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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.07.2015

 

À LA UNE

Accord entre l'Eurogroupe et Athènes

Le Premier ministre Alexis Tsipras et ses interlocuteurs à Bruxelles : le Parlement grec a jusqu'à mercredi pour valider l'accord. (© picture-alliance/dpa)

 

Au bout de 17 heures de négociations, les chefs de l'Eurogroupe ont trouvé lundi matin un compromis avec Athènes. Le week-end précédant cet accord, une guerre ouverte s'était déclarée entre détracteurs et partisans d'un Grexit. Pour certains commentateurs, ces négociations creusent un peu plus le fossé qui sépare la France et l'Allemagne. D'autres espèrent que ces âpres discussions auront été pour l'UE l'occasion de resserrer les rangs.

Der Standard - Autriche

La Grèce divise Paris et Berlin

Les négociations avec la Grèce sont révélatrices des rapports de force au sein de la zone euro, écrit le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Ce week-end, c'est surtout l'Allemagne qui a massivement augmenté la pression en brandissant de sérieuses menaces : le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a mis en circulation une prise de position décrivant la possibilité d'un Grexit provisoire - une sortie du pays de l'Union monétaire pour une durée de cinq ans. … Pour la Grèce, mais aussi pour certains partenaires européens, cette proposition allait trop loin : trop c'est trop, a déclaré le Premier ministre italien Matteo Renzi. Les tenants de la ligne dure en Allemagne en ont remis une couche, la France s'est rangée du côté de la Grèce et des pays du Sud. C'est la première fois depuis de nombreuses années que les deux pays, confrontés à des décisions importantes, ne tirent pas du même côté." (13.07.2015)

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Právo - République tchèque

Les émotions supplantent les arguments

Les âpres négociations de ce week-end montrent qu'il est de plus en plus difficile pour l'UE de trouver des compromis raisonnables, résume le quotidien de gauche Právo : "Les arguments cèdent la place aux émotions, ce qui ne facilite guère la recherche de solutions rationnelles. … Les problèmes ne se limitent plus au rapport de la Grèce avec le reste du club de l'euro. Se font désormais face le Nord et le Sud et surtout les deux poids lourds que sont l'Allemagne et la France. Paris a directement participé à l'élaboration des réformes grecques, lesquelles ont été rejetées par Berlin ; ceci confirme que les deux pays qui formaient jusqu'ici le cœur et le moteur de l'Union européenne ne poussent pas dans le même sens sur la question de la résolution de la crise grecque. … Un troisième programme de sauvetage est une tentative de compromis, à une époque où les compromis ne semblent plus être possibles." (13.07.2015)

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Der Spiegel - Allemagne

L'Europe a besoin d'un gouvernement financier

Mal conçue dès le départ, l'Union monétaire nécessite des améliorations d'urgence, préconise le magazine Der Spiegel : "Il n'existe pas d'instance centrale en Europe qui, en cas de ralentissement économique, puisse réduire les impôts, augmenter les dépenses publiques ou contracter des dettes. La zone euro est le second espace économique de la planète mais elle n'est pas en mesure de mener sa propre politique conjoncturelle. … L'Europe a besoin d'un gouvernement économique et financier, qui soit contrôlé par le Parlement et qui dispose des instruments nécessaires, c'est-à-dire d'un budget propre et de la possibilité d'intervenir dans les budgets nationaux. On passe pour un naïf lorsque l'on formule une telle demande de nos jours à Bruxelles. Revendiquer plus d'Europe, dit-on, est le meilleur moyen de générer des défaites électorales." (11.07.2015)

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Le Figaro - France

La confiance, seule garante de la cohésion européenne

Si l'UE veut avoir un avenir, elle devra tirer des enseignements de la crise de la dette grecque et rétablir la confiance entre ses Etats membres, préconise le quotidien conservateur Le Figaro : "De nouvelles règles du jeu sont nécessaires, à la fois plus collégiales et plus contraignantes. Il serait sage d'anticiper les prochaines crises en planifiant la possibilité de sortir de l'euro en bon ordre. Une leçon politique est aussi à méditer : plus l'Allemagne et la France divergent, plus les performances de leurs économies s'éloignent, plus l'Europe est en danger de dislocation. Le vrai ciment de l'Union, c'est la confiance. On voit les secousses lorsqu'elle n'existe pas à l'égard de la Grèce. Ce n'est rien à côté ce qui menace lorsqu'elle fait défaut entre la France et l'Allemagne." (13.07.2015)

