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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 16.03.2015

 

À LA UNE

Le débat sur le Grexit reprend de plus belle

Sur la chaîne allemande ARD, Varoufakis s'est dit convaincu de la capacité de son pays à juguler ses problèmes budgétaires. (© picture-alliance/dpa)

 

Le gouvernement grec a démenti dimanche des informations diffusées par les médias selon lesquelles le pays pourrait se trouver en défaut de paiement dès la fin du mois. Le président du Conseil européen Donald Tusk a évoqué l'éventualité d'un Grexit, en dépit de la volonté de cohésion européenne. Certains commentateurs enjoignent les Grecs à décider enfin s'ils veulent rester dans la zone euro ou la quitter. D'autres accusent l'UE de s'agripper à des règles qui se sont avérées inopérantes.

Le Figaro - France

A Tsipras de se décider

Que cela lui plaise ou non, Alexis Tsipras a le choix entre imposer son programme ou maintenir son pays dans la zone euro, analyse le quotidien conservateur Le Figaro : "La crise de la Grèce ne relève pas d'un problème de liquidité mais de solvabilité. Elle ne peut trouver de solution que par de profondes réformes intérieures bénéficiant du soutien de l'Union européenne. Or depuis l'accord de principe du 20 février, la Grèce n'a produit ni programme de réformes crédible, ni même de comptes. Alexis Tsipras doit choisir entre son programme et le maintien de la Grèce dans la zone euro. Faute d'avoir le courage de trancher, Tsipras brandit désormais la perspective d'un référendum ou de nouvelles élections. Avec le risque de faire le jeu des nazis d'Aube dorée. Comme souvent dans l'histoire, l'extrême gauche fait ainsi le lit de l'extrême droite." (16.03.2015)

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Financial Times - Royaume-Uni

Un Grexit serait pour les Grecs une catastrophe à court terme

Une sortie de la Grèce de la zone euro couperait le pays de toute source de financement extérieur, dont elle a pourtant un besoin criant, met en garde le quotidien économique libéral Financial Times : " Aucune personne douée de raison ne pourrait souhaiter un Grexit comme issue. … On ne sait pas au juste comment le système financier mondial réagirait à un Grexit. Il compromettrait la timide reprise économique de la zone euro. Pour la Grèce, une sortie pourrait s'avérer viable à long terme, à condition d'être bien gérée. Mais à court terme, elle entraînerait un désastre économique. Le pays accuse encore et toujours un déficit de la balance des paiements courants. Autrement dit, la consommation intérieure est tributaire d'un financement extérieur. Un financement qui pourrait être supprimé du jour au lendemain si la Grèce n'honore pas ses obligations envers ses créanciers." (15.03.2015)

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Der Tagesspiegel - Allemagne

L'Eurogroupe a peur des gouvernements de gauche

L'enjeu premier de la joute que se livrent le gouvernement grec et les autres Etats européens n'est pas de nature financière, estime le quotidien libéral-conservateur Tagesspiegel : "Les gestionnaires de la crise de l'euro semblent davantage redouter qu'un gouvernement de gauche réussisse que de perdre des milliards sur leurs crédits, conséquence inévitable d'un échec du gouvernement Tsipras. En effet, l'exemple pourrait faire école. ... Or, si ceux qui résistent aux réformes à Berlin et à Bruxelles réussissent à soumettre les rebelles grecs à leur vieux programme dont on sait depuis longtemps que c'est un échec, ils créent un risque nettement plus grand que celui que Syriza et des partis comparables ne pourraient jamais poser eux-mêmes. Car une victoire sur les rebelles grecs émettra un signal dévastateur à l'échelle européenne : soit les pays économiquement faibles passeront sous les fourches caudines des Allemands et de leurs agents bruxellois. Soit ces derniers les réduiront à la faillite économique. Or, ceci serait la meilleure campagne électorale imaginable pour Marine Le Pen, son Front National et les anti-européens de tous bords." (16.03.2015)

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Delo - Slovénie

L'UE risque de connaître le même sort que la Grèce

Pour traiter la question grecque, L'UE reste campée sur une approche vouée à l'échec, déplore le quotidien de centre-gauche Delo : "Dans le conflit qui les oppose à la Grèce, l'UE et Bruxelles ne peuvent pas, a priori, être sur la bonne voie, car les pays membres continuent de faire comme si leurs règles étaient la bonne solution, et comme s'il était inévitable de faire subir à la Grèce une nouvelle amputation. Berlin a encore plus de torts, car elle souhaite guérir l'Europe entière par des moyens inadaptés et car elle est devenue, qu'elle l'ait voulu ou non, un despote en Europe. Il se peut qu'Athènes ait véritablement exagéré, au point d'être irrécupérable selon les règles européennes. Pourtant, les Grecs ne constituent pas le véritable problème. Ce qui est problématique, c'est qu'on essaie de sauver cela même qui a abouti à cet excès. Plus l'Europe continue à agir comme elle le fait, plus elle risque de connaître la situation à laquelle la Grèce est déjà confrontée." (14.03.2015)

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POLITIQUE

Welt am Sonntag - Allemagne

Peu importe qui remportera les législatives en Israël

Israël renouvellera son Parlement mardi. Les sondages d'intention de vote placent le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et son parti du Likoud derrière l'alliance de centre-gauche menée par Yitzhak Herzog et Tzipi Livni. Pour le journal dominical conservateur Welt am Sonntag, peu importe qui remportera les élections : "L'issue du scrutin pourra tout au plus entraîner une légère baisse du prix du yaourt dans les supermarchés. Pour tout le reste, rien ne changera, l'équilibre précaire persistera. Car ni Israël ni les Palestiniens n'ont intérêt à un déblocage du statu quo. Ils négocient, ou font semblant de le faire, parce que c'est ce qu'on attend et qu'on exige d'eux. … La lubie des Européens, qui démontrent l'ampleur de leur impuissance dans le cas de l'Ukraine, de vouloir résoudre le conflit au Proche-Orient illustre l'étendue de leur ignorance de l'histoire et leur propension à présumer de leurs forces. Certains conflits sont trop complexes pour que l'on puisse les résoudre ; on ne peut qu'essayer de les limiter et espérer qu'ils se résorbent par eux-mêmes un jour." (15.03.2015)

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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne

L'annexion de la Crimée n'est pas une réussite pour Poutine

En annexant la Crimée il y a un an, le président russe Vladimir Poutine s'est tiré une balle dans le pied, écrit le journaliste Zbigniew Parafianowicz dans le quotidien conservateur Dziennik Gazeta Prawna: "Il voulait exploiter à fond le mythe russe de la conquête. Nous pouvons toutefois lui répondre qu'il s'est fourvoyé, car la Crimée ne fait pas vraiment l'affaire. Elle dépend à 80 pour cent de la région de Nova Kakhovna [au sud de l'Ukraine] pour son approvisionnement en eau et en électricité. De plus, la péninsule n'est pas desservie par des vols ordinaires et il est impossible d'y faire un paiement par carte de crédit. La Crimée n'est ainsi pour le Kremlin qu'une conquête de façade, un village de Potemkine." (16.03.2015)

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Dagens Nyheter - Suède

La santé de Poutine est le cadet de nos soucis

La communauté internationale a mieux à faire que de s'interroger sur le fait que le président russe Vladimir Poutine n'a pas fait d'apparition publique depuis longtemps, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter: "Les spécialistes du Kremlin peuvent spéculer sur le nombre de jours que durera l'absence de Poutine, avant qu'elle n'occasionne une crise sérieuse. Mais nous devrions plutôt nous demander combien de temps la Russie peut continuer à agir à l'inverse des valeurs démocratiques de l'Occident. Dans une période de menaces d'attaques armées et de sanctions, il convient de se rappeler qu'il existe une autre solution où il n'y a ni gagnant, ni perdant, mais qui occasionnerait au contraire le bien de tous. Elle consiste à faire des efforts dans les domaines suivants : paix, démilitarisation, franchise, Etat de droit en marche, relations commerciales, réformes économiques, liberté des médias, et démocratie. Pendant un temps, on avait l'impression que le Kremlin était prêt à suivre sérieusement cette voie. Il peut se remettre sur ce chemin en commençant par arrêter toute forme d'agression envers l'Ukraine." (16.03.2015)

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Yeni Şafak - Turquie

La démocratie est l'alternative à Daech, et non Assad

Alors que la guerre civile fait rage depuis quatre ans en Syrie, le ministre américain des Affaires étrangères John Kerry a déclaré dimanche que les Etats-Unis songeaient à entamer des négociations avec le président Bachar Al-Assad. Voici que le dictateur passe subitement pour un moindre mal aux yeux de l'Occident, s'étonne le quotidien islamiste conservateur Yeni Şafak : "Les Etats-Unis considèrent désormais l'Etat islamique comme le problème numéro un, sans saisir, fort étrangement, que l'unique raison de l'émergence de l'EI a été leurs hésitations initiales contre Assad. … Mais pourquoi les Etats-Unis et les pays de l'UE excluent-ils la démocratie comme alternative à Assad ? Il semblerait qu'ils ne considèrent pas le peuple syrien digne de la démocratie, tout comme ils estiment que la démocratie ne convient pas aux autres pays arabes. … Ce qu'ils recherchent, c'est une autre version d'Assad, un dictateur qui écrase d'en haut l'opposition. Assad fait parfaitement l'affaire." (16.03.2015)

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RÉFLEXIONS

El País - Espagne

Pour Lluís Bassets, l'échec de la Syrie est lié à celui de la Libye

Si la communauté internationale ne parvient pas à apporter la paix en Syrie, c'est aussi parce qu'elle a lamentablement échoué en Libye et perdu toute crédibilité, explique Lluís Bassets dans son blog hébergé par le quotidien de centre-gauche El País : "L'échec de la Syrie n'est autre que le résultat de la débâcle libyenne, où l'OTAN, avec le consentement du Conseil de sécurité, a lâché ses bombes sur Kadhafi dans le but de protéger la société civile, mais sans changer de régime. La Libye est aujourd'hui divisée par une guerre civile et le principe onusien qui consiste à prendre des responsabilités et à protéger la société civile ne fonctionne plus, et ne sera probablement pas appliqué de sitôt. La Syrie a également dû subir les conséquences fâcheuses de la guerre civile : l'avènement de Daech qui souhaite effacer les frontières entre la Syrie et l'Irak, et qui ne surpasse Al-Qaida qu'en termes de barbarie, mais également en termes de risques. Enfin, le dangereux califat entend construire un empire islamique et l'Europe est dans sa principale ligne de mire." (16.03.2015)

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ÉCONOMIE

La Stampa - Italie

Un euro faible qui trahit la médiocrité européenne

L'euro a atteint un plus bas historique vendredi dernier, s'échangeant à tout juste plus de 1,05 dollar. Cette tendance à la baisse s'est poursuivie en fin de semaine. Si un taux de change faible de l'euro est une bonne nouvelle à court terme, il n'en dénote pas moins une faiblesse fondamentale de l'Union, déplore le quotidien libéral La Stampa : " La question cruciale qu'il faut se poser est : pourquoi une chute si soudaine et si rapide ? On pourrait être tenté de fournir l'explication hâtive de la crise de la Grèce. Mais indépendamment de la Grèce, on constate une 'maussaderie européenne' largement répandue. Ses origines ne sont pas à Athènes mais à Bruxelles et à Strasbourg. L'idéal d'une maison commune pour les Européens perd de son attrait. Elle est remplacée par une bureaucratie tentaculaire dans laquelle s'affrontent les intérêts nationaux des différents pays. … La dévaluation de l'euro se double d'une myopie et d'une médiocrité de la société et de la politique européennes, qui ne se limitent pas à la seule économie." (16.03.2015)

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De Standaard - Belgique

Les cheminots belges nuisent aux syndicats

Le syndicat de la société belge des chemins de fer, ASTB, a lancé un nouvel avis de grève en avril. Cette démarche nuit aux intérêts d'autres salariés, déplore le chroniqueur Dimitri Verbelen dans le quotidien libéral De Standaard : "Le pire, c'est que de nombreuses personnes mettront tout le travail des syndicats dans le même panier. Si un jour, des salariés se mettent en grève parce qu'ils risquent de perdre plus d'acquis sociaux qu'une poignée de conducteurs, la population sera encore moins compréhensive. La privatisation et les mesures répressives gagnent en popularité, comme en ont témoigné les dernières élections. Comment ose-t-on encore parler de solidarité ? L'ASTB fait tout pour détruire l'ensemble du travail historique pionnier mené par les syndicats. Face à de tels frères de combat, plus besoin d''ennemis néolibéraux'." (16.03.2015)

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SOCIÉTÉ

24 Chasa - Bulgarie

Bulgarie : fuite de l'élite

Selon les médias, la Bulgare Iva Petrova va prendre la tête d'une équipe du FMI en Grèce. Son pays d'origine a un besoin bien plus urgent de personnes capables de diriger, déplore le quotidien 24 Chasa : "Iva Petrova est l'une des nombreuses citoyennes bulgares à faire carrière à l'étranger. Sa réussite fait surgir une question inévitable : pourquoi de nombreux Bulgares rencontrent-ils le succès à l'étranger alors que nous nous enfonçons toujours plus dans le marasme ? La réponse est aussi simple que douloureuse : parce que nous habitons un Etat corrompu, dans lequel les postes à haute responsabilité ne sont pas octroyés en fonction des compétences professionnelles, mais de l'appartenance à telle famille ou à tel parti, ou parce que nous sommes passés maîtres dans l'art de plier l'échine. En continuant ainsi, nous ne serons jamais capables de constituer une élite dirigeante et de trouver des personnes en mesure de faire aller notre pays de l'avant." (16.03.2015)

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Delfi - Lituanie

Réhabilitation des criminels du goulag à Perm

Selon les médias russes, le site du musée du Goulag Perm 36 situé dans le Nord de l'Oural est amené à devenir un mémorial pour les employés du goulag. Pour le philosophe Gintautas Mazeikis, cette démarche revient à réhabiliter les criminels, comme il l'explique sur le portail en ligne Delfi : "Perm est un endroit qui restera plus que les autres gravé dans la mémoire des exilés lituaniens de la période d'après-guerre, et surtout des prisonniers politiques de la fin de l'ère soviétique. ... Bientôt on y vantera la résistance héroïque du peuple soviétique contre les 'Frères de la forêt des Etats baltes' et Bandera de Galice (Ukraine occidentale), contre les traîtres politiques en URSS ; on y célèbrera l'humanisme des camps de prisonniers et la lutte contre les crimes des dissidents. C'est comme si les gardiens d'Auschwitz refaisaient surface et se rendaient dans l'ancien camp de concentration nazi en expliquant avec cynisme l'exemplarité et l'importance de leur travail pour assurer le bon fonctionnement de l'holocauste." (16.03.2015)

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MÉDIAS

Der Standard - Autriche

La campagne hypocrite d'Erdoğan contre Twitter

Trois personnes accusées d'avoir insulté le président Recep Tayyip Erdoğan sur Twitter ont été arrêtées en Turquie la semaine passée. C'est l'un des rares pays au monde où l'Etat intente autant de procès contre des utilisateurs de ce réseau de microblogage, critique le quotidien de centre-gauche Der Standard, qui dénonce l'hypocrisie de cette campagne : "Erdoğan a lui-même révélé avec une clarté exemplaire l'objectif des pratiques de cet Etat policier : éliminer Twitter et tous les autres réseaux sociaux sur Internet. Car tout ce que le gouvernement turc n'a pas sous contrôle est nuisible. L'hypocrisie est considérable. Les campagnes de diffamation menées contre des journalistes et des citoyens contestataires sont monnaie courante pour les fonctionnaires de l'AKP actifs sur Twitter et leurs trolls. L'armée terroriste de l''Etat islamique' (EI) n'est pour sa part nullement inquiétée quant à sa propagande sur Internet, dans une Turquie si sensible sur d'autres points." (16.03.2015)

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COULEURS LOCALES

The Malta Independent - Malte

Malte devrait investir davantage dans le système de vote

Le gouvernement maltais va rembourser une partie du vol de retour de ses citoyens vivant à l'étranger, afin qu'ils puissent participer au référendum du 11 avril sur l'interdiction de la chasse de printemps. Nous aurions plutôt intérêt à investir dans la création d'un système électoral moderne, déplore le quotidien libéral-conservateur The Malta Independent : "Mettre sur pied un système plus efficace sur le plan administratif, financier, politique et organisationnel pour les élections ne profiterait pas seulement aux expatriés. Cela permettrait à ceux qui restent à Malte de choisir la manière dont ils souhaitent voter. … Si on se mettait à calculer le montant des frais occasionnés par les allers et retours des expatriés au cours de ces dix dernières années pour participer à l'ensemble des votes et référendums, on obtiendrait une somme astronomique. Assez d'argent pour contribuer au développement d'un dispositif électoral bien plus flexible." (15.03.2015)

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