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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 09.02.2015

 

À LA UNE

Merkel et Obama débattent des livraisons d'armes à l'Ukraine

Obama a préféré attendre sa rencontre avec Merkel avant de se prononcer sur les livraisons d'armes. (© picture-alliance/dpa)

 

La chancelière allemande Angela Merkel rencontre aujourd'hui le président américain Barack Obama pour évoquer la stratégie commune à adopter en Ukraine. Auparavant, Merkel avait réitéré son opposition aux livraisons d'armes, défendues aux Etats-Unis, notamment par les républicains. Pour certains commentateurs, seules les armes occidentales peuvent mettre le holà à Poutine. D'autres font valoir que les tenants de la ligne dure créent une division entre Merkel et Obama.

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Mettre fin aux attaques de Poutine

Il y a longtemps que l'on aurait dû procéder à des livraisons d'armes pour mettre fin à la suprématie russe en Ukraine orientale, estime le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Moscou livre aux séparatistes des systèmes de défense aérienne et des tanks, et leur fournit les résultats de ses opérations de reconnaissance militaire. Des forces spéciales qui savent utiliser les armes modernes assurent la formation des rebelles. Les forces armées ukrainiennes, en revanche, combattent avec un matériel désuet et sont à court de munitions. Leur position s'affaiblit de jour en jour. Si rien ne change, Poutine pourra dicter ses conditions en Ukraine orientale comme il lui plaira. Il pourra continuer à faire avancer ses armées, se limiter à consolider les conquêtes déjà réalisées et à lancer des attaques occasionnelles contre l'adversaire. Ce serait aux antipodes de ce que veulent Merkel et les quelques partisans - de moins en moins nombreux - des initiatives diplomatiques, à savoir la paix pour l'Ukraine." (09.02.2015)

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Der Standard - Autriche

UE et Etats-Unis doivent agir de concert

L'UE et les Etats-Unis doivent éviter d'être divisés dans le débat sur les livraisons d'armes à l'Ukraine, prévient le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Dans le cadre de leur rencontre, la chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Barack Obama devront tacher d'éviter une telle perspective. Ce ne sera pas simple. Bien que le prudent Obama suive plutôt la ligne de Merkel, il est soumis à une pression importante venant du Congrès. Une position commune pourrait être que les Etats-Unis livrent des armes défensives à Kiev, ce qui permettrait à l'armée gouvernementale de ne plus être démunie face aux pilonnages et aux attaques de drones. Dans le même temps, Obama pourrait adhérer aux dernières sanctions européennes." (09.02.2015)

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Le Monde - France

Armer l'Ukraine destabiliserait l'Europe

Le débat sur les livraisons d'armes est l'expression d'une impuissance généralisée quant à la gestion de la guerre en Ukraine orientale, analyse le quotidien libéral Le Monde : "En réalité, personne, à part quelques ténors républicains au Congrès américain et les irréductibles Baltes et Polonais, n'a très envie d'armer l'Ukraine. Le président Obama est sceptique, les dirigeants européens trop conscients du danger d'escalade. Certains le disent plus clairement que d'autres. Pourtant, et malgré la nouvelle tentative de négociation franco-allemande qui tient l'Europe en haleine pendant le week-end, chacun sait que la question doit être envisagée, posée, soupesée. Qu'elle risque fort d'être reposée, à terme, quelle que soit l'issue de la mission Merkel-Hollande. Armer l'Ukraine ? Il n'y a finalement pas d'arguments satisfaisants, ni pour ni contre. Et livrer des armes à un pays de 46 millions d'habitants en faillite ne serait pas non plus un facteur de stabilité pour l'Europe." (09.02.2015)

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Der Tagesspiegel - Allemagne

Obama doit se montrer solidaire de Merkel

John McCain a comparé le rejet par Angela Merkel de livraisons d'armes à l'Ukraine à la politique d'apaisement pratiquée par les nations européennes vis-à-vis de l'Allemagne nazie avant la Seconde Guerre mondiale. L'attitude du sénateur républicain est contre-productive, estime le quotidien libéral-conservateur Tagesspiegel : "La critique du sénateur américain John McCain à Angela Merkel complique la tâche des négociateurs des sociétés civiles d'Europe. Reprocher à la chancelière de mener une politique d'apaisement, comme en 1938, et affirmer que le massacre de civils en Ukraine la laisse indifférente est une indicible méconnaissance de l'histoire. Il mine la cohésion entre les partenaires. Ce geste de déloyauté aurait dû être condamné bien plus formellement par le ministre des Affaires étrangères, John Kerry, afin de signaler que le gouvernement Obama s'en démarque clairement. Mais le président aura lui-même l'occasion de témoigner sa solidarité à Angela Merkel, principale négociatrice pour l'ensemble de l'Occident, lors de leur rencontre en ce début de semaine décisive." (09.02.2015)

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POLITIQUE

The Times - Royaume-Uni

Ukraine : Londres en retrait

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la France, de l'Allemagne, de la Russie et de l'Ukraine se sont entendus pour discuter de la guerre en Ukraine ce mercredi à Minsk. Dommage que la Grande-Bretagne ne cherche plus à œuvrer pour une solution, déplore le quotidien conservateur The Times : "La Grande-Bretagne, puissance de taille moyenne, combat dans une catégorie inférieure. … La France, l'Allemagne et la Pologne sont les acteurs européens qui ont tenté au départ de résoudre la crise ukrainienne. L'absence de William Hague [ministre des Affaires étrangères jusqu'à juin 2014] à cette délégation à Kiev avait été remarquée. Si la Grande-Bretagne avait fait partie des négociations diplomatiques la semaine dernière, elle aurait pu souligner à juste titre qu'aucun plan de paix ne sera possible tant que Vladimir Poutine mentira sur l'étendue de l'influence russe dans la région. … C'est une erreur de croire qu'il est plus aisé de résoudre les problèmes internationaux quand la Grande-Bretagne et les Etats-Unis s'abstiennent de participer aux négociations." (09.02.2015)

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Efimerida ton Syntakton - Grèce

L'Europe s'opposera à l'austérité allemande

Dans la présentation de son programme gouvernemental devant le Parlement dimanche, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré que les programmes de sauvetage de l'UE étaient un échec. En dépit des obstacles politiques, il entend mettre en œuvre ses promesses électorales. De l'avis du quotidien de gauche Efimerida ton Syntakton, Tsipras a les bonnes cartes en main : "Le principal, c'est que le gouvernement ait commencé à négocier et qu'une grande partie de la société soit à ses côtés. Il est très encourageant que des milliers de personnes soient descendus vendredi dans les rues, sous le mot d'ordre 'Non aux chantages', afin de soutenir le gouvernement. Celui-ci a besoin de cet appui pendant les négociations. … L'Europe prend conscience pour la première fois que le problème grec impose de remettre en cause l'hégémonie du gouvernement allemand. Car celui-ci a aussi pris en otage les autres gouvernements. La résistance du petit pays qu'est la Grèce libérera bientôt les forces et les mouvements politiques de la société civile dans toute l'Europe." (09.02.2015)

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La Stampa - Italie

Le nouveau système bipartite français

En France, les socialistes ont remporté d'une courte tête le premier scrutin - une législative partielle - organisé depuis les attaques terroristes de Paris. Dans le Doubs, leur candidat, Frédéric Barbier, s'est imposé dimanche au second tour avec 51,4 pour cent des voix contre la candidate du Front National, Sophie Montel. L'élection présidentielle de 2017 pourrait se dérouler de la même façon, estime le quotidien libéral La Stampa : "Après l'échec de leur candidat au premier tour, la plupart des électeurs UMP ont voté pour les socialistes au second, afin d'éviter une victoire du FN. Or Marine Le Pen peut - à juste titre - se poser en gagnante du scrutin, car celui-ci atteste l'avènement d'un nouveau système bipartite : d'un côté la caste du PS et de l'UMP, de l'autre le FN. Le scénario politique se rapproche ainsi un peu plus de la situation décrite par Michel Houellebecq dans son livre controversé Soumission, paru le 7 janvier dernier : Hollande réélu en 2017 grâce aux voix de l'UMP." (09.02.2015)

