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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 02.04.2015

 

À LA UNE

Attentats à Istanbul

Le groupuscule d'extrême gauche DHKP-C a revendiqué la prise d'otage ; l'affiliation des auteurs de l'attaque contre la police reste inconnue. (© picture-alliance/dpa)

 

Après la prise d'otage sanglante survenue mardi à Istanbul, des personnes armées ont attaqué mercredi le quartier général de la police de la ville. Une assaillante a été abattue, son complice interpellé. Certains commentateurs rejettent la responsabilité de cette vague présumée de terrorisme d'extrême gauche sur le président Recep Tayyip Erdoğan et son style autoritaire. D'autres s'interrogent sur les réels instigateurs de ces attaques.

La Stampa - Italie

Erdoğan a encouragé le terrorisme

Suite aux attaques perpétrées à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a annoncé mercredi que le pays répondrait à ces agressions. Mais il est lui-même à l'origine d'un système qui favorise le terrorisme, estime le quotidien libéral La Stampa : "Il parait loin le temps où la Turquie était considérée comme un exemple concret de la viabilité de l'islam politique. Un islam qui respecte les principes de liberté et de pluralisme, mais aussi en mesure de représenter une option sérieuse face aux tendances islamistes. ... L'analyse [de l'échec du modèle turc] doit avoir en ligne de mire un changement de gouvernement. Erdoğan a affiché des traits de plus en plus autoritaires. ... La Turquie dispose d'un système politique qui, bien que reposant sur un consensus majoritaire, ne peut plus être qualifié de 'démocratie libérale' - et ce depuis un certain temps déjà." (02.04.2015)

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Frankfurter Rundschau - Allemagne

Le système AKP vacille

Les attaques terroristes et une coupure d'électricité survenue mardi dans toute la Turquie pourraient dissimuler une manœuvre électorale, affirme le quotidien Frankfurter Rundschau : "Des cercles liés au parti islamo-conservateur au pouvoir AKP essayent-ils de répandre le chaos pour s'afficher ensuite comme unique facteur de stabilité ? Le fait est que l'AKP, qui paraissait autrefois hors d'atteinte, semble être en difficulté aujourd'hui. La concurrence entre le président Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre Ahmet Davutoğlu pèse sur le parti, de même que la crise économique, les réfugiés venus de Syrie et les troubles dans le quart sud-est kurde du pays. L'AKP dégringole dans les sondages, et c'est la première fois en douze ans et demi qu'il court le risque de perdre sa majorité absolue au Parlement. Le système Erdoğan, qui repose sur le népotisme et l'économie clientéliste, est ainsi en train de vaciller." (02.04.2015)

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Sözcü - Turquie

L'invraisemblable théorie du terrorisme d'extrême gauche

Si le groupuscule d'extrême gauche DHKP-C a mené la prise d'otage au tribunal d'Istanbul, ce sont d'autres forces qui ont commandité cette opération, affirme le quotidien critique du gouvernement Sözcü : "Le procureur a-t-il été pris en otage et tué pour détourner l'attention de la corruption, du vol, du chômage, de la crise économique et de la volonté d'Erdoğan de museler la Turquie, sous l'emballage trompeur d'un système présidentiel ? Tout cela sur fond de grogne sociale croissante et de perte de popularité pour le parti au pouvoir ? … Le procureur ne voulait rien dissimuler. Il employait toute son énergie à étudier les dossiers des onze personnes qui ont été éborgnées au cours des manifestations du parc Gezi, et celui du meurtre de Berkin Elvan. … Il paraît évident qu'il serait parvenu à élucider ce crime. Il ne cachait rien et avait pris le parti de Berkin. C'est ce procureur qui a été choisi et pris en otage." (02.04.2015)

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POLITIQUE

Tages-Anzeiger - Suisse

Impossibles négociations sur le nucléaire iranien

Dans les discussions sur le nucléaire iranien à Lausanne, les partenaires de négociation tentent toujours de trouver un accord. Si toutes les puissances disposant du droit de veto à l'ONU - plus l'Allemagne - participent aux débats, le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger accuse l'Iran et les Etats-Unis d'être responsables des blocages : "Même si les Iraniens et les Américains poursuivent leur rapprochement, ils semblent mener un dialogue de sourds : l'équipe réunie autour du secrétaire d'Etat américain John Kerry veut des chiffres qui attestent que Téhéran renonce effectivement à son programme nucléaire. Si le gouvernement Obama est incapable de le montrer clairement aux républicains, l'accord n'a aucune chance de passer au Congrès. De leur côté, les Iraniens menés par le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif perçoivent ces chiffres comme une humiliation, car ceux-ci imposent au pays de faire machine arrière. Or l'administration conservatrice à Téhéran n'acceptera aucune défaite face au 'Grand Satan'. L'équipe de Zarif demande donc que l'on respecte la souveraineté de l'Iran. Ce qui implique également son programme nucléaire. Le conclave diplomatique de Lausanne se retrouve donc confronté à une mission insurmontable." (02.04.2015)

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Al Jazeera - Qatar

Vu d'ailleurs : l'intervention au Yémen n'est qu'une diversion

Une alliance d'Etats arabes menée par l'Arabie Saoudite attaque depuis une semaine les positions des rebelles Houthis soutenus par l'Iran au Yémen. Cette guerre par procuration permet surtout aux deux camps de stopper tout mouvement démocratique dans leur pays respectif, analyse le spécialiste de l'islam Hamid Dabashi sur la chaîne d'information qatarie Al Jazeera : "Le régime iranien et ceux des Etats arabes ont un objectif commun. Ils tentent de faire oublier et d'entraver l'élan révolutionnaire du printemps arabe et l'aspiration aux droits civiques, qui s'est surtout exprimée en Iran pendant le 'mouvement vert' de 2009. Les rivalités nationalistes exacerbées entre les Perses et les Arabes ou le clivage religieux entre Chiites et Sunnites ne sont que des artifices, une simple tentative de diversion. Une tactique mesquine pour détourner les personnes au pouvoir aussi bien dans les pays arabes qu'en Iran d'un ennemi commun : l'aspiration démocratique de leurs peuples." (01.04.2015)

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Efimerida ton Syntakton - Grèce

Athènes trop laxiste avec les 'autonomes'

Plusieurs dizaines de manifestants ont brisé mercredi le cordon de police disposé devant le Parlement grec à Athènes. Parvenus à l'entrée du bâtiment, ils ont revendiqué la fermeture d'une prison dite à "haute sécurité". D'autres activistes de la mouvance anti-autoritaire occupent depuis plusieurs jours des universités et soumettent la même revendication. Le quotidien de centre-gauche Efimerida ton Syntakton appelle à prendre des mesures plus strictes contre ces protestataires : "Le fait qu'un groupe dispersé de manifestants rompe le cordon policier devant le Parlement rappelle des souvenirs désagréables. Comme lorsque les 'fameux' indignés, main dans la main avec les partisans du parti néonazi Chryssi Avgi, se réunissaient devant le Parlement en 2011 en appelant à brûler la Vouli. … Le message que le gouvernement envoie aux citoyens est plus qu'alarmant : chacun est libre de faire ce qu'il veut. … Il est impératif d'intervenir immédiatement avant qu'il ne soit trop tard, et avant que ce soi-disant 'libéralisme' n'ait des effets indésirables." (01.04.2015)

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Ouest France - France

Les départementales faussées par l'enjeu national

Une majorité d'électeurs a vu les élections départementales françaises comme l'occasion d'infliger un vote sanction au gouvernement socialiste au pouvoir, analyse le journal régional Ouest-France, qui déplore l'oubli des problématiques locales dans ce scrutin : "La plupart des Français ignorent en effet le champ des compétences exercées par les départements depuis les lois de décentralisation de 1982 (aides sociales, aides aussi en faveur de l'enfance, des handicapés, financement et entretien des collèges et d'une grande partie du réseau routier...). Difficile, donc, de juger les élus sortants sur leur bilan et projets. Pourtant, ces élections sont cruciales pour l'avenir des départements, appelés à connaître, au cours de la prochaine mandature, une dégradation inédite et d'ampleur de leur situation financière. … Les nouveaux élus, quelle que soit leur étiquette politique, devront probablement s'entendre pour voter des budgets de rigueur." (01.04.2015)

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Eesti Rahvusringhääling - Estonie

Le traité frontalier russo-estonien profitera à l'UE

Le président russe Vladimir Poutine a signé en mars le traité frontalier russo-estonien et l'a transmis à la Douma pour ratification. Sur le portail de la radio publique estonienne ERR, le rédacteur en chef du mensuel Diplomaatia évoque les avantages que retire l'UE de cet accord : "L'Union européenne considère ce traité frontalier comme une affaire qui concerne seulement les relations bilatérales entre l'Estonie et la Russie. C'est probablement aussi le point de vue de la Russie sur la question, et Moscou la traite séparément de celle des sanctions européennes. La Russie a ainsi la possibilité de présenter ce traité comme un exemple de désunion au sein de l'UE. Cela fait pourtant longtemps que cet accord est à l'ordre du jour, et ce serait une bonne chose pour l'UE que d'avoir des frontières extérieures clairement établies." (02.04.2015)

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Der Standard - Autriche

Alternance politique au Nigéria : un optimisme erroné ?

Au Nigéria, on célèbre la victoire du candidat de l'opposition Muhammadu Buhari sur le président Goodluck Jonathan. Un enthousiasme que le quotidien de centre-gauche Der Standard juge excessif : "Comme pour Jonathan, entré en fonction après la mort de son prédécesseur Umaru Yar'Adua, on considère que Buhari est étranger au système de corruption qui mine le pays. On espère justement qu'il y mettra de l'ordre. Mais comme pour Jonathan, cette impression est erronée. Car tous deux sont soutenus par de puissants groupes d'intérêts. En outre, l'ex-dictateur doit prouver que sa mue de démocrate est irréversible, dès lors qu'il fera face à des problèmes de taille. Pour que les succès militaires actuels contre Boko Haram puissent profiter à la société, le président musulman devra trouver le bon compromis : donner plus d'options économiques au Nord sans fâcher les chrétiens du Sud. Les élections n'ont pas été épargnées par le clivage ethno-religieux. Buhari n'a pas gagné grâce à l'approbation des électeurs chrétiens, mais par leur abstention. On ne pourra se réjouir que lorsque cela aura changé." (02.04.2015)

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RÉFLEXIONS

El País - Espagne

Le choix cornélien d'Obama au Proche-Orient, par Antonio Navalón

Les Etats-Unis ne pourront maintenir davantage leur attitude ambivalente vis-à-vis de l'Iran et de l'Arabie Saoudite et devront tôt ou tard choisir leur camp, écrit l'historien Antonio Navalón dans le quotidien de centre-gauche El País : "La politique américaine semble contradictoire. Comme si elle entendait soutenir la Syrie et l'Iran le matin pour combattre l'Iran le soir et défendre l'Arabie Saoudite. Sans l'ingérence des Etats-Unis, c'est-à-dire sans l'Afghanistan et les attaques du 11 septembre, le monde arabe et l'islam ne se seraient jamais retrouvés dans cette situation extrême. Or aujourd'hui, la seule issue à ce dilemme consiste pour Barack Obama à faire un choix clair pour dissiper le caractère contradictoire de sa politique. L'heure de ce choix est arrivée. Soit il privilégie un accord historique avec l'Iran, qui lui garantirait le contrôle sur le Golfe persique et le Proche-Orient, soit il décide de soutenir l'Arabie Saoudite face aux chiites, trouvant ainsi le moyen de transformer des monarchies et des régimes devenus incapables de subsister en tant que tels, comme l'a montré le printemps arabe." (02.04.2015)

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La Libre Belgique - Belgique

Sur l'échec du keynésianisme, par Drieu Godefridi

Plusieurs pays européens ont retrouvé la croissance après s'être administrés une forte cure d'austérité, observe le philosophe et auteur Drieu Godefridi dans le quotidien libéral La Libre Belgique. Seul le nouveau gouvernement grec semble encore convaincu par le dogme du keynésianisme, écrit-il : "L'austère Allemagne, cette incarnation ultime de la rigueur, qui aligne chaque année un surplus budgétaire, croît de plus belle. Il n'est pas jusqu'à l'Espagne et le Portugal, dans une situation initiale finalement assez proche de la Grèce, qui ne sortent aujourd'hui la tête de l'eau, après cinq ans de politiques anti-keynésiennes, pro-cycliques et rigoureuses par excellence. Pour ne rien dire du cas de l'Irlande, en passe de vivre le plus bel exemple de réinvention de son propre miracle économique, par la rigueur. Il n'y a vraiment que la Grèce du tandem Tsipras/Varoufakis, qui ne s'inscrive résolument dans le dogme keynésien de la solution par la dépense publique. A moins d'un changement de cap inopiné de ce duo d'artistes, nous pourrons apprécier rapidement le succès de cette politique d'une grande pureté keynésienne, en effet. Nous vivons la plus grande défaite historique de la pensée keynésienne." (01.04.2015)

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ÉCONOMIE

ETC - Suède

Les conservateurs allemands nuisent à l'Europe

Le problème de la dette publique grecque et les conditions imposées au pays par les Etats de l'UE montrent que les conservateurs de la CDU dictent le destin de l'Europe, estime le quotidien de gauche ETC : "L'Allemagne suit une politique économique drastique, qui a imposé au reste de l'UE le modèle d'un chômage de masse, d'un secteur public atrophié et d'autres baisses d'impôts. Si Wolfgang Schäuble a accepté le programme de rachat de dettes par la BCE, d'un volume de plusieurs milliards, c'est uniquement parce que cet argent ne pourra pas être consacré au renforcement du secteur public grec ou au sauvetage du pays. Ainsi, l'argent issu des banques se retrouve sur un marché financier très enclin aux risques - celui des bourses. La politique allemande ne fait ainsi que renforcer la bulle spéculative qui plane sur l'Europe." (02.04.2015)

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Público - Portugal

Les Portugais ne bénéficient pas de la reprise

Au Portugal, le chômage continue d'augmenter en 2015, d'après les derniers chiffres de l'Institut national des statistiques Ine. Entre janvier et février, le taux de chômeurs est passé de 13,8 à 14,1 pour cent. Cette hausse témoigne d'une toute autre réalité que celle de la 'reprise économique' tant vantée par l'Europe et Lisbonne, déplore le quotidien libéral Público "Le fait que le taux de chômeurs reste à deux chiffres est pour le moins préoccupant, en particulier au moment où l'économie commence à montrer des signes d'une certaine reprise. ... Le chômage structurel est justement celui qui persiste malgré l'inversion du cycle économique et qui ne pourra être combattu qu'après de nombreuses années. ... Il est injuste que pour plus de dix pour cent de la population portugaise en âge de travailler, cette 'reprise économique' ne soit qu'une expression creuse sans signification concrète." (30.03.2015)

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SOCIÉTÉ

News.bg - Bulgarie

Les Bulgares, corrompus dans l'âme

Les personnes âgées sont de plus en plus souvent victimes d'arnaques téléphoniques en Bulgarie. Un individu les appelle en se faisant passer pour un médecin ou un enquêteur et leur annonce qu'un proche a subi un accident ou un acte criminel. Il peut bien sûr leur venir en aide en échange d'argent. Le portail d'information News.bg ne s'étonne pas de constater que de nombreux séniors tombent dans le panneau : "La corruption et la défiance sont tellement enracinées dans notre société qu'elles ont eu raison de notre capacité à penser et à agir. Si une vieille dame met le peu de sous qu'il lui reste entre les mains d'un pseudo-médecin, afin qu'il soigne son neveu, c'est qu'elle se méfie des hôpitaux, des cabinets médicaux, des pharmaciens et des blouses blanches. Lorsqu'un vieux monsieur donne de l'argent à un faux enquêteur à une station-service, parce que son fils aurait prétendument renversé un enfant, cela signifie qu'il suppose qu'on peut tout régler avec des dessous-de-table, et que c'est ainsi que l'Etat fonctionne." (31.03.2015)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Les Polonais n'oublieront jamais Jean-Paul II

Ce jeudi marquera très exactement les dix ans de la mort du pape polonais Jean-Paul II. Le Saint-Père restera à jamais gravé dans la mémoire des Polonais, se félicite le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "Les historiens de l'Église n'ont certainement pas fini de débattre sur le bilan de son pontificat, comme ils le font pour les autres papes. Ce qui est sûr cependant, c'est que Jean Paul II a été pour les Polonais l'une des personnalités les plus importantes de son temps, chacun ayant son propre avis sur ce que cela signifie. Son travail a été hors du commun. Il a redonné aux Polonais, mais pas à eux seuls, le sentiment de dignité. Il a réussi à réveiller le désir de liberté et nous redonner l'espoir. Il était aimé et admiré. Et même de ceux qui désapprouvaient les activités publiques du prêtre de Wadowice, futur cardinal de Cracovie et pape." (02.04.2015)

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