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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 22.12.2010

 

À LA UNE

La Hongrie renforce le contrôle des médias

 

Le gouvernement conservateur de droite hongrois a adopté dans la nuit de lundi à mardi une loi restrictive sur les médias. Une nouvelle instance contrôlera à partir de janvier aussi bien la radio-télévision publique que les médias privés. Cette atteinte à la liberté de la presse est le pire début possible pour la présidence hongroise de l'UE, estiment les commentateurs.

Die Welt - Allemagne

Vers un Etat autoritaire

La nouvelle autorité hongroise de surveillance des médias (NMHH) disposera de pouvoirs étendus pour contrôler les médias publics et prendre des sanctions contre les journaux et les portails en ligne. Pour le quotidien conservateur Die Welt, il s'agit d'une monstruosité : "De la censure à la confiscation de documents en passant par le démantèlement matériel des médias gênants, cet attirail législatif représente l'idéal d'un régime autoritaire. C'est une autorité de contrôle de l'opinion et de louange du pouvoir. Elle est composée de partisans et de protégés du Premier ministre Viktor Orbán. … Si l'interlude Haider en Autriche n'était encore que de l'opérette, ce qui se passe aujourd'hui en Hongrie est une tragédie. Dans le cas de l'Autriche, l'Union européenne avait été choquée et avait sanctionné la république alpine en la marginalisant. Rien n'est fait dans le cas de la Hongrie, bien que le cheminement vers un Etat autoritaire se dessine et ne se soit pas fait en un jour. La liberté que la Hongrie a acquise pour elle et pour les autres il y a deux décennies tend à disparaître." (22.12.2010)

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La Stampa - Italie

Mauvais départ pour la présidence de l'UE

L'Hongrie ne pouvait choisir plus mauvais départ pour sa présidence de l'UE en janvier, estime le quotidien libéral La Stampa, suite à l'adoption de la loi restrictive sur les médias : "En temps normal, cela n'aurait été qu'une loi déplaisante. Neuf jours avant le début de sa première présidence de l'UE, il s'agit dans le meilleur des cas d'une carte de visite préoccupante pour la Hongrie. … Le ministre des Affaires étrangères János Martonyi a annoncé fièrement à Bruxelles que la Hongrie avait pour ambition d'entrer dans l'arène européenne 'dans le rôle du torero et non du taureau', pour contribuer à l'établissement d'une 'Europe humaine'. Cette intention s'accorde difficilement avec une loi qui est déjà qualifiée de bâillon. … Ce qui est alarmant, c'est le critère de 'violation de l'intérêt public' car il est flou et général. Le simple fait d'écrire qu'il s'agit d'une loi bâillon pourrait nuire au bien de la Hongrie." (22.12.2010)

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Hírszerző - Hongrie

La fin de la liberté de la presse

Avec la nouvelle loi hongroise sur les médias, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011, une période difficile débute pour la liberté de la presse dans le pays, estime le portail d'information Hírszerző : "La loi sur les médias sera naturellement appliquée, ce qui veut dire que l'autocensure sera de nouveau déterminante pour des pans entiers de l'opinion publique hongroise. Il est aussi pratiquement certain que de nombreux rédacteurs et éditeurs tenteront de s'adapter à cet 'environnement législatif modifié' et procéderont à de subtils ajustements à son contenu. Ce qui nous attend à partir du mois de janvier est tout sauf amusant. Personne ne doit s'imaginer que la campagne de la majorité gouvernementale contre la libre opinion publique sera de courte durée. … Nous devons nous préparer à ce que le gouvernement et l'autorité médiatique qui lui est soumise tentent systématiquement de saigner les propriétaires des médias critiques du gouvernement, ou de les contraindre à un contenu d'une bienveillante neutralité." (22.12.2010)

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POLITIQUE

Evenimentul Zilei - Roumanie

La Roumanie n'est pas prête pour Schengen

L'Allemagne et la France rejettent pour le moment l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'espace Schengen. C'est ce que les ministres de l'Intérieur des deux pays ont indiqué dans un courrier à la Commission européenne. Le quotidien Evenimentul Zilei trouve ses réserves tout à fait justifiées : "Les Européens ont toutes les raisons d'avoir peur. Si nous entrons dans l'espace Schengen, ils seront noyés sous une armée d'immigrés clandestins et de terroristes, inondés par les armes et la drogue qui filtrent à des frontières gardées par des policiers qu'il est aisé de soudoyer. Peuvent-ils imaginer ce que des commissaires de l'acabit de M. Soric [chef de police locale faisant actuellement l'objet d'une enquête pour ses liens avec la pègre] feraient s'ils avaient accès à la base de données européenne de la police ? Combien vendront-ils une mise en garde à un criminel recherché aux Pays-Bas ou en Italie ? La décision de la France et de l'Allemagne de reporter l'entrée de la Roumanie dans l'espace Schengen est justifiée." (22.12.2010)

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Blog Aktuálně.cz - République tchèque

Le président tchèque joue les chefs de gouvernement

Le gouvernement de coalition conservateur en République tchèque a échappé de peu mardi à une motion de censure. Une affaire de corruption a entraîné un litige entre le Parti démocratique civique (ODS) du Premier ministre Petr Nečas et son partenaire de coalition, le parti Affaires publiques. C'est un sommet de crise mené par le président Václav Klaus qui a pu ramener le petit parti dans le droit chemin, l'incitant à voter en faveur du gouvernement. Le politologue Tomáš Haas juge cette situation particulièrement critique dans son blog sur Aktuálně.cz : "Depuis aujourd'hui, nous avons un gouvernement mené par un président. C'est une chose inhabituelle au vu de notre Constitution. Ce qui est encore plus inhabituel, c'est que le gouvernement du président dirige sur la base d'un contrat qui ne doit concerner que les personnes impliquées. Lorsque le gouvernement avait été formé après les élections, le président l'avait jugé le plus stable depuis longtemps, en raison de sa majorité. … Ce gouvernement l'a échappé belle, après même pas un an au pouvoir." (22.12.2010)

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Neatkarīgā - Lettonie

La Biélorussie peut choisir sa propre voie

En Biélorussie, les grands mouvements de contestation contre l'élection truquée du président Alexandre Loukachenko ont été brutalement réprimés et les tribunaux ont condamné en comparution immédiate près de 600 opposants à des peines de prison allant de cinq à quinze jours. Le pays doit pourtant suivre sa propre voie, estime le quotidien national-conservateur Neatkarīgā Rīta Avīze : "Les électeurs ont exprimé leur confiance à Loukachenko et celui-ci a montré qu'il n'y aurait pas de révolution orange à Minsk. Quoi qu'il en soit, la Biélorussie est notre voisin et outre une longue frontière commune, nous partageons également notre système électrique et sommes interdépendants : la Biélorussie a besoin de nos ports et nous avons besoin des marchandises biélorusses en transit. … Nous devons accepter que chaque peuple choisisse sa propre voie. Nous devons également être honnêtes avec nous-mêmes : le modèle letton n'est pas parfait, nous ne pouvons donc pas l'imposer aux autres. Avant de jouer les donneurs de leçons, nous devrions nous assurer que chacun se sente confiant et entre de bonnes mains dans notre système." (22.12.2010)

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RÉFLEXIONS

Eleftherotypia - Grèce

Elisabetta Casalotti sur la nouvelle collectivité après la crise

Le soulèvement des citoyens dans les capitales européennes est le symptôme d'une crise qui générera de nouvelles formes collectives estime Elisabetta Casalotti  dans le quotidien de centre-gauche Eleftherotypia : "La révolte est le pendant de la catastrophe, de la ruine à laquelle nous ont habitués les nouvelles instances économiques. C'est la réponse d'une société qui semble ne plus avoir de bases solides et plus aucune théorie pour justifier sa souveraineté, si ce n'est la répression et le recours à la violence sous toutes ses formes … . Certains parlent d'une œuvre inaboutie, d'autres d'un mal nécessaire qu'imposent les conditions historiques. Il est certain que les temps changent et que les idéologies de nos parents et de nos grands-parents nous semblent désormais dépassées. Pour certains romantiques incurables, mais aussi réalistes, la solitude, le désespoir du présent et les révoltes actuelles céderont inévitablement leur place à de nouvelles formes de collectivité, à un nouveau 'nous' qui s'opposera au 'je' claustrophobe de tous ceux qui ont cessé d'avoir confiance et d'espérer." (21.12.2010)

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Le Monde - France

Jafar Panahi demande la liberté pour le cinéma iranien

Le réalisateur Jafar Panahi a été condamné à six ans de détention et 20 ans d'interdiction de voyager à l'étranger et d'exercer une activité professionnelle. Son collègue Muhammad Rasoulof a également été condamné à six ans de prison. Dans le quotidien Le Monde, Panahi se défend : "Nous juger serait juger l'ensemble du cinéma engagé, social et humanitaire iranien ; le cinéma qui à la prétention de se placer au-delà du Bien et du Mal, le cinéma qui ne juge pas et qui ne se met pas au service du pouvoir et de l'argent mais qui fait de son mieux afin de rendre une image réaliste de la société. On m'accuse d'avoir voulu promouvoir l'esprit d'émeute et de révolte. Cependant, tout au long de ma carrière de cinéaste, j ai toujours réclamé être un cinéaste social et non politique, porteur de préoccupations sociales et non politiques. Je n'ai jamais voulu me placer en position de juge et de procureur ; je ne suis pas cinéaste pour juger mais pour faire voir." (21.12.2010)

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ÉCONOMIE

Il Sole 24 Ore - Italie

La Chine propose une aide coûteuse à Bruxelles

La Chine veut prendre des "mesures concrètes" pour apporter son aide dans la lutte contre la crise européenne de la dette. C'est ce qu'a annoncé le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan mardi à Pékin, lors des discussions économiques et commerciales entre la Chine et l'Union européenne. Cette aide est la bienvenue, estime le journal économique Il Sole 24 Ore, mais elle est tout sauf désintéressée : "L'Union européenne est le partenaire commercial le plus important de la Chine. Une implosion de l'euro, ou ne serait-ce qu'une stagnation économique durable sur le Vieux Continent, aurait des effets particulièrement négatifs sur les exportations chinoises. A ces réflexions économiques s'ajoutent des considérations politiques. En aidant Athènes et Lisbonne à sortir de leur bourbier et en promettant une aide financière à toute l'Europe en cas de besoin, la Chine délivre un chèque en blanc à Bruxelles. Tôt ou tard, Pékin réclamera une contrepartie, avec des intérêts juteux. Et l'Europe ne pourra se soustraire à ses obligations." (22.12.2010)

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Aftonbladet - Suède

L'Europe néglige son infrastructure

La neige et le froid mettent actuellement à mal les voyageurs dans toute l'Europe. Le commissaire européen chargé des Transports, Siim Kallas, juge ce chaos "inacceptable" et exige que des mesures soient prises pour éviter qu'une telle situation se reproduise. Le quotidien Aftonbladet voit quant à lui peu de perspectives d'amélioration : "L'infrastructure fait partie des choses que les économistes ont l'habitude de qualifier de fiasco typique du marché. Elle permet difficilement d'encaisser de l'argent. Mais si elle ne marche pas, la société cesse de fonctionner. … Au fil de la modernisation, nous sommes devenus de plus en plus dépendants de l'infrastructure commune. La société semble toutefois se retirer de cette tâche commune, notamment en ce qui concerne l'entretien. Une nouvelle ligne ferroviaire - si possible pour les trains à grande vitesses - ou une grande autoroute peuvent permettre de marquer des points sur le plan politique. Mais il semble tout simplement impossible d'encourager à s'engager pour les menus travaux, de moderniser les postes de commande, dégivrer les trains ou déblayer la neige. (22.12.2010)

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Rzeczpospolita - Pologne

Les profits réjouissants des banques polonaises

Les banques polonaises ont réalisé en 2010 des bénéfices de plus de 2,5 milliards d'euros, estiment les analystes. En 2011, ce profit devrait s'élever à 3,5 milliards d'euros. C'est de bon augure pour toute l'économie, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Une forte concurrence règne sur le marché bancaire. Les prix des prestations bancaires sont habituellement beaucoup plus bas en Pologne que dans les pays plus développés. Si les bénéfices des banques augmentent autant à une période si difficile, cela peut présager de bonnes choses pour l'ensemble de l'économie. Ces gains ne doivent toutefois pas servir de prétexte pour augmenter les taxes supportées par les banques l'année prochaine. Les experts s'attendent à ce que la valeur des crédits immobiliers augmente de dix pour cent. Cela signifie la construction de 20.000 à 30.000 nouveaux logements." (22.12.2010)

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SOCIÉTÉ

Helsingin Sanomat - Finlande

La Suède méprise les victimes de viol

La poursuite pour agression sexuelle présumée du responsable de Wikileaks Julian Assange ne présente pas la justice suédoise sous un jour favorable. Celle-ci n'a jusque-là pas été très active au niveau international dans la poursuite des crimes sexuels, estime l'écrivaine Sofi Oksanen dans le quotidien Helsingin Sanomat : "La Suède a montré qu'elle se servait de sa législation sur les délits sexuels à des fins de politique étrangère, ce qui rabaisse les victimes de tels actes dans le monde. L'affaire Assange montre combien il est facile d'accuser quelqu'un. Cela est complètement incompréhensible pour de nombreuses victimes de viol. … Combien de collaborateurs de l'ONU ont dû répondre devant un tribunal des actes qu'ils ont commis dans les bordels créés pour eux dans les Balkans ? … Combien de violeurs dans les Balkans ont-ils été identifiés ? Quel est l'implication de la Suède sur ce plan ? Elle vient de montrer [avec le cas d'Assange] qu'elle était en mesure d'être active au niveau international dans un domaine où cela est pratiquement impossible." (22.12.2010)

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Jornal de Notícias - Portugal

Noël à crédit

Partout dans le monde, le Père Noël devrait être économe cette année. Il n'y a qu'au Portugal qu'il continue à dépenser indéfiniment, critique le quotidien Jornal de Notícias : "Il doit satisfaire les souhaits des enfants, que la publicité massive a transformés en véritables machines à consommer. Et si l'argent lui fait défaut, les prêteurs sont là pour pomper ses dernières réserves en lui accordant des crédits à des taux exorbitants. … Les prêts sont faciles à obtenir mais très difficiles à rembourser. Ces entreprises promettent le paradis mais entraînent les gens en enfer. … Dans les familles à faibles revenus, ces crédits rendent le budget impossible et détruisent l'équilibre familial. … Nous, les parents portugais, demandons au Père Noël que la publicité pour les enfants de moins de 14 ans soit interdite l'année prochaine - comme c'est déjà le cas dans d'autres pays européens. Il faudrait ensuite qu'il supprime par décret les dettes doublées de taux honteusement élevés. Pour que la joie enfantine ne se transforme pas tôt ou tard en tristesse parentale." (22.12.2010)

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The Guardian - Royaume-Uni

La poste britannique pourrait décapiter la reine

Le gouvernement britannique veut vendre la poste publique, la Royal Mail, à un groupe étranger. Les timbres pourraient ainsi ne plus figurer à l'avenir le portrait du monarque régnant, comme c'est le cas depuis 150 ans. Faire disparaître l'effigie de la reine pourrait toutefois s'avérer positif pour l'entreprise, du moins selon sa propre logique, estime le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Même si l'on n'accepte pas l'argument de la modernisation, il est difficile de rejeter l'argument commercial. Depuis plusieurs années maintenant, la Royal Mail ne cesse de perdre de l'argent, victime à la fois de la technologie et de son propre manque de fiabilité. Et la seule idée de financement trouvée à ce jour par la Royal Mail a été de publier davantage de séries commémoratives. … Les collectionneurs ne pourront pas ignorer la première série [sans l'effigie de la reine]. Les grands événements sont rares dans le monde de la philatélie, mais cela en serait assurément un. Bien sûr, on n'ira pas jusque-là." (22.12.2010)

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