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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 30.04.2015

 

À LA UNE

Juncker critique la forteresse Europe

"Il faut ouvrir les portes", a déclaré Juncker. (© picture-alliance/dpa)

 

Jean-Claude Juncker a vivement condamné la réaction des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE suite au drame des réfugiés en Méditerranée. Dans un discours devant le Parlement européen de Strasbourg, il a demandé mercredi la mise en place d'un accès légal pour les réfugiés en Europe et d'un système de quotas. La presse salue l'initiative du chef de la Commission et pousse l'opinion publique à faire pression sur la politique dans la crise migratoire.

Der Standard - Autriche

Enfin des propos clairs dans la crise migratoire

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a critiqué la passivité des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE face à la crise des réfugiés. Des propos dont se réjouit le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Le triplement des moyens alloués à l'opération de surveillance maritime Triton correspond de facto au retour de la mission nationale italienne Mare Nostrum. Bien que celle-ci ait sauvé des milliers de vies humaines, elle avait été suspendue suite aux pressions de l'Allemagne. Juncker a raison également quand il demande la mise en place d'un système de quotas pour les demandeurs d'asile. C'est ainsi que l'Union doit agir si elle ne veut pas saper la base même d'une société humaine. Les chefs de gouvernement veulent répartir équitablement 5.000 réfugiés dans le cadre d'un projet pilote à l'échelle européenne. Cela ne peut pas être la solution. L'UE compte 507 millions d'habitants. Cela ferait un réfugié pour 100.000 habitants. L'Autriche accueillerait donc 80 réfugiés, Vienne, avec ses 1,8 millions d'habitants, 18 seulement, soit la capacité d'un minibus. Est-on en train de marcher sur la tête ?" (30.04.2015)

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Deutschlandfunk - Allemagne

Juncker a envie d'agir

Par son initiative, Jean-Claude Juncker fait enfin valoir sa fonction pour s'opposer aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, se félicite la radio publique Deutschlandfunk : "Il a demandé aux dirigeants européens d'honorer leurs obligations ; il a dénoncé l'indigence des résultats du sommet extraordinaire et les discours de consternation. Et il a annoncé une nouvelle initiative pour établir un système de quotas. Bien sûr, au final, les conséquences de la politique migratoire incomberont aux Etats, sur les plans sociétal et économique. Or ces Etats membres sont précisément ceux qui ont bloqué toutes les pistes de réforme jusqu'à présent. La pression grandit, en raison de la tragédie humaine au large des côtes européennes. Mais aussi parce que la Commission et le Parlement affichent la volonté requise pour prendre les choses en main - une volonté qui manque cruellement aux chefs d'Etat et de gouvernement." (29.04.2015)

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La Stampa - Italie

L'engagement a disparu du vocabulaire européen

Le quotidien libéral La Stampa déplore l'absence de mobilisation sociale vis-à-vis du drame des réfugiés en Méditerranée : "Où sont Jean-Paul Sartre et Raymond Aron aujourd'hui ? … Sur une photo prise à l'Elysée en 1979, on voit le plus radical et le plus imprévisible des philosophes de gauche 'main dans la main' avec le plus libéral des intellectuels de la droite républicaine française. La religion universelle et humaniste de l'engagement et du devoir imposait de s'unir face à la tragédie des boat-people venus du Vietnam et du Cambodge. La mobilisation du couple le plus improbable, Sartre et Aron, avait poussé à agir un Giscard d'Estaing au départ réticent - et à sa suite la France entière. ... Où sont les Sartre et les Aron d'aujourd'hui ? Aucun politique n'est en mesure de s'engager pour une politique qui prévoirait ne serait-ce que la plus petite ouverture vis-à-vis des étrangers." (30.04.2015)

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POLITIQUE

Kıbrıs - Chypre

Chypre-Nord doit s'émanciper de la Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a rejeté lundi la requête du nouveau président de Chypre-Nord, Mustafa Akıncı, qui avait réclamé la normalisation des relations de son pays avec la Turquie. Akıncı ne sait pas ce qu'il dit et la Turquie reste la mère patrie, a déclaré Erdoğan. Or Akıncı n'a fait qu'exprimer la position de la plupart des Chypriotes turcs, écrit le premier quotidien turcophone de l'île : "Les Chypriotes turcs ne veulent pas de tension avec Ankara, mais ils veulent encore moins être rabaissés. … Les dirigeants turcs sont très susceptibles sur la question de l'hégémonie et de l'autonomie politique, mais ce faisant, il ne font qu'affaiblir la position du camp chypriote turc dans les négociations. Si Ankara considère sans cesse les Chypriotes turcs comme ses enfants, alors la partie grecque voudra naturellement dialoguer avec Ankara, et non avec les Chypriotes turcs." (30.04.2015)

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MediaPart - France

Le projet de loi sur le renseignement, fossoyeur de la démocratie

L'Assemblée nationale votera le 5 mai un projet de loi, proposé par le gouvernement fin mars, qui prévoit d'étendre les compétences des agences de renseignement. Les organisation de défense des droits de l'homme le rejettent, tandis que le portail de gauche Mediapart le qualifie d'atteinte à la démocratie : "Le projet de loi relatif au renseignement marque une rupture sans précédent non seulement dans l'histoire politique de la gauche du demi-siècle écoulé mais aussi pour l'avenir de notre démocratie, quels qu'en soient les gouvernants demain … L'indifférence, voire le mépris, du pouvoir face aux protestations … témoignent bien plus que d'un entêtement aveugle et sourd. Ils confirment un profond recul de la conviction démocratique de nos gouvernants socialistes, leur crainte du pluralisme, leur goût du secret, leur inclination autoritaire, leur peur du débat. … Combattre la loi sur le renseignement, ce n'est pas seulement refuser la surveillance généralisée. C'est aussi sauver la République comme espérance et exigence démocratiques." (29.04.2015)

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Financial Times - Royaume-Uni

Le scrutin majoritaire a fait son temps

Les sondages ne donnent aucun parti clairement gagnant aux législatives de jeudi prochain en Grande-Bretagne, malgré un droit électoral britannique nettement favorable à la création de majorités. Ceci reflète une transformation historique qui ne devrait toutefois pas susciter l'effroi, estime le quotidien conservateur Financial Times : "Une issue du scrutin peu claire la semaine prochaine entraînera fort probablement des élections anticipées dans les douze mois à venir, voire plus tard. Tôt ou tard, les politiques devront admettre que l'ancien système a fait son temps. Ils se rendront alors compte qu'ailleurs dans le monde, des Etats sont régulièrement dirigés par des gouvernements de coalition ou des gouvernements minoritaires, et que cela se passe bien. Finalement, à leur corps défendant, ils seront bien obligés de prendre acte de cette évolution logique et inexorable vers un scrutin proportionnel." (29.04.2015)

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Népszabadság - Hongrie

La peine de mort oui, mais comment ?

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s'est attiré les vives critiques de l'UE en évoquant publiquement mardi sa volonté de rétablir la peine de mort. Le quotidien de centre-gauche Népszabadság réagit avec cynisme et passe en revue les différentes possibilités qui se présentent à l'Etat pour exécuter les condamnés : "Devrions-nous forcer les médecins à enfreindre le serment d'Hippocrate en apportant une aide active à l'extinction de vies humaines ? Ou serait-il préférable de confier ce soin à des profanes chargés d'injecter la dose létale ? L'industrie pharmaceutique ne produisant plus de médicaments appropriés pour les condamnations, la Hongrie devrait elle-même mettre au point un produit idoine. Et éventuellement le tester au préalable sur des animaux ? Ou serions-nous mieux inspirés de suivre l'exemple américain, avec ses chambres à gaz et ses chaises électriques ? Peut-être se trouverait-il dans ce pays des personnes prêtes à fusiller leurs concitoyens ? Ou faut-il revenir à la pendaison ?" (29.04.2015)

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Lapin Kansa - Finlande

La marine finlandaise fait parler d'elle

La marine finlandaise a indiqué avoir localisé mardi soir une cible en profondeur et avoir tiré des grenades sous-marines pour l'éloigner. On ne dispose pas pour l'heure d'informations sur la nature et l'origine de cette cible. Le quotidien libéral Lapin Kansa tente d'expliquer cet incident : "La marine a fait ce qui était nécessaire. Elle a montré à un intrus potentiel qu'elle surveille les frontières. … Mais en règle générale, la marine ne publie aucun rapport sur ses observations sous-marines et sur ses diverses activités. On peut seulement spéculer sur les raisons qui la poussent aujourd'hui à le faire. Peut-être les forces de sécurité veulent-elles rassurer les citoyens compte tenu de la situation géopolitique tendue dans le monde. Peut-être les militaires voulaient-ils rappeler au futur gouvernement l'importance de l'armée, afin que celui-ci renonce à rogner le budget de la Défense." (30.04.2015)

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ÉCONOMIE

Gazeta Wyborcza - Pologne

Le salaire minimum allemand nuit aux étrangers

Le différend qui oppose la Pologne et l'Allemagne autour du salaire minimum sur les routes allemandes relève d'un pur égoïsme, estime Artur Kiełbasiński, journaliste au quotidien libéral Gazeta Wyborcza, qui reproche son impartialité à l'UE : "Lorsqu'un Allemand investit dans l'UE, c'est une bonne chose. En revanche, quand un Polonais y produit des services, c'est une mauvaise chose. C'est cette hypocrisie qu'il faut dénoncer, et non la prétendue volonté de défendre les intérêts des travailleurs polonais. Nous sommes en présence d'un cas on ne peut plus classique de défense d'un marché national [celui de l'Allemagne] face à ses concurrents. … Il est regrettable que ceci se produise au sein de l'UE. Ce conflit dépasse donc le simple cadre des relations germano-polonaises. Il s'agit d'un coup porté aux principes fondamentaux de l'UE." (30.04.2015)

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Blog Adevărul - Roumanie

En taxant les pourboires, Ponta s'inspire de Ceauşescu

En vertu d'un décret gouvernemental adopté mardi, la Roumanie imposera à partir du 1er mai une taxe de 16 pour cent sur les pourboires. Pour le journaliste Liviu Avram, sur le site du quotidien libéral conservateur Adevărul, cela rappelle l'attitude du dictateur Nicolae Ceauşescu, qui voulait forcer les citoyens à dire "camarades" lorsqu'ils s'adressaient la parole : "Ceauşescu était un analphabète imbécile qui pensait pouvoir tout régler dans le pays, même les rapports humains les plus délicats. … Le Premier ministre Victor Ponta n'est pas un analphabète, mais seul un psychologue pourra vraisemblablement expliquer ce qui lui est passé par la tête quand il a pris ce décret. … Le pourboire est un geste qui relève strictement des relations humaines ; ce n'est pas un rapport qui implique l'Etat et le citoyen. … Ce décret est également un signe d'impuissance. Les agents du fisc ne peuvent prouver aucune fraude fiscale quand les commerçants affirment que l'argent non taxé est issu des pourboires versés par les clients. Au lieu de chercher une solution, le gouvernement s'immisce dans un domaine où l'Etat n'a rien à faire : les relations humaines." (29.04.2015)

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SOCIÉTÉ

El Periódico de Catalunya - Espagne

Les dons de sang des hétéros, aussi dangereux que ceux des homos

Dans certaines circonstances, il peut encore être refusé à des homosexuels de faire don de leur sang. C'est ce qu'a décidé la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) mercredi en référence à un cas survenu en France. Or ces interdictions ne devraient s'appliquer qu'à des pratiques sexuelles risquées, et non à l'homosexualité en soi, demande le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya : "La décision des juges nous amène à repenser la sécurité qui s'impose dans le cadre du don de sang. Il convient d'éviter le risque de contamination du receveur de sang, mais aussi de protéger la vie privée du donneur. L'exclusion de donneurs homosexuels ne devrait en aucun cas s'appliquer à ses orientations sexuelles, mais toujours à l'exercice de pratiques sexuelles risquées. Elle doit donc s'appliquer pareillement aux hétérosexuels." (30.04.2015)

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Público - Portugal

La France proscrit les jupes longues et se couvre de ridicule

Une élève musulmane a été exclue de son école, à Charleville-Mézières, au motif qu'elle portait une jupe longue. La collégienne de 15 ans a été invitée à venir en cours dans des "habits neutres", a indiqué la direction de l'établissement. La France promeut un concept étrange de démocratie et de laïcité, critique le quotidien libéral Público, qui juge cet incident honteux : "Après le débat relatif à la loi controversée sur le voile en 2004, cet incident ne peut paraître que risible : on juge une robe trop longue et on y voit une atteinte à cette même loi, qui interdit tout signe religieux ostentatoire dans les écoles françaises. Que se serait-il passé si l'écolière n'était pas musulmane mais catholique ou athée, et si cette robe noire avait été la création d'un designer célèbre ? Aurait-on réagi de la même façon ? Ou bien si on avait eu affaire à une collégienne vêtue d'habits gothiques ? Lorsqu'une société qui se veut le chantre de la liberté chancelle ainsi, ce n'est pas bon signe." (30.04.2015)

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24 Chasa - Bulgarie

Le malheur tout relatif des Bulgares...

Dans le rapport mondial sur le bonheur 2015 établi par l'ONU, la Bulgarie occupe le 123e rang sur les 158 pays étudiés. Ceci voudrait dire que les Bulgares sont plus malheureux que les populations de beaucoup de pays en développement ou encore des régions en crise. Ce classement s'explique par leurs attentes trop élevées, écrit le quotidien Trud : "Si nous sommes malheureux, c'est parce que nous avons bien plus de possibilités de comparaison que n'en ont par exemple les gens du Cameroun. Les personnes âgées ont la nostalgie des temps passés, où tout allait mieux pour elles, tandis que les jeunes comparent leur vie actuelle à celle des riches populations occidentales. Objectivement parlant, le niveau de vie des Bulgares s'est amélioré depuis 25 ans, mais ils refusent de le reconnaître parce que pendant cette même période, leurs aspirations en termes de qualité de vie ont augmenté bien plus vite que la possibilité réelle de les réaliser. C'est la triste réalité des choses." (29.04.2015)

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De Standaard - Belgique

Le travail doit aussi être récompensé à l'avenir

La Belgique célébrera la fête du travail, vendredi, pour la 125e fois. La valeur du travail est vouée à se transformer à l'avenir, analyse le quotidien libéral De Standaard, qui prévient : "D'un côté, le vieillissement de la population génèrera bientôt, et pour la première fois depuis longtemps, une pénurie de main-d'œuvre. … Dans le même temps, plusieurs évolutions technologiques rendront superflus de nombreux emplois au sein de la classe moyenne. Ceci aussi est susceptible de déstabiliser une société. Si le travail n'est plus au centre de la création de prospérité et à sa juste répartition, nous avons besoin de nouveaux systèmes permettant de préserver la cohésion sociale et de résorber les inégalités. Une société où l'effort n'est plus récompensé ne pourra survivre très longtemps. Une société où la prospérité se concentre sur un petit groupe est vouée à sombrer dans l'anarchie et la violence." (30.04.2015)

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Expressen - Suède

Femmes, prenez la parole !

La semaine passée, une initiative visant à interdire aux hommes de s'asseoir les jambes écartées dans le métro de Stockholm a vu le jour, cette posture prenant trop de place, qui vient à manquer aux femmes pour s'asseoir. Le journal à sensation libéral Expressen estime que les femmes devraient elles-même monter au créneau plutôt que de jouer les princesses : "Il est tout à fait compréhensible de préférer écouter et hocher docilement la tête au lieu de prendre la parole, car c'est ainsi que les femmes ont été élevées. Mais les femmes sont les seules à pouvoir changer leur propre comportement. Attendre que les hommes se montrent responsables et fassent de la place n'est pas un progrès. … Peut-on vraiment qualifier de réussite le fait de remplacer l'homme par la femme dans le rôle de gendarme sexiste chargé de définir la norme ? Car nous voulons l'égalité entre les sexes, rien de moins, et pas une version en rose du patriarcat." (30.04.2015)

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