Navigation

 
Important :
Vous vous trouvez sur le site des archives euro|topics. Vous pouvez consulter notre revue de presse quotidienne à l´adresse www.eurotopics.net.

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 08.02.2013

 

À LA UNE

Troubles en Tunisie après l'assassinat de Belaïd

Syndicats et opposition ont appelé à une grève générale ce vendredi. (© dapd)

 

L'assassinat mercredi en Tunisie de Chokri Belaïd, leader de l'opposition de gauche, a entraîné de violentes manifestations contre le gouvernement du parti Ennahda. Si certains commentateurs estiment que ces troubles menacent la reprise économique du pays, d'autres continuent à croire dans la transition démocratique.

La République des Pyrénées - France

La Tunisie, un laboratoire démocratique

La Tunisie est le laboratoire démocratique du monde arabe, estime le journal régional La République des Pyrénées : "Alors que tous les Cassandre n'ont cessé de nous promettre la fin des illusions romantiques et l'arrivée inéluctable d'une théocratie à l'iranienne, ce qui se passe en Tunisie vient démentir leurs prédictions impatientes. Car la Tunisie n'est pas seulement le théâtre de manifestations violentes, elle est, bien plus que tout autre pays arabe, le laboratoire d'une nouvelle étape des révolutions arabes. Bien sûr, il faut espérer que rien de tout cela ne dérape dans le sang et la guerre civile, ce qui n'est jamais à exclure ! ... Ce qui est en jeu, c'est ni plus ni moins que le devenir d'une démocratie en terre d'Islam. Ce qui est en jeu, c'est ni plus ni moins que la viabilité d'un gouvernement qui était déjà mis en question avant l'assassinat de Chokri Belaïd, un meurtre politique qui a servi à précipiter la décision du Premier Ministre." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

La Stampa - Italie

Le printemps arabe portera ses fruits

Ennahda, le parti au pouvoir en Tunisie, a rejeté la proposition faite jeudi par le Premier ministre Hamadi Jebali, qui envisageait la dissolution du gouvernement et la formation d'un cabinet de technocrates. Une initiative pourtant positive, estime le quotidien libéral La Stampa : "Il est certain que le printemps arabe tarde à fleurir. … Mais malgré l'avancée des islamistes et le revers subi par les démocrates, il y a aussi des signes positifs dans les pays où la révolte a éclaté. Comme les grandes manifestations de Tunis, Sidi Bouzid et Monastir, qui ont poussé le Premier ministre à la crise gouvernementale. … Les révolutions éclatent et refluent, c'est ce que nous montre l'histoire. La révolution française a eu besoin de 82 ans, deux années de terreur, deux coups d'Etat et une longue phase de restauration avant de devenir l'étalon de la démocratie." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Les Tunisiens appellent à une deuxième révolution

La grande frustration des citoyens tunisiens est compréhensible, mais l'héritage du passé complique le changement politique, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "La raison de ces manifestations contre les nouveaux dirigeants reste que la transition politique dans tous les Etats de la région durera plus longtemps que ne peuvent le supporter les électeurs. Les héritages des dictateurs pèsent trop lourd. Les économies des autocrates ne peuvent être réformées sans coupes sociales, la corruption touche aussi les nouveaux dirigeants, le peuple ne peut plus accepter davantage de restrictions. S'il y a une deuxième révolution, alors ce sera une révolution de la faim. Par ailleurs, l'opposition entre islamistes et laïcs s'intensifie. Les barbus se sont radicalisés dans les prisons de l'ancien régime. Ils ont résisté à la torture et ne veulent pas partager le pouvoir aujourd'hui, bien que ce soit l'idée centrale de la démocratie. Avant que les islamistes ne le comprennent, l'appel à la deuxième révolution aura retenti." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Die Presse - Autriche

Epreuve de force pour les nouveaux dirigeants arabes

Les nouveaux dirigeants en Tunisie et en Egypte pourront stabiliser la démocratie dans leur pays s'ils arrivent à relancer l'économie, écrit le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Les nouveaux dirigeants à Tunis et au Caire ont été élus. Une grande partie de la population les soutient. Pour combien de temps ? Cela dépendra de leur capacité à relancer l'économie et à créer des emplois. Les combats de rue à Tunis et au Caire sont plutôt contreproductifs. La violence et l'instabilité effraient les investisseurs et les touristes étrangers. La fin du tourisme international conviendrait bien à certains groupes salafistes. … Ennahda et les Frères musulmans sont toutefois plus pragmatiques, et font tout pour que le tourisme ne s'effondre pas. Jusqu'où ira ce pragmatisme ? On le verra au plus tard lors des prochaines élections, qui seront un test pour les nouveaux dirigeants. Ceux-ci doivent en effet prouver qu'ils sont prêts à autoriser un scrutin régulier, et le cas échéant essuyer une défaite." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Hospodárske noviny - Slovaquie

Budget UE : des négociations plus que frustrantes

Dans les négociations sur le budget de l'UE à Bruxelles, les positions des chefs d'Etat et de gouvernement sont bien tranchées, ce vendredi matin. Même s'ils aboutissent à un accord, le Parlement européen risque de s'opposer à un compromis, redoute le quotidien économique libéral Hospodářské noviny : "D'après le traité de Lisbonne, le budget de l'Union perd toute validité sans l'accord du Parlement. Les dirigeants des quatre grandes groupes ont déjà mis en garde et annoncé qu'ils ne donneraient pas leur accord à un projet trop élagué. Il est possible que les eurodéputés se laissent amadouer par la promesse d'un nouveau budget dans deux ou trois ans, en cas de conditions économiques différentes. … Dans tous les cas se confirme à Bruxelles une longue tradition, résumée en ces termes par l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair : les négociations budgétaires européennes sont encore plus frustrantes que les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Elsevier - Pays-Bas

Les eurodéputés doivent se serrer la ceinture

Les eurodéputés ne doivent pas s'arroger le droit de refuser un éventuel accord issu des négociations budgétaires européennes, exhorte la correspondante pour l'Europe, Carla Joosten, dans son blog hébergé par l'hebdomadaire conservateur Elsevier : "Il n'y a pas de réformes, pas plus que de débats européens sur les dépenses que les pays pourraient prendre eux-mêmes à leur charge. … Face à ce constat, le Parlement européen va probablement refuser le compromis. Il est inacceptable pour le Parlement que les dirigeants de l'Union lui transmettent davantage de tâches sans lui octroyer de budget supplémentaire. Cela semblerait logique si le Parlement n'était pas dépourvu de toute crédibilité. Il veut toujours davantage d'Europe sans en avoir pour autant la base nécessaire et sans se serrer davantage la ceinture. Le fait que les députés bénéficient d'une rémunération forfaitaire mensuelle supplémentaire de quelque 4.300 euros pour leurs débours est un petit exemple parmi tant d'autres attestant du décalage de ces politiques avec la réalité." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

WOZ - Die Wochenzeitung - Suisse

Les Espagnols ne supportent plus la corruption

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, accusé de corruption, compte désormais parmi les 300 politiques espagnols actuellement visés par une enquête pour abus de pouvoir et corruption. Si les procédures ont été laxistes jusqu'à maintenant, la patience des Espagnols est à bout en cette dure période d'austérité, estime l'hebdomadaire de gauche WOZ : "Le principe de 'donner et se servir' pu survivre si longtemps car les politiciens n'avaient pas grand-chose à craindre. En matière d'infractions contre la loi de financement des partis, il y a prescription après quatre ans, et il faut cinq ans en moyenne à la Cour des Comptes, dont les fonds ont été diminués dans le dernier budget, pour rédiger ses rapports de contrôle. Et si, malgré tout, cela aboutit à une condamnation, les perspectives d'acquittement ne sont pas mauvaises. … Des milliers d'Espagnols demandent désormais des élections anticipées. Le Premier ministre Rajoy fera cependant tout pour les éviter. Un récent sondage a montré que son parti atteignait tout juste 24 pour cent, contre 45 aux élections de novembre 2011." (07.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Helsingin Sanomat - Finlande

Le Parlement européen sauve les pêcheurs

Le Parlement européen a adopté mercredi de nouvelles réglementations sur la pêche. A partir de 2014, il sera entre autres partiellement interdit de rejeter en mer les prises d'une pêche accidentelle. Le quotidien libéral Helsingin Sanomat salue cette mesure : "Pour assurer la poursuite de la réforme de la politique halieutique, le Parlement européen, les Etats membres et la Commission doivent s'accorder au printemps sur les détails. Les pays européens du sud sont très peu enclins à limiter la pêche, car les lobbyistes tirent les ficelles en coulisse. En effet, ce sont surtout les grandes entreprises qui profitent des quotas de pêche, bien que les petits pêcheurs soient bien plus nombreux en Europe. Jusqu'à présent, les Etats membres voulaient limiter la pêche à un niveau durable seulement à partir de 2020. Rejeter en mer les poissons sans valeur marchande n'aurait été autorisé que sous certaines conditions. Les mesures prises par le Parlement européen sont plus radicales, mais plus réalistes à long terme. Si la politique halieutique européenne n'est pas réformée, il n'y aura bientôt plus rien à pêcher en Europe, et les pêcheurs perdront leur gagne-pain." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Cinco Días - Espagne

Draghi met en garde contre une guerre monétaire

Le président de la BCE Mario Draghi s'est immiscé dans le débat sur les taux de change et a déclaré jeudi vouloir suivre de près le cours de l'euro - ce qui a entraîné une rapide dévaluation de la monnaie unique. Le directeur de la Banque centrale a une nouvelle fois su tirer les marrons du feu, estime le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "Comme il y a quelques mois, lorsqu'il annonçait vouloir racheter sur le marché secondaire des emprunts d'Etat ayant fait appel à l'aide du fonds de secours, Mario Draghi a une nouvelle fois employé un langage clair pour refroidir un peu une monnaie unique en surchauffe. Celle-ci était peu à peu devenue trop coûteuse pour l'économie d'exportation européenne. Cette annonce intervient après que plusieurs politiques européens ont attiré l'attention sur l'interventionnisme de la politique monétaire japonaise, et entend prévenir les risques inhérents à une guerre politico-monétaire. … C'est le seul moyen stable de garantir que l'on renonce aux agressions mutuelles." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Jyllands-Posten - Danemark

Le Groenland ne doit pas devenir un goulag chinois

Le Groenland, une province autonome et dépendant financièrement du Danemark, veut obtenir son indépendance et compte sur ses richesses naturelles pour la mener à bien. Une nouvelle législation autorise les bas salaires pour les grands projets industriels. Le quotidien économique libéral Jyllands-Posten craint l'arrivée du dumping salarial et espère un revirement au Groenland après les élections régionales du 12 mars : "Si le nouveau Parlement régional s'obstine sur cette loi, le Parlement [danois] devra pousser le Groenland à choisir : soit l'indépendance totale, avec la fin du soutien du contribuable danois ; ou bien le Groenland devra accepter que de telles conditions de travail n'ont rien à faire dans l'union avec le Danemark. La loi et le flirt groenlandais avec les intérêts chinois montrent clairement que le Groenland, dans sa chasse à l'argent, est prêt à enfreindre les règles fondamentales du marché du travail, et que le gouvernement danois est prêt à transformer le Groenland en goulag chinois." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

15min - Lituanie

Absurde politique énergétique lituanienne

Le groupe énergétique américain Chevron a remporté l'appel d'offres pour l'exploitation de gisements de gaz de schiste en Lituanie. Cette semaine, la Commission parlementaire pour l'environnement a soutenu les habitants d'une petite localité qui protestent contre l'extraction de ce gaz. Le portail 15 min.lt y voit une gifle pour Chevron, mais aussi pour la stratégie énergétique du pays dans son ensemble, tous les projets ayant échoué jusque-là : "La construction d'une centrale nucléaire et d'un terminal gazier, le développement des énergies renouvelables et de la biomasse, la rénovation générale des vieux d'immeubles d'habitation et la révolution du gaz de schiste : voici le programme ambitieux de la Lituanie. Puisse Dieu nous venir en aide, mais même Dieu aura du mal ici. … Au diable l'argument absurde des paysans, selon lequel les prospections empoisonnent déjà l'eau, le sol et l'air. Puis il y a la mine grave de notre Premier ministre, qui analyse la déclaration absurde de la Commission environnementale. Pure question rhétorique : qui voudra encore entreprendre quelque chose avec nous, pauvres clowns que nous sommes ?" (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Ta Nea - Grèce

La Grèce sacrifie les droits de l'homme

En Grèce, la police a reconnu avoir violenté quatre individus arrêtés après un braquage de banque et avoir ensuite retouché numériquement leurs photos judiciaires pour en effacer les blessures. Dans le quotidien de centre-gauche Ta Nea, Kostis Papaioanou, président de la Commission grecque pour les droits de l'homme, estime que la démocratie et les droits de l'homme sont bafouées : "En publiant ces photos, la police grecque a reconnu de la plus cynique des façons que les individus avaient été torturés par la police. … Après la tragédie en Norvège, le Premier ministre du pays avait déclaré que la seule réponse à la violence du criminel néonazi Breivik était plus de démocratie, plus d'humanisme, et plus de débat public. Malheureusement, la Grèce n'est pas la Norvège. Dans notre pays, beaucoup sont malheureusement prêts à sacrifier les droits de l'homme au nom de la sécurité. ... Mais la sécurité n'est pas un objectif abstrait que l'on ne peut atteindre qu'avec la police et l'ordre public. La sécurité est un droit garanti à tous, et on ne peut l'obtenir par l'arbitraire, la violence et l'autoritarisme." (07.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

The Irish Times - Irlande

Pas de réconfort pour les victimes des "blanchisseries Madeleine"

Le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, s'est excusé mardi auprès des victimes des blanchisseries des couvents de la Madeleine, et a promis de soutenir les femmes encore en vie. Jusqu'en 1996, ces établissements catholiques étaient censés rééduquer les "femmes perdues", et les contraignaient au travail forcé. Le gouvernement entendait donc enquêter sur le rôle de l'Etat dans cette institution. Pour le quotidien de centre-gauche Irish Independent, les excuses de Kenny sont trop timides : "Il ne s'est pas confondu en excuses, comme l'attendait le pays. L'incapacité de l'Etat à s'excuser auprès de milliers de femmes, qui ont souffert pendant sept décennies de conditions terribles dans les tristement célèbres blanchisseries des couvents de la Madeleine, a indigné beaucoup de monde. … La présentation du rapport sur ces blanchisseries aurait dû être la journée de ces femmes, leur réhabilitation en quelque sorte. Et pour le gouvernement, cela aurait été la possibilité de vérifier et de confirmer tout ce que nous avons déjà entendu pendant des années quant aux souffrances des victimes." (07.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

MÉDIAS

Blog Ivo Indjev - Bulgarie

Les médias étouffent l'affaire Borissov

Bivol, portail partenaire de Wikileaks, a divulgué ce week-end des documents secrets qui montrent que le Premier ministre bulgare Boïko Borissov occupait depuis 1996 un rôle d'informateur auprès de la police et des services secrets en raison de ses contacts avec la mafia. Un scandale politique que la plupart des médias bulgares veut étouffer, critique Ivo Indjev dans son blog : "Dans un premier temps, la machinerie propagandiste était tombée dans une sorte de torpeur post-traumatique. Mais peu à peu, elle a commencé à communiquer des arguments et des déclarations d'avocats qui veulent nous faire croire que Borissov n'aurait rien fait de mal. … On a minimisé le fait que Borissov intéressait les services secrets pas par hasard, mais en raison de ses contacts avec la pègre. On s'est même efforcé de présenter Borissov en héros et en patriote, qui aurait été agent de liaison au service de sa patrie. Mais on a passé sous silence le fait que de nombreux agents de liaison avaient été démasqués depuis longtemps comme mafieux, menant une double vie et en grande partie trucidés par les groupes adverses." (08.02.2013)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu