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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 05.12.2014

 

À LA UNE

Poutine affirme la puissance de la Russie

La Crimée est aussi importante pour les Russes que le mont du Temple l'est pour les juifs et les musulmans, selon Poutine. (© picture-alliance/dpa)

 

Dans un discours sur l'état de la nation prononcé jeudi, le président russe Vladimir Poutine a défendu l'annexion de la péninsule de Crimée. Il reproche à l'Occident de mener une "politique d'endiguement". Ces propos ne peuvent dissimuler la faiblesse économique réelle de la Russie, selon les commentateurs, qui s'étonnent de l'important soutien populaire dont bénéficie encore Vladimir Poutine.

Die Tageszeitung taz - Allemagne

Poutine bloque la modernisation de la Russie

Poutine est en mal de vision pour son pays, commente le quotidien de gauche taz suite au discours sur l'état de la nation prononcé jeudi : "Il a resservi ses idées, déjà maintes fois présentées, sur la diversification de l'économie. Sans conséquence, faute d'intérêt. Car le régime s'agrippe au pétrole ; une restructuration et une modernisation coûteraient à Poutine et à sa clientèle leur position et leur richesse. Ce qui est plus que dommage, quand on sait que le pays réunit les conditions qui permettraient le développement de technologies innovantes. La structure du pouvoir - domination de l'Etat et bureaucratie vorace - est fatale à toute velléité d'innovation. Rien ne changera, l'agressivité géopolitique de la Russie non plus. Le président n'a laissé planer aucun doute sur ce point. Il a affirmé que Moscou était dans son droit. Point barre. Et de rajouter que la Russie ne comptait pas s'isoler et se mettre en quête d'ennemis. C'est pourtant exactement ce qu'elle fait. On ne peut donc pas vraiment faire confiance à Poutine quand il promet de ne pas se lancer dans une course aux armements." (05.12.2014)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Des déclarations tonitruantes pour masquer la faiblesse

La Russie est un colosse aux pieds d'argile, écrit le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "A entendre Poutine hier, on ne pouvait s'empêcher de penser que cette rhétorique fracassante avait pour unique fonction de dissimuler la faiblesse réelle de son Etat. … Car sa rigidité revient très cher. Les capitaux ne cessent de déserter la Russie. On estime à une centaine de milliards de dollars le montant des départs de capitaux pour l'année en cours. De plus, les sanctions occidentales empêchent beaucoup de banques et de groupes russes d'emprunter à l'étranger. … Les difficultés financières que rencontrent le géant du pétrole Rosneft en disent long sur la gravité de la situation." (05.12.2014)

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Hospodárske noviny - Slovaquie

Les Russes sont ultrapatriotiques

Après l'intervention de Vladimir Poutine jeudi au Kremlin, on a de plus en plus de mal à comprendre la Russie, commente le quotidien économique libéral Hospodářské noviny : "Pour le moment, Poutine n'a rien accompli du programme qu'il avait présenté à son retour à la présidence en 2012. Dans un pays normal, le président devrait répondre de cette situation. Rien de tel en Russie, où la popularité de Poutine se maintient à 85 pour cent. Pourquoi ? Parce que Poutine a fait revenir la Crimée dans le giron de la Russie. … Il a indiqué hier au peuple que la Crimée était pour la Russie ce que le mont du Temple était pour les juifs et les musulmans. Il est intéressant de remarquer que la Russie n'a pas évoqué cette question pendant des siècles, la considérant comme un secret d'Etat. Poutine n'a révélé ce mystère à ses compatriotes qu'à ce moment critique de l'histoire contemporaine, pour exalter un peu plus un patriotisme déjà sans pareil." (05.12.2014)

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Lrytas - Lituanie

Un discours aux accents soviétiques

Le discours de Poutine sur l'état de la nation a des accents soviétiques, fait remarquer le portail lrytas.lt : "Les chiffres, les indicateurs, le rythme : dans l'année à venir, tout doit croître, aller de l'avant et être couronné de succès, à coup sûr. Le leader de la Russie hypnotise son pays à coup de chiffres, à une époque où, pour différentes raisons, celui-ci s'enlise dans la crise. … Le 'modèle logique' inventé par Staline a été réactivé. Ce dernier aimait à rappeler que l'ascension de la puissance soviétique s'accompagnait d'une multiplication de ses ennemis et de la résistance. Poutine a déclaré que c'est l'Occident, le premier, qui a attaqué la Russie, parce que celui-ci voyait un danger dans le progrès russe. … Le discours a été interrompu à plusieurs reprises par de fervents applaudissements. Une autre réminiscence de l'esprit soviétique. Nous sommes déjà passés par là, et nous savons comment cela s'est terminé." (04.12.2014)

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POLITIQUE

Upsala Nya Tidning - Suède

Les sociaux-démocrates suédois victimes de leur arrogance

L'échec du gouvernement minoritaire en Suède s'explique par l'arrogance des sociaux-démocrates, selon le quotidien libéral Upsala Nya Tidning : "Les sociaux-démocrates semblent partir du principe que les autres partis n'ont pas la même valeur, et que ceux-ci doivent se cantonner au rôle de caution gouvernementale. … Les sociaux-démocrates déplorent que l'alliance de centre-droit ait privilégié son propre budget plutôt que de soutenir la proposition du gouvernement. Mais il faut souligner que les sociaux-démocrates (et leurs partenaires écologistes) veulent exclusivement gouverner sur la base de leur propre politique. … Il appartient désormais aux sociaux-démocrates de comprendre qu'ils ne sont qu'un parti parmi d'autres." (05.12.2014)

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Keskisuomalainen - Finlande

Elections en Israël : Nétanyahou choisit le moment propice

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a limogé mardi deux de ses ministres et annoncé des élections anticipées. Pour le quotidien Keskisuomalainen, c'est une manœuvre habile : "Traditionnellement, les partis de droite capitalisent sur la menace de l'insécurité. Le processus de paix avec les Palestiniens est gelé et les attaques de roquettes de Palestiniens frustrés font monter la tension à Jérusalem. En politique intérieure, cela permet aux politiques israéliens de souligner la menace palestinienne. La pression exercée sur Israël au niveau international est supérieure encore. A l'automne, la Suède a officiellement reconnu la Palestine en tant qu'Etat et les partisans de la reconnaissance se multiplient dans d'autres pays de l'UE. La Ligue arabe veut appeler le Conseil de sécurité de l'ONU à se pencher sur un calendrier de construction d'un Etat de Palestine et présentera un projet de résolution en ce sens." (05.12.2014)

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Il Fatto Quotidiano - Italie

L'Italie, championne européenne de la corruption

Dans le dernier rapport de l'ONG Transparency International sur la perception de la corruption dans le monde, l'Italie arrive à la 69e place sur 175 pays. Une véritable performance au niveau européen, ironise le journaliste Marco Travaglio dans le quotidien de gauche Il Fatto Quotidano : "'L'Italie sera à la pointe de l'Europe' avait promis Matteo Renzi en juillet, alors que le pays débutait son semestre de présidence tournante de l'UE. Il a tenu parole, même s'il n'est pas à l'origine de ce résultat. D'autres sont responsables de cette irrésistible progression. La lutte a été rude, mais après plusieurs années d'un inlassable engagement, nous y sommes parvenus : l'Italie est devenue le pays le plus corrompu du continent. C'est l'ONG Transparency International qui nous décerne ce titre convoité. Dans le classement 2014, l'Italie occupe encore la 69e place qu'elle avait acquise en 2013. Elle est ainsi la lanterne rouge des pays du G7 et de l'UE. La Bulgarie et la Grèce, qui étaient les derniers concurrents dans l'UE à faire 'mieux' que nous en 2013, occupent le même rang que nous aujourd'hui, de sorte que plus personne ne peut nous rattraper." (04.12.2014)

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Standart - Bulgarie

UE / Bulgarie : après le bâton, la carotte

Après avoir rencontré le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, Jean-Claude Juncker a déclaré jeudi que la Commission européenne préparait la suspension du mécanisme de surveillance du crime organisé, de la corruption et de la justice, mais aussi l'adhésion de la Bulgarie à l'espace Schengen. La Bulgarie est enfin récompensée, se réjouit le quotidien Standart : "Borissov aurait bien pu doubler la mise, car il a de bons atouts dans son jeu : la loyauté du parent pauvre de l'UE et tous les sacrifices que la Bulgarie a dû faire au nom de la solidarité européenne [dans le cadre des sanctions contre la Russie]. Rouvrir le robinet monétaire pour donner un coup de pouce à l'économie bulgare est la moindre des choses que Bruxelles puisse faire. … L'UE doit comprendre qu'on ne vit pas d'amour et d'eau fraîche et que la paupérisation galopante de la Bulgarie l'éloigne lentement de l'Europe. Comme dit le proverbe bulgare : mieux vaut une bonne carotte qu'un mauvais bâton." (05.12.2014)

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ÉCONOMIE

Le Temps - Suisse

Rachat d'obligations : la BCE a trop attendu

Contrairement aux attentes des marchés, la BCE a choisi jeudi de ne pas procéder à des rachats de titres obligataires pour l'instant, reportant la décision sur cette question au mois de janvier. Cela pourrait continuer de nuire à l'économie, redoute le quotidien libéral Le Temps : "La BCE a de bonnes raisons de temporiser. D'abord, parce que ce n'est peut-être pas la meilleure voie à suivre. ... Ensuite, en juin dernier, la BCE a lancé une série de mesures - taux négatifs, prêts aux banques, etc. - et elle se doit d'attendre de voir si leur mise en œuvre porte ses fruits. En gardant une forme d'ambiguïté sur sa future orientation, l'institution s'est lié les mains. La pression des marchés va devenir de plus en plus grande. S'ils ne sont pas satisfaits, cela se reflétera sur les cours de bourse, sur les attentes d'inflation (ou plutôt de déflation) et, in fine, sur l'économie. Il se pourrait donc bien que dès le 22 janvier, date de sa prochaine réunion, la BCE soit contrainte de dévoiler un nouveau plan." (05.12.2014)

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Novi list - Croatie

South Stream, ou les contradictions de l'UE

Le projet South Stream, dont l'arrêt a été annoncé par le président Poutine ce lundi en Turquie, risque de générer des pertes importantes pour les Etats concernés. Le quotidien de centre-gauche Novi List reproche à l'UE d'avoir appliqué deux poids deux mesures vis-à-vis des projets de gazoducs russes : "La Commission européenne a fait suspendre la construction du pipeline sur son territoire et a fait savoir aux Etats membres qui avaient signé des accords avec Moscou que le projet violait le droit de l'UE en vigueur. En vertu de celui-ci, une même entreprise - le géant énergétique russe Gazprom en l'occurrence - ne peut être à la fois fournisseur de gaz et opérateur du réseau de conduites. … Il convient par ailleurs de rappeler que le gazoduc Nord Stream continue tranquillement d'acheminer le gaz russe vers l'Allemagne et d'autres Etats européens, bien que dans ce cas également, Gazprom s'avère être le producteur, le fournisseur, ainsi que l'opérateur du réseau." (05.12.2014)

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El Mundo - Espagne

La taxe Google doit être un projet européen

La Grande-Bretagne veut soumettre à un taux de 25 pour cent les bénéfices des entreprises opérant dans le pays mais basées dans des paradis fiscaux. C'est ce qu'a annoncé mercredi son ministre des Finances, George Osborne. Or cette mesure, que beaucoup qualifient de "taxe Google", ne fonctionnera qu'à condition d'être introduite au niveau européen, écrit le quotidien conservateur El Mundo : "Le gouvernement britannique est le premier à prendre l'initiative pour lutter contre une pratique qui, bien qu'elle soit légale, n'en constitue pas moins une évasion fiscale. … Mais en faisant cavalier seul, un gouvernement ne saurait sérieusement remettre en cause ces pratiques. Pour le faire, il convient d'harmoniser l'impôt sur les sociétés dans l'ensemble de l'UE. Le premier objectif devrait être de dissuader des pays comme l'Irlande et le Luxembourg de procéder à des pratiques déloyales pour attirer des entreprises." (05.12.2014)

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The Economist - Royaume-Uni

La fin des fluctuations du prix du pétrole

Le prix du pétrole a fortement chuté ces dernières semaines. L'offre excédentaire, générée notamment par l'extraction d'huile de schiste aux Etats-Unis, permettra de garantir une plus grande stabilité des prix du pétrole que par le passé, écrit l'hebdomadaire économique libéral The Economist : "L'économie du pétrole s'est transformée. Le marché reste bien sûr exposé aux chocs politiques : une guerre au Proche-Orient ou l'implosion attendue de la cleptocratie de Vladimir Poutine feraient augmenter les prix. Mais en l'absence de tels évènements, le prix du pétrole devrait être moins fragile aux chocs ou aux manipulations. … Le pétrole et le marché financier se sont avérés être les deux seuls géants économiques susceptibles de plonger le monde dans la récession. Il faudrait au moins que l'un des deux soit un peu plus stable à l'avenir." (04.12.2014)

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CULTURE

Libération - France

Cinéma : réduire les cachets des stars

Le Centre national du cinéma (CNC) a annoncé mercredi son intention de plafonner les cachets versés aux acteurs dans tous les films français bénéficiant de subventions publiques. Une décision attendue depuis longtemps, suite aux critiques des revenus élevés perçus par les stars du cinéma, écrit le quotidien de centre-gauche Libération : "L'argent public doit financer la création et non les dispendieuses folies du star-system. Dans un monde où les inégalités ne cessent de se creuser, toute mesure destinée à limiter les abus est bienvenue. Sera-t-elle efficace ? Pour l'instant, elle épargnera les films prodigues en cachets extravagants et financés par le seul argent privé. Aussi bien, elle s'est fait attendre. … Certes, la profession commence à comprendre qu'elle a intérêt à se réformer. Mais, comme dans un mauvais film, elle le fait au ralenti." (04.12.2014)

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SOCIÉTÉ

The Irish Times - Irlande

Irlande du Nord : les tortures de l'armée doivent être condamnées

L'Irlande a demandé à la Cour Européenne des droits de l'homme (CEDH) de rouvrir un dossier d'allégation de tortures perpétrées par l'armée britannique en Irlande du Nord. L'Irlande reproche à des soldats britanniques d'avoir torturé 14 militants de l'IRA, actes que la CEDH avait simplement qualifiés de traitements "inhumains" en 1978. Le quotidien de centre-gauche Irish Times salue la demande de réexamen faite mardi par Dublin : "Ce jugement avait jeté une ombre. En raison de la déception des 14 personnes, dont les souffrances avaient été minimisées et auxquelles justice n'avait pas été rendue. Mais aussi parce que le jugement crée un précédent déplorable pour le respect des droits de l'homme au niveau mondial. Concrètement, il place sous un voile d'impunité les violateurs des droits humains, dont le comportement a été jugé seulement 'inhumain', et non relevant de la torture. La décision de saisir à nouveau la justice pourrait entraîner des tensions diplomatiques de l'autre côté de la mer d'Irlande. Mais l'enjeu est de taille : que l'Etat agisse conformément aux droits humains internationaux." (04.12.2014)

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T24 - Turquie

La Turquie tourne le dos à la laïcité

En Turquie, le Conseil supérieur de l'éducation a approuvé mercredi une proposition soumise par Eğitim Bir-Sen, un syndicat d'enseignants conservateur, visant à généraliser les cours de morale et de religion dans les écoles maternelles et primaires. Même si cette requête n'est pas valable sans l'assentiment du ministère de l'Education, le journal en ligne libéral T24 craint une dérive religieuse en Turquie : "Le gouvernement Erdoğan entraîne la Turquie hors des eaux démocratiques et laïques. Il entend rompre avec l'histoire du pays, briser un complexe qui a désormais plus d'un siècle. Tayyip Erdoğan n'apprécie ni l'Occident ni ses valeurs, telles que la laïcité et la démocratie, qui constituent l'essence même de celui-ci. … Quand un gouvernement se fixe pour mission de 'produire une génération religieuse' et de façonner un nouveau mode de vie en imposant des cours obligatoires de religion à l'école, il commence à détruire le caractère séculier de l'Etat." (05.12.2014)

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