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Jutarnji list - Croatie

Un accord pour renforcer l'UE

Les partenaires de négociation semblent être conscients de leur responsabilité historique, se réjouit le quotidien libéral Jutarnji List : "La crise grecque est en train de devenir une question clé pour l'UE, laquelle est confrontée à la perspective d'un départ de la Grande-Bretagne et d'une 'Europe à deux vitesses'. Cette crise remet en cause l'essence même de l'intégration européenne, qui constitue le projet européen le plus abouti depuis Charlemagne. … C'est une bonne chose que tout le monde ait prit le temps de discuter, qu'Alexis Tsipras se soit débarrassé de Yanis Varoufakis et qu'il ait proposé de nouvelles réformes. Espérons que les interlocuteurs les examinent tranquillement et parviennent à mener l'Europe dans des eaux plus calmes. Car nous allons au devant de nombreux obstacles et périls. Il suffit de songer à l'Ukraine et à Daech. Il faut espérer que l'UE saura faire preuve d'une force et d'une sagesse herculéenne pour sauver l'ensemble du projet européen." (13.07.2015)

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POLITIQUE

Il Sole 24 Ore - Italie

Srebrenica n'est pas un lieu de réconciliation

A l'occasion des commémorations du 20e anniversaire du massacre de Srebrenica, samedi, la présence du Premier ministre serbe a suscité des actes d'hostilité. Menacé par une partie de la foule, Alexandar Vučić a été contraint de quitter précipitamment la cérémonie. Srebrenica ne peut devenir un lieu de paix, regrette le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "20 ans après, Srebrenica n'est pas un lieu de réconciliation. C'est le lieu d'une rancœur jamais apaisée, des manquements et de l'indifférence de l'Europe vis-à-vis de l'ex-Yougoslavie. Un pays qui, si les Etats-Unis et l'OTAN n'y étaient pas intervenus, aurait été abandonné à lui-même. L'Europe a sombré il y a 20 ans le long des gorges creusées par le cours de la Drina. L'Europe paye encore le prix élevé de cette indifférence, car au cœur d'une Union de plus en plus incertaine, les Balkans restent un territoire instable, à l'avenir sombre." (12.07.2015)

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Mladá fronta dnes - République tchèque

Les attaques contre Vučić ne sont pas fortuites

La Serbie refuse toujours de qualifier de génocide le massacre de Srebrenica. Il n'est donc pas étonnant que le Premier ministre serbe ait été la cible de jets de pierres lors des commémorations de la tragédie, écrit le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : "En décidant de se rendre à Srebrenica, le Premier ministre serbe Alexandar Vučić a fait un geste honorable. Tout aussi honorable, sa réaction conciliatrice face au Bosniaque qui lui avait jeté des pierres. Or il rejette le terme de génocide. C'est son gouvernement qui a appelé Moscou, il y a quelques jours, à bloquer au Conseil de sécurité de l'ONU la résolution censée qualifier cette tragédie de génocide. Vučić s'est rendu à reculons à l'endroit où s'étaient ouvertes jadis les portes de l'enfer. Aucun de ses propos bien intentionnés sur la réconciliation n'a pu dissiper cet arrière-goût amer. Ces jets de pierres n'en sont que la confirmation." (13.07.2015)

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Financial Times - Royaume-Uni

L'UE bientôt confrontée à des flot de réfugiés ukrainiens

Alors que tous les regards sont rivés sur la Grèce, la crise économique qui couve en Ukraine aura des conséquences bien plus graves, met en garde l'économiste Nick Butler sur son blog hébergé par le journal conservateur Financial Times : "Il semblerait que le gouvernement de Kiev soit proche du défaut de paiement pour certaines dettes, voire pour toutes ses dettes. Une étape qui bloquerait non seulement l'octroi de crédits supplémentaires mais aussi les investissements dont l'industrie a un besoin urgent et qui sont indispensables pour enrayer le déclin économique. Un retard de paiement aurait un effet dissuasif sur les créanciers et les investisseurs, mais ce n'est pas le seul risque. Il pourrait aussi pousser des milliers d'Ukrainiens à traverser la frontière, longue et perméable, de leur pays avec la Pologne, la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie. Alors que l'Europe ne sait pas comment faire face au flux limité de réfugiés en provenance de la Méditerranée, on peut s'imaginer la panique et le chaos qu'engendrerait un exode d'Ukraine." (12.07.2015)

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Super Express - Pologne

L'hommage déplacé du président polonais à Stauffenberg

Le président polonais Bronisław Komorowski a rendu hommage la semaine passée, dans le cadre d'une cérémonie de commémoration, au général allemand Claus von Stauffenberg, instigateur d'une tentative d'attentat contre Hitler. Un geste qui le discrédite, estime le journal à sensation conservateur Super Express : "Il suffit que Berlin dise que Stauffenberg était un héros pour que le président Komorowski claque des talons. … Excusez l'expression. Pourtant cet officier, dans lequel Komorowski vient de découvrir un héros, voulait liquider Hitler à seul dessein de sauver l'hégémonie allemande, qui s'étendait jusqu'à la Vistule à l'époque. … Il prévoyait ensuite de conclure un cessez-le-feu avec Staline pour consolider cette frontière [et entériner le partage de la Pologne avec Moscou]. Si l'attentat avait réussi, la Pologne aurait été rayée de la carte.… L'historien Komorowski doit s'être assoupi lors des séminaires sur l'Europe au XXe siècle." (13.07.2015)

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Delfi - Lituanie

La présidente lituanienne aussi péremptoire que Poutine

Cela fait maintenant six ans que Dalia Grybauskaitė est présidente de la Lituanie. Sur le portail en ligne Delfi, le journaliste Rimvydas Valatka critique son style de gouvernance autoritaire : "La question la plus désagréable qu'un journaliste lui ait jamais posée a été : 'Madame la présidente, vous est-il jamais arrivé, dans toutes ces années au pouvoir, de faire une erreur ?' Ses réponses à cette question ont toujours été aussi sympathiques que celles du président russe Vladimir Poutine : 'non, je n'ai jamais commis d'erreur'. Ces six années ont été un parcours sans faute. … La population est pleinement satisfaite de Grybauskaitė - sa prestance, sa volubilité en toute occasion, sa rigueur et sa supériorité. Une formidable combinaison de narcissisme et de nihilisme. … Bien qu'elle jouisse d'une grande popularité au pouvoir, et ce dès le premier jour, elle ne l'a pas mise au service de l'unité du peuple, ni de l'unité de la classe politique. … Au contraire, elle n'a eu de cesse de les diviser." (13.07.2015)

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ÉCONOMIE

Blog Pitsirikos - Grèce

Crise grecque : la zone euro va disparaître

La zone euro sera bientôt de l'histoire ancienne, estime le blogueur Pitsirikos, qui tente de tranquilliser ses lecteurs : "Comme il semble que les citoyens soient très inquiets - j'ai reçu plus de 200 mails la nuit dernière et je n'ai pas pu répondre à tout le monde - voici quelques pensées : tout va bien. Quoi qu'il advienne, le nouveau mémorandum d'austérité ne sera pas mis en œuvre. La plupart des gens n'ont plus de quoi payer. Ce n'est qu'une question de temps, quelques mois peut-être, avant que la Grèce ne quitte la zone euro et ne reprenne son destin en mains. … Pour que la normalité politique et sociale règne en Grèce, il faut que le pays quitte la zone euro. Il est dès lors très important de savoir quel parti sera au gouvernement. Nous avons le temps d'y réfléchir. Ne vous inquiétez pas pour l'euro. La zone euro va bientôt disparaître." (12.07.2015)

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El Mercurio - République du Chili

Crise grecque : avaler la pilule de l'austérité

Il ne reste plus d'autre choix aux Grecs - à l'instar du Chili - que de suivre une rigoureuse politique d'austérité, estime le quotidien conservateur El Mercurio : "Comme dans les tragédies classiques de Sophocle, la Grèce lutte contre le destin tragique que lui réservent les dieux. Enchaînée à l'euro et donc sans la possibilité de procéder à une dévaluation, lâchée par les investisseurs et pourvue d'un système bancaire en ruine, la Grèce est condamnée à avaler la pilule amère de l'austérité et des hausses d'impôts. La rébellion des électeurs est compréhensible mais inutile. Qu'elle décide de rompre ou non avec ses créanciers patients, qu'elle décide ou non de quitter la zone euro : l'Etat-providence s'effondrera et les droits sociaux n'auront plus cours s'il n'y a plus d'argent." (12.07.2015)

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The Irish Independent - Irlande

Le krach boursier chinois menace l'économie mondiale

Sur fond de chaos boursier en Chine, Pékin a tenté la semaine dernière de stabiliser le marché des actions du pays en procédant à des baisses de taux d'intérêt et à des interdictions de transactions commerciales pour les grands actionnaires. Les interventions du régime communiste ne circonscrivent pourtant pas le danger, prévient le quotidien conservateur The Irish Independent : "Si ces mesures draconiennes étaient censées apaiser les marchés d'actions chinois, alors l'objectif n'a pas été atteint. On pourrait même dire qu'elles ont eu l'effet inverse. Les cours des actions chinoises, qui ont brièvement remonté au début de la semaine dernière suite aux annonces du gouvernement, ont rapidement replongé. Le krach des cours et la réaction des instances de régulation alimentent les craintes qui planaient depuis longtemps déjà sur l'état réel de l'économie chinoise. … Stephen King, économiste en chef à HSBC, compare l'économie mondiale au Titanic : un navire livré à lui-même au beau milieu de l'océan et privé de suffisamment de gilets de sauvetage. La Chine sera-t-elle l'iceberg qui enverra le navire - et la plupart de ses passagers - par le fond ?" (12.07.2015)

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SOCIÉTÉ

Público - Portugal

La tournée du pape cible les pauvres

Le pape François a achevé dimanche au Paraguay sa tournée d'une semaine en Amérique du Sud. Le souverain pontife s'était rendu en Equateur et en Bolivie, où il avait dénoncé des injustices. L'objectif de ce voyage était clair : augmenter l'influence du catholicisme chez les pauvres, estime le quotidien libéral Público : "Après le procès sur la pédophilie au Vatican et son encyclique sur l'environnement, le pape François s'emploie désormais à poursuivre l'agenda de son pontificat, en se rendant dans trois des pays les plus pauvres d'Amérique latine.… Le pape a demandé pardon pour les crimes commis par l'Eglise catholique envers les peuples autochtones d'Amérique du Sud pendant la colonisation espagnole, tout en soulignant que le catholicisme était la religion des pauvres. … Son projet est clair : renforcer l'influence du catholicisme là où la pauvreté est la plus marquée." (13.07.2015)

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Jyllands-Posten - Danemark

Un ministre danois diffamé pour sa profession de foi

Le nouveau ministre danois de la Recherche, Esben Lunde Larsen, est encore sous le feu des critiques pour avoir publiquement déclaré être chrétien pratiquant. Pour le quotidien de centre droit Jyllands-Posten, ceci révèle les rapports difficiles que le Danemark entretient avec la religion : "Ces réactions font l'effet de malentendus délibérés et de préjugés voulus. D'une part parce que beaucoup d'universitaires de notre pays ont un rapport très difficile à la religion et aux personnes douées qui font profession de foi. D'autre part, on assiste à une tentative de diffamation d'un ministre dont la foi personnelle s'inscrit dans le cadre de la liberté de religion. ... Il est la cible d'un mélange de préjugés, d'ignorance et de mépris de la religion qui ne tient nullement compte des rapports entre foi et science." (13.07.2015)

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