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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 13.02.2013

 

À LA UNE

L'Assemblée nationale adopte le mariage homo

Les opposants à la réforme veulent remanifester le 24 mars. (© dapd)

 

L'Assemblée nationale française a adopté mardi, par 329 voix à 229, le projet de loi controversé établissant le mariage et le droit à l'adoption pour les couples de même sexe. Selon les chroniqueurs, cette décision est un triomphe pour le gouvernement Hollande et un signal contre l'ingérence de l'Eglise dans le débat.

Tages-Anzeiger - Suisse

Victoire d'étape pour Hollande

L'adoption par l'Assemblée nationale du projet de loi en faveur du mariage et du droit à l'adoption par les couples de même sexe est une réussite marquante pour le gouvernement Hollande, estime le quotidien Tages-Anzeiger, même si les prochains défis difficiles se profilent : "François Hollande appose ainsi son style sur le contenu mais aussi sur la forme. ... Bien sûr, il doit surtout sa nouvelle image à l'intervention militaire au Mali, qui a surpris tout le monde et pour laquelle tous ses alliés étrangers le félicitent. Le regard porté sur le président s'est vite modifié et sa cote de popularité augmente. Mais le droit au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe est un repère politique probablement plus important. Il sera intéressant de voir comment il gère la pression qui ressortira bientôt des cercles censés être bien intentionnés à son égard : les enseignants en colère, les salariés déçus du secteur automobile en difficulté, les retraités inquiets. Le test socio-social n'est pas encore passé." (13.02.2013)

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Libération - France

Un signal contre une Eglise passéiste

Le quotidien de centre-gauche Libération considère le vote de l'Assemblée nationale en faveur du mariage homosexuel et du droit à l'adoption pour les couples de même sexe comme un signal contre l'ingérence de l'Eglise en politique : "L'Eglise française est en crise. Profonde et peut-être irréversible. Pourtant, sa détermination à peser sur le débat public n'a jamais semblé aussi vive. Une partie de ses troupes jamais aussi déterminée à défendre les valeurs les plus réactionnaires. Et cette Eglise déliquescente a promis d'autres combats politiques, contre la PMA [procréation médicalement assistée] et la GPA [gestation pour autrui], laissant faire avec bienveillance des groupuscules fanatiques contre l'avortement et continuant à défendre l'abstinence contre le préservatif. Quel que soit le nom du futur pape, il appartient à la société laïque d'être ferme. De ne rien céder face à cette intrusion religieuse. Le vote, hier à l'Assemblée, du mariage pour tous, était une réponse réconfortante." (13.02.2013)

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Frankfurter Rundschau - Allemagne

Au tour de l'Allemagne

En Allemagne, la politique rejette depuis des années d'instaurer le mariage pour tous, critique le quotidien de centre-gauche Frankfurter Rundschau, voyant dans la décision de l'Assemblée nationale française un brillant exemple : "C'est donc le législateur qui met fin à la discrimination de l'identité sexuelle, et ce n'est pas la majorité des Français, mais bien une minorité conservatrice importante qui manifeste contre celle-ci depuis des mois. En Allemagne, il n'y a pas de projet de loi du gouvernement et pas de protestations de la population. Il y a une Cour constitutionnelle, qui, au nom de la Constitution allemande, réclamera probablement mardi prochain le droit à l'adoption pour les couples homosexuels, et un gouvernement libéral-conservateur qui a mené depuis des années une résistance passive contre cette idée. … Mais le mariage pour tous n'est pas un problème juridique, c'est d'abord une tâche politique qui incombe au législateur. Il serait indécent de la rejeter davantage." (13.02.2013)

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POLITIQUE

Diário de Notícias - Portugal

La double morale nucléaire empêche le désarmement

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné sévèrement le nouveau test nucléaire effectué mardi en Corée du Nord. Le quotidien libéral-conservateur Diário de Notícias critique la morale équivoque qui consiste à ne voir la menace nucléaire que dans certains pays : "Un 'acte profondément déstabilisateur'. La formule avec laquelle l'ONU a qualifié ce test est peut-être le plus juste. Il a été condamné, de manière caractéristique, par l'ensemble du Conseil de sécurité. … On ne brise le silence sur la menace nucléaire depuis la fin de la guerre froide que lorsqu'on soupçonne les Etats avec lesquels le monde développé est en conflit - Corée du Nord, Iran et Syrie - de posséder des armes nucléaires et d'en faire usage. En revanche, les arsenaux nucléaires des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, de la France, de la Grande-Bretagne, du Pakistan, de l'Inde et même d'Israël, qui nie toutefois en posséder, ne sont ni politisés ni discutés. Ce faisant, on empêche de former une pression publique susceptible de faire reculer ce danger permanent pour l'humanité." (13.02.2013)

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Prospect Magazine - Royaume-Uni

La Chine soutiendra la Corée du Nord

Après l'annonce mardi d'un troisième test nucléaire en Corée du Nord, la Chine a appelé le régime du dirigeant Kim Jong Un à maintenir ses engagements de dénucléarisation. Le magazine de centre-gauche Prospect pense toutefois que la Chine continuera à soutenir son allié : "Les anciens schémas de la guerre froide - rivalités entre grandes puissances, peurs existentielles et Etats tampons - reviennent sous une forme encore plus complexe aujourd'hui. Pékin est une fois de plus prise en lutte avec Washington pour l'influence ou la domination régionale, et Pyongyang est l'un de ses seuls amis stratégiques. La Chine a seulement réprimandé faiblement son allié récalcitrant, comme elle l'a fait si souvent auparavant, et suggéré 'que tout le monde réponde dans le calme et le dialogue'. Mais les analystes chinois sont convaincus que la Corée du Nord n'abandonnera pas son programme nucléaire. Car c'est sa seule source d'influence, de dissuasion et d'estime de soi, quelles que soient les menaces et les incitations tentées par la Chine." (12.02.2013)

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Népszava - Hongrie

Orbán destitue les juges constitutionnels

Le gouvernement ultraconservateur hongrois veut restreindre davantage les compétences de la Cour constitutionnelle. A l'avenir, celle-ci ne pourra statuer que sur la base de la nouvelle Constitution, entrée en vigueur début 2012. C'est la réaction du gouvernement à l'annulation par la Cour de plusieurs de ses lois, critique le quotidien Népszava : "Qu'a fait le gouvernement Orbán lorsque la Cour constitutionnelle a rendu des verdicts qui ne lui ont pas plu ? Il l'a privé sans plus attendre de ses droits, et ce pour une période visiblement illimitée. Il a modifié le processus de nomination des juges et il les a amputés de leurs droits d'élire eux-mêmes leur président. … Selon le règlement actuel, le parti au gouvernement Fidesz a seul le droit de nommer les juges constitutionnels, principe qu'on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde. … Au lieu d'accepter le jugement de la Cour suprême, il l'ampute de ses droits. S'il agissait comme un parti démocratique, ce ne serait pas le Fidesz." (13.02.2013)

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Corriere del Ticino - Suisse

Obama veut entrer dans l'histoire

Dans son discours sur l'état de la nation, le président américain Barack Obama a présenté mardi un programme ambitieux. Il a entre autres préconisé des investissements de plusieurs milliards dans les routes et les ponts, un accord de libre-échange avec l'UE et des réformes du port d'armes et de l'immigration. Il s'attaque enfin au Congrès, se réjouit le quotidien libéral Corriere del Ticino : "Le ton conciliant, la main tendue aux opposants dans la quête d'un compromis impossible, tout cela fait partie du passé. Barack Obama se sent conforté par sa réélection. Dans moins de quatre ans, il quittera la Maison Blanche. Il pourrait finalement adopter la démarche traînante d'un canard boiteux, car il n'a plus besoin de conquérir le vote des électeurs. Le programme d'Obama est ambitieux. Et il entend le mettre en œuvre, avec la détermination propre à celui capable de surmonter les attaques et de voir plus loin que la politique immédiate. L'issue est incertaine compte tenu de la majorité républicaine au Congrès ? Peu importe, les réformes avancent, à tout prix. Derrière cette conviction et cette disposition au combat du président se cache un grand objectif : entrer dans l'histoire, comme Abraham Lincoln." (13.02.2013)

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Hospodárske noviny - Slovaquie

Klaus ne supporte pas son départ

Peu avant la fin de son mandat, le président tchèque Václav Klaus s'en est pris une nouvelle fois à son prédécesseur Václav Havel. Dans un entretien accordé à un magazine polonais, il a accusé Havel d'avoir été "d'extrême de gauche", et d'avoir vécu "tel un jacobin, dans un autre monde". Klaus ne supporte pas de retrouver son insignifiance, constate le site Internet du journal économique Hospodářské noviny : "Lorsque Havel a quitté le Château de Prague il y a dix ans, toutes les grosses pointures de la politique mondiale lui ont dit au revoir à l'occasion du sommet de l'OTAN. Klaus déplore que personne ne regrette son départ. Seuls 26 pour cent des Tchèques l'apprécient encore, un ratio très faible, impensable avec Havel. Klaus n'a reçu aucune invitation de l'étranger pour des adieux dignes de ce nom. … C'est la raison pour laquelle il épanche sa frustration sur Havel, d'autant plus fort que l'on ne l'écoute plus de plein gré. La semaine prochaine, il traitera sûrement Havel d''antéchrist' suivant le modèle de son vice-chancelier. C'est de la pure obsession. Il y a une phrase de Klaus à laquelle on peut toutefois souscrire : 'Havel était vraiment d'un autre monde'." (13.02.2013)

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RÉFLEXIONS

Blog EUROPP - Royaume-Uni

Antonio Lettieri sur l'américanisation du marché du travail en Europe

Les réformes structurelles en Europe aboutissent à une politique du marché du travail qui s'inspire toujours plus des Etats-Unis, observe Antonio Lettieri, directeur du Center for International Social Studies à Rome, sur le blog EUROPP de la London School of Economics : "La réforme du marché du travail est au cœur de toutes les réformes structurelles. Tout au long de ces 20 dernières années, les négociations salariales et la législation sur le marché du travail ont en grande partie flexibilisé tous les aspects organisationnels du travail. Toutefois, deux tabous tenaces persistent dans de nombreux pays : les restrictions sur les licenciements et les diminutions de salaire dans le cadre de négociations salariales. La Commission européenne et la BCE sont prêtes à faire tomber ces deux derniers remparts. Elles s'inspirent du modèle américain caractérisé par la liberté d'embauche et de licenciement, et la flexibilité des salaires, qui sont dus à la faible influence des syndicats et aux difficultés rencontrées dans les négociations salariales communes. Paradoxalement, la stratégie des réformes structurelles des autorités européennes ressemble beaucoup à celles du parti républicain américain, qui reproche à Barack Obama de flirter avec la politique sociale européenne, comme la réforme controversée du système de santé." (12.02.2013)

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ÉCONOMIE

Dagens Nyheter - Suède

L'Europe a besoin d'un FBI de la sécurité alimentaire

De la viande chevaline a également été retrouvée en Suède dans les produits du producteur de surgelés Findus. L'office suédois pour la sécurité alimentaire veut désormais mener des inspections aléatoires dans les commerces du pays. Le quotidien libéral Dagens Nyheter appelle l'UE à agir : "La fraude avec les lasagnes de Findus montre que la libre circulation des marchandises en Europe doit être contrôlée. ... Si le commerce sur le marché intérieur européen devient plus simple et génère de meilleurs produits moins coûteux, les escrocs trouvent en même temps des failles plus importantes et plus fréquentes. C'est pourquoi l'eurodéputée suédoise libérale Marit Paulsen a tout à fait raison quand elle souligne la nécessité d'un contrôle alimentaire plus performant et plus efficace, aux niveaux national et européen. Depuis de nombreuses années, Paulsen préconise la mise en place d'un FBI de la sécurité alimentaire et vétérinaire, avec la capacité de mener des inspections dans tous les pays. … Davantage de contrôles - cela ne semble ni réjouissant, ni susceptible d'empêcher complètement les fraudes. Mais il faut compliquer la vie des escrocs et protéger le marché intérieur du délabrement." (13.02.2013)

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Rzeczpospolita - Pologne

Telekom Polska brise la confiance des investisseurs

Le cours de l'action de la Telekom Polska (TPSA) a chuté mardi de près de 30 pour cent. Le conseil d'administration avait auparavant annoncé, pour la seconde fois, une réduction drastique des dividendes pour 2012. La direction joue avec la confiance des investisseurs, s'irrite le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Tout le monde savait déjà que TPSA est mal en point. Il suffit de regarder les recommandations des analystes de ces derniers mois. Mais personne ne s'attendait à ce que la situation soit aussi grave. On pensait toujours qu'un mouvement de plus de dix pour cent n'était possible qu'avec des actions de faible liquidité. … Au final, c'est la direction qui a subi le plus de pertes. Car sa crédibilité auprès des investisseurs, un bien inestimable sur le marché du capital, a fortement souffert. On ne peut qu'espérer que les autres grandes entreprises n'emboîtent pas le pas à TPSA et ne surprennent pas les investisseurs de la sorte. Sinon, la récente hausse serait accompagnée d'un grand point d'interrogation." (13.02.2013)

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Dienas Bizness - Lettonie

Electricité : une facture salée pour les Lettons

Alors que le marché de l'électricité letton est libéralisé, le réseau reste pour le moment entre les mains du monopole d'Etat de l'électricité Latvenergo. L'Etat a lancé un appel d'offres pour l'entretien du réseau, à des prix que le journal économique Dienas Bizness juge exagérés, et qui pourraient peser inutilement sur le consommateur final : "Les politiques se plaignent qu'il n'y ait pas d'offre moins chère. Mais les dirigeants de l'entreprise d'énergie [Latvenergo] ont réagi de manière logique [par leur politique des prix], après avoir compris qu'un marchandage politique avait commencé [autour des coûts d'entretien du réseau]. Dans le même temps, en s'appuyant sur cette expérience, il faut s'interroger sur la réaction d'autres entreprises du secteur, ces dernières années, face à de tels petits jeux politiques et aux conséquences pour les prix de l'énergie sur le consommateur final." (13.02.2013)

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SOCIÉTÉ

To Vima Online - Grèce

La Grèce veut exproprier ses citoyens

Le gouvernement grec envisage de confisquer, voire de vendre aux enchères si nécessaire, le patrimoine de 2,5 millions de citoyens qui doivent de l'argent à l'Etat. Une initiative qui indigne le journal en ligne de centre-gauche To Vima, qui estime que même un régime communiste ne recourrait pas à de telles mesures : "C'est une initiative inédite dans le monde occidental. La Grèce se voit désormais privée du moindre traité fondateur de la société occidentale. … On peut se demander si le pays serait autant 'soviétisé' si le parti communiste grec (KKE) arrivait au pouvoir. Un tel régime serait-il en mesure de rayer autant d'entreprises de la carte et de menacer des millions de Grecs de confisquer leur patrimoine et leurs revenus ? Dans le même temps, les partisans du modèle socialiste prétendent à juste titre que sous de tels régimes, au moins, les gens avaient de quoi manger et un toit au-dessus de la tête, quelle qu'en soit la qualité. Dans la Grèce d'aujourd'hui, de plus en plus de personnes n'ont même pas ça." (13.02.2013)

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De Standaard - Belgique

Le comeback de Dieu n'est pas pour demain

Même un nouveau pape ne changera rien au fait que la foi traditionnelle est sur le déclin en Europe occidentale, estime Patrick Loobuyck, docteur en philosophie morale, dans le quotidien libéral De Standaard, après l'annonce du retrait de Benoît XVI : "Alors qu'autrefois, il était pratiquement impossible de ne pas croire, la foi catholique représente désormais une exception. La rationalité scientifique a inexorablement démystifié la vision du monde, raison pour laquelle nous ne pourrons manifestement plus développer d'attitude religieuse. En outre, les individus ne se soumettent pratiquement plus à une vérité qui vient d'en haut, notamment si cette vérité transcendante représente un obstacle à la liberté humaine. … Le pape n'aura aucune influence sur le renouveau du catholicisme. Le message de la foi n'a pas la vie facile. … L'ère de la foi traditionnelle en Dieu est révolue. Même si certains prétendent le contraire. On n'a pas l'impression que le comeback de Dieu est imminent. Les catholiques peuvent toujours espérer que l'arrivée d'un autre pape changera la situation, lui insufflant un nouvel élan, mais cet espoir est vain." (13.02.2013)

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