Navigation

 
Important :
Vous vous trouvez sur le site des archives euro|topics. Vous pouvez consulter notre revue de presse quotidienne à l´adresse www.eurotopics.net.

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 14.12.2012

 

À LA UNE

L'UE remet les réformes à 2013

Le programme de réforme élaboré par Barroso et Van Rompuy n'a pas été accepté par les chefs d'Etat et de gouvernement. (© AP/dapd)

 

Lors de leur sommet vendredi à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont décidé de reporter les réformes pour une coordination plus étroite de la politique économique. D'ici juin 2013, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso doivent proposer une feuille de route concrète. L'accord sur la supervision bancaire est pourtant une lueur d'espoir au terme d'une nouvelle année de crise, estiment les commentateurs, qui appelent à poursuivre les réformes.

Le Temps - Suisse

Une fin d'année de bon augure pour l'UE

Le dernier sommet européen de l'année s'achève sur une bonne note, estime le quotidien de centre-gauche Le Temps : "Cette fin 2012 est ... porteuse d'espoir pour les Vingt-Sept, y compris pour les plus vulnérables d'entre eux. L'Allemagne, toujours décidée à ne rien débourser sans une poursuite des réformes, accepte peu à peu le principe d'une restructuration de la dette hellénique. La Grèce, pour laquelle la zone euro a confirmé le déblocage de 34 milliards d'euros, a obtenu le ballon d'oxygène indispensable. L'Espagne met en œuvre le plan d'aide à ses banques. ... Sortie du tunnel, l'Union? Pas encore. Le débat sur une réforme ou non des traités et sur la légitimité démocratique de ce processus prouve que les Vingt-Sept sont loin d'avoir surmonté le défi d'un partage accru de souveraineté. Mais le fait que les décisions prises en juin à Bruxelles sur la supervision bancaire se traduisent en décembre par des actes prouve une chose: le 'trop peu trop tard' n'est plus une fatalité." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Eesti Päevaleht - Estonie

Un pas vers une Union renforcée

Le quotidien libéral Eesti Päevaleht voit dans les premiers pas effectués dans le sens d'une union bancaire un signe positif pour le renforcement de l'UE, favorable aussi à l'Estonie : "L'union bancaire est pour le moment le seul projet d'une intégration accrue de l'UE concrètement engagé - à côté du débat portant sur la politique financière commune, probablement reporté à la période consécutive aux élections en Allemagne [en septembre 2013] et européennes [en juin 2014]. … Les réserves vis-à-vis d'une union renforcée sont liées à l'interrogation portant sur les gagnants et perdants de l'affaire. Le point de vue estonien est clair : nous sommes mieux représentés à Bruxelles que dans la sphère d'influence de Moscou. C'est la raison pour laquelle nous privilégions une Union forte. … Si l'on ne peut toujours pas voir la lumière au bout du tunnel, on entraperçoit tout de même quelques rayons." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Público - Portugal

La supervision des banques va dans le bon sens

Même dans l'accord sur la supervision bancaire, c'est l'Allemagne qui indique la marche à suivre, estime le quotidien libéral Público : "Les grands discours dissimulent les petits détails irrésolus dans la zone grise de ces accords. Après des mois d'incertitude, cet accord est indubitablement une excellente nouvelle. … Une nouvelle fois, l'Europe passe de l'inquiétude au soulagement. … Mais l'accord qui préserve les banques des risques systémiques - une mesure potentiellement positive pour le Portugal - a dû tenir compte des principales exigences de Merkel. … Des décisions ont été acceptées car Berlin impose ses points de vue ou, au mieux, accepte de contrôler les nombreuses objections. Mais beaucoup de choses restent opaques. Comment la BCE pourra-t-elle, le cas échéant, imposer concrètement sa supervision théorique face aux régulateurs nationaux ? C'est à Berlin que l'on doit cette opacité. Une fois de plus." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

