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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 31.07.2014

 

À LA UNE

La Russie riposte aux sanctions de l'UE

Les sanctions entraîneront une "hausse des prix sur le marché énergétique européen", affirme-t-on au ministère russe des Affaires étrangères. (© picture-alliance/dpa)

 

Moscou a répondu mardi aux sanctions économiques de l'UE en menaçant d'augmenter ses prix de l'énergie et en interdisant les importations de fruits et légumes en provenance de Pologne. Les commentateurs appellent à renforcer les menaces envers la Russie, convaincus que dans une guerre économique, l'Ouest finirait par l'emporter.

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'Ouest a plus d'un tour dans son sac

Les sanctions économiques ne sont pas le seul moyen efficace de contenir l'agression russe, écrit le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung, qui préconise une approche ferme, dans l'esprit de la politique d''endiguement' : "Dans le débat international portant sur l'agression russe en Ukraine, tant les protagonistes que les chroniqueurs évitent ce terme comme la peste. Ceci est sans fondement, la politique d''endiguement' n'étant nullement une réponse qui, face à des menaces voire à une action militaire accomplie, plaide la surenchère. C'est même plutôt l'inverse : une parade prudente des coups de l'adversaire, sans recourir à l'intervention militaire. En fonction du contexte, cette politique peut prendre la forme de pourparlers diplomatiques, mais peut egalement comporter des réactions plus énergiques, comme l'instauration de lignes rouges à ne pas franchir, le déploiement de troupes, des embargos, voire des blocus. La communauté internationale doit enfin réagir fermement aux infractions répétées du droit international par Moscou." (31.07.2014)

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Newsweek Polska - Pologne

L'effet boomerang de l'embargo sur les fruits

L'Ouest finira par avoir raison de la Russie en dépit de la riposte de cette dernière, prédit le magazine d'information Newsweek Polska : "Les nouvelles sanctions de l'UE ne feront certes pas immédiatement plier Poutine. Mais celui-ci prend enfin l'Europe au sérieux. La seule langue que le président russe comprenne est celle de l'intransigeance. S'il a immédiatement adopté des contre-mesures, l'Europe et les Etats-Unis seront plus forts. Au final, le Kremlin devra payer l'ardoise politique et économique de la guerre en Ukraine. Jamais l'Europe ne s'est opposée aussi clairement à Moscou. … Grevée par les sanctions, la Russie fait de plus en plus figure de lépreux sur la scène politique. Même si Poutine se lance dans une véritable guerre commerciale, ferme le robinet du gaz et étend l'embargo sur les fruits à la viande et à d'autres marchandises européennes, les Russes en pâtiront en fin de compte. Inefficace, l'agriculture russe ne peut en effet subvenir aux besoins de 140 millions d'habitants." (31.07.2014)

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Financial Times - Royaume-Uni

La stratégie justifiée de Merkel

Angela Merkel a agi intelligemment en temporisant la prise de sanctions contre la Russie, estime le quotidien conservateur The Financial Times, revenant ainsi sur les critiques formulées à l'encontre de la chancelière : "Merkel avait tenté de ralentir le rythme des sanctions occidentales pour laisser une marge de durcissement quand cela était nécessaire ; et pour laisser Poutine parler plutôt qu'attaquer, en mai dernier, alors que le risque d'une invasion directe de l'Ukraine par la Russie était le plus élevé. Cela a donné le temps à Kiev de mobiliser l'armée ukrainienne, très disparate, et de purger de ses rangs les 'taupes' russes les plus visibles. En Allemagne, la tragédie du vol MH17 a fortement contribué à dissiper l'idée populaire, selon laquelle il appartenait à l'Allemagne de favoriser une réconciliation russo-américaine. Ce changement dans l'opinion a donné une plus grande marge de manœuvre à Merkel. Elle a su l'utiliser efficacement et conforter son rôle croissant de leader géostratégique en Europe." (30.07.2014)

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Die Zeit - Allemagne

L'UE se fixe enfin une ligne commune

Les sanctions pourraient être un catalyseur de la cohésion européenne, espère l'hebdomadaire libéral Die Zeit : "Elles seraient pour ainsi dire les premières armes d'une politique de défense commune qui est toujours restée théorique jusqu'ici. La crise ukrainienne pourrait ainsi devenir pour la politique extérieure de l'UE ce que la crise financière a été pour sa politique économique : un grand pas en avant. Assumer ensemble les coûts de la lutte pour la paix est susceptible d'être mieux compris par les citoyens que les aides publiques aux banques. Il est certain que ce serait un meilleur placement. Or la véritable épreuve reste encore à venir : si Poutine décidait de frapper l'UE là où elle est la plus vulnérable. La teneur de cette solidarité, négociée au prix de tant d'efforts, se manifestera alors. Il est plus facile d'adopter des sanctions que de les maintenir." (31.07.2014)

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POLITIQUE

L'Opinion - France

Hollande relègue Moscovici à Bruxelles

Le président François Hollande a officiellement présenté mercredi la candidature de Pierre Moscovici, ex-ministre de l'Economie et des finances, pour un poste de commissaire européen. Le journal économique libéral L'Opinion reconnaît dans cette nomination une habitude fâcheuse qui consiste à envoyer à Bruxelles des hommes politiques impopulaires : "Cette coutume témoigne d'un triple mépris : de l'électorat, des institutions européennes, et des autres Etats membres. Elle nourrit l'hostilité des citoyens français au projet européen. ... Elle mine la crédibilité de Paris, tancée par l'Allemagne pour sa prétention à exercer une responsabilité budgétaire. ... Elle ne fait qu'un perdant : la France, dont les représentants à Bruxelles ou à Strasbourg sont désormais éloignés des postes clés. C'est l'influence de notre pays qui en pâtit, et donc la défense de ses intérêts." (30.07.2014)

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De Telegraaf - Pays-Bas

L'accès au site du MH17 passe par Moscou

Deux semaines après le crash du vol MH17 en Ukraine orientale, la poursuite des combats empêchait toujours l'accès au site de l'accident, ce mercredi. Une situation insoutenable pour les proches des victimes, déplore le quotidien conservateur De Telegraaf : "Chaque jour qui passe complique l'opération. Selon plusieurs sources, le site du crash aurait été encerclé de champs de mines. … Les experts sont impuissants, tandis que les faits reprochés aux bandes criminelles soutenues par la Russie s'aggravent de jour en jour. Il ne faut pas baisser les bras. Pour se frayer un accès au site de la catastrophe, les Pays-Bas doivent continuer de faire pression sur tous les protagonistes. Sans oublier le gouvernement russe. Les tractations du Kremlin attisent les troubles en Ukraine. Mais pour parvenir au site du crash, il faudra passer par Moscou." (31.07.2014)

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Sözcü - Turquie

Le vote incontrôlé des Turcs de l'étranger

Les Turcs de l'étranger peuvent voter à partir de jeudi aux présidentielles turques, et ce directement depuis leur lieu de résidence, sans devoir se rendre en Turquie comme il le fallait auparavant. Dans la plupart des pays concernés, les bureaux de vote sont installés dans des salles de sport ou des halls d'exposition, ce qui ne garantit pas la fiabilité du scrutin, déplore le chroniqueur Emin Çölaşan dans le quotidien critique du gouvernement Sözcü : "Les urnes électorales resteront exposées pendant des jours dans ces bureaux improvisés. Qui les surveillera ? La nuit, quand tout le monde dort, des mains invisibles pourront y accéder, et elles le feront, j'en suis certain. Ensuite, les urnes seront acheminées en Turquie où elles resteront dans de quelconques dépôts jusqu'au 10 août, date du scrutin. Quelle est donc cette organisation ? Je m'attends au pire. Les partisans d'Erdoğan sont très bien organisés en Europe, des entreprises qui leur sont proches leur apportent des appuis financiers conséquents. … Qui garantira donc la sécurité des urnes à l'étranger ?" (30.07.2014)

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Ziare - Roumanie

Victor Ponta, un voleur à la tête de la Roumanie ?

Le Premier ministre roumain, Victor Ponta, a sollicité mardi le soutien de son parti, le PSD, à sa candidature aux présidentielles de novembre. Celle-ci est toutefois menacée par le plagiat dont il s'est rendu coupable lors de la rédaction de sa thèse de doctorat, écrit le portail d'information Ziare : "Il n'y a jamais qu'une différence formelle sur l'objet du délit entre le vol d'une centaine de pages usurpées et le vol d'une glace, d'une voiture, d'un porte-monnaie ou de quoi que ce soit. Qui vole un œuf vole un bœuf. Autrement dit, son éducation et sa mentalité cautionnent le vol. Une personne pour laquelle le vol est acceptable s'apprête donc à devenir président de la Roumanie. Un voleur démasqué pourrait prendre les rênes de ce pays. … La grande question que nous devons nous poser est : est-il bien raisonnable qu'un voleur de propriété intellectuelle nous représente ?" (31.07.2014)

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Wiener Zeitung - Autriche

L'UE ne doit pas tolérer l'autoritarisme d'Orbán

Après le discours controversé tenu en Roumanie par le Premier ministre ultraconservateur hongrois Viktor Orbán, dans lequel il a déclaré que les jours de la démocratie libérale étaient comptés, le quotidien Wiener Zeitung enjoint l'UE de réagir : "L'an dernier déjà, l'Europe entière avait poussé de hauts cris quand Orbán avait imposé des révisions constitutionnelles qui sapaient la société libre et démocratique. Après des modifications minimes, l'UE avait fait comme si de rien n'était. Cette attitude conciliatrice n'est plus de mise. Face à la Russie, on est en droit de s'interroger sur l'attitude qu'elle doit adopter envers la Hongrie, si le pays d'Orbán continue d'appliquer ses théories nationalistes. … La démocratie libérale est obsolète, a annoncé Orbán, de manière claire et nette. Si la Hongrie continue dans cette voie - et il y a fort à parier qu'elle le fera - l'UE sera confrontée à un gros problème. Elle n'a pas prévu de règlement applicable aux pays membres qui enfreignent en permanence les droits fondamentaux de l'UE. Ce dont Orbán a pleinement conscience." (31.07.2014)

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Berlingske - Danemark

Critiquer Israël attise la violence en Europe

La Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, a refusé de signer une lettre de protestation dans laquelle ses collègues sociaux-démocrates d'Europe du Nord condamnent les violences d'Israël à Gaza. Le quotidien libéral-conservateur Berlingske approuve la décision de la chef de l'Etat : "La résolution de l'UE [le 22 juillet, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont lancé un appel à la modération à l'intention d'Israël et du Hamas] est plus réaliste que la critique systématique d'Israël, que la gauche traditionnelle entonne à chaque fois qu'un nouveau conflit éclate [au Proche-Orient]. … La critique unilatérale d'Israël par la gauche va dans le sens de l'appel à la persécution des juifs, dans les rues de Copenhague et ailleurs en Europe.… Ni les Palestiniens ni les juifs qui vivent en Europe ne peuvent être tenus pour responsables de la guerre à Gaza. Or il faut demander des comptes à ceux qui essaient d'exporter le conflit en Europe." (31.07.2014)

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RÉFLEXIONS

Corriere della Sera - Italie

La faute morale d'Israël à Gaza, par Don Futterman

Israël ne sortira pas la conscience tranquille de la nouvelle guerre à Gaza, prévient le chroniqueur israélien Don Futterman dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Israël agit en vertu d'une nouvelle stratégie morale qui nous laisse les mains libres en cas de 'dégâts collatéraux', et nous autorise à anéantir les Palestiniens qui se trouvent sur la ligne de tir, entre nous et les milices du Hamas. Nous avons décidé d'infliger mort et destruction à la population gazaouite, et de rejeter sur notre ennemi la responsabilité de notre brutalité. Une grande majorité de la population à Gaza étant mineure, l'Etat hébreu tue un grand nombre d'enfants. Un calcul épouvantable, funeste et scandaleux. … Si les Palestiniens veulent redonner une lueur d'espoir aux Gazaouites, ils doivent destituer le Hamas. Or si nous aspirons à mieux qu'à l'impasse persistante à laquelle aboutit ce conflit, il nous faudra des dirigeants capables de faire valoir un autre point de vue." (31.07.2014)

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El País - Espagne

Pleurer la mort de Jean Jaurès, par Juan Claudio de Ramón Jacob-Ernst

Il y a 100 ans jour pour jour, Jean Jaurès était assassiné par un nationaliste français. Quelques jours plus tard, les socialistes français renonçaient à leur posture pacifiste, proclamaient l'union sacrée au Parlement et votaient les crédits de guerre. La voix de Jaurès aurait pu changer le cours de l'histoire, déplore le diplomate Juan Claudio de Ramón Jacob-Ernst dans le quotidien de centre-gauche El País : "Le soir de son assassinat, Jaurès pensait encore pouvoir empêcher la guerre. Il en débattait avec ses collègues lors d'un dîner au Café du Croissant, lorsqu'un individu, tirant depuis la fenêtre, lui a logé une balle en pleine tête. … Jaurès, qui avait tenté d'empêcher la guerre jusqu'à la dernière minute, avait encore deux atouts en main : l'unité du mouvement travailleur européen et l'importante popularité dont il bénéficiait. … Ce soir-là, il voulait écrire un long article pour tenter de faire changer d'avis l'opinion publique européenne. Il n'a pas pu le faire. La une des journaux, le jour suivant, ne portait pas l'appel de Jaurès, mais l'annonce de sa mort. … Pas besoin d'être socialiste aujourd'hui pour pleurer la mort de Jaurès." (31.07.2014)

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ÉCONOMIE

Spiegel Online - Allemagne

L'Argentine responsable de sa faillite

L'Argentine se dirige pour la deuxième fois en 13 ans vers le défaut de paiement. Le dernier délai pour parvenir à un accord avec les créanciers a expiré dans la nuit de mercredi à jeudi, et l'agence de notation Standard & Poor's a déclaré le pays en défaut de paiement "sélectif". C'est l'élite politique incompétente du pays qui est responsable de cette situation, et non les deux fonds spéculatifs qui réclament à l'Argentine le paiement de 1,5 milliards d'euros, estime le Spiegel : "L'Argentine pourrait facilement se procurer cet argent. La crainte que ce compromis pousse d'autres créanciers à réclamer aussi des remboursements peut être facilement gérée, par exemple en déposant d'abord l'argent auprès d'un administrateur. … A Buenos Aires, on entretient la légende d'une Argentine sacrifiée pour sa résistance à la mafia financière internationale. Une fable qui garantit la survie politique de Kirchner [la présidente du pays] et compagnie. … Le côté positif, c'est que le poids économique de l'Argentine est si restreint au niveau international qu'un défaut de paiement ne déclencherait vraisemblablement aucun remous sur les marchés financiers." (31.07.2014)

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Trends Tendances - Belgique

Low cost : l'inconséquence des voyageurs

Les compagnies low cost Ryanair et Easyjet ont toutes deux nettement amélioré leur chiffre d'affaires, d'après les derniers chiffres trimestriels. Les deux entreprises doivent leur succès à l'attitude inconséquente des consommateurs, estime le magazine économique Trends Tendances : "Oui, dans nos sociétés aujourd'hui, c'est le low cost qui s'en tire le mieux sur le plan financier. On le voit dans la distribution avec Aldi ou Lidl et c'est la même rengaine avec l'aérien. ... Ryanair fait partie de ces entreprises que les citoyens adorent critiquer mais qu'ils continuent d'utiliser malgré tout. Au fond, le citoyen est souvent antimondialiste à titre privé mais très libéral lorsqu'il prend sa casquette de consommateur ; c'est la schizophrénie de notre époque." (30.07.2014)

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SOCIÉTÉ

Večernji list - Croatie

Sarajevo souffre avec Gaza

Depuis des jours, les habitants de Sarajevo, la capitale bosnienne, témoignent leur soutien aux Gazaouites. Ils ne sont pas seulement mus par la solidarité islamique, explique le quotidien conservateur Večernji List : "La situation dans laquelle se trouve la population de l'enclave palestinienne rappelle aux habitants de Sarajevo, de la façon la plus douloureuse qui soit, le siège de 47 mois qu'avait connu la ville au début des années 1990. Blocus total, destruction, victimes, absence d'eau et d'électricité, dépendance de l'aide humanitaire : voilà la terrible expérience qui les unit. Et à Sarajevo comme à Gaza, le seul espoir des individus assiégés résidait dans le tunnel qui avait été creusé sous les lignes serbes. Cette voie de communication permettait aux soldats d'aller et venir, mais aussi d'apporter nourriture, médicaments et combustible ; tout ce dont a besoin une ville subissant un isolement et un blocus durable. Personne ne sait mieux que les Sarajéviens l'importance que revêt pour la survie un étroit passage souterrain." (31.07.2014)

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