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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 21.02.2011

 

À LA UNE

Les Arabes poursuivent la lutte

 

Les mouvements de protestation se multiplient dans le monde arabe. Les despotes libyen et bahreïni ont fait ouvrir le feu sur les manifestants, et plus de 200 personnes y ont laissé la vie en Libye. Le Maroc et la Jordanie ont de leur côté annoncé des réformes. La presse européenne demande des sanctions contre les tyrans et souhaite une transition pacifique dans les pays réformateurs.

De Telegraaf - Pays-Bas

Sanctionner les régime libyen et bahreïni

En Libye et au Bahreïn, les régimes ont demandé à ce que l'on ouvre le feu sur les manifestants, provoquant au Bahreïn la mort de quatre personnes et en Libye celle de plus de 200 personnes. L'Occident doit sortir de son mutisme, estime le journal à sensation De Telegraaf : "L'impitoyable intervention au Bahreïn et en Libye est épouvantable. La tentative sanglante de Kadhafi - le plus ancien dictateur arabe - de mater la révolte constitue la répression la plus violente depuis que les soulèvements tunisien et égyptien ont renversé l'ordre établi. L'Occident libre ne doit pas rester les bras croisés en attendant que le tyran de Tripoli, condamné comme le parrain du terrorisme international, passe au fil de l'épée les Libyens en quête de démocratie et de liberté. Il faut aussi être sévère avec le Bahreïn. Une simple condamnation verbale de la violence ne suffit pas et n'intimidera surtout pas Kadhafi, qui est au pouvoir depuis 41 ans. Il est désormais nécessaire de prendre des sanctions contre les souverains criminels au Bahreïn et en Libye." (21.02.2011)

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El País - Espagne

Le Maroc en modèle réformiste

La vague de protestations venue de Tunisie et d'Egypte a également atteint le Maroc le week-end dernier. Les manifestations et les réactions des forces de l'ordre se sont néanmoins montrées beaucoup plus modérées. Si le gouvernement marocain se résout à entreprendre de véritables réformes, il pourrait devenir un modèle pour les régimes de la région, estime le quotidien de centre-gauche El País : "Contrairement aux autres pays de la région, les manifestants n'ont pas demandé la fin de la monarchie, mais l'évolution de celle-ci en un système constitutionnel qui limite le pouvoir du roi et permette d'élire un gouvernement par un scrutin. … Si Mohammed VI entame une véritable démocratisation du pays et un combat réel contre la corruption, son initiative pourrait devenir un exemple pour d'autres Etats de la région. Les manifestants marocains n'ayant pas revendiqué son départ, mais la rectification des carences démocratiques de son régime, Mohammed VI bénéficie des meilleures bases pour choisir une voie sans douleur." (21.02.2011)

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Avvenire - Italie

L'espoir de la voie jordanienne

Pour la première fois depuis le début du mouvement de protestation en Jordanie, le roi Abdallah II a appelé à des "réformes politiques rapides et efficaces" lors d'une allocution. Il entend garantir une plus grande participation démocratique et lutter contre la corruption et le népotisme. Cette ouverture peut faire école, espère le quotidien catholique Avvenire : "Le monarque hachémite Abdallah II règne sur 5,3 millions de sujets, dont 60 pour cent sont d'origine palestinienne. Il est conscient de ses faiblesses et de la nécessité impérative de se montrer attentif, imaginatif et impartial. … C'est la raison pour laquelle Abdallah II n'hésite pas : il a immédiatement changé de Premier ministre, autorisé les rassemblements publics même sans autorisation expresse des autorités, émis même l'idée d'une monarchie constitutionnelle, reçu pour la première fois les Frères musulmans au palais présidentiel et autorisé ses représentants au Parlement. … On peut donc s'imaginer que la Jordanie s'apprête à devenir un précieux laboratoire politique, une sorte de couveuse au centre de l'attention." (21.02.2011)

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Le Monde - France

Le gouvernement iranien a peur

Les mouvements de protestation qui ont lieu dans différentes parties du monde arabe pour demander de meilleures conditions de vie et protester contre les régimes autoritaires font peur également aux dirigeants iraniens, analyse le quotidien de centre-gauche Le Monde : "Au moins autant sinon plus que dans nombre de capitales arabes, c'est à Téhéran que la chute de deux vieilles autocraties de la région, celles d'Egypte et de Tunisie, sonne comme un avertissement. ... Le climat qui règne aujourd'hui à Téhéran est un climat de terreur, celle que diffuse un régime rendu nerveux, pour ne pas dire hystérique, par la résistance qui lui est opposée depuis deux ans. Les Iraniens du mouvement dit des 'verts' sont aussi courageux que les Egyptiens de la place Tahrir et les Tunisiens de l'avenue Habib-Bourguiba. Ils appartiennent à la même génération, utilisent les mêmes outils de communication électronique, formulent la même revendication : la fin de l'ère des tyrans dans une région qui n'en a que trop connu." (19.02.2011)

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Público - Portugal

Une propagation différente

Environ 250.000 personnes se sont réunies place Tahrir au Caire après la prière du vendredi pour "célébrer la victoire", une semaine exactement après que les manifestants ont contraint le président égyptien Hosni Moubarak à démissionner. Même si l'avenir du pays est encore incertain, l'Egypte est déjà un modèle, estime le quotidien Público : "Pour le dire avec les mots d'un Egyptien : 'Comme la Tunisie nous a montré le chemin, nous montrerons désormais le chemin à d'autres.' … Effectivement, 'les autres' imitent l'Egypte. Mais on ne criait pas 'Mort à Moubarak' au Caire, contrairement au Bahreïn, où l'on crie 'Mort à Al-Khalifa', le roi. Le sang a déjà été versé place de la Perle, tandis que le prince estime que l'heure du dialogue est venue et promet des réformes. Dans cet effet en cascade, les dominos ne tombent pas tous aussi facilement et n'ont pas les mêmes conséquences. L'exemple égyptien montre simplement que cela est possible." (19.02.2011)

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POLITIQUE

Corriere della Sera - Italie

Sombre présage pour Merkel

Lors des élections régionales à Hambourg dimanche, les sociaux-démocrates ont obtenu la majorité absolue des suffrages. Le candidat du parti conservateur de la CDU a perdu plus de la moitié de ses électeurs et son mandat. C'est un présage désastreux pour la chancelière allemande Angela Merkel, dans une année qui comptera sept scrutins régionaux, analyse le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "L'importance de la défaite laisse présager l'ampleur qu'ont prise les opinions négatives quant au gouvernement national CDU-FDP. Hambourg augure un sombre avenir pour Merkel. Le mois prochain auront lieu des élections dans le land de Bade-Wurtemberg, l'un des plus gros d'Allemagne et immémorial bastion chrétien-démocrate. Mais il est probable que la CDU soit défaite ici aussi. Mécontentement et tensions grandissent au sein du parti de la chancelière. Pour ne pas arranger les choses s'ajoutent le scandale de la thèse plagiée du ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg et la fronde de nombreux Etats de l'UE contre son projet de réforme des règles de la zone euro." (21.02.2011)

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Sega - Bulgarie

Les derniers venus dans l'UE maltraités

Le rapport intermédiaire de la Commission européenne publié vendredi dans les domaines de la justice et de la lutte contre la criminalité atteste que la Bulgarie et la Roumanie n'ont pratiquement pas réalisé de progrès. Le quotidien Sega craint pour l'avenir des deux derniers venus dans l'UE : "Les lacunes établies par la surveillance européenne servent déjà de prétexte pour une politique de plus en plus stricte à l'encontre de la Bulgarie et de la Roumanie. Les forces nationalistes en Allemagne, en France, aux Pays-Bas, en Belgique et d'autres pays s'emploient à marginaliser les deux Etats. … Le feuilleton ayant pour thème les deux contrevenants n'augure aucun happy end. Au contraire, l'intrigue tire en longueur et joue avec les nerfs des producteurs. … La Bulgarie et la Roumanie ne doivent pas bouder si le spectacle européen se poursuit sans elles dans un autre format. Elles devront peut-être renoncer dans un premier temps à leur adhésion à la zone euro et à l'espace Schengen, puis demain peut-être à d'autres pans de l'étroite coopération. Jusqu'à se réveiller un beau jour en constatant qu'elles doivent de nouveau postuler pour une UE d'un tout autre genre." (20.02.2011)

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Népszabadság - Hongrie

Une Constitution sans le peuple hongrois

Le gouvernement conservateur de droite en Hongrie, fort de sa majorité des deux tiers au Parlement, entend adopter une nouvelle Constitution en Hongrie au mois d'avril. Il a envoyé pour cela un questionnaire à tous les ménages hongrois. On ne peut toutefois parler de consultation populaire, estime le quotidien de centre-gauche Népszabadság : "Quand on lit les douze questions, on sait déjà à la moitié que le gouvernement ne s'enquiert pas de l'avis du peuple, mais qu'il veut plutôt obtenir l'assentiment de ce dernier pour la Constitution qu'il a élaborée. Les questions réellement importantes ne sont pas posées. Savoir par exemple si l'élaboration d'une nouvelle Constitution est vraiment la mission prioritaire du gouvernement aujourd'hui ; si l'électeur signale par obligation légale son opinion sur la Constitution à venir, ou s'il souhaite juste en discuter ; si le parti au pouvoir, le Fidesz, est vraiment aujourd'hui le seul pouvoir politique capable d'élaborer une nouvelle Constitution [la majorité des partis d'opposition ne participera pas] ? Il y a à la place douze pseudo-questions, dont 90 pour cent des réponses au moins sont prévisibles." (21.02.2011)

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The Irish Times - Irlande

Le cauchemar d'une coalition avec le Labour

Les Irlandais éliront un nouveau Parlement vendredi prochain, avec de probables lourdes pertes pour l'actuel parti au gouvernement, le Fianna Fail. Le parti d'opposition Fine Gael est de son côté en tête dans les sondages. Une éventuelle coalition avec le Labour est une mauvaise idée, estime le quotidien libéral The Irish Times : "La question-clé est de savoir si le déficit budgétaire pourra être ramené à des proportions raisonnables en l'espace de quatre ans, comme le prévoit l'accord conclu avec le FMI et l'UE, ou s'il faut s'attendre à plus. Fine Gael estime que ce délai devrait suffire, alors que le Labour demande plus de temps. … Le scénario cauchemardesque serait que le Fine Gael et le Labour forment une coalition et se disputent sur la moindre coupe budgétaire, comme ce fut le cas dans les années 80. Cette fois-ci, les conditions économiques sont bien plus mauvaises. Il n'y a vraiment pas le temps pour une interminable guéguerre." (20.02.2011)

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RÉFLEXIONS

Pravda - Slovaquie

Eduard Chmelár sur l'échec européen en Afrique du Nord

La réaction de l'Europe face à la crise actuelle dans plusieurs pays arabes et maghrébins est un fiasco diplomatique, écrit l'historien et politologue Eduard Chmelár dans le quotidien de gauche Pravda  : "Avec l'aggravation de la situation en Afrique du Nord, l'Europe a eu une opportunité unique de renforcer son influence dans la région. Mais tandis qu'on comptait déjà des centaines de morts dans les rues du Caire, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, évoquait de 'soi-disant' pertes humaines. Le président permanent du conseil de l'UE, Herman Van Rompuy, a confirmé ouvertement que peu de gens se sont souciés des droits de l'homme en Egypte jusqu'à ce que le soulèvement éclate. Les forces démocratiques arabes ont besoin désormais d'un signal clair de l'UE, que si les manifestations étaient inattendues de notre côté, elles sont néanmoins les bienvenues. Mais les attitudes des différents dirigeants sont vraiment des plus disparates. … La politique étrangère européenne ne peut fonctionner car elle ne s'est pas fixé des objectifs stratégiques clairs. Tant que nous ne nous intéresserons à l'Afrique du Nord que sporadiquement pour le pétrole, les immigrés ou le confort des touristes, nous n'y occuperons pas de position solide à long terme. … Qui en Afrique du Nord miserait aujourd'hui sur l'Europe ?" (21.02.2011)

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ÉCONOMIE

Delo - Slovénie

Les réformes erronées du G20

Les ministres des Finances et les directeurs des différentes banques centrales des pays du G20 se sont entendus samedi à Paris sur un ensemble d'indicateurs devant permettre d'identifier les dérapages économiques. C'est trop peu pour le quotidien Delo : "La crise financière, qui a entraîné une grande partie de l'économie mondiale dans une récession aux lourdes conséquences sociales, n'a en effet pas seulement été provoquée par des déséquilibres, même si ces derniers s'étaient accrus ces dernières années. Le responsable, c'est aussi l'avidité excessive vers toujours plus de profit, avec des produits financiers de plus en plus compliqués sur lesquels les commissions de régulation perdent le contrôle. Les 20 nations dominantes avaient certes annoncé dès leur premier sommet en novembre 2008 à Washington des mesures déterminantes, qu'elles avaient par la suite mises en œuvre, mais l'esprit du profit semble manifestement désormais avoir repris le dessus." (21.02.2011)

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Berlingske - Danemark

Le petit commerce entrave la concurrence

L'aménagement du territoire, mais aussi la loi sur la fermeture des magasins, entravent la construction de grands centres commerciaux et de magasins spécialisés au Danemark, critique le quotidien conservateur Berlingske : "Dans de nombreuses régions du pays, il faut parcourir de longues distances pour trouver de grands centres commerciaux. En effet, l'aménagement du territoire empêche depuis des années d'en construire de nouveaux. Cela est lié notamment au lobby des petits commerçants. Depuis de nombreuses années, celui-ci parvient en s'agitant à inciter les politiques à maintenir un aménagement du territoire dépassé et une réglementation désuète sur les heures d'ouverture des magasins, défavorisant la libre concurrence et le choix des consommateurs. Le résultat, c'est que le commerce au détail danois est l'un des plus inefficaces d'Europe. Parallèlement, les produits quotidiens et les biens spécialisés sont bien plus chers que ceux que l'on trouve en Angleterre, en Hollande ou en Suède. … Un premier pas vers plus d'ouverture serait d'assouplir l'aménagement du territoire dans les périphéries, comme l'a proposé le gouvernement." (21.02.2011)

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CULTURE

Die Tageszeitung taz - Allemagne

La Berlinale renforce la contestation en Iran

Le film dramatique iranien Nader et Simin, une séparation du réalisateur Asghar Farhadi, a reçu l'Ours d'Or au festival du film de Berlin. L'attention accordée à l'Iran lors de la Berlinale de cette année revêt une dimension politique, estime le quotidien de gauche tageszeitung : "Le film d'Asghar Farhadi Nader et Simin, une séparation récompensé par l'Ours d'Or, montre la diversité d'une société assoiffée de liberté et d'autonomie, qui livre une résistance vivante et créative à l'oppression et à la tutelle permanentes. Le régime de Téhéran aura une nouvelle fois l'occasion de se voir confirmer l'échec de sa tentative désormais plus que trentenaire d'islamiser le pays et d'imposer au peuple sa propre version de la vie et de la morale. … On comprend aussi progressivement en Iran l'importance du rôle que jouent la littérature, l'art et la culture. … Le peuple iranien a besoin d'un soutien de l'étranger. L'attention accordée aux réalisateurs lors de la Berlinale encouragera certainement les milieux culturels à poursuivre leur travail en Iran." (21.02.2011)

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SOCIÉTÉ

Kaleva - Finlande

Empêcher les ghettos en Finlande

Avec une part de 2,9 pour cent, la proportion d'étrangers en Finlande est relativement faible par rapport à la moyenne européenne. Mais le pays connaît une augmentation du nombre de quartiers avec une forte population immigrée et un accroissement des différences entre ces quartiers, ce qui favorise l'exclusion sociale et la criminalité, estime le quotidien libéral Kaleva : "Les pays avec une part d'immigrés nettement supérieure à la Finlande ont déjà remarqué depuis longtemps qu'il est malvenu que ceux-ci se regroupent et habitent au même endroit. … En Finlande, la situation n'est pas aussi alarmante qu'en Suède. Les problèmes sont devenus incontrôlables dans certaines régions du pays voisin. Quand les individus n'ont ni travail ni revenu, cela entraîne fréquemment difficultés et exclusion. L'exclusion génère à son tour l'indifférence à l'égard des règles sociales, ce qui favorise la criminalité. Si l'on ne fait rien, les immigrés vivront encore dans les mêmes quartiers à l'avenir. Tant que les problèmes ne dégénèrent pas, il est encore possible de changer les choses." (21.02.2011)

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Gândul - Roumanie

Ne pas humilier les jeunes talents

Une chaîne roumaine a découvert ce week-end dans l'émission Les Roumains ont du talent un jeune garçon de 15 ans, Narcis Iustin Ianău. Ianău est un contreténor hors du commun qui, malgré son talent, n'a pas eu la vie facile à l'école jusqu'à maintenant, écrit le quotidien Gândul : "Pendant l'émission, Narcis a raconté que les autres écoliers se moquaient de lui et lui disaient qu'il avait une voix de fille. Comme personne ne l'a encouragé, il a pris son courage à deux mains. … En Roumanie, un très bon joueur d'échecs est en général qualifié de 'nerd' par ses pairs, un musicien doué est vu au mieux comme un type bizarre dans son quartier et on ridiculise une sportive musclée dans la langue usuelle en la qualifiant 'd'armoire à glace'. Si les Roumains étaient plus politiquement corrects, ceux qui connaissent des jeunes gens talentueux sauraient que personne ne les oblige à admirer leurs talents. Il faut juste éviter de les humilier. Les individus exceptionnels mènent très souvent une vie sociale difficile, comme Narcis avant de séduire tout le pays." (21.02.2011)

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