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Radikal - Turquie

La polarisation de la Turquie inquiète (aussi) l'AKP

Le vice-Premier ministre turc Bülent Arınç a mis en garde contre le danger d'une division de la société turque. La première moitié de celle-ci vote pour le parti au pouvoir AKP, tandis que l'autre moitié honnit la première, a-t-il déclaré samedi dans un entretien avec la chaîne CNN Türk, appelant l'AKP à tenir un langage d'unité. Des propos d'une sincérité étonnante, juge le journal en ligne libéral Radikal : "Arınç évoque la polarisation de la société et se montre conscient des risques encourus. … Si une personnalité aussi importante de l'AKP fait ce type de déclaration, on ne peut s'empêcher de se demander ce que cela signifie, si cela est révélateur d'une tendance au sein du parti ou bien s'il ne s'agit que d'une opinion personnelle. On peut toutefois concevoir qu'une majeure partie de l'AKP et de sa direction s'inquiètent de la polarisation de la société. 'Il est nécessaire d'éviter une aggravation des tensions politiques' selon Arınç ; cette déclaration marque une tendance que l'on ne peut occulter." (09.02.2015)

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ÉCONOMIE

Kauppalehti - Finlande

TTIP : des négociations peu transparentes

Les Etats-Unis et l'UE ont entamé vendredi le huitième cycle de négociations relatif à l'accord de libre-échange transatlantique TTIP. Le journal économique Kauppalehti déplore le manque de transparence dont font preuve les partenaires de négociation : "L'agitation autour des négociations du TTIP révèle les craintes que suscite encore la mondialisation. … Les interlocuteurs des deux côtés de l'Atlantique doivent se regarder dans le miroir, car la confidentialité ne convient pas à l'époque actuelle ; elle ne fait au contraire qu'alimenter les théories du complot. La protection des investisseurs génère par exemple déjà des inquiétudes, car elle permet aux entreprises de poursuivre un Etat en justice. Or les entreprises disposent déjà de cette possibilité aujourd'hui. Par ailleurs, les services publics ont été totalement exclus du mandat de négociation de la Commission. Pourtant, cette information n'est pas diffusée sur les réseaux sociaux par les opposants de l'accord. Une communication plus transparente dans les négociations se serait avérée très utile." (09.02.2015)

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De Tijd - Belgique

Les riches trouveront toujours des niches fiscales

A l'issue de plusieurs mois de travail, le Consortium international de journalistes d'investigation (ICIJ) a publié ce week-end les résultats de ses recherches sur les comptes opaques de la banque suisse HSBC. De ces révélations, le journal économique De Tijd conclut qu'il est illusoire d'espérer pouvoir instaurer une société plus juste en Belgique : "SwissLeaks révèle tout le problème de la revendication du 'taxshift' [imposer davantage le capital que le travail en Belgique]. Depuis des années, le gouvernement belge vit au-dessus de ses moyens. La mobilisation des syndicats a alimenté l'illusion que quelqu'un d'autre devrait payer l'ardoise, à savoir les possédants. Or SwissLeaks nous apprend qu'un nouvel impôt sur la fortune chasserait définitivement les personnes qui n'ont pas déjà pris la fuite. Même s'il y a un transfert de l'imposition, c'est ceux qui paient aujourd'hui déjà qui devront encore mettre la main au porte-monnaie." (09.02.2015)

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SOCIÉTÉ

Fakt - Pologne

Le pape et la fessée : des déclarations stupides

Le pape François a déclaré la semaine dernière qu'il était légitime que les parents corrigent leurs enfants en leur donnant la fessée, à condition de ne pas les blesser dans leur dignité. Dans une tribune au journal à sensation conservateur Fakt, la féministe polonaise Magdalena Środa fait part de sa stupeur : "Ce n'est pas la première fois que le Vatican défend une telle position : ceci dit, les précédents remontent à assez longtemps, au XIXe siècle. Les résultats d'études psychologiques montrent sans équivoque que toute forme de violence ne peut qu'engendrer la violence. Des études sur lesquelles le pape ne s'est pas penché. On ne frappe personne, tout simplement. On ne devrait faire usage de la violence ni en privé, ni en public. Ces paroles sont donc passablement stupides, sortant de la bouche de quelqu'un qui, de toute évidence, n'a pas la moindre idée des effets que la violence, quelle que soit sa forme, peut avoir sur les jeunes." (09.02.2015)

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Lidové noviny - République tchèque

Slovaquie : échec du référendum sur le mariage homo

Le référendum organisé par l'Alliance pour la famille pour faire barrage au mariage homosexuel en Slovaquie a échoué samedi, le taux de participation de 21,4 pour cent enregistré étant insuffisant. Le sujet n'en est pas pour autant définitivement écarté, estime le quotidien conservateur Lidové noviny : "Parmi ceux qui n'ont pas participé au référendum, nous ignorons combien sont favorables au mariage des personnes de même sexe ou à l'adoption d'enfants par ces dernières. Plus de 850.000 électeurs ont voté pour la famille traditionnelle. Soit 3,5 fois plus de voix que le score obtenu aux dernières élections par les chrétiens-démocrates, la formation la plus conservatrice du pays qui défend l'image traditionnelle de la famille. Tôt ou tard, les initiateurs du référendum reviendront à la charge avec le thème de la famille." (09.02.2015)

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Göteborgs-Posten - Suède

Interdiction de la prostitution en Suède : une loi justifiée

En Suède, la loi controversée sur la prostitution, qui autorise la prostitution mais punit l'achat de services sexuels, a été vivement critiquée par la fédération centrale chargée de l'éducation sexuelle. Selon cette dernière, la loi en vigueur depuis 1999 n'aurait pas contribué à limiter le commerce du sexe, mais aurait considérablement aggravé la situation des prostituées. Le quotidien libéral Göteborgs-Posten prend toutefois la défense de cette loi : "Interdire l'achat de prestations sexuelles n'est pas chose simple, mais ceci présente plus d'avantages que d'inconvénients. … Une interdiction entraîne notamment une baisse considérable de la demande. Il devient également plus aisé pour la police de lutter contre les responsables de la traite des êtres humains. Or rien n'indique que dans les pays [non dotés de cette législation], les prostituées soient moins stigmatisées ou que leur situation soit meilleure. Au contraire. L'Allemagne est par exemple devenue un paradis de la traite des êtres humains. La Suède ne doit pas suivre la même pente." (07.02.2015)

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Lietuvos rytas - Lituanie

La protection des enfants en Norvège, cauchemar des Lituaniens

La mise sous tutelle par l'organisation norvégienne de protection de l'enfance Barnevernet de plusieurs enfants de familles lituaniennes résidant en Norvège ébranle de plus en plus l'opinion lituanienne. Les récits des émigrés lituaniens ont de quoi faire peur, écrit le quotidien libéral Lietuvos rytas : "A la foule de personnages du folklore lituanien auxquels ont recours les parents pour faire peur aux enfants indociles, il y a un nouvel arrivant. Le méchant Norvégien est venu rejoindre la sorcière, le fantôme et le méchant bonhomme qui s'introduit la nuit dans les maisons pour voler les enfants. Des histoires à vous figer le sang sur une organisation de protection des enfants secrète, toute-puissante et sans pitié circulent depuis un certain temps. … Pas mal des histoires que racontent les Lituaniens finissent en cauchemar. On raconte que les enfants retirés à leurs familles seraient confiés à des couples homosexuels en Norvège." (07.02.2015)

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MÉDIAS

Vasárnapi Hírek - Hongrie

Vers une 'guerre médiatique' en Hongrie ?

Le gouvernement ultraconservateur de Viktor Orbán projette d'instaurer une taxe publicitaire de cinq pour cent pour toutes les entreprises des médias. L'oligarque et baron des médias Lajos Simicska a fait savoir qu'il mènerait une "guerre médiatique totale" contre le gouvernement si celui-ci devait mettre ces plans à exécution. Le journal dominical de centre-gauche Vasárnapi Hírek prédit une véritable lutte de pouvoir entre les deux amis très proches qu'étaient jadis Orbán et Simicska : "Ce n'est pas une guerre médiatique totale, mais un nouveau jalon dans le démantèlement de l'ordre démocratique. Les anciens frères d'armes Orbán et Simicska croisent désormais le fer. Ils ne le font pas pour améliorer le sort de la Hongrie ; non, il s'agit d'une simple lutte de pouvoir. Le premier a déjà l'Etat dans sa poche. On a même déjà l'impression qu'il incarne l'Etat. L'autre dispose d'une fortune fabuleuse. … S'il dit aujourd'hui les choses clairement, Simicska n'a pas encore dit tout ce qu'il savait. S'il le fait, ce sera le chaos le plus complet." (08.02.2015)

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