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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 05.06.2015

 

À LA UNE

Elections cruciales en Turquie

A l'issue des élections, le président Erdoğan entend réviser la Constitution et renforcer sa position. (© picture-alliance/dpa)

 

Trois jours avant les législatives en Turquie, l'ONG Reporters sans frontières a appelé le président Recep Tayyip Erdoğan à cesser d'attaquer les médias d'opposition. La défense de la démocratie : tel est l'enjeu de ce scrutin, selon les éditorialistes européens, qui espèrent l'entrée au Parlement du parti de gauche pro-kurde HDP.

Financial Times - Royaume-Uni

Brider le pouvoir d'Erdoğan

Si l'AKP obtenait une majorité des deux tiers au Parlement, le président Erdoğan pourrait alors avoir toute latitude pour réviser la Constitution. Une perspective proprement catastrophique pour la Turquie, estime le quotidien conservateur Financial Times : "Le pays est divisé et la menace djihadiste s'intensifie à ses frontières avec la Syrie et l'Irak. A cela s'ajoute la dérive d'un président de plus en plus borné et autoritaire. Dans ce contexte, il serait peu réjouissant que l'AKP obtienne une majorité qui permette à Erdoğan de réviser la Constitution et d'introduire un système présidentiel taillé sur mesure. … Il s'est arrogé les pouvoirs du gouvernement, a bafoué la justice et persécuté les médias et les entreprises privées. Il serait donc catastrophique qu'il affermisse un peu plus sa position et parvienne à se débarrasser des ultimes garde-fous qui restreignent encore son pouvoir." (04.06.2015)

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Frankfurter Rundschau - Allemagne

Les Turcs appelés à défendre la démocratie

Le président Erdoğan a transformé les élections législatives turques en référendum sur son projet de système présidentiel. C'est une stratégie du "tout ou rien", constate le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau : "Les électeurs s'intéressent moins au système présidentiel qu'à leur pouvoir d'achat, qui ne cesse de diminuer, et au niveau de chômage élevé. … Le gaspillage est le talon d'Achille d'un président qui avait été élu jadis en faisant la promesse de lutter contre la corruption. … La Turquie décidera dimanche de son avenir : sera-t-elle une autocratie d'Asie centrale ou bien une démocratie européenne ? On verra si l'opposition parviendra à mobiliser ses électeurs cette fois-ci, et si les Turcs sauront faire preuve de suffisamment de maturité pour saisir l'importance du scrutin et défendre leur démocratie." (05.06.2015)

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Il Sole 24 Ore - Italie

Seuls les Kurdes peuvent stopper le sultan

Le destin de la Turquie est entre les mains des Kurdes, analyse le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Les élections de dimanche détermineront si Erdoğan, pacha incontesté, deviendra également le sultan d'une république présidentielle. Il semble avoir franchi la dernière limite qui donnait encore à ses ambitions européennes un tant soit peu de crédibilité. En effet, à l'instar de Poutine en Russie, Erdoğan n'a eu aucun scrupule à discréditer ses opposants. Les médias et adversaires politiques ayant osé émettre des critiques ont été qualifiés de traitres à la nation et de valets des puissances occidentales. Cela n'empêchera pas l'AKP de remporter les élections. Mais la question cruciale qui taraude Erdoğan est de savoir s'il disposera de la majorité nécessaire pour changer la Constitution. D'après les sondages, le HDP est autour des dix pour cent. Ainsi, tout dépend d'une poignée de voix kurdes." (05.06.2015)

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Agos - Turquie

La crainte d'un revers rend l'AKP agressif

En Turquie cette semaine, le parti de gauche pro-kurde HDP a été la cible de trois attaques, au cours desquelles une personne a perdu la vie et trois autres ont été blessées. Le président Tayyip Erdoğan a reproché mercredi au "lobby arménien", aux homosexuels et au groupe médiatique Doğan de mener une campagne de dénigrement. Les nombreuses attaques d'Erdoğan et du parti au pouvoir AKP contre les Kurdes et les Arméniens notamment témoignent de leur crainte de perdre des voix aux élections de dimanche, analyse Agos, l'hebdomadaire de la minorité arménienne de Turquie : "L'AKP est habitué à gouverner seul et l'éventualité de perdre cette suprématie lui fait privilégier un langage grossier, raciste et discriminatoire. Il ne verra aucun inconvénient non plus à utiliser des arguments sexistes et humiliants. Confronté à la possibilité de perdre leur pouvoir absolu, l'AKP et ses dirigeants s'emploient à représenter ces élections comme une tentative de coup d'Etat. Voilà ce que l'on a pu observer ces dernières semaines." (05.06.2015)

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POLITIQUE

Sme - Slovaquie

Seul Obama peut apporter la paix à l'Ukraine

En Ukraine orientale, les combats ont repris de plus belle. Il s'agit de la plus grosse violation du cessez-le-feu de Minsk jusque-là, selon la Commission européenne. Craignant la recrudescence de la guerre, le quotidien libéral Sme appelle les Etats-Unis à intervenir : "Les combats ont été provoqués par les deux parties. D'ici à quelques semaines, on s'attend à un prolongement des sanctions de l'UE à l'égard de la Russie, ce qui n'incitera aucunement le pays à agir de manière responsable. L'Ukraine, de son côté, a nommé l'ancien président géorgien Mikhaïl Saakachvili, ouvertement opposé à la Russie, gouverneur de la région d'Odessa, avec l'ambition évidente de provoquer la Russie. … Vu le risque d'escalade, il est incompréhensible que Washington continue à confier la protection de l'Ukraine à Angela Merkel et à l'Allemagne pacifiste. Qu'attend donc Obama pour comprendre qu'avec sa stratégie d'agression contrôlée, Poutine ne fait que tourner le dos à l'Occident ?" (05.06.2015)

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Lidové noviny - République tchèque

L'exclusion de la Russie : une question qui divise le G7

Le Premier ministre canadien Stephen Harper s'est déclaré favorable à la prorogation de l'exclusion du président russe Vladimir Poutine du sommet du G7, comme ce sera le cas ce week-end en Bavière. Un certain consensus semble exister sur cette question - en tout cas d'un point de vue formel - commente le quotidien conservateur Lidové noviny : "Il existe néanmoins un nombre croissant de voix qui préconisent de trouver un modus vivendi avec la Russie en misant sur la communication plutôt que sur les sanctions. Selon elles, l'amorce d'un dialogue entre l'Occident et la Russie serait également bénéfique à l'Ukraine. D'autres affirment que l'Occident trahirait ses valeurs en invitant Poutine tant que celui-ci n'aura pas cessé d'apporter un soutien militaire aux rebelles en Ukraine. … Bien sûr, le G7 ne représente que 14 pour cent de la population mondiale. Le G20, qui représente 66 pour cent de l'humanité, bénéficie d'une attention croissante. Après l'annexion de la Crimée, l'Australie voulait également exclure Moscou de ce groupe élargi, mais les BRICS s'y étaient opposés." (05.06.2015)

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i - Portugal

Le Portugal doit croiser les doigts pour la Grèce

Une sortie de la Grèce de la zone euro nuirait au Portugal, prévient le quotidien de centre-gauche i : "Pour le gouvernement, un Grexit justifierait 'leur' credo, et celui qui domine actuellement l'Europe, à savoir qu''il n'existe pas d'alternatives'. Pour les socialistes, qui promettent de rompre avec la politique d'austérité menée jusqu'ici, ce serait en revanche un véritable revers. Mais quels que soient les avantages d'une telle perspective pour tel ou tel camp, il est certain qu'un Grexit aurait d'énormes répercussions sur le Portugal et qu'il révélerait toute la fragilité du pays. Si l'on ouvre la boîte de Pandore, il est probable que les taux de remboursement liés aux emprunts d'Etat portugais repartiront à la hausse. … Le Portugal ferait donc bien de croiser les doigts pour la Grèce, ce qu'il ne fait malheureusement pas. On peut comprendre pourquoi les partis de centre-droit ne le font pas. Pour les socialistes en revanche, c'est moins évident." (03.06.2015)

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NRC Handelsblad - Pays-Bas

Snowden, un frein à l'espionnage de la NSA

Le Congrès américain a voté mardi une loi qui impose à l'agence de renseignement NSA de ne plus collecter de manière illimitée les données téléphoniques et électroniques des citoyens du pays. Un petit progrès dont se félicite le quotidien libéral NRC Handelsblad : "En théorie, les Américains disposent désormais d'une protection supplémentaire contre le nez fureteur de l'Etat ; reste à savoir si cela se vérifiera aussi en pratique. Quant aux citoyens du reste du monde, la donne reste la même. ... La NSA peut ainsi continuer à espionner le réseau de téléphonie mobile de régions entières sans entraves. ... Mais que la NSA ne puisse plus s'en référer à la sécurité nationale pour agir sans frein est tout de même une grande avancée. Et sans Edward Snowden, nous n'en serions probablement pas là aujourd'hui." (05.06.2015)

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Tvnet - Lettonie

Un président écologiste pour la Lettonie

Raimonds Vējonis, actuel ministre de la Défense et chef de file du parti écologiste, a été élu mercredi nouveau président de Lettonie par le Parlement. Le portail Tvnet s'en félicite : "Vējonis est le premier chef d'Etat de la Lettonie indépendante qui dispose d'une longue expérience en politique : il a été élu au Parlement à de nombreuses reprises, ministre de l'Environnement pendant neuf ans et ministre de la Défense ces dernières années. Il bénéficie en outre d'une reconnaissance internationale et il est considéré comme premier président 'vert' d'un pays de l'UE. Espérons dès lors qu'il ne se contentera pas à l'avenir de mettre en œuvre ses projets écologiques, mais qu'il répondra également aux priorités qui incombent à un chef d'Etat. ... Le souhait qu'il a exprimé mercredi soir à la télévision, à savoir que les hommes politiques ne doivent pas mentir, servira de critère à la population pour évaluer son action." (04.06.2015)

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RÉFLEXIONS

Libération - France

Le retour à la raison, par Edward Snowden

Le Congrès américain a voté mardi une révision du Patriot Act de 2001, visant à limiter l'accès des services secrets aux données téléphoniques. Dans le quotidien de centre-gauche Libération, le lanceur d'alertes Edward Snowden se réjouit que deux ans après ses révélations, la société puisse à nouveau revendiquer sa liberté auprès de l'Etat : "En dehors des Etats-Unis, les chefs des services secrets en Australie, au Canada et en France ont exploité des tragédies récentes afin d'essayer d'obtenir de nouveaux pouvoirs intrusifs, malgré des preuves éclatantes que ceux-ci n'auraient pas permis d'empêcher ces attaques. ... Pourtant, les rapports de forces commencent à changer. Nous assistons à l'émergence d'une génération post-terreur, qui rejette une vision du monde définie par une tragédie particulière. Pour la première fois depuis les attaques du 11 Septembre, nous discernons les contours d'une politique qui tourne le dos à la réaction et à la peur pour embrasser la résilience et la raison. Chaque fois que la justice nous donne raison, que la législation est modifiée, nous démontrons que les faits sont plus convaincants que la peur. Et, en tant que société, nous redécouvrons que la valeur d'un droit ne se mesure pas à ce qu'il cache, mais à ce qu'il protège." (05.06.2015)

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ÉCONOMIE

Der Standard - Autriche

Avec un Grexit, l'argent des créanciers partirait en fumée

Le FMI a accordé jeudi un report de paiement à la Grèce. Athènes règlera l'ensemble de ses remboursements regroupés à la fin du mois. La position adoptée par le Premier ministre Alexis Tsipras dans les négociations avec les créanciers n'est pas si insensée, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Le fait que les fonds d'urgence alloués par le dispositif européen aux banques grecques via la Banque nationale hellénique aient dépassé les 80 milliards d'euros est un aspect à prendre en compte. Dans le cas d'un départ de la zone euro et/ou d'un défaut de paiement des Grecs, les aides et garanties n'auraient aucune valeur. … La zone euro et le FMI semblent ne pas avoir pris conscience que plus Alexis Tsipras fait patienter les créanciers, plus sa situation s'améliore." (05.06.2015)

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Blog Biziday - Roumanie

Adhésion à l'euro : la Roumanie doit se hâter

Suite à une rencontre avec le président Klaus Iohannis jeudi, le Premier ministre roumain Victor Ponta a retenu la date du 1er juillet 2019 pour adhérer à la zone euro. Au vu des projets de l'Allemagne et de la France, Bucarest doit accélérer le pas, estime le journaliste économique Moise Guran sur son blog Biziday : "Les ministres de l'Economie [allemand et français] Sigmar Gabriel et Emmanuel Macron ont évoqué dans une tribune commune une union financière censée compléter l'Union monétaire. Ils n'envisagent pas seulement une politique financière commune, mais aussi un budget commun. Un tel projet pourrait néanmoins diviser l'UE entre une région totalement intégrée et une autre qui le serait moins. … On comprend mieux pourquoi nos dirigeants se sont fixés un tel agenda concernant l'adhésion à l'euro. Si nous n'introduisons pas l'euro, personne ne nous chassera de l'Europe. Mais nous devons nous demander dès aujourd'hui si nous voulons appartenir aux Nations Unies d'Europe, ou si nous souhaitons en rester exclus." (05.06.2015)

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Naftemporiki - Grèce

Les Espagnols en détresse malgré la reprise

D'après l'Office statistique espagnol, le pays a connu au premier trimestre une croissance de 0,9 pour cent par rapport au précédent. Des chiffres purement factuels qui cachent une bien triste réalité, souligne le journal économique conservateur Naftemporiki : "Le taux de chômage s'élève à près de 24 pour cent (et même plus de 50 pour cent pour les jeunes), tandis que le revenu moyen des personnes actives est 20 pour cent moins élevé qu'en 2008. Dans ce contexte, les Espagnols ont de plus en plus de mal à rembourser leurs emprunts et hypothèques. L'année dernière, près de 35.000 logements ont été saisis, ce qui signifie que 95 familles doivent plier bagage chaque jour. Et selon les informations de la Banque centrale espagnole, avec le remboursement de la dette publique entre 2012 et 2014, l'épargne nette des ménages a été quasi nulle." (05.06.2015)

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SOCIÉTÉ

Tportal - Croatie

Fascisme en Croatie : la nécessité du travail de mémoire

70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le rôle historique des partisans et des oustachis fascistes fait débat en Croatie. Le pays se doit de mener ce débat, peut-on lire sur le site libéral tportal.hr : "Ce n'est qu'après avoir entièrement liquidé le fascisme des Oustachis, ses symboles et l'ensemble des traces qu'il a laissées, c'est-à-dire en procédant à un travail de mémoire systématique et à un travail judiciaire impitoyable selon le modèle de l'Allemagne démocratique contemporaine, que l'on sera en mesure de parler en toute sérénité des rapports entre l'Etat et les marchés, entre le travail et le capital. Il faut d'abord que la Croatie acquière la maturité d'une société normale, démocratique et civilisée si l'on veut jeter les bases nécessaires à l'essor de l'économie." (03.06.2015)

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hvg - Hongrie

A l'aide, la Hongrie redevient un Etat multiethnique !

Avec la signature du traité de paix du Trianon le 4 juin 1920, la Hongrie perdait près d'un tiers de sa population et deux tiers de son territoire. Dans l'hebdomadaire de centre-gauche Heti Világgazdaság, l'essayiste Péter Techet dresse un parallèle ironique avec la situation actuelle : "Le 4 juin 1920 a été une date importante dans l'histoire de la Hongrie. Il y a 95 ans, notre petite patrie obtenait enfin la liberté, se défaisait du joug des Habsbourg et se débarrassait des évolutions libérales et des réformes entreprises sous le régime impérial, sans parler de la diversité ethnique. Après un demi-millénaire, la Hongrie pouvait redevenir un Etat souverain. La même chose est en jeu aujourd'hui : les soixante-huitards, les cosmopolites, les libéraux, les traitres à la patrie qui vivent parmi nous et les représentants fanatiques de l'UE ont l'intention de trahir le traité du Trianon et de refaire de la Hongrie un grand pays libéral, coloré et hospitalier." (04.06.2015)

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