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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 18.12.2014

 

À LA UNE

Rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis

Le président américain Barack Obama et le chef d'Etat cubain Raúl Castro : les deux pays avaient rompu leurs relations diplomatiques en 1961. (© picture-alliance/dpa)

 

Le président américain Barack Obama a annoncé mercredi que la circulation des personnes, de l'argent et des marchandises entre les Etats-Unis et Cuba serait considérablement facilitée dorénavant . Les deux pays devraient également reprendre des relations diplomatiques. Si certains commentateurs se réjouissent de la fin de la politique d'isolement inefficace menée par Washington, d'autres doutent que cela amorce une démocratisation de Cuba.

Le Soir - Belgique

Face à Cuba, il est grand temps de changer de politique

Barack Obama fait bien d'améliorer les relations de son pays avec Cuba, d'autant plus que la politique suivie jusque-là n'a fait que mener à l'impasse, estime le quotidien libéral Le Soir : "Cette politique visant à isoler Cuba a, en cinquante ans, fait la preuve de son inefficacité puisqu'il y a toujours un Castro aux manettes à La Havane. Alors que les relations entre Washington et Moscou ont de plus en plus une désagréable odeur de guerre froide, le président américain a décidé d'en finir avec ce si proche et si encombrant vestige des années 60. En ouvrant la porte qui isolait Cuba des USA, il va faire circuler les responsables politiques, les citoyens et surtout les idées. Un courant d'air salutaire qui déjà permis la libération de prisonniers politiques. Cuba aussi a changé, s'est ouvert, en tout cas économiquement. Obama a saisi la balle au bond. Il était temps." (17.12.2014)

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Corriere della Sera - Italie

Le long chemin vers la démocratie

Cuba ne se démocratisera pas de sitôt, commente le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera sur fond de rapprochement entre Washington et La Havane : "Je ne me fais pas d'illusions, a déclaré Obama. A juste titre, car personne ne peut garantir que le dégel entre les Etats-Unis et Cuba permette de soutenir la démocratie dans l'île. Il a fait ce qui convenait à l'Amérique depuis un certain temps déjà. Or on ne peut être sûr, à l'instar d'Obama, que cette nouvelle donne convienne également à l'administration cubaine. Sur le plan économique et financier, ce sera positif pour Cuba, car l'île est asphyxiée. Mais la multiplication des contacts humains ? L'accès des Etats-Unis aux banques de l'île ? Et surtout, la vente à Cuba de systèmes de communication permettant de naviguer sur Internet ? Raúl Castro a été à l'origine de réformes courageuses, mais celles-ci n'ont pas été de nature politique. Il devra peut-être lever le pied s'il veut rester en place et éviter de faire mourir de dépit son frère Fidel." (18.12.2014)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Des avantages géopolitiques pour Washington

Les Etats-Unis et Cuba viennent de faire une avancée historique, se réjouit le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Les deux pays ont tout intérêt à améliorer leurs relations mutuelles. L'embargo commercial est une véritable entrave pour Cuba et rend l'économie du pays totalement dépendante de la bienveillance de ses alliés. … Après la chute du mur de Berlin, Cuba a été en difficulté, jusqu'à ce que le Venezuela lui vienne en aide. … Toute la question est de savoir combien de temps encore le Venezuela aura les moyens d'aider Cuba. Pour les Etats-Unis, il y a de potentiels avantages géopolitiques. … Ils envoient aussi un signal à la Russie, laquelle tente depuis le début du conflit en Ukraine de consolider ses relations avec l'Amérique latine. La normalisation des relations avec Cuba vaudra aux Etats-Unis les louanges des leaders latino-américains et coupera l'herbe sous le pied de Poutine." (18.12.2014)

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El País - Espagne

Obama passe à la vitesse supérieure

Depuis qu'il est clair que le président américain Barack Obama doit gouverner en "canard boîteux", sans majorité dans aucune des deux chambres, il prend d'importantes décisions, constate le quotidien de centre-gauche El País : "Le dégel des relations entre Washington et La Havane couronne l'un des mois les plus productifs du président démocrate depuis son arrivée à la Maison-Blanche en 2009. … Les  décisions adoptées dans trois domaines - changement climatique, réforme de l'immigration et  politique avec Cuba - ont un dénominateur commun : il s'agit d'actions unilatérales, de décisions du président qui se passent d'une majorité au Congrès. Obama a su exploiter la mince marge de manœuvre que le camp adverse lui laisse au Congrès pour faire de la politique, et prouver ce qu'avait déclaré un autre démocrate avant lui, Lyndon B. Johnson, avant d'adopter les lois sur les droits civiques : la fonction de président peut servir à quelque chose." (17.12.2014)

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POLITIQUE

Die Presse - Autriche

Reconnaître la Palestine n'apportera pas la paix

Dans une résolution adoptée mercredi, le Parlement européen a majoritairement soutenu le principe d'une reconnaissance de l'Etat palestinien. Assorti à la condition, toutefois, d'une relance des pourparlers de paix. Une résolution déplorable, selon le quotidien conservateur Die Presse : "Dans ce texte édulcoré, résultat insipide d'un compromis entre deux positions antagonistes, chacun peut lire ce qu'il veut. … En termes de realpolitik, cette résolution n'est que du vent. En effet, ce n'est pas par des résolutions pathétiques qu'un Etat palestinien deviendra réalité, mais grâce à des compromis durement concédés sur le tracé de la frontière, l'échange de territoires, le démantèlement des colonies juives, le retour des réfugiés palestiniens et un traité de paix. Une paix que seuls les Israéliens et les Palestiniens peuvent conclure, et personne d'autre, pas même les Européens armés des meilleures intentions." (18.12.2014)

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Deutschlandfunk - Allemagne

Palestine : une reconnaissance assortie d'attentes

Le Parlement européen a soutenu mercredi la reconnaissance d'un Etat palestinien indépendant, conditionnée cependant à une relance des discussions de paix entre la Palestine et Israël. Plusieurs parlements européens ont d'ores et déjà reconnu le pays en tant qu'Etat. La radio publique Deutschlandfunk se félicite de ce que la résolution formule des attentes envers les deux pays : "Il aurait pu être néfaste que le Parlement européen reconnaisse la Palestine sans y mettre aucune condition. Une Palestine dont une partie du territoire est dirigée par le Hamas, formation qui énonce dans ses statuts l'éradication de l'Etat d'Israël. … Ce qui est important et juste dans la résolution, c'est qu'elle souligne le droit à l'existence d'Israël autant que l'obligation de l'Etat hébreu à renoncer à des mesures susceptibles de compromettre les négociations de paix, si souhaitables et pourtant si peu réalistes actuellement : notamment la construction effrénée de colonies." (17.12.2014)

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Newsweek Polska - Pologne

Porochenko revalorise le rôle de médiateur de la Pologne

Le président ukrainien Petro Porochenko a effectué mercredi une visite officielle en Pologne. Cette rencontre revalorise le voisin occidental en tant que médiateur dans le conflit ukrainien, se réjouit le magazine Newsweek Polska : "En Europe, la Pologne est le pays qui a le plus soutenu la révolution en Ukraine. Or une fois la victoire remportée, Kiev l'a un peu oublié. Il y a certes eu des paroles de reconnaissance et des déclarations d'amitié. Mais quand il s'est agi de trouver des médiateurs internationaux pour résoudre le conflit avec les séparatistes russes et avec la Russie, personne n'a fait appel à Varsovie. En se rendant en Pologne, un politique ukrainien a enfin fait un pas important dans cette affaire. Il s'attend à trouver ici un allié important. Pour la Pologne, c'est l'occasion de revenir aux avant-postes de la coalition européenne soutenant l'Ukraine." (18.12.2014)

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Proto Thema - Grèce

Le gouvernement Samaras vit dans son propre monde

Le chef d'Etat grec n'a pas pu être élu mercredi au premier tour des élections présidentielles anticipées. Le candidat présenté par la coalition gouvernementale, l'ex-commissaire européen Stavros Dimas, n'a obtenu que 160 voix sur 300 au Parlement, alors qu'il devait en obtenir 200 pour être élu. De l'avis de l'hebdomadaire libéral Proto Thema, cela montre que le gouvernement n'a plus aucun soutien : "Ce résultat montre de manière flagrante que le gouvernement vit dans son propre monde et croit réellement à sa fable de 'success story'. … Ces politiques pensent avoir réussi ! Ils croient que le pays ne peut exister sans eux ! Qu'ils nous ont sauvés. Ils le pensent vraiment et nous disent dans le même temps que nous nous exposons à des risques importants, que le pays encourt destruction et dévastation. … Toute cette histoire apporte la preuve que notre système politique est malade, qu'il est incapable d'aider le pays et de se sauver lui-même." (18.12.2014)

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Deutsche Welle - Roumanie

Roumanie : transfuges politiques et Constitution

La Cour constitutionnelle roumaine a jugé anticonstitutionnel mercredi un décret pris en procédure accélérée par le gouvernement Ponta en août. Celui-ci permettait aux élus locaux de changer de parti dans les 45 jours suivant leur élection, sans être menacés de perdre leur mandat, comme le prescrivait la loi. L'antenne roumaine de Deutsche Welle salue ce verdict : "C'est une bonne nouvelle, car cela signifie qu'il ne sera plus possible à l'avenir de s'en prendre de telle façon au droit existant. La Cour constitutionnelle vient de mettre fin à une pratique indécente. Quelles en seront les conséquences ? Les élus locaux qui ont changé de camp vont-ils perdre leur mandat ? Probablement pas. La décision de la Cour n'est pas rétroactive. Cela paraît injuste vis-à-vis de ceux qui ont fait preuve de droiture morale et qui n'ont pas déserté leur camp. L'impunité semble une fois encore l'avoir emporté en politique." (18.12.2014)

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ÉCONOMIE

Hospodářské noviny - République tchèque

L'Europe a besoin d'une Russie stable sur la durée

Personne ne peut se réjouir de la crise monétaire qui secoue la Russie, et qui appelle une intervention européenne, signale le quotidien économique libéral Hospodářské noviny : "La combinaison des sanctions anti-russes et de la chute du prix du pétrole est un cocktail dont aucune intervention de la Banque centrale russe ne pourra atténuer l'impact. Et ce bien que ses réserves en devises soient parmi les plus importantes au monde. Privées d'accès au marché international du crédit, les banques non publiques russes pourraient très bientôt faire face a de graves problèmes. En 1998 déjà, la Russie avait connu une crise hybride, à la fois monétaire et bancaire, que la hausse du prix du pétrole avait réussi à juguler. Un scénario qui ne se répétera pas aujourd'hui. A court terme, la Russie peut résister à la chute du rouble et au mécontentement des marchés financiers mondiaux. Mais pour assurer sa stabilité sur le long terme, la Russie a besoin d'un geste. Et ce geste doit venir de l'UE ; c'est dans son intérêt." (18.12.2014)

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Dnevnik - Bulgarie

Poutine est tombé dans le panneau

La communauté internationale a tendu à Poutine un piège dont il n'arrive plus à se dépêtrer. C'est l'analyse de la crise du rouble que propose le politologue Evguéni Daïnov sur le portail d'information Dnevnik : "L'Occident a bien goupillé son coup : la prodigieuse chute du prix du pétrole, dont les exportations nourrissent la Russie, tombe à un moment où la Russie est obligée de débourser un argent qu'elle n'a pas. Comme lors de l'effondrement de l'URSS, le piège a été tendu de sorte que la Russie n'ait pas d'autre choix que de continuer de dépenser, jusqu'à ce que faillite s'ensuive. Ce piège est à 30 pour cent le fait de la ruse de l'Ouest et à 70 pour cent le fait de la bêtise de Poutine. … Suite à la déroute de l'URSS, 15 Etats autonomes avaient vu le jour. L'effondrement de l'économie russe ne manquera pas d'entraîner un effritement du pouvoir. Pour les différents 'sujets de la Fédération', ce sera une véritable occasion de déclarer leur indépendance par rapport à la Russie." (18.12.2014)

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SOCIÉTÉ

The Times - Royaume-Uni

Bientôt un evêque homosexuel en Grande-Bretagne ?

L'Eglise d'Angleterre a nommé mercredi la révérende Libby Lane évêque de la ville de Stockport. Elle devient ainsi la première femme à occuper une telle fonction. Le quotidien conservateur The Times salue cette nomination tout en appelant à de nouvelles réformes : "Les décisions futures de l'Eglise seront déterminantes pour sa capacité et sa disposition à survivre en tant qu'acteur social moderne. … L'Eglise a entamé un dialogue interne délicat sur le thème de la sexualité. Celui-ci, s'il est mené raisonnablement, pourrait permettre d'aboutir, à la fin de la décennie, à la nomination d'un premier évêque homosexuel. Ce nouveau combat ne sera pas plus simple que celui mené actuellement, mais il n'en est pas moins important. Les nombreux préjugés dont souffre l'Eglise ne disparaîtront que lorsque on parlera simplement 'd'évêques', et non d''évêques femmes' ou d''évêques homosexuels'." (17.12.2014)

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Hürriyet - Turquie

Des fans de Beşiktas accusés de tentative de coup d'Etat

Une procédure a été ouverte mardi en Turquie à l'encontre de 35 supporters de Beşiktas, un club de foot stambouliote. Il est reproché à ces fans, appartenant au groupe appelé Çarşı, d'avoir voulu procéder à un coup d'Etat violent lors du mouvement de contestation autour du parc Gezi. Les personnes visées encourent la détention à perpétuité. Or les preuves sont insuffisantes et la politique ne pourra imposer cette peine, affirme le chroniqueur Kenan Başaran dans le quotidien conservateur Hürriyet : "Sur le papier, Çarşı ne dispose ni d'un président ni d'une structure associative. On peut trouver dans la rue de nombreux fans de Beşitkaş qui déclarent appartenir à Çarşı. Car Çarşı n'est pas une organisation, c'est un esprit. … Je suis convaincu qu'il serait impossible à terme de faire aboutir cette procédure et de trouver les preuves d'une tentative de coup d'Etat. Cela dépendra in fine de la politique, et je ne crois pas que celle-ci s'intéresse vraiment au procès Çarşı. Il est probable qu'après deux ou trois séances, la procédure se solde par de faibles amendes pour dégradation de mobilier urbain." (18.12.2014)

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Neue Zürcher Zeitung - Suisse

La vignette autoroutière allemande est discriminatoire

Le cabinet allemand a approuvé mercredi l'introduction d'une vignette autoroutière à compter de janvier 2016. Une mesure discriminatoire, déplore le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung : "Il est vrai que les Allemands devront acheter la vignette comme les étrangers. Mais ils pourront déduire l'intégralité du montant de leur taxe sur les véhicules. Un privilège dont ne bénéficient à ce jour ni les Suisses ni les Autrichiens dans leurs pays. En dernier recours, c'est la Cour de justice de l'UE qui décidera du sort de la vignette. … Avec ses entrées fiscales record, il devrait être possible au budget allemand de débloquer des fonds [pour investir dans les routes]. … L'Allemagne pourrait peut-être s'inspirer de la France, qui a privatisé ses autoroutes. Au classement de la qualité des routes établi par le Forum économique mondial, la France occupe le 4e rang (l'Allemagne le 13e). Une chose est sûre : ce projet de vignette est un carcan pour le gouvernement allemand, même s'il refuse de le reconnaître." (18.12.2014)

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