Navigation

 
Important :
Vous vous trouvez sur le site des archives euro|topics. Vous pouvez consulter notre revue de presse quotidienne à l´adresse www.eurotopics.net.

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 29.09.2015

 

À LA UNE

Obama et Poutine en désaccord sur la stratégie syrienne

Poutine n'exclut pas une opération militaire conjointe contre Daech avec les Etats-Unis sous mandat de l'ONU. (© picture-alliance/dpa)

 

Le président des Etats-Unis Barack Obama et le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine ont défendu des positions radicalement opposées lundi à New-York dans la lutte contre l'organisation terroriste Daech. Il est déjà trop tard pour pouvoir pacifier cette région en guerre, estiment certains commentateurs. Pour d'autres, Moscou pourrait contribuer à mettre fin à la débâcle syrienne.

Il Sole 24 Ore - Italie

La fin de l'ère coloniale

Le Proche-Orient est au bord de l'effondrement total : c'est la sombre prophétie que fait le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "C'est bien simple, il n'existe plus, pas même sur la carte. La guerre a effacé les Etats et les frontières, elle a même pris d'assaut l'islam. Toutes les structures postcoloniales ont été brisées car le seul ciment qui les maintenait en place, notamment une forme exacerbée de nationalisme (Saddam Hussein en Irak, Kadhafi en Libye), n'existe plus. Le seul drapeau qui flotte au vent est le drapeau noir du califat, qui a supplanté toutes les frontières coloniales. La guerre contre le califat ne pourra pas être remportée avec des frappes aériennes. Poutine le sait aussi bien qu'Obama, lequel ne veut pas déployer de troupes au sol. Mais ils savent aussi tous deux, de même que les pays impliqués dans le conflit - la Turquie, l'Iran, l'Arabie Saoudite - que l'année zéro a sonné pour la région et qu'une solution militaire ne suffira pas à reconstruire un monde qui n'existe plus." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Večernji list - Croatie

Moscou sait gérer les situations de crise

Poutine a tous les atouts dans son jeu pour avoir le premier rôle dans la résolution du conflit syrien, pense le quotidien conservateur Večernji List : "Washington veut à tout prix couper court à l'aventure syrienne - un autre chapitre peu glorieux de son histoire - même s'il doit céder le beau rôle à la Russie pour y parvenir. C'est avec un solide bagage que Poutine est arrivé aux Etats-Unis : il a apaisé la situation en Ukraine, renforcé l'opposition syrienne et obtenu la bénédiction de l'Allemagne, qui rêve d'une fin des sanctions contre la Russie et de celle de la crise des réfugiés. … La Russie a montré qu'elle était capable de gérer les situations de crise, comme elle l'a fait en Tchétchénie, en stabilisant un certain nombre de pays islamiques de son voisinage et en démantelant l''Emirat du Caucase'. Si les Etats-Unis ne sont pas de la partie, c'est aux côtés de l'Iran et de la Chine que la Russie combattra le groupe terroriste Daech. En tout état de cause, Poutine sera le vainqueur aux yeux de l'Europe. Et à long terme, l'Europe aura une dette envers lui." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Berliner Zeitung - Allemagne

L'Occident a contribué au chaos dans la région

La stratégie de Poutine au Proche-Orient est plus efficace que celle des puissances occidentales, estime l'historien Götz Aly dans une tribune au journal de centre-gauche Berliner Zeitung : "Si le monde daigne enfin stopper la guerre civile en Syrie - qui est aussi une guerre par procuration - en combinant les moyens politiques aux moyens militaires, c'est à la Russie que nous le devons. Les puissances occidentales et les médias ont largement aggravé la débâcle en Irak, en Libye et en Syrie. Ils ont fourni des instructeurs, armé des soit-disant rebelles démocrates en Syrie, qui ont fini par rallier en masse l'EI et le Front al-Nosra. Les Etats-Unis ont équipé les soldats irakiens en armes lourdes à la pointe de la technique. Puis, les pseudo frères d'armes ont pris la poudre d'escampette, abandonnant leurs véhicules et équipements militaires dernier cri aux terroristes islamistes." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Tages-Anzeiger - Suisse

La Russie redescend dans l'arène

Vladimir Poutine a montré que la Russie pouvait être une superpuissance, relate le journal de gauche Tages-Anzeiger : "Dans le contexte de la crise ukrainienne, la plus grande erreur du prix Nobel de la paix [Obama] a probablement été de taxer la Russie de puissance régionale. ... 'Nous ne cherchons pas désespérément à être une superpuissance' avait déclaré Poutine. Le déploiement militaire en Syrie qui en a fait l'intervenant le plus écouté de la 70e assemblée générale de l'ONU et lui a valu une rencontre avec le président américain, véhicule un tout autre message. Le président russe a ainsi réfuté l'image de puissance régionale qu'Obama attribuait au pays. C'était d'ailleurs probablement l'un des principaux objectifs de la démarche. Poutine a clairement fait savoir que la Russie était à nouveau de la partie. Il est peut-être une bonne chose que l'Occident en ait désormais également conscience. Car de cette manière, nous pouvons espérer que les hommes politiques vont comprendre qu'il ne sert à rien de jouer aux insolents vis-à-vis de la Russie." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Cumhuriyet - Turquie

La Catalogne, modèle de séparatisme pacifique

La victoire, dimanche en Catalogne, de l'alliance de partis séparatistes Junts pel Sí et du parti indépendantiste de gauche CUP est pour le quotidien kémaliste Cumhuriyet un remarquable exemple de revendications indépendantistes non-violentes : "L'Espagne est un laboratoire intéressant. Le degré d'autonomie que la Catalogne a obtenu ces 40 dernières années sans coup férir, et qui continuera fort probablement d'augmenter prochainement, n'a rien à envier à l'autonomie de la région basque, obtenue à l'issue d'un conflit armé et par des méthodes violentes. A bien des égards, l'autonomie catalane va plus loin encore. La formule souvent évoquée par les séparatistes catalans est la suivante : 'Après de nombreuses années de mariage, nous voulons finalement nous séparer. Mais sans dispute et sans bagarre !'" (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

La Croix - France

L'indépendantisme est un luxe

Dans le contexte des élections régionales en Catalogne, le quotidien catholique La Croix explique pourquoi, à ce jour, aucune région d'un Etat membre de l'UE n'a accédé à l'indépendance : "Cela s'explique d'abord par le piétinement de la construction européenne qui a cessé d'avancer vers le fédéralisme, les États membres ne voulant pas céder davantage de prérogatives. Ces derniers, en outre, dans plusieurs cas comme l'Italie ou le Royaume-Uni, ont su mettre en œuvre des réformes dans le sens d'une décentralisation. Enfin, la crise économique et sociale que traverse l'Europe depuis 2007-2008 a bouleversé la hiérarchie des préoccupations des électeurs. D'une certaine façon, l'indépendantisme, en Europe, est un luxe. Ce n'est pas une priorité alors qu'il faut d'abord lutter contre le chômage et la montée des inégalités sociales." (28.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Trud - Bulgarie

Réfugiés : la sempiternelle querelle serbo-croate

La semaine dernière, suite à l'arrivée de milliers de réfugiés ne pouvant plus transiter par la Hongrie, la Croatie a provisoirement fermé sa frontière avec la Serbie. La Serbie a répondu en fermant temporairement ses frontières aux marchandises croates. Le différend qui oppose les deux pays a réveillé de vielles animosités, observe le quotidien Trud : "En déclarant qu'au sud-est de la Croatie, il n'y avait aucun véritable Etat, mais un ensemble de territoires par lequel les réfugiés pouvaient transiter sans encombres, le [Premier ministre croate] Milanović, a surtout courroucé Belgrade. Les Serbes ont interprété ces propos comme la sempiternelle arrogance des Croates, qui regardent toujours de haut leurs voisins. ... En fin de compte, la petite 'guerre' serbo-croate s'est terminée comme par le passé : les Serbes se sont déclarés vainqueurs et les Croates sont ravis d'avoir écrasé leurs adversaires. Espérons qu'ils auront encore assez d'énergie pour aider les malheureux réfugiés du Moyen-Orient qui errent d'un pays à l'autre en quête de cette Europe dont on a tant vanté les mérites." (28.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Die Welt - Allemagne

Ne pas répéter en Syrie les erreurs commises en Afghanistan

Lundi, les talibans ont repris la capitale de la province afghane de Kunduz. Ce qui se passe en Afghanistan devrait interpeller la coalition anti-terroriste en Syrie, met en garde le quotidien conservateur Die Welt : "Moins d'un an après le retrait des troupes, la milice islamiste a déjà tellement de pouvoir qu'elle est en mesure d'anéantir les centres administratifs et politiques des régions et de faire régner l'insécurité, l'instabilité et l'incertitude. ... Compte tenu du nombre incalculable d'Afghans et Afghanes qui affluent chez nous chaque jour, il serait proprement sot de penser que le sort de ce pays ne nous concerne pas. Avant de reproduire la situation afghane en Syrie, rappelons-nous ceci : il n'y a pas de paix partielle. Si on souhaite stabiliser un pays ravagé par la guerre civile, il faut compter des décennies d'engagement intensif. Les alliances à court terme avec les milices et les dictatures ne font qu'aggraver la situation. Seul un travail de longue haleine peut aboutir à la formation d'un Etat qui fonctionne." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Die Presse - Autriche

Scandales et magouilles made in Germany

L'affaire Volkswagen et d'autres scandales comparables qui éclaboussent de grands groupes allemands portent un coup dur à l'économie du pays, déplore le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "La Deutsche Bank, carte de visite du pays dans le monde de la finance, est impliquée dans presque tous les scandales financiers de la planète ; un PDG de la poste est condamné à une peine d'emprisonnement avec sursis pour fraude fiscale de grande envergure; un constructeur automobile, ou plutôt le constructeur automobile par excellence du pays, s'avère avoir truqué des millions de moteurs. … Rien ne va plus pour la 'Corporate Germany', ces entreprises synonymes de fiabilité et de qualité partout dans le monde. Ou du moins qui le sont encore pour l'instant. … Si cette image vole en éclats, la prestigieuse industrie de référence de la zone euro sera aux abois. Ce qui peut avoir de méchantes répercussions. A elles seules, les difficultés que rencontre Volkswagen priveront l'Etat allemand de jusqu'à 4 milliards d'euros d'entrées fiscales, selon Die Zeit. Monsieur Schäuble perdra donc la moitié de son excédent budgétaire, parce que Volkswagen doit se constituer des provisions." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Lidové noviny - République tchèque

VW doit miser sur Škoda aux Etat-Unis

Suite au scandale des émissions, Volkswagen va rencontrer de grandes difficultés sur le marché américain et devra revoir sa stratégie de fond en comble, commente le quotidien conservateur Lidové noviny : "Volkswagen pourrait miser sur sa filiale tchèque Škoda. Si la voiture tchèque n'est pas encore commercialisée outre-Atlantique, c'est pour une raison purement stratégique : Škoda ne doit pas entrer en concurrence avec la voiture de la maison mère. Mais maintenant que le client américain va la bouder, pourquoi ne pas tenter sa chance avec une autre marque ? Škoda fabrique en outre des voitures comme les Américains les aiment : bon marché, fonctionnelles et spacieuses. Lorsqu'à l'occasion du Championnat du Monde de Hockey sur glace organisé au Canada en 2008 et dont Škoda était le principal sponsor, des modèles ont été présentés au public dans les stades, cette marque pleine d''exotisme' a suscité un fervent enthousiasme." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

De Volkskrant - Pays-Bas

Partager l'art de Rembrandt avec la France

Deux toiles de Rembrandt ont été à l'origine d'un désaccord entre la France et les Pays-Bas. Les Pays-Bas se disent prêts à racheter à la famille française Rothschild les 'portraits de mariage' pour un montant de 160 millions d'euros. Mais la France souhaiterait un achat conjoint des deux pays. Ce serait la meilleure solution, plaide également le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "L'attitude [de la ministre de la culture française Fleur Pellerin] a donné lieu à des malentendus et à la volonté d'acquisition des Pays-Bas. Aujourd'hui, il ne fait pas de doute qu'une propriété partagée des œuvres du peintre serait très intéressante pour la France, mais la pilule est difficile à avaler pour les Pays-Bas. Cette proposition serait néanmoins judicieuse, la 'co-acquisition' s'inscrivant notamment dans cette tendance des musées à échanger leurs œuvres. Mais au final, c'est également dans l'intérêt du pays : si la France retire le certificat d'exportation pour ces deux œuvres (le pire des scénarios envisageables), les Pays-Bas se retrouveront bredouilles." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Heti Válasz - Hongrie

Réfugiés : l'intégration, une mission impossible

L'Europe n'est pas en mesure d'intégrer les migrants qui arrivent en grand nombre, met en garde l'ex-ministre hongrois des Affaires étrangères Géza Jeszenszky (1990-1994) dans l'hebdomadaire conservateur Heti Válasz : "Faute d'instruments capables d'endiguer la vague actuelle de réfugiés, on accueille gentiment les migrants, en se disant qu'ils pourraient être la solution aux problèmes démographiques de l'Europe. A ceci s'ajoute qu'ils sont considérés comme une main-d'œuvre bon marché - à l'instar des Mexicains aux Etats-Unis. Mais à quoi bon ces espérances naïves ? La dictature du 'politiquement correct' semble avoir neutralisé les réflexes d'autoprotection de l'Europe. Il faut se rendre à l'évidence : il est absolument impossible de répartir et d'intégrer des centaines de milliers de réfugiés, de leur apprendre de nouvelles langues, leur inculquer un nouveau comportement et une déontologie européenne. Sans parler des problèmes d'intégration et des conflits prévisibles et inévitables ainsi que - Dieu nous en garde - des attentats." (28.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

La loi anti-islamiste menace la liberté d'expression

Dans le contexte de la lutte contre l'islamisme, le gouvernement britannique est sur le point de présenter une proposition de loi, qui prévoit de sanctionner les opinions 'extrémistes' et non compatibles avec les 'valeurs du pays'. Une démarche qui va trop loin, estime le quotidien conservateur The Daily Telegraph : "A quand le procès contre une personne ayant exprimé son opposition au mariage homosexuel ? Car ce point de vue, encore conventionnel et fondé sur des convictions religieuses il y a peu de temps, est désormais considéré comme haineux et potentiellement délictueux. … Il est incontestable que les défenseurs d'un islam violent représentent une grande menace. Mais nous devons nous demander si les avantages d'une nouvelle loi visant à sanctionner un large panel d'avis 'extrémistes' peuvent justifier une restriction de la liberté d'expression telle qu'elle est proposée." (28.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Gazeta Polska Codziennie - Pologne

Des mensonges inouïs sur l'histoire polonaise

En affirmant qu'une part de responsabilité dans le début de la Seconde Guerre mondiale revenait à la Pologne, l'ambassadeur russe à Varsovie, Sergueï Andreev, a déclenché un tollé ce week-end. La Pologne doit absolument investir dans l'information sur son histoire, clame le quotidien national conservateur Gazeta Polska Codziennie : "Il y a tout juste deux semaines, Jan Tomasz Gross consacrait un long article dans l'hebdomadaire Die Welt à la prétendue complicité des Polonais dans le massacre des juifs. Voici à présent qu'Andreev impute à notre pays une part de responsabilité dans la Seconde Guerre mondiale. Si ça continue, on dira probablement dans quelques années que les juifs n'ont pas été les seules 'victimes de notre politique expansionniste agressive en 1939', mais que nous avons aussi été les bourreaux de Staline, Hitler et d'autres affreux. L'Etat polonais devrait prestement lancer une campagne d'information sur son histoire nationale, et y consacrer au moins un million d'euros. … Car un mensonge mille fois colporté finit par passer pour vérité." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

MÉDIAS

Eesti Rahvusringhääling - Estonie

Rien d'étonnant à ce que la Russie fasse des scoops

Suite à l'échange de prisonniers Eston Kohver - Alekseï Dressen, les médias estoniens se voient reprocher d'avoir fait une couverture trop tardive et trop lacunaire de l'évènement en comparaison avec leurs homologues russes. Une critique dont se défend Rain Kooli, rédacteur en chef du site de la radio estonienne Eesti Rahvusringhääling : "Essayons de comprendre pourquoi les chaînes de télévision russes étaient tout de suite sur le terrain, contrairement aux chaînes estoniennes : parce qu'à l'issue d'un travail de recherche minutieux, elles ont mis à jour une opération secrète dont le FSB [services secrets russes] voulait priver les médias ? Laissez-moi rigoler ! Voici comment les choses se passent en Russie : le Kremlin et le FSB convoquent des chaînes de télévision triées sur le volet pour leur indiquer l'heure et le lieu où l'équipe doit se rendre. Ils les briefent également sur les questions qu'elles doivent poser à Alekseï Dressen dès son retour en Russie. La couverture qu'elles doivent faire de l'évènement leur est dictée de A à Z. Ce que font ces médias est aux antipodes du journalisme. Ils sont un pion dans une opération spéciale menée dans le cadre d'une bataille de l'information." (29.09.2015)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu