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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 01.10.2014

 

À LA UNE

Frappes aériennes britanniques sur l'EI en Irak

Les avions de chasse britanniques soutiennent les peshmergas kurdes qui combattent les unités de l'EI. (© picture-alliance/dpa)

 

Dans la lutte contre l'Etat islamique, l'armée de l'air britannique a emboîté le pas aux Etats-Unis en bombardant mardi des positions du groupe terroriste en Irak. Certains commentateurs évoquent une intervention militaire justifiée contre des groupes assassins et barbares. D'autres doutent que l'alliance emmenée par les Américains ait des chances de remporter cette guerre.

Die Zeit - Allemagne

La guerre contre l'EI est justifiée

Il est nécessaire et fondé de vouloir combattre militairement l'EI, estime l'hebdomadaire libéral Die Zeit : "Premièrement, il s'agit d'une guerre justifiée car l'EI est un groupe assassin et cruel, qui n'a pas connu sa pareille dans l'histoire. Il massacre avant tout les civils et souhaite renverser les Etats arabes. … Deuxièmement, l'Occident dispose de l'avantage militaire. ... Personne ne peut mettre fin à l'autodestruction du monde arabe, encore moins les pays qui n'en font pas partie. Ce qui ne doit pas nécessairement se traduire par l'inaction. Des centaines de milliers de réfugiés aspirent à une politique responsable. L'intérêt commun de l'Occident et du monde en général exige la destitution de criminels sans pitié que seule la force peut enrayer." (01.10.2014)

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The Irish Independent - Irlande

L'alliance devrait circonscrire ses frappes sur l'EI

Les Etats-Unis et leurs alliés devraient limiter leur intervention aux milices de l'EI, sans quoi ils perdront le soutien de la population syrienne, met en garde le quotidien conservateur Irish Independent : "Par la décision d'élargir les frappes aériennes au front Al-Nusra, les Etats-Unis et leurs alliés pourraient se tirer une balle dans le pied et, paradoxalement, renforcer ces djihadistes mêmes qu'ils entendent anéantir. Le front Al-Nusra bénéficie dans la population syrienne d'une popularité bien supérieure à celle de l'Etat islamique. Ses leaders ont mené campagne pour gagner les cœurs et les têtes des Syriens dans les villes et les régions où ils sont présents. C'est pourquoi en attaquant le front, les Etats-Unis se mettraient à dos la population syrienne. Elle vit dans la peur des bombardements des Etats-Unis et de leurs alliés et n'a que très peu de sympathie pour l'intervention étrangère." (30.09.2014)

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Sabah - Turquie

Les raids aériens pourraient affaiblir les Kurdes

L'intervention américaine contre l'EI a des répercussions directes sur les rapports entre la Turquie et les Kurdes, analyse le chroniqueur Hasan Bülent Kahraman dans le quotidien proche du gouvernement Sabah : "Je ne pense pas que les Etats-Unis poursuivront ce combat jusqu'au bout. … Les Etats-Unis n'ont jamais gagné de guerre au Proche-Orient. Celles-ci ont engendré une recrudescence de la haine et de la rancœur, mais rien de plus. C'est en connaissance de cause que le président Erdoğan a probablement expliqué aux Etats-Unis que des attaques aériennes étaient insuffisantes et qu'un déploiement de troupes au sol s'imposait. … Or ceci place la Turquie dans une position très problématique. Les Kurdes de Kobane se sont alliés au PYD [proche du parti turc PKK]. Si la Turquie devait les approvisionner en armes, ils armeraient le PKK. … Des attaques contre l'EI amélioreraient le jeu de la Turquie. Repousser l'EI apaiserait les Kurdes et freinerait la montée en puissance d'éléments tels que le PYD." (01.10.2014)

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POLITIQUE

eldiario.es - Espagne

Cañete pas digne de devenir commissaire à l'Environnement

Préalablement à l'audition de Miguel Arias Cañete, commissaire désigné pour le Climat et l'Energie, ce mercredi au Parlement européen, des écologistes ont appelé à manifester. Ils reprochent à l'ancien ministre espagnol de l'Agriculture et l'Environnement ses liens avec le secteur pétrolier. Son élection jetterait le discrédit sur l'Europe, estime Ignacio Escolar dans le journal de gauche en ligne eldiario.es : "Il se pourrait que le groupe des conservateurs tolère le conflit d'intérêt manifeste, ses remarques sexistes, ainsi que son 'oubli' de déclarer les revenus supplémentaires de [son parti] Partido Popular. ... Mais il est encore plus déplorable de constater que les principes européens ne s'appliquent pas au-delà des Pyrénées. Dans le reste de l'Europe, il serait impensable qu'un ministre chargé de prendre des décisions concernant l'environnement détienne des actions de grands groupes de l'industrie pétrolière. Ce serait tout simplement inconcevable. Chez nous, une telle configuration est possible, et elle a même duré deux ans. Miguel Arias Cañete ne revend ses actions que maintenant qu'il se présente en tant que commissaire." (30.09.2014)

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Gość Niedzielny - Pologne

Kopacz ne doit pas promettre la lune

La nouvelle Première ministre polonaise Ewa Kopacz tiendra aujourd'hui mercredi son premier discours d'investiture. D'après les observateurs, cette déclaration doit donner les grandes lignes de la politique du pays jusqu'aux prochaines élections en octobre 2015. Kopacz serait bien inspirée de ne pas promettre monts et merveilles, exhorte le chroniqueur Bogumił Łoziński sur le portail national religieux Gość Niedzielny : "En ce moment, chacun exprime une multitude de revendications en bonne et due forme sur les priorités que doit se fixer le nouveau gouvernement. Le catalogue des réclamations semble interminable : politique étrangère et de sécurité face au conflit avec la Russie, problèmes du charbon et de l'énergie, sauvetage du système de retraite, ainsi qu'une loi sur l'insémination artificielle. Je souhaite à l'inverse que les promesses de notre Première ministre se concentrent sur les problèmes qu'elle sera véritablement en mesure de régler en un an. Car seuls douze mois de mandat la séparent des prochaines élections." (01.10.2014)

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Der Standard - Autriche

Il n'y aura pas de compromis autour de la Catalogne

La polémique autour de l'indépendance de la Catalogne risque de monter d'un cran, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Il est impensable que les adversaires trouvent un compromis. Le Président du gouvernement catalan fera tout pour que ses citoyens puissent voter. Mais étant donné qu'il n'est pas légalement possible d'organiser un référendum, il envisage de mettre sur pied de nouvelles élections et d'en faire un plébiscite. Une large victoire des défenseurs de l'indépendance aurait les mêmes conséquences que le référendum dont on refuse la tenue, qui n'aurait pas eu force obligatoire. La pression monte à Madrid. Chaque minute qui passe joue en faveur des nationalistes. Chaque atermoiement de Madrid fait grimper le nombre de ceux qui souhaitent faire sécession. Plus on reporte le vote sur l'indépendance, plus ses défenseurs ont des chances de l'emporter. Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy ne veut pas, ou ne peut pas l'accepter. On peut craindre qu'il recevra bientôt une leçon d'histoire." (01.10.2014)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Inaction occidentale : un feu vert pour Pékin à Hongkong

Le monde occidental doit agir pour empêcher Pékin de réprimer les manifestants de Hongkong dans le sang, insiste le quotidien De Volkskrant : "Jusqu'ici, les pays occidentaux se tiennent plutôt à l'écart, de peur de compromettre leurs relations commerciales avec la puissance chinoise. On peut craindre que la Chine interprète ce silence comme un feu vert pour réprimer la rébellion des 'parapluies' par la violence. ... L'Occident doit faire comprendre au président Xi Jinping que la répression d'un mouvement démocratique risque de coûter cher à Pékin. La position de Hongkong en tant que centre financier asiatique est menacée. En outre, Taïwan se mettra en tête que l'union avec la Chine n'est qu'une illusion. … Car une chose est claire : un pays uni n'est pas synonyme de liberté." (01.10.2014)

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Diena - Lettonie

En Lettonie, voter a un sens

Un électeur sur cinq ne sait toujours pas pour quel parti il votera aux législatives de dimanche en Lettonie, selon les sondages. Les gens ont tort de penser que leur vote n'aura aucune influence sur les événements, critique le quotidien libéral Diena : "La Lettonie est un pays encore très jeune. Si dans l''ancienne' Europe, les partis ne tiennent pas leurs promesses ou si des incapables y sont élus au pouvoir, cela n'a pas de grand impact. Dans l'ancienne Europe, tout est tellement parfait que pas même dix années d'échec ne menacent l'existence d'un pays. ... En Lettonie, c'est différent. A ce jour, l'élite n'a pas réussi à instaurer un équilibre social et ces 20 dernières années n'ont pas vu l'avènement d'une véritable société civile. … Les choses peuvent changer considérablement en fonction du parti qui prendra le pouvoir. Le jour des élections, les Lettons doivent exprimer leur voix, même s'ils pensent que l'issue du scrutin ne changera rien." (30.09.2014)

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ÉCONOMIE

Tages-Anzeiger - Suisse

Accords fiscaux avec Apple : l'Irlande dans le collimateur de l'UE

La Commission européenne a ouvert une enquête contre l'Irlande pour aides d'Etat illégales qu'elle aurait accordées à Apple sous forme d'avantages fiscaux. Le quotidien Tages-Anzeiger salue la procédure : "Au bord du précipice, l'Irlande a dû être sauvée de la faillite à grand renfort de fonds européens. Dans le même temps, le gouvernement de Dublin a renoncé pendant des années à des entrées fiscales pour retenir Apple dans le pays. Les accords fiscaux passés par les Irlandais avec Apple, par les Néerlandais avec Starbucks ou par les Luxembourgeois avec Amazon n'ont plus rien à voir avec une concurrence loyale. Il s'agit d'une compétition sauvage de tous contre tous. Les grands groupes peuvent se permettre de monter les Etats les uns contre les autres. Au bout du compte, les caisses de l'Etat sont vides. Les contribuables normaux ou les petites et moyennes entreprises en font les frais. Les pays commencent lentement à comprendre qu'ils doivent mettre le holà à cette spirale de la fiscalité qui les tire vers le bas." (01.10.2014)

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La Croix - France

La dette ne laisse aucune alternative à la France

Au deuxième trimestre de cette année, la dette de l'Etat français a franchi la barre des 2023 milliards d'euros, a indiqué mardi l'institut de statistiques Insee. Le quotidien catholique La Croix exige du gouvernement qu'il mette en oeuvre son plan d'austérité : "En dix ans, la dette de la France a doublé, tout autant sous les gouvernements de droite que sous la gauche. Les choix de court terme ont prévalu : nul ne peut aujourd'hui s'exonérer de sa responsabilité, en rejetant la faute sur l'adversaire. Le gouvernement actuel ne doit pas caler devant les économies à réaliser. Il lui faut arbitrer, dans ces coupes nécessaires, en ne pénalisant pas les domaines d'avenir, ceux qui ont un impact sur le long terme et qui favorisent le dynamisme du pays. Quant aux citoyens, ils doivent eux aussi examiner ... l'effort qui leur est demandé, et juger s'ils peuvent y consentir afin que l'avenir de leurs enfants soit un peu plus dégagé." (01.10.2014)

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SOCIÉTÉ

Gândul - Roumanie

Roumanie : une liberté bien théorique

Cette année, on célébrera le 25e anniversaire de la chute de la dictature de Nicolae Ceaușescu en Roumanie. Dans l'historiographie, le mois de décembre 1989 marque la date à laquelle les Roumains ont retrouvé leur liberté ; mais quelle valeur cette liberté a-t-elle lorsque les gens vivent dans la pauvreté, s'interroge le quotidien de centre-gauche Gândul : "Ils sont libres de se déplacer à leur guise, mais comment voyager quand en fin de moins, l'argent ne suffit pas même pour faire une petite sortie ? … Ils ont libre accès aux soins médicaux, mais sont-ils véritablement libres de choisir les prestations médicales dont ils ont besoin ? Les enfants ont un accès illimité à l'éducation, mais les parents sont-ils véritablement libres de choisir une bonne école qui leur ouvre des perspectives d'avenir ? Ils ont le droit à des conditions de travail correctes, mais où sont les emplois qui offrent des conditions équitables ? … La pauvreté les prive de tant de libertés, de tant de droits fondamentaux qu'on se demande ce que ces années de développement de la société nous ont bien apporté." (01.10.2014)

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Libération - France

L'EI veut monter l'Europe contre ses musulmans

L'EI nourrit également l'espoir d'isoler les musulmans européens et de monter la société contre eux, analyse le quotidien de centre-gauche Libération : "Nous sommes comme vous, disent au contraire ces musulmans d'Europe qui ne veulent plus être regardés comme une catégorie à part mais, avant tout, comme français, allemands ou autres. Nous ne voulons pas, protestent-ils, être réduits ou même renvoyés à une identité religieuse qui n'est, de surcroît, pas forcément la nôtre car un musulman peut tout aussi bien s'éloigner de la foi de ses ancêtres qu'un chrétien ou un juif Ils ont raison. ... Mais le problème est que les têtes pensantes de cet Etat islamique ... se sont arrogé le droit de parler au nom de l'islam et de semer la terreur et la mort en son nom, que c'est en tant que musulmans qu'ils menacent l'Europe des pires flots de sang et que leurs mises en scène de l'horreur, surtout, n'ont d'autre but que d'isoler les musulmans d'Europe. Ce que voudrait l'Etat islamique, c'est que l'Europe commence à voir ses musulmans comme une cinquième colonne ... que cela nourrisse, bien sûr, tensions ... Le 11 Septembre n'avait pas d'autre objectif et que se passerait-il, demain, si d'aussi terribles attentats se produisaient en Europe ?" (01.10.2014)

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The Independent - Royaume-Uni

Supprimer la mixité dans les trains britanniques ?

Claire Perry, la ministre britannique des Transports, a proposé lundi d'introduire des wagons réservés aux femmes dans le train pour les protéger d'agressions sexuelles. Le quotidien de centre-gauche The Independent trouve l'idée saugrenue : "L'idée de placer les femmes dans des wagons spéciaux leur étant réservés pour les protéger des représentants lubriques de l'autre sexe et de leurs 'pulsions irrépressibles' est une insulte pour les deux sexes. C'est amoindrissant pour les femmes que de suggérer qu'elles ont besoin d'être protégées contre les hommes et dégradant de les montrer du doigt et de les punir ainsi pour les actes commis par autrui. Pour les hommes, il est humiliant d'être soupçonnés d'office d'être des prédateurs sexuels potentiels. Le véritable problème est qu'il est urgent d'apprendre aux garçons et aux hommes de respecter les femmes." (30.10.2014)

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COULEURS LOCALES

Respekt - République tchèque

Aux élections tchèques, la chemise blanche fait un tabac

Les affiches fleurissent partout en République tchèque, en vue des élections communales qui se tiendront à la mi-octobre. Si leur contenu reste bien léger, elles lancent une nouvelle mode, écrit l'hebdomadaire libéral Respekt : "En 2006 encore, ces messieurs sur les affiches nous regardaient du haut de leur costume-cravate. Quatre ans plus tard, ils avaient enlevé leur cravate pour afficher une élégance décontractée. En 2013, le mouvement Ano du multimilliardaire Andrej Babiš entrait en lice, sans cravate ni costume, mais en arborant des chemises blanches. Ces chemises immaculées d'une blancheur éclatante se voulaient à l'image d'électeurs hors de tout soupçon. Les chemises blanches ont fait des émules, comme s'il suffisait de parler de changement et d'enfiler une chemise blanche pour remporter les élections. Or à force d'être répétée, une plaisanterie perd de son sel. Du reste, les costumes ne sont probablement pas les premiers responsables de l'état dans lequel se trouve la République tchèque." (29.09.2014)

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