NRC Handelsblad - Pays-Bas

Une supervision bancaire inefficace

Après l'entente des ministres des Finances de l'UE jeudi matin sur la supervision bancaire, les chefs d'Etat et de gouvernement ont trouvé un accord informel sur de nouveaux éléments de l'union bancaire, comme le cadre de la résolution de défaillance bancaire. Ces décisions ne vont pas assez loin pour le quotidien libéral NRC Handelsblad : "Signaler les problèmes au bon moment et intervenir dépend de la communication et de la confiance entre les instances de supervision nationales et la BCE. … Mais la crise du crédit a clairement montré que la confiance mutuelle parmi les dirigeants des banques centrales respectives n'était pas aussi évidente que l'on pensait. … Seule une véritable supervision centralisée de toutes les banques pourrait y remédier. En outre, aucune décision n'a encore été prise sur deux mesures consécutives et cruciales : la fermeture et la liquidation de banques en difficulté et la création d'un filet financier commun. … L'Europe ne dispose toujours pas d'un contrôle commun efficace. Quatre ans après le début de la crise du crédit, c'est pour le moins décevant." (13.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La Macédoine justement condamnée dans l'affaire El-Masri

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné jeudi la Macédoine à payer 60.000 euros pour violation de la convention européenne des droits de l'homme. Skopje avait arrêté en 2003 Khaled El-Masri, un Allemand d'origine libanaise, et l'avait livré à la CIA qui l'avait torturé pendant des mois dans une prison afghane, le soupçonnant d'être un terroriste. Ce verdict envoie un signal fort, apprécie le quotidien de centre-gauche de Süddeutsche Zeitung : "Il n'y a pas de zone de non-droit, pas même dans les cellules de torture des services secrets. La Macédoine, qui a légitimé et soutenu cet acte, a été condamnée à payer 60.000 euros de dédommagement, ce qui marque mal pour un candidat à l'UE. Indirectement, c'est aussi un verdict sur la politique de sécurité américaine, laquelle a abandonné tout respect de la Constitution depuis les attentats de 2001. El-Masri avait perdu devant les tribunaux américains, qui avaient préféré soutenir les sombres secrets d'Etat plutôt que la requête en justice d'un individu. Il est positif qu'il en aille autrement en Europe." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Observator Cultural - Roumanie

Traian Băsescu, grand perdant de l'année

L'alliance d'opposition roumaine de centre-droit, l'ARD, proche du président Traian Băsescu, a clairement perdu dimanche les élections législatives. Băsescu est le grand perdant de l'année, estime l'hebdomadaire libéral Observator Cultural : "Cela a commencé en janvier avec les manifestations sur la place de l'université de Bucarest et a culminé lorsqu'il a perdu toute légitimation à l'issue des trois élections. … Même si Băsescu est toujours président après trois défaites (élections municipales, référendum et élections législatives), sa cote de popularité n'a jamais été aussi basse. … Pour tout autre chef d'Etat, nommer un Premier ministre n'aurait été qu'une formalité. Avec Traian Băsescu, on peut s'attendre à déraper vers une nouvelle crise politique. … Même si le Parlement lui est plus hostile que jamais et même si la majorité des Roumains le rejette, Traian Băsescu ne peut s'accommoder d'une politique consensuelle." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Rzeczpospolita - Pologne

La Lituanie peut se réconcilier avec sa minorité polonaise

Près de sept semaines après les élections législatives en Lituanie, les ministres de la coalition de centre-gauche du nouveau Premier ministre social-démocrate Algirdas Butkevicius ont prêté serment jeudi. Dans le quotidien conservateur Rzeczpospolita, le journaliste Jerzy Haszczyński se réjouit de la participation polonaise au nouveau gouvernement : "Cela m'a ému, comme à l'époque où la Lituanie avait intégré l'OTAN, peu après la Pologne, ou lorsque nous étions entrés dans l'UE. Le 13 décembre, un nouveau chapitre de l'histoire polono-lituanienne a commencé. … Enfin un gouvernement auquel participe le Parti de la minorité polonaise, qui dispose d'une influence significative au Parlement. Le Polonais Jarosław Niewierowicz, homme politique prometteur, se voit attribuer un portefeuille stratégiquement important : le ministère de l'Energie. Voilà enfin l'occasion pour les politiques lituaniens de se rapprocher d'une minorité polonaise abordée avec défiance jusque-là." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Mladá fronta dnes - République tchèque

Un anticommunisme justifié en Tchéquie

Après les élections régionales tchèques d'octobre, plusieurs membres du Parti communiste (KSČM) ont pris des fonctions politiques dans le domaine de l'éducation. Les élèves et les enseignants montrent leur désaccord par des manifestations ininterrompues. Dans le sud de la Bohême, les lycéens sont même prêts à entamer une grève de la faim. Cet anticommunisme est justifié, commente le quotidien libéral Mladá fronta Dnes : "On ne peut pas oublier les crimes dont la dictature communiste s'est rendue coupable au nom de la lutte des classes entre 1948 et 1989. Les manifestations actuelles montrent que nombreux sont ceux qui n'ont pas encore perdu leur mémoire historique, même s'ils n'ont pas tous fait personnellement la dure expérience de l'arbitraire communiste. … Notre pays doit faire face à de nombreux problèmes sérieux. De nature économique, ils relèvent aussi de la pauvreté spirituelle et morale. On ne peut toutefois pas espérer trouver de solution dans une guérison par le communisme. Seuls des individus libres et responsables peuvent construire le bien commun." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Trud - Bulgarie

Plamen Jurukov sur les origines de la pauvreté bulgare

La Bulgarie est le pays le plus pauvre de l'Union européenne, selon une étude publié jeudi par Eurostat, l'Office statistique de l'UE. Le pouvoir d'achat des Bulgares n'atteindrait que 46 pour cent de la moyenne européenne. Pour le chef d'entreprise et ancien homme politique Plamen Jurukov, c'est lié à l'histoire du pays, comme il l'écrit dans le quotidien Trud : "Au XIVe siècle, alors que commençait la Renaissance, le royaume bulgare faisait partie de l'Empire ottoman. La Bulgarie a ainsi raté le progrès scientifique et la révolution industrielle. Alors que l'on fêtait en Bulgarie le pont couvert de Kolju Fičeto [architecte bulgaro-ottoman] à Lovetch, on construisait le pont de Brooklyn aux Etats-Unis. Comparer ces édifices revient à comparer un esquif en bois à un sous-marin. Après la fin du joug ottoman à la fin du XIXe siècle, la Bulgarie est retournée dans le monde développé. Quelques décennies de croissance rapide ont suivi avant que le pays ne devienne un élément du bloc de l'Est et Etat satellite de l'URSS. Depuis la chute du communisme en 1989, nous avons de nouveau la chance de revenir dans le club des riches. Mais jusque-là, nous n'en avons pas tiré grand chose." (13.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Naftemporiki - Grèce

On ne soutient pas l'économie réelle de la Grèce

Après des négociations de plusieurs mois, les ministres des Finances de la zone euro se sont enfin décidés jeudi à débloquer les nouveaux crédits à la Grèce. La première tranche de décembre s'élève à 34 milliards d'euros. Le quotidien conservateur Naftemporiki part du principe que cet argent n'aidera pas l'économie réelle : "Si l'on regarde comment seront répartis ces fonds, on note que 16 milliards sont affectés à la recapitalisation des banques, sept milliards au financement de la fonction publique et 11,3 milliards au rachat de dettes publiques. … Même l'argent que les banques obtiendront pour la nécessaire et importante recapitalisation ne sera pas automatiquement reversé sur le marché sous forme de liquidités, comme l'expliquait mercredi le gouverneur de la Banque de Grèce. … On ne peut donc pas s'attendre à un effet direct et positif de cet argent sur l'économie en difficulté." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Irish Examiner - Irlande

La Grande-Bretagne, complice d'un meurtre en Irlande du Nord

Les services secrets britanniques ont participé à l'assassinat de l'avocat nord-irlandais Patrick Finucane en 1989, d'après le rapport publié mercredi par la commission d'enquête en charge du dossier. Finucane avait été abattu par une milice paramilitaire loyaliste. Le quotidien de centre-gauche Irish Examiner appelle à l'élucidation complète de l'affaire : "La vérité est absolue. Il est absurde que les excuses s'avèrent aussi repentantes tant que les évènements de février 1989 n'auront pas été entièrement élucidés. Les forces de l'ordre, qui ont fourni des armes aux meurtriers, seront-elles poursuivies pénalement ? Quid de ceux qui ont tenté de saboter les enquêtes par le passé ? David Cameron peut s'excuser aussi souvent qu'il le souhaite au Parlement, il n'y a aucune raison de croire que ses excuses ne sont pas sincères. Mais il serait bien plus bénéfique que les complices des forces de sécurité rendent enfin des comptes." (13.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Le Figaro - France

Le mariage homosexuel menace la France

Le mouvement de protestation se poursuit en France contre l'instauration par François Hollande du mariage homosexuel tout comme le débat sur les mères porteuses et l'insémination artificielle. La France doit veiller à ne pas déraper, met en garde le quotidien conservateur Le Figaro : "Subrepticement mais sûrement, les militants de la cause homosexuelle continuent à pousser leurs pions. Si elle n'y prend garde, la France se réveillera bientôt avec une réforme dont personne ne voulait, hors une petite minorité de bobos et de jusqu'au-boutistes. Il en va pourtant de l'équilibre de notre société, de l'avenir de la famille et de milliers d'enfants à naître. ... Toujours au nom du sacro-saint principe d'égalité, François Hollande ira-t-il d'une concession à l'autre? Si les couples féminins disposent de la PMA, les couples masculins seront en droit d'exiger la gestation pour autrui. Porte ouverte à toutes les dérives financières, morales et bioéthiques." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Dienas Bizness - Lettonie

La Lettonie ne doit pas interdire les cadeaux aux médecins

Le Parlement letton veut rendre passibles de sanction les cadeaux de remerciement faits aux médecins. Cette coutume est très répandue dans le pays. Le journal économique libéral Dienas Bizness juge pourtant cette initiative irréfléchie : "Tout remerciement tangible et tout cadeau, comme toute autre mesure de corruption, doit évidemment être combattu dans le monde médical. Mais lors de l'élaboration d'un projet de loi, il faut réaliser qu'un patient pense en premier lieu à sa santé lorsqu'il arrive à l'hôpital. Au fil des ans, les patients ont eu l'impression qu'ils pouvaient s'assurer d'un meilleur traitement en faisant un cadeau. Parallèlement, les cadeaux étaient toujours acceptés. Ainsi, on espère naïvement que cette situation pourrait aboutir à des dénonciations de patients pour corruption. Il ne reste qu'à espérer qu'au final, cela ne touche pas ceux qui apportent simplement un bouquet de fleurs à leur médecin." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

MÉDIAS

Corriere della Sera - Italie

Les maisons d'édition belges font la paix avec Google

Le grand groupe Internet Google offrira à l'avenir aux maisons d'édition belges une compensation en leur faisant de la publicité. Cet accord pourrait aussi mettre fin aux différends du groupe avec les maisons d'édition dans d'autres pays, écrit le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "L'accord arrive à un moment délicat pour Google, qui essuie des critiques de toutes parts. Les reproches qui lui sont adressés vont de la fraude fiscale au non-respect de la concurrence. Google refuse de passer du symbole de la liberté numérique au symbole du monopole Internet. Il est possible que cet accord apporte aussi une solution également aux conflits de Google avec les maisons d'éditions étrangères, pour lesquelles il est surtout question de la protection des droits d'auteur. Si l'on part du fait que Google n'est pas vraiment prêt à négocier, entamer une procédure est tout à fait justifié, mais cela n'a pas vraiment porté de fruits jusqu'à maintenant. Le cas de la Belgique montre que les négociations directes sont plus fructueuses qu'un bras de fer politique." (14.12.2012)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu