
Vous vous trouvez sur le site des archives euro|topics. Vous pouvez consulter notre revue de presse quotidienne à l´adresse www.eurotopics.net.

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 09.10.2015

 

À LA UNE

L'OTAN critique l'intervention russe en Syrie

En sommet à Bruxelles, les ministres de la Défense de l'OTAN peinent à définir une stratégie en Syrie. (© picture-alliance/dpa)

 

L'OTAN a enjoint Moscou jeudi de se joindre à la lutte contre le groupe terroriste Daech et de mettre fin à son soutien du régime syrien d'Assad. L'Ouest doit enfin accepter qu'il ne peut plus rester en retrait du conflit, estiment certains commentateurs. D'autres soulignent qu'en attaquant les opposants au régime d'Assad, la Russie se tire une balle dans le pied.

Göteborgs-Posten - Suède

Une zone d'interdiction aérienne aurait évité bien des malheurs

Les Etats-Unis et l'OTAN doivent enfin renoncer à l'idée que l'on peut se passer d'une intervention militaire sérieuse en Syrie, assène le quotidien libéral Göteborgs-Posten : "On a l'impression que pour les Etats-Unis et l'OTAN, c'est tout ou rien - et en gros, ils ont globalement opté pour rien. … Or il y a quelque chose entre tout et rien. Depuis longtemps déjà, les Etats-Unis et l'OTAN auraient dû instaurer une zone d'interdiction aérienne, à laquelle la Suède aurait volontiers contribué. … Ceci aurait créé une zone de sécurité, surveillée par les armées suédoise, européenne et américaine. Si possible sous l'égide de l'ONU. Il aurait dû y avoir une zone dans laquelle les Syriens sans défense et en danger de mort auraient pu se réfugier, où le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU auraient fourni nourriture, soins médicaux, scolarisation et hébergement. Et où il n'aurait pas été interdit de travailler et de s'approvisionner." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

The Times - Royaume-Uni

Poutine met son pays en danger

Avec son intervention militaire en Syrie, le président russe Vladimir Poutine se met à dos les sunnites du Proche-Orient et attise de surcroît l'islamisme radical dans son propre pays, souligne le quotidien conservateur The Times : "Dans toute la région du Golfe, les prédicateurs sunnites appellent non seulement à rallier la guerre sainte, mais aussi à prendre les armes contre les Russes. Des récompenses sont promises pour tout soldat russe pris en otage. Les frappes aériennes russes ne protègeront pas le moins du monde le Caucase Nord, qui se transformera fort probablement en un champ de bataille dans la périphérie de l'empire poutinien. L'enthousiasme belliciste russe se dissipera rapidement quand les premières dépouilles de soldats seront rapatriées et rendues à leur famille. … Comme il l'avait déjà montré en Ukraine, Poutine s'avère être un dirigeant politique qui présume de ses forces." (08.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Figaro - France

Les attaques russes renforcent Daech

Comme lors de la guerre en Tchétchénie, le président russe Vladimir Poutine se sert de la lutte antiterroriste pour affaiblir les opposants au régime, explique Le Figaro. Mais cette foi-ci, le péril est bien plus important pour la communauté internationale, souligne le journal conservateur : "Aux yeux du maître du Kremlin, la méthode rodée en Tchétchénie a fait ses preuves. Mais il n'est pas sans danger de tout balayer dans un théâtre où se frottent deux coalitions concurrentes. Certains tremblent déjà à l'idée qu'une étincelle n'amorce une 'troisième guerre mondiale'. On peut espérer ne pas en arriver là. Mais le risque existe de fédérer les opposants au régime derrière le groupe armé le plus solide - qui pourrait bien être Daech, jusqu'ici épargné par le feu russe. L'ironie serait amère si les moyens mis en œuvre par Vladimir Poutine pour sauver Bachar el-Assad avaient les mêmes effets que l'impérialisme américain de George Bush éliminant Saddam Hussein." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Il Sole 24 Ore - Italie

La guerre en Syrie marque le retour de la guerre froide

La guerre en Syrie ne fait qu'envenimer un peu plus les relations déjà tendues entre l'OTAN et la Russie, analyse le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Un nouveau mur s'élève en Europe, construit sur les décombres des nations broyées par les guerres au Proche-Orient. La confrontation entre la Russie et l'OTAN ne cesse de s'intensifier : la guerre en 'Siraq' (Syrie et Iraq) suit la trajectoire d'une crise qui dépasse le simple cadre du Proche-Orient. Depuis l'arène sanglante du Levant, l'affrontement Est-Ouest se répercute en Europe, rouvrant les blessures de l'Ukraine. … C'est comme si le problème, après l'intervention russe, n'était plus Bachar Al-Assad ou le 'califat' de Daech. … Le monde semble revenir à la période qui avait précédé l'effondrement de l'URSS, lorsque, de chaque côté du mur, chacun savait très clairement qui était l'allié et qui était l'ennemi." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Der Standard - Autriche

Réfugiés : Merkel a trouvé sa mission historique

L'intervention d'Angela Merkel dans l'émission politique Anne Will mercredi atteste de la résolution de la chancelière, selon le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Avec cette intervention souveraine et son discours tenu le même jour devant le Parlement européen, Merkel a fait preuve de leadership politique, en Allemagne et au-delà. Elle a conforté ainsi ses propos tenus il y a un mois : 'nous y arriverons'. Une politique courageuse, car la cote de popularité de Merkel continue de chuter et les critiques se multiplient au sein de son parti. … Au cours de ses dix années de mandat, Merkel a plus souvent géré qu'agi. Sur la question des réfugiés, il lui a aussi fallu du temps pour se positionner. Mais elle le fait aujourd'hui avec verve, c'est devenu sa mission. Ceci rend son positionnement différent de celui adopté dans la crise grecque. Sur cet autre dossier, sa nervosité était perceptible. Elle considère le problème des réfugiés comme un défi personnel, comme un défi que lui pose l'histoire." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Népszava - Hongrie

Réfugiés : la xénophilie rebute les Hongrois

La question des réfugiés pose actuellement un dilemme à l'opposition de centre-gauche en Hongrie, car ses propres partisans sont peu enclins à prôner une politique favorable aux migrants, constate le quotidien de gauche Népszava : "Les partis d'opposition connaissent des difficultés, car une majorité de leurs sympathisants se montrent plutôt hostiles à l'égard des migrants. Les derniers mois nous ont clairement montré qu'on ne pouvait recruter de nouveaux sympathisants en tenant un discours modéré et des propos xénophiles - aussi terrible que ce constat puisse paraître. Faut-il seulement parler de recrutement, alors que cette position semble déjà effaroucher les sympathisants existants ? Bon gré mal gré, force est de constater que l'on n'arrive à rien en menant une politique reposant sur des principes solides." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

24 Chasa - Bulgarie

Réfugiés : la Bulgarie a la maturité pour intégrer Schengen

Face à l'afflux persistant de réfugiés à la frontière entre la Turquie et la Bulgarie, le quotidien 24 Chasa appelle les Etats de l'UE à se résoudre à accepter la Bulgarie dans l'espace Schengen : "La Bulgarie est aux premières lignes de l'afflux de réfugiés et Bruxelles n'a pas le droit d'en douter ou d'essayer de relativiser cet état de fait. D'un côté, nous fournissons d'énormes efforts pour satisfaire aux conditions de Schengen. De l'autre, nous n'avons pas accès aux systèmes d'information de Schengen. Pourtant, si nous faisions partie de cet espace, nous pourrions sensiblement améliorer la sécurité des frontières extérieures de l'UE. Il est grand temps de mettre fin à cette contradiction, en validant l'adhésion de la Bulgarie à Schengen, en guise de geste de bonne volonté de la part de l'UE, mais aussi parce que la Bulgarie peut se targuer de bons résultats dans la lutte contre le trafic d'êtres humains et de marchandises." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Público - Portugal

Portugal : pourquoi pas un gouvernement de gauche ?

Le président portugais Cavaco Silva a chargé l'alliance de centre-droit PàF du Premier ministre sortant Passos Coelho de former un nouveau gouvernement. De leur côté, les socialistes modérés se sont entretenus avec les partis de gauche afin d'évoquer la possibilité de former une coalition anti-austérité en mesure de gouverner. Toutes les combinaisons sont possibles, relève le quotidien libéral Público : "Cavaco veut un gouvernement stable et il ne transigera pas sur la question. … On peut lui reprocher bien des choses, mais il a le mérite de savoir ce qu'il veut. … Si le chef de file des socialistes, António Costa, découvrait aujourd'hui que son cœur penche plus à gauche qu'à droite, qu'il est prêt à s'opposer à l'alliance conservatrice et à épouser la cause des partis de gauche et des communistes, Cavaco ne l'en empêchera pas. Ce que recherche le président, c'est la stabilité. Si la droite ne peut la lui apporter, il se tournera vers la gauche." (08.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

BNS - Lituanie

Loukachenko reste une marionnette de Moscou

Les Biélorusses éliront un nouveau président dimanche. L'Europe serait bien naïve d'espérer que ces élections changent la donne dans le pays, écrit le politologue Laurynas Kasčiūnas sur le site de l'agence de presse BNS : "Plus modeste que les dictateurs d'Asie centrale, Alexandre Loukachenko ne s'arrogera guère plus de 80 pour cent des voix. Mais l'évolution des relations entre la Biélorussie et l'Ouest au lendemain des élections sera plus intéressante que l'issue du scrutin. Dans les couloirs des institutions de l'UE, certaines voix prônent l'amorce d'un rapprochement avec le régime de Biélorussie. … Ils s'imaginent que ceci permettrait à la Biélorussie de s'affranchir quelque peu de sa dépendance du Kremlin. … Il y a longtemps que Loukachenko n'a plus le pouvoir de changer de cap. Il faut croire que les décisions stratégiques de ce genre n'ont jamais été de son ressort. Loukachenko est pieds et poings liés par sa relation de dépendance vis-à-vis de la Russie. Depuis deux décennies, la Biélorussie ressemble plus à un protectorat russe qu'à un Etat autonome." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

De Tijd - Belgique

Economie : les ratés de la locomotive allemande

Les exportations allemandes ont enregistré en août leur plus fort recul depuis 2009. Elles se sont contractées de plus de cinq pour cent par rapport au mois précédent, selon les données de l'Office statistique allemand. De mauvais augure pour la zone euro, prévient le journal économique De Tijd : "L'Allemagne est devenue plus vulnérable au ralentissement économique de la Chine et d'autres pays émergents. … Le modèle économique allemand perd de son éclat et paraît moins robuste qu'on le pensait au départ. … Il serait cependant tout à fait déplacé de se réjouir de ces difficultés. Car ces dernières années, l'économie allemande a été la locomotive de la zone euro. … La Belgique et les autres pays de l'Union monétaire doivent espérer que le scandale Volkswagen et les pertes record attendues pour Deutsche Bank [au troisième trimestre 2015] ne feront qu'égratigner la locomotive allemande, sans nuire à sa force de traction." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Dienas Bizness - Lettonie

Réfugiés : la Lettonie a besoin de main d'œuvre immigrée

L'arrivée de réfugiés pourrait profiter à certains pays européens sur le plan économique, estime le journal Dienas bizness : "Ce que l'on appréhendait il y a peu de temps encore avec une certaine dose de scepticisme et de crainte pourrait constituer finalement une véritable opportunité. Hier encore, l'Europe évoquait l'incertitude sociale et la hausse de la criminalité. Aujourd'hui, elle part du principe que l'économie est le secteur qui pourrait profiter le plus de cette immigration. Parce que celle-ci stimulera la construction de centres d'accueil et l'achat de produits alimentaires. Mais aussi parce que la population européenne ne cesse de vieillir, et que l'on devrait connaître une pénurie de main-d'œuvre et de contribuables au cours des prochaines années. … Or comparée à l'Allemagne, la Lettonie profitera peu des réfugiés. Au dernier semestre, un millier de places seulement sur l'ensemble des places disponibles ont été occupées. Pas de crainte, les réfugiés ne voleront pas les emplois des Lettons - mais dans le même temps, l'économie lettone n'en profitera pas." (08.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le Nobel de littérature dévoyé en prix de la paix

Le prix Nobel de littérature 2015 a été décerné à l'écrivaine biélorusse Svetlana Alexievitch. Il semblerait que l'Académie suédoise n'ait pas été guidée dans son choix par le seul talent littéraire de l'auteure, souligne le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Sans vouloir douter du puissant impact du chœur polyphonique des petites gens auxquelles Svetlana Alexievitch donne la parole pour retracer l'histoire de l'Europe de l'Est au cours du siècle dernier, ni remettre en cause le caractère unique et la valeur artistique de son travail, il est indéniable que la portée politique de cette œuvre l'emporte sur sa portée artistique - notamment parce qu'elle est à l'écoute des petites gens, elle leur donne la parole dans une région du monde où, si les despotes se passent le relais, ils n'en restent pas moins des despotes. … L'Académie devra bientôt décider si son prix a vocation à distinguer une œuvre littéraire d'excellence, ou bien à devenir un prix de la paix décerné dans le domaine culturel." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Cumhuriyet - Turquie

Un prix Nobel, modèle pour la jeunesse turque

Aziz Sancar, généticien né en Turquie, a été récompensé mercredi par le prix Nobel de chimie aux côtés de deux autres scientifiques. Dans une première réaction, il a déclaré que la Turquie devrait s'engager davantage en faveur des sciences et de l'éducation. Dans le quotidien kémaliste Cumhuriyet, la journaliste Özlem Yüzak le remercie pour ces paroles : "Les temps sont durs pour la science dans ce pays, Monsieur Sancar. Si nous y dénombrons aujourd'hui 200 universités, à quelques exceptions près, la Turquie n'est plus un pays ouvert à la recherche scientifique. On ferme à nouveau des facultés de physique ou de chimie, qui sont pourtant des matières fondamentales, mais considérées comme subalternes. Sont nommés aux postes de recteur non pas les candidats proposés par les facultés, mais ceux avancés par le gouvernement. Nous bradons notre jeunesse comme de la petite ferraille. … J'espère que le prix qui vous a été décerné fera bouger les choses et que les enfants verront en vous un modèle à suivre." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Hospodářské noviny - République tchèque

Réfugiés : les Tchèques se détestent eux-mêmes

Quatre pour cent des Tchèques seulement se disent favorables à l'accueil de réfugiés dans leur pays, à en croire une étude publiée mercredi par l'institut de sondages CVVM. Pour le journal économique libéral Hospodářské noviny, il y a une explication toute simple à ceci : "Pourquoi cette attitude de rejet se trouve chez nous plutôt qu'ailleurs ? Peut-être parce que nous nous haïssons nous-mêmes. La majorité des Tchèques n'aime pas les Tchèques. Parce qu'ils sont assistés, riches, se sont expatriés pour le travail ou parce qu'ils vivent avec une personne étrangère, qu'ils ont un chien, qu'ils détestent les chiens, qu'ils sont fans du Sparta de Prague, ou bien fans du Slavia de Prague, ou parce qu'ils ne soutiennent aucun club. Bref, nous n'aimons pas tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, divergent de la norme. Nous sommes d'accord sur un seul point : certaines personnes nous insupportent encore plus que nous-mêmes." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SPORT

La Vanguardia - Espagne

La FIFA encore plus opaque que le Vatican

La commission d'éthique de la Fédération internationale de football (FIFA) a décidé jeudi de suspendre pour une durée de 90 jours le président de l'organisation, Joseph Blatter. Il faut espérer que la lumière revienne dans les ténèbres de l'institution cadenassée qu'est la FIFA, écrit le quotidien conservateur La Vanguardia : "Si le football était une religion, la FIFA serait son Vatican. C'est ce qu'avait écrit [l'auteur britannique] John Carlin. Et comme au Vatican, des décisions qui touchent des centaines de millions de personnes sont prises dans une opacité proprement moyenâgeuse. Si l'on peut pardonner le Saint-Siège, qui s'occupe d'affaires relatives à l'au-delà, il est difficile de ne pas déplorer la tromperie orchestrée par la FIFA, institution on ne peut plus profane. C'est du moins l'avis de Carlin. Depuis que le pape François est devenu souverain pontife, les choses évoluent, il y a un effort de transparence et de communication. … Or depuis que Joseph Blatter est aux commandes de la FIFA, les accusations de corruption se multiplient au sein du comité exécutif et la direction se rétracte comme une huître, dans une opacité et un silence embarrassants." (09.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu