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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 09.04.2013

 

À LA UNE

La Dame de fer est morte

Thatcher a été Première ministre britannique de 1979 à 1990. (© picture-alliance/dpa)

 

L'ex-Première ministre britannique Margaret Thatcher est décédée lundi à l'âge de 87 ans d'une attaque cérébrale. Si certains chroniqueurs rendent hommage à la dirigeante conservatrice pour ses convictions inébranlables et sa contribution à la chute du rideau de fer, d'autres constatent l'échec de ses idéaux néolibéraux, tout en redoutant l'avènement de l'euroscepticisme thatchérien.

Salzburger Nachrichten - Autriche

Les préceptes de Thatcher ne fonctionnent pas

Si les avis étaient partagés sous le mandat de Margaret Thatcher, il est clair aujourd'hui que sa politique néolibérale n'a pas fonctionné, écrit le quotidien chrétien-libéral Salzburger Nachrichten : "Le fait que l'Etat n'assure plus son rôle de contrôle a conduit à une perte douloureuse des compétences de régulation. Depuis le crash de 2008, nous souffrons tous des conséquences des combines financières débridées de la City de Londres dans le rôle de centrale européenne. Et l'Angleterre ? Elle se trouve dans une crise économique et financière particulièrement tenace, et le Premier ministre David Cameron fait ce que Thatcher faisait : il réduit les dépenses et mise sur le libre marché. Mais les remèdes ne conviennent plus. La capacité de guérison toute-puissante du marché n'est qu'illusion, comme on le sait aujourd'hui, et il ne reste plus grand-chose à 'couper' en Grande-Bretagne. L'époque de Maggie Thatcher est définitivement révolue." (09.04.2013)

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De Volkskrant - Pays-Bas

Des idéaux louables au service de la finance

La Dame de fer voulait donner à la société britannique une énergie nouvelle, mais c'est surtout le monde de la finance qui en a profité, analyse le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Thatcher a formulé un autre idéal face au collectivisme de l'Etat providence : celui de l'individu libre, qui prend ses propres décisions et qui ne veut pas dépendre de l'Etat. … Mais le néolibéralisme qu'elle a initié présentait manifestement aussi de gros inconvénients : une société rigide, des inégalités croissantes, notamment dans les pays anglo-saxons, une commercialisation impitoyable et un programme de privatisations qui n'a pas toujours réussi. En outre, le néolibéralisme s'est rapidement éloigné des idéaux modestes de Thatcher. Les grandes entreprises, et notamment la finance, sont ceux qui en ont profité le plus - pas les gens simples et ambitieux. Pendant la crise financière, la finance a pratiqué exactement ce que Thatcher avait toujours reproché au secteur public : en profiter sur le dos des autres." (09.04.2013)

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Avvenire - Italie

L'euroscepticisme ne doit pas triompher

Ce serait un comble que l'on honore finalement Margaret Thatcher pour son attitude anti-européenne, écrit le quotidien catholique Avvenire : "Il est trop simple et trop borné de rendre Margaret Thatcher responsable aujourd'hui des excès du néolibéralisme à l'origine de la crise mondiale. Malgré les limites qu'affiche aujourd'hui l'héritage de ses convictions, la Dame de fer est entrée dans l'histoire, quoique puissent en dire ses opposants et ses détracteurs. … Résolument anti-européenne, comme tous les dirigeants britanniques, Thatcher a tenté de retarder la réunification allemande. Elle s'est fièrement opposée à l'euro et a inflexiblement écarté l'idée d'une Europe fédérale. Ce serait un comble si sa posture ouvertement anti-europénne s'avère plus prudente et plus sage aujourd'hui pour les destinées de l'Union que celle de tant et tant de ses chantres apodictiques." (09.04.2013)

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Lrytas - Lituanie

Dame de fer contre rideau de fer

Sur le portail d'information rytas.lt, le chroniqueur Andrius Užkalnis rend hommage à l'ex-Première ministre britannique, décédée hier, pour sa contribution à l'effondrement de l'Union soviétique : "Pour nous, Thatcher a toujours été un symbole de la guerre froide et le restera toujours. L'Union soviétique a été contrainte d'abdiquer devant les alliés de l'Occident. Ni trop tôt ni trop tard, le moment est venu quand les conditions étaient réunies. … Contrairement à la plupart de ses contemporains, Thatcher ne s'est jamais fixé comme objectif de devenir particulièrement populaire ou de se battre à moitié. Elle savait qu'il y avait d'un côté le bien et de l'autre l'ennemi, et que les ennemis devaient être vaincus. Pour nous, la guerre froide était une chose juste. Car la Lituanie a été du côté des gagnants de cette guerre. Et c'est cette issue qui garantit aujourd'hui notre liberté et notre progrès." (08.04.2013)

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Blog Nick Robinson - Royaume-Uni

Même après sa mort, Thatcher divise encore

Margaret Thatcher continue de diviser la société britannique, écrit Nick Robinson, responsable du service politique à la BBC, témoignant son respect à la "Dame de fer" : "A une époque où les politiques sont trop souvent traités avec indifférence, on oublie facilement que la Grande-Bretagne a jadis été dirigée par une femme à la fois haïe et aimée passionnément. Grâce à sa conviction, sa détermination et sa confiance de fer en elle-même, beaucoup ont vu en elle la sauveuse de l'après-guerre. … Car elle est parvenue à dompter les syndicats et à triompher de la junte argentine dans l'Atlantique-Sud. Mais beaucoup d'autres n'ont pas pardonné et ne pardonneront jamais les profondes divisions économiques et sociales qu'elle a engendrées, et qui résultent, selon eux, de politiques justifiées par sa déclaration controversée 'la société n'existe pas'. … De nombreux propos seront dits et écrits aujourd'hui. Beaucoup lui témoigneront leur reconnaissance. Certains la regretteront. D'autres se réjouiront. Un mot peut résumer la dirigeante défunte : la foi." (08.04.2013)

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POLITIQUE

Ouest France - France

La morale ne suffira pas à sauver Hollande

Suite au scandale de fraude fiscale de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a annoncé lundi que les membres du gouvernement et les parlementaires devront publier leurs déclarations de patrimoine. Mais cela ne suffira pas pour sortir le pays de la crise actuelle, estime le journal régional Ouest-France : "Onze mois seulement après l'élection de François Hollande, le pays se traîne dans une ambiance nerveuse et délétère qui appelle, bien sûr, un choc de moralisation. En réalité beaucoup plus. ... Les Français souhaitent une opération mains propres ; ils attendent aussi du mieux dans leur vie quotidienne. ... Aux yeux de Bruxelles ou des bailleurs internationaux, François Hollande ne s'en sortira pas avec la seule moralisation de la vie publique. Il ne s'en sortira pas davantage en attendant que la croissance fasse, à sa place, le travail d'assainissement du pays ou en attribuant aux autres la responsabilité de ce qui ne va pas. Il s'en sortira en étant à chaque instant le chef qu'il a été pour le Mali : ferme, réactif et anticipateur." (09.04.2013)

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Corriere della Sera - Italie

L'Italie, une démocratie zombie

L'impasse politique se poursuit en Italie. Selon la Constitution, le président sortant Giorgio Napolitano ne peut dissoudre le Parlement élu, car celui-ci doit nommer son successeur. Les parlementaires devraient malgré tout travailler, critique le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "C'est le monde à l'envers. Un Parlement à peine élu qui fait comme s'il était déjà dissous ; pas de trace de lois ou de directives politiques. Rien. … Le gouvernement, dont le mandat a expiré, se comporte comme un blanc-bec. … Une démocratie zombie : un mort (le gouvernement Monti) qui ne meurt pas, un vivant (la 27e législature) qui ne naît pas. Au milieu le président, seule institution viable, qui ne dispose toutefois pas du pouvoir nécessaire. … La morale de l'histoire est la suivante : parlementaires, faites votre travail si vous ne voulez pas être congédiés sans délai - et pas par l'actuel président, mais par son successeur." (09.04.2013)

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Sega - Bulgarie

Borissov célèbre déjà son retour

Dans un grand show qui a réuni 14.000 spectateurs dimanche à Sofia, l'ex-Premier ministre bulgare Boïko Borissov a lancé en grande pompe la campagne électorale de son parti, le Gerb. Un mois et demi seulement après avoir démissionné suite aux manifestations dans le pays, il a évoqué les succès présumés de son mandat. Le quotidien Sega est interloqué : "Le spectacle qui s'est tenu dans la halle des sports de Sofia est censé suggérer que le Gerb n'est pas le même parti contre lequel les gens sont descendus dans la rue, mus par la pauvreté et les prix insupportablement élevés de l'électricité et du chauffage ; le parti qui a nui à l'économie et à de nombreuses PME pour enrichir une poignée d'oligarques ; le parti qui a décampé quand le peuple lui a demandé des comptes. A grand renfort d'écrans géants, de shows multimédias et de chansons kitchs, un Premier ministre en échec célèbre son retour politique. Cela veut dire quoi ? Veut-il nous plonger dans l'hypnose et nous faire tout oublier, afin de continuer comme si rien ne s'était passé ?" (08.04.2013)

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Neatkarīgā - Lettonie

Une loi intéressée en Lettonie

En Lettonie, une nouvelle loi doit contraindre les élus municipaux visés par une enquête à démissionner. Edmunds Sprūdžs, le ministre régional et instigateur de cette loi, veut seulement destituer le maire de Ventspils, Aivars Lembergs, critique le quotidien Neatkarīgā, en pârtie détenu par Lembergs : "Le parti de Sprūdžs lui-même n'a plus rien à perdre, si ce n'est son grand partenaire de coalition, le parti Vienotība. Ce dernier devrait réfléchir avant de soutenir cette loi, car les lois qui visent des personnes concrètes ont souvent un effet boomerang. … Si un jour le parti n'est plus au pouvoir et qu'il perd le contrôle sur [l'autorité anticorruption] Knab et [le service d'information] Sab, ses membres pourraient se retrouver eux-mêmes sur le banc des accusés. Vienotība devrait examiner à la loupe la proposition du ministre. … Elle ne vaut pas la peine qu'on en discute au Parlement.  Elle permet juste de s'entraîner au basket, grâce au lancer de papier à la corbeille." (08.04.2013)

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RÉFLEXIONS

El Huffington Post - Espagne

Kostas Vaxevanis sur la guerre économique en Europe méridionale

Le journaliste grec Kostas Vaxevanis a obtenu dimanche à Cordoue, en Andalousie, le prix de journalisme Julio Anguita Parrado. Dans son discours de remerciement publié par le journal en ligne de centre-gauche Huffington Post, il reproche aux banques et aux entreprises allemandes de mener en Europe du Sud une guerre économique : "L'Europe méridionale sombre dans la crise alors que l'Allemagne s'enrichit, car l'Europe méridionale a acheté des armes allemandes, des voitures allemandes et de la technologie française. Obtenir des crédits pour les acheter ne posait aucun problème car ils étaient proposés par les banquiers qui entendent justement punir le Sud aujourd'hui. … Nous vivons une guerre économique. D'un côté, ceux qui croient que l'économie et les banques doivent déterminer la politique et la vie des individus. De l'autre, ceux qui veulent exactement le contraire, que la vie des gens détermine l'économie. Les individus ne doivent pas devenir les otages des marchés. Il ne faut pas privilégier la survie des chiffres pendant des hommes meurent. L'Europe, ce n'est pas le rêve de Merkel, pas plus que les gratte-ciel de la City de Londres. L'Europe, c'est la culture grecque et espagnole, la musique italienne, la philosophie contemporaine allemande et française." (09.04.2013)

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Der Tagesspiegel - Allemagne

Pour Fabian Leber, la crise de l'euro a finalisé l'unité allemande

Grâce à la crise de l'euro, on ne peut pratiquement plus parler de différences entre Allemands de l'Ouest et Allemands de l'Est, constate Fabian Leber dans le quotidien libéral Tagesspiegel : "Plus personne ne parle des nouveaux Länder, et le 'mur dans les têtes' a aussi disparu des débats. ... On ne fait pratiquement plus la distinction entre Est et Ouest, mais de plus en plus entre le Nord et le Sud. … Il y a dix ans, on se demandait encore si l'unité économique germano-allemande était une erreur. Aujourd'hui, avec les problèmes de l'Union monétaire, la perception est tout autre. … L'unité a rendu les Allemands de l'Ouest plus économes. Et les Allemands de l'Est constatent actuellement qu'ils ont plus de valeur aux yeux des citoyens de l'Ouest que tous les Italiens et les Grecs réunis. 80 à 100 milliards d'euros étaient transférés chaque année de l'Ouest vers l'Est - une somme dont ne peuvent que rêver les Etats méditerranéens. Mais peut-être que les Allemands de l'Est et de l'Ouest ont surtout eu beaucoup de chance. Si la chute du mur de Berlin était survenue en même temps que la crise bancaire et financière, notre unité aurait tout autre allure." (09.04.2013)

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ÉCONOMIE

Ta Nea - Grèce

Grèce : une bonne nouvelle pour les épargnants

Le gouvernement grec a suspendu ce week-end la fusion des deux grandes banques du pays. La troïka avait estimé que la banque qui résulterait de cette fusion serait trop grosse pour un sauvetage. La National Bank of Greece et l'Eurobank doivent désormais être recapitalisées d'ici fin avril, et ainsi être placées de facto sous le contrôle de l'Etat. Un développement positif, juge le quotidien libéral Ta Nea : "Bien sûr, la position de la troïka quant à la fusion de la National Bank of Greece et de l'Eurobank soulève une grande question. Comment continuer avec les banques à un moment décisif de la lutte pour surmonter la crise économique ? Mais si l'on considère les faits avec le calme et la lucidité nécessaires, de nombreux indices semblent déjà indiquer que le veto de la troïka pourrait avoir de nombreux aspects positifs. Car il permettra la recapitalisation séparée, mais sécurisée, des deux banques. En tout cas, cette phase de transition supervisée par l'Etat génère un régime de sécurité absolue pour les épargnants et les petits actionnaires - et c'est bien ce qui importe le plus ici !" (09.04.2013)

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CULTURE

Gazeta Wyborcza - Pologne

Un film de la ZDF critiqué en Pologne

Le portail national-conservateur polonais wPolityce.pl a vivement critiqué le téléfilm en trois parties Unsere Mütter, unsere Väter (Nos mères, nos pères), diffusé mi-mars par la chaîne allemande ZDF. Selon lui, l'auteur tente de relativiser la culpabilité des Allemands, en indiquant que ce sont seulement les nazis qui auraient provoqué l'holocauste, sans mentionner le peuple allemand. Bartosz Wieliński, expert de l'Allemagne pour le quotidien libéral Gazeta Wyborcza, juge cette critique injustifiée : "C'est une thèse intéressante. Le terme 'nazis' apparaît souvent dans le discours de Winston Churchill. Et pourtant, chacun savait de quelle nation il s'agissait. Depuis, 70 années ont passé et ce terme est toujours associé à 'l'Allemagne'. Quand je vivais en Allemagne, personne ne m'a jamais déclaré que les Allemands n'étaient pas responsables de la guerre et de l'holocauste. Mais wPolityce.pl semble mieux le savoir." (09.04.2013)

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SOCIÉTÉ

hvg - Hongrie

L'intégration des enfants roms est menacée

Le gouvernement ultraconservateur de Viktor Orbán prévoit de réinstaurer des cours séparés pour les écoliers roms. Pour l'hebdomadaire de centre-gauche Heti Világgazdaság, cette proposition est une régression en matière d'intégration des Roms : "En Hongrie, un ex-ecclésiastique [l'ancien pasteur calviniste et ministre de l'Education Zoltán Balog] s'engage aujourd'hui pour institutionnaliser l'exclusion 'raciale', en promouvant la ségrégation dans les écoles hongroises. Le gouvernement est déterminé à jeter les bases légales de ce principe. Ce faisant, il ne s'oppose pas seulement au principe d'intégration de l'UE ; il renforce aussi les inégalités sociales en Hongrie. On peut déjà imaginer les explications du gouvernement : vous verrez, c'est mieux pour 'eux', si on les sépare de 'nous', pour leur donner des cours de 'haut niveau'. Des niaiseries. Et ils le savent très bien." (05.04.2013)

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MÉDIAS

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

L'Offshore-Leaks fait mieux que Wikileaks

L' International Consortium of Investigative Journalists qui a transmis les données sensibles sur la fraude fiscale aux maisons de presse, a traité les informations avec un grand sens des responsabilités. Le quotidien libéral-conservateur Neue Zürcher Zeitung s'en réjouit : "On peut partir du principe que les fuites de données seront de plus en plus fréquentes dans un monde largement numérisé, en dépit des efforts contraires. Ces données doivent être maniées avec un grand sens des responsabilités pour protéger aussi bien leur source que les personnes ou les entreprises mentionnées, c'est une condition impérative. Des dispositions dans ce sens ont été prises dans l'Offshore-Leaks. … Sebastian Mondial, qui travaille en tant que journaliste indépendant au projet Offshore-Leaks, le qualifie de 'contre-projet à Wikileaks'. 'Nous avons essayé, dès le départ, de protéger la source et la confidentialité des données'. Car une fuite de données génère un pouvoir politique et économique qui ne doit pas tomber entre de mauvaises mains." (09.04.2013)

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