Navigation

 
Important :
Vous vous trouvez sur le site des archives euro|topics. Vous pouvez consulter notre revue de presse quotidienne à l´adresse www.eurotopics.net.

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 02.10.2015

 

À LA UNE

Abbas remet en cause les accords d'Oslo

Les négociations de paix au Proche-Orient sont au point mort depuis l'échec de la dernière tentative de médiation de John Kerry, Secrétaire d'Etat américain, en 2014. (© picture-alliance/dpa)

 

Mahmoud Abbas, président de l'autorité palestinienne, a déclaré ne plus se sentir lié par les accords de paix d'Oslo, mercredi devant l'Assemblée générale de l'ONU, au motif qu'Israël ne cessait de les enfreindre. Certains commentateurs reprochent à Abbas de ne pas être ouvert au dialogue. D'autres appellent Israël à stopper sa colonisation de la Cisjordanie.

La Repubblica - Italie

Abbas abasourdit tout le monde

Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne se montre absolument pas enclin au dialogue, regrette le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Son discours a suscité une grande perplexité, y compris dans les rangs de son propre parti, le Fatah. Mahmoud Abbas n'a pas mentionné une seule fois la reprise des négociations de paix. Il s'est contenté de dénoncer les injustices subies. Or, ceci ne suffit pas à amener Israël à abandonner une politique de colonisation qui dure depuis 40 ans en Cisjordanie. C'est le signe que le patriarche a passé son zénith. Un signe d'usure d'une présidence sans le moindre résultat au bout de 11 ans. L'octogénaire ne se lasse pas d'évoquer sa démission. Mais il reste à son poste et gouverne d'une main de fer. Il ne tolère ni critique ni objection, et c'est pourquoi le cercle de ses plus proches collaborateurs de confiance se réduit à une poignée de personnes." (01.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Kristeligt Dagbladet - Danemark

La paix au Moyen-Orient dépend aussi d'Israël

Israël doit absolument changer sa politique de colonisation, écrit le quotidien Kristeligt Dagblad en revenant sur le désengagement des accords d'Oslo du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas : "Les deux camps ont leur part de responsabilité et Israël, à juste titre, craint très certainement que des forces islamistes comme le Hamas s'emparent de l'Etat palestinien. Mais la politique de colonisation et l'occupation militaire de la Cisjordanie ne font que porter préjudice à Israël. Non seulement parce que la communauté internationale soutient de moins en moins le pays, mais également parce que la colonisation illégale corrompt son esprit démocratique et l'image que les Israéliens se font d'eux-mêmes. ... Si la sécurité d'Israël ne peut être assurée que par le contrôle intégral de la Cisjordanie, Israël devrait envoyer des soldats et non des colons qui empêchent aux Palestiniens de cultiver leurs terres et de créer des entreprises. ... C'est avant tout Israël qui doit changer de cap si on souhaite obtenir la paix dans cette région." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Spiegel Online - Allemagne

Des menaces en l'air

La fin des accords de paix d'Oslo annoncée par Mahmoud Abbas n'aura aucune conséquence, estime le portail d'actualités de centre-gauche Spiegel Online : "Abbas s'est avant tout adressé à son propre peuple, en déclarant que sa 'patience' était à bout sur la scène internationale. Le président permanent n'a jamais été aussi peu populaire chez lui qu'aujourd'hui. ... Les menaces d'Abbas sont avant tout des paroles en l'air. Il est resté vague dans ses déclarations sur les accords d'Oslo de 1993, en renvoyant la balle dans le camp israélien. La Palestine n'y sera plus tenue tant qu'Israël s'obstinera à coloniser les territoires occupés, a-t-il déclaré. Mais il n'a pas parlé d'échéance. Les pourparlers pour la paix ont cessé depuis l'échec de l'initiative du secrétaire d'Etat américain John Kerry il y a déjà plus d'un an. Les dirigeants palestiniens sont de moins en moins enclins à considérer qu'il faut négocier avec Israël pour obtenir la paix." (01.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Tages-Anzeiger - Suisse

Guerre par procuration entre les USA et la Russie

Selon la presse, la Russie attaque en Syrie non seulement des positions du groupe terroriste "Etat islamique", mais aussi celles d'autres groupes rebelles. Ce soutien au dirigeant syrien Bachar al-Assad envenime le conflit entre la Russie et les Etats-Unis, analyse le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger : "Le combat que se livrent les rebelles et le régime est devenu une guerre par procuration entre les Etats-Unis et la Russie, guerre dans laquelle les deux grandes puissances sont directement impliquées. Un quart de siècle après la fin de la guerre froide, les représentants militaires de Washington et Moscou se concertent à nouveau sur les moyens d'empêcher que leurs avions de combat respectifs ne s'abattent mutuellement par inadvertance. C'est un retour en arrière qui nous renvoie à une bien sombre époque, et personne ne peut exclure qu'on n'en vienne, à un moment ou à un autre, à un malentendu très dangereux. Si l'on considère le comportement de Poutine ces dernières années, on peut en conclure que cette régression est exactement l'objectif qu'il cherchait à atteindre - et c'est bien ce qui fait froid dans le dos." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

De Volkskrant - Pays-Bas

Les bombes russes ne résoudront rien en Syrie

Les chances de résolution du conflit syrien n'ont jamais été aussi maigres, met en garde le quotidien de centre-gauche De Volkskrant suite au lancement des frappes aériennes russes : "Tout semble indiquer que Moscou souhaite en réalité garder l'armée d'Assad en selle, afin de renforcer la position de ce dernier dans les négociations. Le Kremlin est convaincu que la situation en Syrie empirerait si le régime d'Assad s'effondrait. L'intervention de la Russie aura sans doute un effet à court terme : les rebelles ne peuvent rien faire contre les avions de combat russes. Mais à long terme, elle ne fera que compliquer les négociations pour un changement de régime. ... Moscou finira à son tour par constater que toute solution est impossible avec Assad. La Russie et l'Occident seront alors contraints d'accepter un douloureux compromis." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Jutarnji list - Croatie

La libération de l'ex-Premier ministre croate blanchit son parti

La cour suprême croate a suspendu le verdict de corruption prononcé contre l'ex-Premier ministre Ivo Sanader, faisant valoir des vices de forme. Une décision qui tombe à point nommé pour le parti d'opposition national-conservateur HDZ, également sous le coup de cette accusation, écrit le quotidien libéral Jutarnji List : "La libération de Sanader, moins de deux mois avant les législatives, est une affaire politique, bien qu'il faille attendre pour voir l'incidence que cela aura sur les élections. … L'innocence de Sanader amnistie aussi le HDZ, aujourd'hui dirigé par Tomislav Karamarko. On n'aurait pu faire plus beau cadeau électoral à Karamarko. Il n'y a que quelques mois, le HDZ passait encore pour une organisation criminelle ; dans son bureau central, on brassait l'argent en grandes quantités. Tout ce que Karamarko trouve à répondre à ceci est que c'est lui qui avait ouvert la voie à la lutte anti-corruption, en tant que ministre de l'Intérieur [2008-2011]. Il avait exclu Sanader du parti, tout en veillant à ne pas le traiter de criminel." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

L'Orient le Jour - Liban

Réfugiés : le Liban, véritable poudrière

Près d'un tiers de la population libanaise est constituée par des réfugiés, majoritairement palestiniens et syriens. La prochaine vague d'immigration vers l'Europe sera originaire de ce pays, met en garde le quotidien libanais L'Orient - Le Jour : "Laisser, faute de moyens, se propager et se perpétuer la misère, c'est faire de ces camps des viviers de terroristes. Et une intégration à l'européenne étant exclue, les subventions internationales ne serviraient, en améliorant leur sort, qu'à fixer sur place ces malheureux, au nom d'un provisoire dont les Libanais, mieux que quiconque, savent combien il peut durer... Les amis du Liban veulent-ils vraiment lui venir en aide ? Ce n'est plus désormais une simple question d'argent. Qu'ils prêtent donc l'oreille à l'avertissement que vient de lancer l'Autrichien Johannes Hahn, commissaire à l'Élargissement de l'Union européenne ; pour celui-ci, la prochaine grande vague de migrants ne pourra venir que de ce Liban fragile, instable, endetté et en butte au chômage : un mélange dangereux..." (30.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Diário Económico - Portugal

Portugal : le résultat des élections doit être univoque

Alors que les élections législatives ont lieu dimanche au Portugal, la coalition gouvernementale de centre-droit du Premier ministre Pedro Passos Coelho et les socialistes réunis autour du chef de l'opposition António Costa arrivent ex æquo dans les récents sondages. Le quotidien économique libéral Diário Económico espère un résultat sans équivoque : "Il serait souhaitable qu'une majorité confortable soit obtenue par les socialistes, ou le cas échéant par l'alliance [de centre-droit]. Dans le cas contraire, le pays risque d'être confronté à une grande instabilité. Les coalitions sont naturellement plus démocratiques que les majorités absolues, mais si elles défendent différents programmes, c'est souvent la débandade. Le Portugal a besoin des marchés pour se financer, et les agences de notation lui ont déjà reproché son manque de consensus politique. ... Si les résultats des élections n'étaient pas assez tranchés, le Portugal pourrait plonger dans l'ingouvernabilité, avec toutes les conséquences négatives qui en découlent." (01.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Ziare - Roumanie

La social-démocratie signe son arrêt de mort en Roumanie

Le PSD, Parti social-démocrate de la Roumanie, auquel appartient également le Premier ministre Victor Ponta, élit son nouveau chef le 11 octobre. Le seul candidat à la présidence n'est autre que Liviu Dragnea, condamné à un an de prison au printemps dernier pour avoir falsifié un référendum. Le portail d'informations Ziare y entrevoit la fin imminente du parti : "Les élections du Parti social-démocrate rappellent non seulement l'époque de Ceausescu, mais, bien pire encore, elles montrent que le parti connaît une grave crise de candidats, qui pourrait s'avérer funeste. ... Jusqu'ici, la direction du PSD était jalousement disputée, ce qui donnait lieu à des réunions à n'en plus finir et les revirements spectaculaires allaient bon train. Et aujourd'hui, qui est le seul candidat ? Un personnage sur la sellette. Il est non seulement sous le coup de poursuites judiciaires mais pourrait dans quelques mois se retrouver derrière les barreaux. Qu'adviendra-t-il alors du PSD ? Qui le remplacera ? On assistera probablement à des escarmouches entre les différents camps et au morcellement du parti." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Les exigences morales de l'Allemagne, par Jasper von Altenbockum

A l'occasion du 25e anniversaire de la réunification allemande le 3 octobre, Jasper von Altenbockum, spécialiste de la politique intérieure pour le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, analyse la conception que l'Allemagne se fait d'elle même et celle que des tiers se font du pays : "Quand on attend de l'Allemagne un solide engagement et un rôle de leadership européen, ensuite perçus comme trop dynamiques, ceci entraîne toujours des collisions. Cela se vérifie encore 25 ans après la réunification et ne devrait pas changer de sitôt - c'est le lot de l'Allemagne. Ce qui est plus problématique pour l'Allemagne, c'est qu'elle aime à formuler dans sa politique intérieure des missions morales découlant de son histoire, mais qui nuisent à sa capacité d'action politique. L'exemple le plus frappant en est actuellement sa politique migratoire, qui balaie d'un revers de main toutes les frontières du pays, ce qui ne peut s'expliquer que par une volonté de se racheter de ses erreurs historiques. Tous les autres Etats européens suivent une autre voie, à savoir celle d'une acception de l'Etat au sens strict, que les Allemands perçoivent comme autoritaire et inhumaine, eux qui préfèrent de loin une nation morale à un État-nation." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Público - Espagne

Espagne : une reprise qui se limite aux statistiques

La prétendue reprise espagnole n'est qu'une interprétation des chiffres par le gouvernement, s'agace Isabel Rodríguez García sur son blog hébergé par le journal en ligne de gauche Público : "On ne peut pas vouloir la reprise économique à tout prix. Soit elle s'accompagne d'une amélioration de la situation sociale, soit ce n'est pas une reprise. Mariano Rajoy et ses acolytes ne regardent pas dans la bonne direction. Les statistiques dissimulent la réalité. Ou pire encore, les dirigeants veulent camoufler leur échec politique derrière des chiffres. Un nouveau rapport de l'OSCE dresse un bilan réaliste de la réforme du marché du travail. … Selon ce rapport, l'Espagne détient le record [européen] du nombre de jeunes travailleurs qui travaillent à temps partiel contre leur gré. … Entre 2008 et 2014, les salaires ont chuté de 35 pour cent. … Un aspect dénoncé dans le rapport est particulièrement alarmant : ce genre de 'sous-emploi' est nuisible à l'estime de soi de ceux qui gagnent peu et au final, il augmente le risque de paupérisation." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Rzeczpospolita - Pologne

La Pologne nationalise à nouveau Tauron

Le gouvernement polonais, qui siège au conseil d'administration du fournisseur d'électricité Tauron, a congédié le président du conseil jeudi, à la surprise générale. Selon les rumeurs, il voulait acheter une mine en difficultés financières à de très mauvaises conditions. En agissant seul, le gouvernement a ignoré les actionnaires minoritaires, déplore le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "En principe, on serait tenté de dire que le gouvernement a eu raison d'agir ainsi. Seul hic : Tauron n'est pas une société détenue à 100 pour cent par l'Etat. En effet, le [parti au pouvoir] PO a cédé une grande partie des parts de marché de la société à des petits actionnaires il y a quelques années. ... Cette décision va certes dans le bon sens en ce qui concerne la problématique sans fin de la réorganisation des mines. Mais elle constitue également une claque pour les actionnaires minoritaires. Désormais, personne ne croira que la classe politique pense à eux en temps de crise." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Laisser les fumeurs en paix

En Angleterre et au Pays de Galles, il est interdit depuis ce jeudi de fumer en voiture en présence d'enfants ou d'adolescents. Une atteinte inacceptable à la vie privée, déplore le quotidien conservateur The Daily Telegraph : "Cette décision repose sur des arguments valables : les enfants n'ont bien souvent pas d'autre choix que de monter dans le véhicule de leurs parents, et il a été prouvé que le tabagisme nuit à leur santé. .... Mais quelle que soit la validité de cette mesure, elle constitue une intrusion de l'Etat dans notre vie privée. La conséquence logique de l'interdiction de fumer dans les voitures, car c'est dangereux pour la santé des plus jeunes, serait de bannir le tabac dans les foyers. Ceux qui défendent les non-fumeurs ont refusé de demander la promulgation d'une telle loi, non pas parce qu'elle constituerait un signe d'intolérance, mais parce que son application inciterait à espionner son voisin. Une immixtion qui irait trop loin." (01.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Rigas Laiks - Lettonie

Réfugiés : pourquoi les Russes de Lettonie n'aiment pas les migrants

La minorité russe de Lettonie rejette vigoureusement les réfugiés, signale l'hebdomadaire libéral Rīgas laiks, qui avance une explication au phénomène : "Ils sont pris de jalousie. Ils ne sont plus sur le devant de la scène politique, désormais occupée par les réfugiés dans le rôle des personnes devant être intégrées à la société. Et bientôt, les Russes ne seront plus les seuls apatrides de Lettonie. Il y a aussi des raisons économiques à la jalousie des Russes envers les réfugiés. Les Russes constituent une part importante des chômeurs de ce pays ; ils sont donc dans une situation d'insécurité et de dépendance par rapport à un soutien financier qu'ils devront peut-être dorénavant partager avec les nouveaux arrivants. Les nationalistes libéraux de Lettonie, qui préfèrent les réfugiés de Syrie ou d'Erythrée aux partisans de l'ex-Union soviétique, exacerbent encore le mécontentement de ces derniers." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

MÉDIAS

Hürriyet - Turquie

En Turquie, la haine s'empare des médias

Ahmet Hakan, présentateur de télévision et chroniqueur turc critique envers le gouvernement, a été pris à parti par quatre hommes devant son domicile mercredi. Début septembre, un journaliste du journal pro-gouvernemental Star lui avait adressé des menaces de mort. Le quotidien conservateur Hürriyet dénonce l'omniprésence de la haine et des dénigrements dans le débat public : "Depuis le 7 juin, le climat social s'est détérioré dans le pays. Avec le massacre de Suruç et la montée de la violence du PKK, nous sommes devenus les prisonniers d'une atmosphère de tension et de crise. Alors que le conflit s'aggrave dans le sud-est du pays et que des enfants meurent, les médias sont eux aussi concernés par cette flambée de la violence. Les propriétaires de journaux sont pris à parti et menacés, les vitrines des locaux de journaux sont brisées. … Menaces, mensonges et violence deviennent monnaie courante sur les écrans de télévision. … Il faut enfin mettre un terme à l'ambiance de menace et de destruction qui domine dans les chroniques. Nous avons besoin d'un mode de pensée plus constructif, plus innovant et plus ouvert à l'autocritique." (02.10.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu