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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 16.06.2015

 

À LA UNE

Négociations : Athènes n'a pas fait de nouvelle proposition

D'après un récent sondage de l'institut GPO, près de 70 pour cent des Grecs veulent garder l'euro et seraient prêts à accepter des mesures d'austérité. (© picture-alliance/dpa)

 

Athènes ne présentera pas de nouvelle liste de réformes avant le sommet des ministres des Finances de l'UE jeudi. C'est ce qu'a annoncé lundi le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, à l'issue de discussions infructueuses avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker et le FMI. Les négociations sont difficiles car le FMI et la zone euro poursuivent des objectifs différents, écrivent les commentateurs, qui appellent à ne pas sous-estimer les conséquences d'un Grexit.

Libération - France

Le FMI et l'UE vont droit à la catastrophe

Dans les négociations avec la Grèce, le FMI ne tient pas compte de la situation dans la zone euro, critique le quotidien de centre-gauche Libération : "Surtout, le FMI ne se préoccupe guère du maintien de la Grèce dans l'euro, pas plus que de la pérennité du projet européen : ce sont des questions politiques qui lui sont étrangères. Pour la zone euro, c'est l'inverse : sa priorité est politique, éviter un 'Grexit' qui menacerait la pérennité de la monnaie unique. Mais elle continue à faire mine de croire que la Grèce pourra rembourser ses dettes, alors qu'elle sait bien que ce ne sera jamais le cas. Le fait que le Fonds monétaire international et la zone euro négocient ensemble pousse chacun à l'intransigeance et aboutit à exiger d'Athènes l'impossible : des coupes budgétaires visant non seulement à l'équilibre, mais à un excédent primaire irréaliste censé permettre le remboursement d'une dette 'sanctuarisée'. Deux logiques inconciliables qui menacent l'Europe d'une catastrophe sans précédent." (16.06.2015)

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The Independent - Royaume-Uni

Les partisans du Grexit ne sont pas crédibles

Les actuels partisans d'un Grexit sont ceux qui s'étaient trompés au départ dans leurs prévisions sur la Grèce, rappelle le quotidien de centre-gauche The Independent : "Les chantres de la zone euro affirment qu'il n'y aura pas de contagion financière ou économique si la Grèce quitte l'Union monétaire, estimant que le système a été suffisamment consolidé ces trois dernières années. L'Europe peut accepter ou rejeter la Grèce, soulignent-ils. Ils ont peut-être raison. Mais l'on serait bien avisé de se souvenir que ce sont ces mêmes individus qui, en 2010, avaient prédit que la Grèce retrouverait rapidement la croissance après avoir ingurgité une bonne dose de leur austérité savamment distillée. Le résultat est là." (15.06.2015)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

De la nécessité d'une remise de dette

La Grèce ne pourra être remise sur les rails qu'à la condition que ses créanciers renoncent à une partie de leur dû, affirme le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Une restructuration de la dette ne se fera ni en un clin d'œil ni en l'espace de quelques jours, mais nécessitera des négociations très poussées. Qui pourrait le savoir mieux que le gouvernement allemand ? Au siècle dernier, l'Allemagne a par quatre fois bénéficié d'une remise partielle de ses dettes ; une mesure qui lui a été extrêmement salutaire, ce qu'oublient allègrement tous ceux qui aujourd'hui jettent la pierre à la Grèce et préconisent sa sortie de l'Union monétaire. … Si l'Allemagne a bénéficié quatre fois d'une remise de dette, ce n'est pas parce qu'elle l'avait mérité mais parce que c'était économiquement raisonnable. Les Grecs non plus n'ont très certainement pas mérité une remise de dette ; mais pour des raisons tant économiques que politiques, c'est inévitable. Signalons au passage quelle serait l'alternative : une faillite désordonnée de l'Etat." (16.06.2015)

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Politis - Chypre

Les créanciers veulent renverser la gauche grecque

De l'avis du quotidien libéral Politis, un abîme sépare les Grecs de ceux qui détiennent le pouvoir à Bruxelles : "Les Grecs aimeraient voir une Europe qui se montre solidaire et qui ne s'oppose pas à la Grèce. Une Europe qui n'essaye pas de récupérer l'argent perdu en augmentant la TVA et en privant les pauvres de leurs retraites à 300 euros. … Il faut que le gouvernement grec cesse de participer à ce bras de fer, qui ne cesse de l'affaiblir. Il est évident que les exigences du pouvoir central néolibéral à Bruxelles sont de nature politique et non économique. Leur objectif est de décrédibiliser le gouvernement de gauche aux yeux des Grecs. … L'équipe inexpérimentée d'Alexis Tsipras doit comprendre une chose : c'est à des ennemis et non à des partenaires qu'elle s'adresse." (15.06.2015)

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POLITIQUE

Sme - Slovaquie

Les anciens pays de l'OTAN se désolidarisent des nouveaux

Si le quotidien libéral Sme se félicite que les Etats-Unis envisagent de déployer des armes lourdes en Europe de l'Est et dans les pays baltes, il doute cependant de la solidarité d'un certain nombre de pays européens membres de l'OTAN : "Les projets de Washington de déployer des soldats et des armes lourdes dans les pays baltes sont conditionnés au feu vert de l'alliance. Parmi les membres de l'OTAN, les positions divergent. A en croire un sondage mené la semaine passée, une majorité des Allemands, des Italiens et des Français sont défavorables à un recours à la force militaire pour protéger les alliés contre une attaque russe, quoi que Vladimir Poutine puisse faire en Ukraine. Ceci soulève la question intéressante de la viabilité et de la force de dissuasion du principe de défense collective de l'OTAN. Les anciens membres de l'alliance sont-ils véritablement prêts à prendre les armes pour leurs nouveaux partenaires ?" (16.06.2015)

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Länsi-Savo - Finlande

Militariser l'Europe de l'Est ravive les tensions

Les armes lourdes que les Etats-Unis entendent positionner en Europe de l'Est revêtent une signification plus symbolique que militaire, analyse le quotidien libéral Länsi-Savo : "Nul n'ignore à qui le message est adressé. On veut faire comprendre à la Russie que s'il le faut, Washington défendra bel et bien ses partenaires de l'OTAN en Europe. Il ne faut pas être devin pour prédire quelle sera la réaction russe à l'opération des Américains. Dans un proche avenir, les Russes procèderont à de vastes manœuvres ainsi qu'à une intensification des démonstrations de force de sa marine et de son armée de l'air dans les eaux internationales et dans l'espace aérien. … Si l'on ne peut encore parler de nouvelle guerre froide, il se pourrait qu'il soit encore longtemps question d'un refroidissement persistant." (16.06.2015)

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Hospodárske noviny - Slovaquie

Juncker doit mieux emballer ses quotas

Les ministres européens de l'Intérieur se retrouvent ce mardi au Luxembourg pour débattre de la question controversée des quotas de réfugiés. Si la proposition de quotas se heurte à tant de résistance, le président de la Commission Jean-Claude Juncker en est le premier responsable, estime le journal économique libéral Hospodářské noviny : "Juncker devrait avoir compris qu'il aurait dû s'y prendre autrement pour présenter son projet. Sa proposition a déclenché non pas l'élan de solidarité espéré, mais une levée de boucliers. … En vieux routier de la politique, le chef de la Commission européenne sait qu'il vaut mieux d'abord négocier certaines choses à huis clos. … Il devrait rectifier le tir, convoquer un sommet le plus rapidement possible, fermer les portes à double tour et dire : 'D'accord, les quotas ne sont pas passés. Mais personne ne passera cette porte avant d'avoir promis de prendre en charge sa part de réfugiés. Et que personne ne me propose un chiffre inférieur à 1.000'." (16.06.2015)

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El Periódico de Catalunya - Espagne

L'Union succombera aux désaccords sur l'accueil des réfugiés

Ces derniers jours, à proximité de Nice, la police aux frontières française a empêché des réfugiés d'entrer en France depuis l'Italie. La question des réfugiés divise l'UE, écrit le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya, qui appelle Bruxelles à prendre enfin des mesures : "La crise des réfugiés se déplace vers le Nord et creuse entre des pays membres comme l'Italie et la France un fossé qui n'aurait jamais dû exister. … Le Premier ministre italien Matteo Renzi dit vouloir agir de son propre chef si l'UE ne s'en charge pas. Outre la question de savoir si Rome dispose ou non d'un plan alternatif, ce serait un recul aux conséquences imprévisibles pour l'édifice européen. Jusqu'à présent, seules Rome et Paris prennent position dans cette crise. Bruxelles et le reste des Etats de l'UE ne donnent à entendre qu'un silence assourdissant. Les Européens ont oublié les temps où ils étaient eux-mêmes réfugiés et migrants." (16.06.2015)

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Yeni Şafak - Turquie

A l'aide des Kurdes, les USA veulent affaiblir la Turquie

Les combattants des Unités de protection du peuple (YPG), la branche armée du parti politique laïc kurde syrien (PYD), ont repris au groupe terroriste Daech le poste-frontière qui sépare la ville turque d'Akçakale de la ville syrienne Tall Abyad. Une bataille qui a entraîné un nouvel exode de réfugiés syriens vers la Turquie. C'est le résultat de l'alliance stratégique entre les Etats-Unis et les Kurdes dans la région, explique le quotidien proche du gouvernement Yeni Şafak : "Cette fois-ci, le projet profitera à l'aile kurde du PKK. ... Avant les élections, alors que la perspective d'une coalition gouvernementale se profilait déjà en Turquie, certains éléments [aux Etats-Unis] ont accéléré l'opération qui consistait à neutraliser la Turquie dans le nord de la Syrie, à rompre tous les liens avec le sud et à créer un corridor reliant le nord de l'Irak à la Méditerranée. Un projet démocratique dévastateur est sur le point d'être lancé : l'expulsion, voire le nettoyage ethnique des Turkmènes et des Arabes du pays. Il s'agit peut-être de la dernière étape d'une stratégie dont le but est de décrédibiliser la Turquie au sein des pays voisins qui s'étaient ouverts à elle ces dernières années, et d'isoler à nouveau l'Anatolie." (16.06.2015)

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Večernji list - Croatie

Risque de guerre froide au Proche-Orient

Le quotidien conservateur Večernji List s'inquiète de voir le Proche-Orient divisé en zones d'intérêt chiites et sunnites : "La situation a changé à la vitesse de l'éclair ces dernières années au Proche-Orient et en Méditerranée orientale et méridionale, alors que certains protagonistes nourrissent l'ambition de devenir des puissances régionales. Aujourd'hui, il s'agit surtout de l'Iran [chiite] et de l'Arabie Saoudite [sunnite], deux grands et puissants Etats islamiques qui se battent pour leurs zones d'influence et qui ne reculent devant rien. … La conséquence de cet affrontement pourrait être la formation d'un bloc sunnite face à un bloc chiite, sur le modèle de l'OTAN et du pacte de Varsovie, ce qui pourrait entrainer une nouvelle guerre froide et un 'équilibre de la peur' dans la région. Mais tout ceci pourrait aussi dégénérer et aboutir à une véritable guerre." (16.06.2015)

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Tages-Anzeiger - Suisse

Le cas Al-Bachir affaiblit la CPI

En dépit d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), l'Afrique du Sud n'a pas ordonné l'arrestation du président soudanais Omar Al-Bachir, présent à un sommet de l'Union africaine à Johannesburg. Cette non-coopération remet en cause d'une manière fondamentale le travail de la Cour de La Haye, estime le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger : "Les Etats-Unis ont toujours refusé d'apposer leur signature au bas du statut de Rome [acte fondateur de la Cour], tout comme la Russie, la Chine et la Corée du Nord. L''abstinence juridique' de ces Etats permet au président africain de prendre de haut les traités. … Les juges de La Haye ne vont certes pas baisser les bras et remettre leur tablier, ou leur robe de magistrat, de sitôt. … Mais si une institution doit à l'avenir remplir la fonction initialement envisagée par la Cour pénale internationale (CPI), tous ses fondements doivent être repensés. Elle doit avant tout être reconnue et soutenue par les grandes puissances de ce monde, au moins par les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU." (16.06.2015)

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ÉCONOMIE

The Irish Independent - Irlande

En cas de Brexit, l'Irlande serait perdante et gagnante

Le référendum sur l'UE prévu d'ici 2017 en Grande-Bretagne a déclenché un débat dans l'Irlande voisine : le pays doit-il emboîter le pas aux Britanniques et quitter l'Union lui aussi ? Un Brexit aurait des répercussions négatives et positives sur l'Irlande, analyse le quotidien conservateur Irish Independent : "Il est évident que l'économie irlandaise pâtirait de la perte de son premier partenaire commercial dans l'UE. D'après une évaluation du think-tank Open Europe, le PIB irlandais pourrait se contracter de jusqu'à 3 pour cent d'ici 2030 le cas échéant. Mais une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union offrirait aussi de nouvelles perspectives à l'Irlande. Devenant l'unique pays de l'UE avec l'anglais comme langue officielle, il pourrait attirer davantage les investisseurs étrangers. … Cependant, la Grande-Bretagne fortement dérégulée résultant d'une sortie de l'UE permettrait de réduire fortement les coûts dans l'âpre compétition pour séduire les multinationales." (15.06.2015)

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SOCIÉTÉ

Le Figaro - France

L'importance de l'orthographe

A l'occasion du déroulement des examens du baccalauréat en France, le ministère de l'Education a appelé les enseignants à ne pas sanctionner trop sévèrement les fautes d'orthographe dans les copies des élèves. Selon le Baromètre Voltaire, les Français maîtriseraient moins de la moitié des règles. L'orthographe est un patrimoine culturel qu'il convient de préserver, souligne le quotidien conservateur Le Figaro : "Il est probable que l'orthographe ne fait pas le génie, mais il est certain qu'un génie a besoin d'orthographe pour s'exprimer et être bien compris. ... Notre époque multiplie les strictes remontrances en matière d'écologie, de santé, de sécurité routière. … On nous dira qu'il y va de la vie de chacun et de la planète de demain. Mais l'orthographe, avec ses règles et ses exceptions, c'est le code de la route du français. Elle prémunit contre les dérapages des mots, les tête-à-queue de la pensée, pour ne rien dire des barbarismes, les bien nommés. Est-ce si négligeable pour un pays ?" (16.06.2015)

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Blog Adevărul - Roumanie

La corruption pousse les Moldaves dans les bras de la Russie

Aux élections municipales de dimanche en Moldavie, l'opposition pro-russe a remporté les deuxième et troisième villes du pays. Sur le site du quotidien libéral-conservateur Adevărul, l'historien Marius Diaconescu y voit le signe d'une évolution socio-politique : "L'électorat moldave est déçu par le manque d'authenticité du discours pro-européen et par la corruption manifeste de ceux qui l'incarnent. Les élections législatives de 2014 avaient déjà émis un signal d'alarme que personne n'avait relevé. Au lieu de se séparer de leurs dirigeants corrompus et d'engager de véritables réformes, les soi-disant partis démocratiques n'ont cessé de se compromettre aux yeux des électeurs. … Les sentiments pro-russes iront désormais en grandissant au sein de l'électorat, et les socialistes et communistes s'assureront le pouvoir pour longtemps. Ces partis privilégieront une rhétorique anti-roumaine. Une situation qui empêche pour le moment tout projet d'unification avec la Roumanie." (15.06.2015)

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MÉDIAS

Eesti Päevaleht - Estonie

Non à la censure des commentaires anonymes sur Internet

La Cour de justice européenne des droits de l'homme (CEDH) rendra public ce mardi son jugement dans le litige qui oppose le journal Delfi à l'Etat estonien. Il s'agit de savoir si l'on peut tenir le portail pour responsable de commentaires anonymes, ce qui entraînerait la nécessité d'un contrôle des contributions postées par les lecteurs. Rédacteur en chef de Delfi, Urmo Soonvald n'est pas favorable à un contrôle et invoque dans le quotidien libéral Eesti Päevaleht l'essence de la démocratie : "La liberté d'expression est une valeur sacrée qui a contribué à l'indépendance de l'Estonie et permettra à de nombreux autres Etats d'accéder à la liberté ; la liberté d'expression dans l'anonymat permet de rendre transparentes les situations opaques qui nous entourent. Les sociétés obscurantistes, fermées et contrôlées ne peuvent engendrer que du mauvais - ce serait la même chose si les contenus des utilisateurs étaient soumis à la censure et à des parangons de vertu, à même de décider ce qu'il est permis de penser. Il ne faut pas censurer les opinions et la diffusion de celles-ci. C'est ce qui s'est produit en Europe de l'Est jusqu'à l'implosion du système, en 1989." (16.06.2015)

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