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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 15.07.2015

 

À LA UNE

Accord sur le nucléaire iranien

A Téhéran, on a célébré la signature de l'accord jusque tard dans la nuit. (© picture-alliance/dpa)

 

Les cinq puissances disposant du droit de veto à l'ONU plus l'Allemagne ont signé mardi à Vienne un accord avec l'Iran dans le dossier du nucléaire, à l'issue de 13 années de négociations. Pour certains commentateurs, il s'agit d'une avancée historique qui permettra de pacifier le Proche-Orient et de relancer l'économie de la région. D'autres estiment que cet accord n'empêchera pas l'Iran de fabriquer tôt ou tard sa propre bombe atomique.

Il Sole 24 Ore - Italie

La victoire de la diplomatie sur les armes

L'accord sur le nucléaire iranien est un évènement historique, se réjouit le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "La planète n'est peut-être pas meilleure depuis hier, mais au moins est-elle en train de changer un peu. … Pour la première fois, la diplomatie l'emporte sur les armes ; ceci ne se produit jamais au Proche-Orient. Voilà le sens immédiat, mais aussi le sens profond, de l'accord conclu à Vienne sur le nucléaire iranien. Il ne plaira peut-être pas aux faucons iraniens et à ceux du Congrès américain appelés à le valider ; il ne plaira certainement pas à Israël, qui considère toujours l'Iran comme une menace pour son existence ; ce sera aussi une source de préoccupation pour l'Arabie Saoudite et les monarchies du Golfe. Pourtant, aucun des acteurs régionaux n'était jamais parvenu à obtenir un résultat aussi important, après des années de négociations exténuantes." (15.07.2015)

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Politiken - Danemark

Un nouvel espoir pour la Syrie

L'accord sur le nucléaire iranien est également source d'espoir pour la Syrie dévastée par la guerre, écrit le quotidien de centre-gauche Politiken : "C'est une avancée qui permet d'espérer que l'on évitera la confrontation militaire autour des ambitions atomiques de l'Iran, mais aussi que les Etats-Unis, la Russie et l'Iran engageront un dialogue sur les moyens de mettre fin à la tragédie syrienne et de lutter contre Daech. Cet accord peut contribuer à desserrer les nœuds diplomatiques inextricables du Proche-Orient et à dégager un énorme potentiel économique - dont pourraient également profiter les pays arabes et Israël. On est parvenu à une entente mutuelle susceptible de bénéficier aux deux camps." (15.07.2015)

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Hürriyet - Turquie

La Turquie doit maintenant changer de politique extérieure

Si elle veut elle aussi tirer des avantages de l'accord sur le nucléaire conclu entre l'Occident et l'Iran, la Turquie doit revoir sa politique étrangère, assène le quotidien libéral-conservateur Hürriyet : "Sur ce point, la Turquie doit rapidement corriger ses erreurs diplomatiques. Elle a donné au monde entier l'impression d'une 'politique extérieure confessionnelle' [celle de la Turquie sunnite]. Il est certain que ceci a fragilisé nos relations avec l'Iran. Si la Turquie veut profiter de l'accord sur les plans tant politique qu'économique, elle doit impérativement changer la politique menée ces derniers temps. … Si la Turquie et l'Iran trouvent un terrain d'entente, la Turquie pourra réaliser son objectif de devenir un couloir de transit énergétique. Une politique extérieure équilibrée qui ne contrarie pas l'Arabie Saoudite, normalise les relations avec Israël et exploite les possibilités qui s'offrent avec l'Iran aura une influence très positive sur l'économie." (15.07.2015)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Un accord qui pourrait relancer la course aux armements

L'accord avec l'Iran pourrait faire appel d'air et attiser la course aux armements nucléaires au Proche-Orient, alors même qu'il est censé éviter cette perspective, redoute le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Cet accord ne résout pas le problème central : l'Iran reste une puissance nucléaire en devenir. S'il bloque le programme nucléaire iranien pour les 10 à 15 années à venir, il n'empêche pas l'Iran de construire des armes nucléaires à moyen terme - il ne fait que repousser le moment où Téhéran sera en mesure de le faire. Les adversaires de l'Iran - Arabie Saoudite et les Etat du golfe surtout, mais peut-être aussi l'Egypte ou la Turquie - devraient sérieusement se demander dans les années à venir s'ils ne seraient pas bien inspirés de se doter eux aussi d'armes nucléaires avant que Téhéran ne soit la seule à les détenir. … Ils sont révolus les temps où le désarmement maximum était l'objectif affiché des Etats détenteurs de l'arme nucléaire. La Russie a montré au monde que quand on est une puissance atomique, on peut se permettre de dépecer ses voisins." (15.07.2015)

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De Telegraaf - Pays-Bas

L'Iran reste un Etat terroriste

Même après la signature de l'accord, l'Iran reste un danger, met en garde le quotidien conservateur De Telegraaf : "Les installations nucléaires iraniennes ne seront pas démantelées mais resteront en place. De plus, Téhéran s'est ménagée la possibilité de faire appel contre des inspections prévues, ce qui entrainera des négociations chronophages à répétition. Par ailleurs, les scientifiques sont autorisés à poursuivre leurs programmes de recherche nucléaire, tandis que l'obligation de rendre des comptes sur leur participation au développement d'armes nucléaires reste dans le flou. En fin de compte, l'accord est un pari risqué et il n'est pas garanti que les six puissances mondiales réussiront réellement à brider les ambitions nucléaires de l'Iran. … L'Iran demeure un état intrinsèquement terroriste, dont les dirigeants sont animés par une idéologie apocalyptique. Sachant cela, il est suicidaire de ne pas mettre fin au programme nucléaire et de le démanteler entièrement." (15.07.2015)

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POLITIQUE

ctxt.es - Espagne

Crise grecque : une Europe incompétente et malveillante

Le traitement que les créanciers ont réservé à la Grèce lors des négociations à l'Eurogroupe marque la page la plus sombre de l'histoire de l'Europe d'après-guerre, estime le portail de centre-gauche ctxt.es : "Le rictus affiché par le comptable malveillant Wolfgang Schäuble lors de l'interminable séance de torture à laquelle l'Eurogroupe et les créanciers ont soumis l'équipe grecque constitue l'un des épisodes les plus tristes de l'histoire européenne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il est facile d'accuser un pays de dix millions d'habitants de mauvaise gestion et d'en faire la victime expiatoire de la dérive déprimante de l'UE. Or c'est un mauvais procès. L'Eurogroupe est coupable d'avoir géré de la pire des façons la crise de la dette et des liquidités qui frappe un pays dont le PIB ne représente qu'une fois et demi celui de la province de Madrid. On pourrait en rire, si la situation n'était pas aussi dramatique. Cet évènement révèle toute l'incompétence et la mauvaise foi des institutions européennes et du FMI." (14.07.2015)

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Le Courrier - Suisse

Crise grecque : l'échec de Syriza n'est pas total

Le gouvernement grec a fait avancer l'Europe dans la mesure où il en a révélé la brutale réalité, écrit le quotidien social-chrétien Le Courrier : "Il n'est pas question ici de faire le procès d'un gouvernement qui a tenté courageusement de réaliser la volonté des Grecs mais de comprendre son échec et d'en ébaucher l'antidote. Car si échec il y a, il n'est pas non plus total. Si Syriza n'a pu modifier la réalité de cette Europe néolibérale, il est parvenu à la rendre visible dans toute sa brutalité. Notamment auprès de Grecs qui, si l'on en croit sondages et manifestations, n'ont pas dit leur dernier mot et devraient se rendre bientôt aux urnes dans un panorama politique inédit. La construction d'alternatives politiques a besoin de clarté, elle s'alimente des échecs de ceux qui ont osé débroussailler le chemin." (14.07.2015)

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Upsala Nya Tidning - Suède

La clôture frontalière hongroise, une infâmie pour l'UE

La Hongrie a commencé mardi à ériger une barrière métallique le long de sa frontière avec la Serbie afin d'empêcher l'entrée des réfugiés. Ce mur inhumain devient le symbole de la dérive du pays, déplore le quotidien libéral Upsala Nya Tidning : "Les clôtures, le durcissement du droit d'asile et la rhétorique populiste n'arrêteront pas le flux des personnes en détresse en quête d'un havre de paix. Toute personne a le droit de déposer une demande d'asile. … La clôture hongroise élevée à la frontière avec la Serbie voisine aura une fonction purement pratique et signifiera aux migrants qu'ils ne sont pas les bienvenus. D'un point de vue symbolique, cette barrière devient la marque d'un pays qui ne cesse de s'éloigner des valeurs européennes communes qui ont fait la force de l'UE." (15.07.2015)

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Kettős Mérce - Hongrie

Politique migratoire : l'UE ne vaut pas mieux qu'Orbán

Les partis de gauche hongrois appellent actuellement les gouvernements des Etats membres de l'UE à prendre position contre la politique d'immigration du gouvernement de Viktor Orbán. Or ils ne s'adressent pas aux bonnes personnes, critique la blogueuse Réka Kinga Papp sur le portail de blogs Kettős Mérce : "Cette clôture frontalière est inhumaine, absurde et constitue un véritable gaspillage des deniers publics. Son unique fonction sera de rendre la vie un peu plus difficile à des personnes qui se trouvent déjà dans une situation épouvantable. … Or suivant un vieux réflexe, les libéraux et les gauchistes hongrois se tournent vainement vers l'Occident. Car les gouvernements occidentaux persécutent et diabolisent déjà depuis toujours ceux qui ont quitté leur pays en ruines pour trouver refuge dans les Etats qui profitent de leur détresse. Non, il ne s'agit pas d'une conspiration des illuminati ou des francs-maçons, mais de l'action mesquine des gouvernements et des élites politiques." (14.07.2015)

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Večernji list - Croatie

Srebrenica : une réconciliation mise en scène

Après les attaques visant le Premier ministre serbe Alexandar Vučić lors des commémorations du massacre de Srebrenica, le quotidien conservateur Večernji List critique ce qu'il considère comme une réconciliation artificiellement mise en scène : "Les diplomates américains et européens ont eu la naïveté de croire qu'ils pourraient envoyer le Premier ministre Alexandar Vučić à Srebrenica afin que celui-ci tende la main aux Bosniaques, et que ce geste, aussi creux soit-il, suffirait à susciter un écho dans les Balkans. … Or pour se faire une idée sur le plan politique, il ne suffit pas de considérer qui est Vučić aujourd'hui, il faut aussi tenir compte de son passé. Un geste sans contenu ne peut générer de véritable réconciliation. Pour cela, il faudra que le gouvernement serbe s'engage davantage. L'ampleur des zones d'ombre dans l'histoire personnelle du Premier ministre serbe souligne l'importance que devra prendre cet engagement si l'on veut parvenir à une véritable réconciliation." (15.07.2015)

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RÉFLEXIONS

Corriere della Sera - Italie

Crise grecque : pour Sabino Cassese, l'UE est devenu plus démocratique

La crise grecque a permis à l'Europe de faire un pas en avant, se réjouit le juge constitutionnel Sabino Cassese dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Le drame grec a montré qu'un gouvernement doit non seulement avoir la confiance de son peuple, mais aussi celui des autres gouvernements européens. Le rapport de légitimité et de responsabilité qui unit les dirigeants et leurs administrés s'étend aussi de façon horizontale aux membres du grand ensemble qu'est l'Union européenne. Si l'UE est une association d'obligations partagées, elle peut fixer des règles de comportement pour tous ses membres et exiger qu'elles soient respectées. C'est la raison pour laquelle on ne peut parler de souveraineté blessée et de démocratie humiliée. … Au fond, c'est à cette double responsabilité qu'aspiraient les pères fondateurs de l'Europe : ils estimaient que la souveraineté populaire ne suffisait plus, que la démocratie devait être enrichie. … On permet à une communauté politique plus large de faire entendre sa propre voix dans chacune des collectivités qui la composent, d'établir des critères et des règles partagées, de donner et de limiter le pouvoir qui forme le but ultime de ce que l'on appelle la 'démocratie'." (15.07.2015)

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ÉCONOMIE

The Independent - Royaume-Uni

Cameron peut faire plus pour l'égalité hommes-femmes

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé vouloir s'attaquer aux inégalités de salaires entre femmes et hommes. Sa proposition : imposer aux entreprises de plus de 250 employés de publier les différences de salaire. Pour le quotidien de centre-gauche The Independent, cela ne suffit pas : "Cameron a promis d'utiliser ces informations pour combler les différences de salaires au cours de la prochaine génération, ce qui est admirable. … L'industrie britannique a bien sûr tiqué, et préfèrerait en rester au volontariat. Rappelons que les déclarations facultatives existent depuis plus de cinq ans et que sur cette période, cinq entreprises seulement - Tesco, Friends Life, PwC, AstraZeneca et Genesis - ont rendu des comptes sur les disparités de revenus entre les sexes. … Le gouvernement devrait communiquer ouvertement ce qu'il advient des informations publiées, faute de quoi les entreprises risquent de se sentir blanchies, et non tenues de combattre les inégalités. ... Si la publication n'est pas accompagnée de mesures actives, la mesure perd tout son sens." (14.07.2015)

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Delfi - Lettonie

Fromage et charcuterie, des produits de luxe en Lettonie

Le ministre estonien de la Santé prévoit d'augmenter la taxe à la consommation sur certains produits alimentaires soupçonnés d'être mauvais pour la santé. Sur le portail Delfi, l'entrepreneur Andrejs Ždans critique le projet : "Cette initiative se soucie plus des entrées fiscales de l'Etat que de la santé publique. Elle aura des répercussions non seulement sur les habitudes alimentaires, mais aussi sur le commerce. Les prix vont augmenter et le client devra mettre la main au porte-monnaie. ... Il est certain que l'Etat doit veiller aux entrées fiscales. Mais il devrait réfléchir à deux fois aux produits qu'il est opportun de surtaxer. Faute de quoi les habitants pauvres de Lettonie, pour qui la charcuterie et le fromage sont déjà des produits de luxe, seront encore plus accablés." (14.07.2015)

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SOCIÉTÉ

Gazeta Wyborcza - Pologne

L'islamophobie en Pologne, un phénomène venu de l'Ouest

La police est à la recherche d'une femme ayant jeté une tête de porc dans une mosquée de Varsovie, la semaine passée. Dans une tribune au quotidien libéral Gazeta Wyborcza, la sociologue Karolina Wigura appelle à s'interroger sur la place des musulmans dans sa société polonaise : "Dans un récent sondage, 58 pour cent des Polonais disent avoir peur des musulmans. Un chiffre choquant quand il est mis en relation avec la taille de cette minorité religieuse en Pologne, qui constitue moins d'un pour mille de la population ! … C'est probablement le fait de la couverture des médias de masse, qui se contentent de relayer les échos négatifs de la presse occidentale. … Nous devrions tirer les enseignements des erreurs de l'Occident et ne pas verser dans la xénophobie et le nationalisme. Nous devons enfin ouvrir un débat authentique, sans fermer les yeux sur le problème." (15.07.2015)

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Webcafé - Bulgarie

Une photo sur Internet motive le limogeage d'une ministre

Nadia Marinova, vice-ministre bulgare du Tourisme, a été limogée mardi suite à la publication sur Internet d'une photo censée la représenter ivre et assoupie dans un bar de Sofia. Le portail Webcafé prend sa défense : "Rien ne permet d'attester que la femme blonde sur la photo est réellement Nadia Marinova, ni qu'elle dort sous l'empire de l'alcool ou tout simplement parce qu'elle est fatiguée. La photo d'une femme après le travail, dont on ne connaît ni la date ni l'auteur, que celle-ci soit ivre ou tout simplement épuisée, constitue-t-elle un motif valable de licenciement ? Dans ces conditions, il faudrait licencier pratiquement tous les fonctionnaires bulgares. … Selon des déclarations officieuses du ministère du Tourisme, la ministre aurait accepté la décision du premier ministre sur le limogeage [de son adjointe]. Faut-il en conclure que le ministère cautionne que des fonctionnaires soient remerciés sur la base de photos anonymes diffusées sur Internet, sans arguments plus pertinents ?" (14.07.2015)

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