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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 30.09.2011

 

À LA UNE

L'Allemagne approuve le FESF élargi

 

Le Parlement allemand a approuvé jeudi à une grande majorité l'extension du Fonds européen de stabilité financière (FESF). L'Allemagne se portera ainsi à l'avenir garante à hauteur de 211 milliards d'euros dans le programme de sauvetage. Si certains commentateurs saluent une gestion de crise réussie de l'Europe, d'autres jugent cette décision purement irresponsable.

Le Figaro - France

Une victoire pour l'Europe

L'Europe a de nouveau montré qu'elle était en mesure de surmonter les situations de crise, estime le quotidien conservateur Le Figaro, après l'approbation par le Parlement allemand du programme de sauvetage de l'euro : "Si le blanc-seing du Bundestag constitue indéniablement une victoire personnelle pour la chancelière, il en est aussi une pour l'Europe. Entre ses tiraillements internes et le respect du temps démocratique, qui impose de consulter les parlements nationaux sur des questions si graves, elle donne parfois une fâcheuse impression de flottement. Mais, malgré les sarcasmes, elle démontre toujours, à la fin des fins, sa capacité à décréter l'union sacrée lorsque la situation l'exige. Au passage, elle renvoie à leurs études ceux qui, comme les États-Unis, critiquent sa désorganisation ou sa mauvaise gestion et se posent en donneurs de leçons après avoir eux-mêmes provoqué l'une des pires crises économiques que le monde ait connues." (30.09.2011)

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Tages-Anzeiger - Suisse

L'Allemagne améliore sa réputation

Contrairement à ce que pourrait laisser penser sa réputation, l'approbation du fonds de sauvetage montre que l'Allemagne est prête à prendre des risques financiers importants pour préserver l'euro, écrit le quotidien libéral Tages-Anzeiger : "Cet engagement forme un contraste étrange avec l'image du pays à l'étranger. L'Allemagne est perçue dans de nombreuses capitales européennes comme avare, indécise et égoïste. Les experts allemands auprès de la Banque centrale européenne passent pour être des trouble-fêtes car ils ne contribuent pas inconditionnellement à l'ouverture des vannes financières. Ils sont encore plus mal vus à Athènes : le mot 'Merkel' est désormais devenu une insulte. Les manifestants en colère protestent régulièrement contre les présumés 'nazis financiers' de Berlin. La journée d'hier le montre : ces accusations sont injustifiées. … L'Allemagne est plus valeureuse et plus européenne que sa réputation ne le laisse penser."   (30.09.2011)

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Lidové noviny - République tchèque

Merkel et la pensée unique

Lors du vote du second programme de sauvetage de l'euro au Parlement allemand jeudi, de nombreux députés ont agi à l'encontre de leurs convictions personnelles et ainsi donné à Angela Merkel une majorité gouvernementale, écrit le quotidien conservateur Lidové noviny : "Pourquoi tout cela a-t-il été dramatisé au point d'arriver à la question de confiance à l'égard de la coalition ? Merkel, son ministre des Finances Wolfgang Schäuble et d'autres responsables de la ligne gouvernementale ne peuvent pas se permettre que s'établisse contre eux un courant d'opposition. Pour rester aussi longtemps que possible au pouvoir, il faut que persiste dans la grande politique une sorte de pensée unique, déjà marraine de l'euro à sa naissance et qui porte en même temps la responsabilité directe de l'apparition de la crise actuelle de la zone euro. L'Allemagne sait ou suppose du moins que la voie empruntée avec la décision d'hier revient à continuer d'avancer dans la mauvaise direction."   (30.09.2011)

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Handelsblatt - Allemagne

La fin de l'innocence financière

Le Bundestag a agi de manière irresponsable en approuvant l'extension du Fonds européen de stabilité financière, estime le journal économique libéral Handelsblatt : "Nos enfants constateront probablement que leurs parents et leurs représentants ont mis en marche un mécanisme qui les prive de leur innocence financière avant même d'être nés. Celui-ci a conjuré une montagne de dettes pour l'avenir qui mènera de leur vivant à la déchéance de l'Europe dans la médiocrité par rapport à d'autres espaces économiques. … Les prétextes selon lesquels l'argent ne serait qu'une garantie ne servent ici pas à grand-chose. Ils montrent simplement qu'aucun de ceux qui viennent de dire oui au fonds de sauvetage renforcé ne peut savoir quelle sera la conséquence de cette décision. Il aurait pu être judicieux dans une telle situation de s'en tenir à ce qui semble cohérent. Comme par exemple la maxime suivante : Si l'on se porte garant, il faut pouvoir donner de l'argent. Et si l'on ne peut pas donner d'argent, il vaut mieux ne pas se porter garant. Mais les députés n'en ont pas tenu compte." (30.09.2011)

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The Economist - Royaume-Uni

Des incompétents pour sortir de la crise

Malgré le feu vert du Parlement allemand au développement du fonds de sauvetage, le magazine économique libéral The Economist dépeint un tableau plutôt sombre : "Même si la catastrophe a peut-être été évitée en Europe, les perspectives s'assombrissent pour l'économie mondiale, les pays riches renforçant leurs mesures d'austérité tandis que le développement ralenti des nouveaux marchés freine la croissance de l'économie mondiale. … Après la crise financière, les politiques ont globalement agi de manière judicieuse. … Mais dans la crise actuelle, ils agissent de manière de plus en plus erronée. De nombreux politiques occidentaux ne sont pas parvenus à faire comprendre à leurs électeurs l'ampleur de la crise. En Allemagne, où le taux de chômage est plus faible qu'en 2008, les individus ont tendance à rejeter la responsabilité de la crise sur le dos de Grecs et d'Italiens 'paresseux'. Merkel doit donc expliquer clairement que les propres banques de son pays jouent un rôle important dans cette crise, et que l'Allemagne a le choix entre une solution coûteuse et une solution désastreuse. … En cette période de problèmes considérables, les politiques s'avèrent incompétents, et c'est ce qui est préoccupant."   (30.09.2011)

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POLITIQUE

Delfi - Estonie

Un vote estonien inévitable sur le FESF

Le Parlement estonien a lui aussi approuvé mardi le renforcement du Fonds européen de stabilité financière. Une bonne chose, estime le quotidien Delfi : "Il est trop facile de qualifier le fonds de stabilité de 'fond de débilité' ou de les dénigrer par des propos du genre 'Pourquoi un Estonien, qui touche un salaire moyen de 800 euros, devrait-il refiler de l'argent aux Grecs ?' Une telle vision est déplacée et elle est surtout caractéristique de ceux qui n'assument pas la responsabilité du développement de l'économie. Bien sûr, c'est de la faute des Grecs si leur pays est au bord du défaut de paiement. Le problème, c'est que dans un espace économique et monétaire commun, il n'y a pas de 'c'est leur problème', seulement 'c'est notre problème'. Si on abandonnait cette crise a elle-même, elle déclencherait un tsunami financier sur les bourses qui toucherait aussi les côtes de l'Estonie. Et notre croissance économique, qui commence tout juste à repartir, ne s'en remettrait certainement pas." (30.09.2011)

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Népszabadság - Hongrie

L'Europe néglige le Partenariat oriental

A Varsovie s'achève ce vendredi le sommet de deux jours entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE et les pays qui ont conclu le Partenariat oriental. Cette rencontre est censée renforcer les relations économiques et politiques avec six anciennes Républiques soviétiques. On n'accorde toutefois pas assez d'attention à ce partenariat malgré l'importance de celui-ci, écrit le quotidien de centre-gauche Népszabadság : "L'Europe ne tient quasiment pas compte de cette région. C'est le cas pour l'opinion publique comme pour les politiques, lesquels sont logiquement accaparés par les affaires de l'UE et du Proche-Orient. … La toile de fond du programme du Partenariat oriental peut être expliquée de la manière suivante : 1) Pour l'Occident, les Etats post-soviétiques situés au-delà de la frontière orientale de l'UE servent pour ainsi dire de zone tampon avec la Russie, qui offre en même temps des opportunités économiques et des matières premières. 2) Le point de vue des habitants de ces Etats. Ils ne se sentent pas moins européens que les citoyens des actuels pays membres de l'UE comme la Pologne ou la Roumanie. Lors de ce sommet, on discute donc surtout de la nature véritable de ce partenariat." (30.09.2011)

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El Mundo - Espagne

Les socialistes espagnols courtisent l'ETA

Patxi López, le dirigeant socialiste de la communauté autonome du Pays basque, a annoncé jeudi vouloir améliorer les conditions de détention des terroristes de l'ETA. Le quotidien conservateur El Mundo redoute que les socialistes (PSOE) n'entreprennent des négociations avec les terroristes séparatistes afin que ceux-ci annoncent leur dissolution prochaine avant les élections de novembre : "On ne peut expliquer le zèle soudain de Patxi López à coopérer avec l'ETA que par son intérêt à courtiser le groupe afin d'obtenir de lui un geste public avant les élections législatives. López est un proche collaborateur [du candidat socialiste principal Alfredo Pérez] Rubalcaba. Et l'on est convaincu au PSOE qu'un communiqué des terroristes pourrait susciter un changement de tendance auprès des électeurs, alors que tous les sondages prédisent actuellement une débâcle pour le candidat socialiste. Ce serait une façon de persuader les électeurs que la voie des négociations est la bonne et que le PP [conservateur] empêcherait l'aboutissement d'une paix éventuelle." (30.09.2011)

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Berlingske - Danemark

Un politique gêné par des contacts douteux

Henrik Sass Larsen, pressenti pour le poste de ministre des Finances danois, n'a pas passé le test sur la sécurité des ministres réalisé par les services de renseignements, le Pet, pour avoir eu des contacts avec un membre d'une bande de blousons noirs. Larsen a par la suite retiré sa candidature. Le quotidien conservateur Berlingske demande une explication exhaustive : "Il est question d'informations sensibles, liées à des personnes, [la Première ministre désignée] Helle Thorning-Schmidt ne peut donc pas les présenter elle-même. Mais elle doit dire à l'ancien candidat au ministère ce que le Pet a contre lui et elle doit le pousser à communiquer aux électeurs de quoi il retourne précisément. L'époque où le gouvernement pouvait raconter n'importe quoi aux électeurs doit être révolue. Même si cette affaire entrave les débuts de Thorning, les dommages ne sont pas irréparables. Ce n'est qu'une fois que toute l'histoire aura été communiquée à l'opinion publique que le nouveau gouvernement pourra laisser le scandale derrière lui." (30.09.2011)

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RÉFLEXIONS

Ethnos - Grèce

Giorgos Delastik sur l'adieu à l'idée européenne

Un sondage publié lundi par la Commission européenne a révélé un fort scepticisme des citoyens de l'UE quant aux avantages économiques supposés du marché intérieur européen. 65 pour cent des Allemands interrogés ont estimé que seules les grandes entreprises profitent du marché intérieur. Les Allemands ne sont pas les seuls à prendre leurs distances de la vision européenne, écrit le chroniqueur Giorgos Delastik dans le quotidien de centre-gauche To Ethnos : "Ce scepticisme se répand graduellement dans la conscience de centaines de millions d'Européens. Ceux-ci se sentent ostracisés de la soi-disant 'idée européenne' ou bien considèrent la façon dont est menée l'aboutissement de l'UE comme un danger explicite et une menace à l'encontre de leur niveau de vie. Les élites européennes ont certainement le sentiment qu'elles ont le pouvoir d'imposer constamment leurs opinions quant à la finalisation du projet européen sans l'approbation d'un demi-milliard d'Européens. Ils procèdent ainsi, mais il n'est pas certain que cela dure éternellement." (29.09.2011)

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ÉCONOMIE

Aamulehti - Finlande

Nokia ne relie plus les gens

Le fabricant finlandais de téléphones portables Nokia a annoncé jeudi la suppression de 3.500 postes, la plupart en Roumanie. L'entreprise se met ainsi à dos ses clients et ses collaborateurs, estime le quotidien libéral Aamulehti : "Les difficultés et les changements de stratégie de Nokia ne se répercutent pas uniquement sur son personnel. Ses partenaires et ses fournisseurs en Finlande comme ailleurs sont tombés dans la même spirale infernale que Nokia. … Les collaborateurs devraient avoir du mal à avaler les déclarations [du patron de Nokia] Elop, affirmant que Nokia avancerait bien dans la mise en œuvre de sa stratégie et que les changements prévus aideraient l'entreprise à devenir un acteur plus dynamique, plus rapide et plus efficace. Jusqu'à présent, la stratégie de Nokia a consisté principalement à pratiquer des coupes et à vendre des filiales. Il faut encore attendre les résultats de la collaboration entre Nokia et le groupe américain Microsoft. … Nokia prétend relier les gens : connecting people. Mais elle a désormais perdu le contact avec ses collaborateurs et ses clients." (30.09.2011)

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Rzeczpospolita - Pologne

Le manque de transparence de l'OPEP

Le prix du pétrole a réaugmenté jeudi pour la première fois depuis longtemps. Mi-septembre, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait revu à la baisse ses prévisions annuelles quant à la demande. L'évolution du prix du pétrole est difficile à prévoir en raison du manque de transparence de l'OPEP, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Il est bien connu que celui qui saurait prévoir l'évolution des prix du pétrole deviendrait l'homme le plus riche de la planète. Cela est d'autant plus vrai que même les connaisseurs du marché ne cessent de faire de mauvais pronostics. Il y a trois ans, le PDG de Gazprom avait par exemple prédit qu'un baril coûterait 250 dollars. Au final le prix avait atteint 100 dollars. … La grande inconnue dans ce jeu est l'OPEP, comme d'habitude. En règle générale, le cartel réunissant les principaux Etats exportateurs de pétrole brut réagit à la baisse des prix en réduisant la production de pétrole. Le fait que les prix leur soient avantageux ou non importe peu." (30.09.2011)

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CULTURE

Pravda - Slovaquie

Marie-Thérèse appartient à la Slovaquie

La capitale slovaque Bratislava prévoit d'ériger de nouveau un monument dédié à l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, ce qui a déclenché un vif débat dans le pays. Le quotidien de gauche Pravda ne comprend pas les critiques : "Marie-Thérèse appartient à cette ville car c'est ici qu'elle a été couronnée, et elle a apporté une large contribution au développement de la ville. Les arguments des opposants sont étranges : il n'y aurait pas besoin d'une nostalgie de la monarchie, ou bien, le monument représenterait la plus violente oppression des Slovaques. Mais pourquoi l'aspect slovaque de Bratislava est-il si important ? Avant 1919, la ville faisait partie de la Hongrie. La population était en majorité allemande et hongroise. Les Slovaques étaient en minorité. La triplement cosmopolite Presbourg [nom historique de Bratislava] était admirable, même si tout n'y était pas parfait. Mais que cela nous plaise ou non, l'histoire est une chose commune. Le retour du monument n'est pas pour autant un rabaissement des Slovaques. Nous devons considérer notre histoire dans sa globalité." (30.09.2011)

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SOCIÉTÉ

De Telegraaf - Pays-Bas

Pas d'autres immigrés d'Europe de l'Est

Les Pays-Bas ont mal régulé l'afflux de travailleurs immigrés d'Europe de l'Est, principalement Polonais, et en ont sous-estimé les répercussions, a constaté jeudi une commission parlementaire. Le journal à sensation de droite De Telegraaf appelle à en tirer les conséquences : "Dans un nombre croissant de villages et de quartiers néerlandais apparaissent des difficultés dues à la forte croissance de la concentration d'immigrés, qui créent des problèmes et vivent souvent eux-mêmes dans des conditions déplorables. Cette situation ne fera que s'aggraver si d'ici peu des dizaines de milliers de Roumains et de Bulgares cherchent refuge dans notre pays. Le gouvernement doit mettre fin le plus vite possible à ce flux, en tenant compte bien sûr des accords européens sur la libre circulation des personnes. La Roumanie et la Bulgarie doivent attendre ; l'exploitation et le harcèlement doivent être combattus. Il faut en outre faire comprendre clairement qu'il n'y a pas de place dans notre pays pour les immigrants sans perspective." (30.09.2011)

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