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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 30.01.2007

 

À LA UNE

L'indépendance sous conditions pour le Kosovo ?

Le président serbe Vojislav Kostunica a annoncé qu'il ne recevra pas l'envoyé spécial de l'ONU, Martti Ahtisaari, à Belgrade vendredi 3 février. Martti Ahtisaari souhaite présenter son plan en faveur d'une "autonomie contrôlée" de la province serbe du Kosovo. Quelles sont les chances pour que le Kosovo bénéficie d'une indépendance limitée ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Hufvudstadsbladet - Finlande, Frankfurter Rundschau - Allemagne, The Economist - Royaume-Uni, El Diario Vasco - Espagne

Hufvudstadsbladet - Finlande

La proposition de l'envoyé spécial de l'ONU, Martti Ahtisaari, d'accorder à la province du Kosovo une indépendance restreinte, prévoit des garanties pour la minorité serbe et un contrôle par l'UE. Pour Yrsa Grüne, le Kosovo est plus près d'une solution qu'en 1999, après l'échec des négociations et le début des raids aériens de l'OTAN. "L'UE ne peut pas ignorer le Conseil de sécurité de l'ONU. La Russie y fait encore de la résistance, du moins pour l'instant. Une modification des frontières des Etats nationaux, même avec l'approbation de l'ONU, pourrait créer un précédent pour d'autres territoires indépendantistes. Si des Etats reconnaissaient individuellement l'indépendance du Kosovo sans aucune décision du Conseil de sécurité, l'autorité de l'ONU s'en trouverait affaiblie." (30.01.2007)

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Pour le spécialiste du droit international Wolfgang Benedek, un Kosovo indépendant ne serait pas un "précédent dangereux". Il évoque dans un entretien avec Norbert Mappes-Niediek la possibilité d'une "indépendance conditionnelle" du Kosovo. "Ce n'est pas un exemple typique de séparatisme. Il est question ici de l'éclatement inachevé de la Yougoslavie. Si le Kosovo avait eu un statut quelque peu différent en Yougoslavie, on l'aurait reconnu dès le départ. Il faut au contraire se poser la question suivante : est-il donc possible que le Kosovo puisse exister pacifiquement sous l'autorité de la Serbie ? (...) Le droit international public prévoyait autrefois des solutions temporaires, comme par exemple les protectorats. Beaucoup sont des protectorats de fait, qui ne sont pas encore reconnus juridiquement. Il faudrait se demander : qui pourrait s'opposer à une indépendance sous conditions, si les autorités compétentes choisissaient cette solution ?" (29.01.2007)

The Economist - Royaume-Uni

L'hebdomadaire imagine ce qui pourrait arriver une fois que l'ex-président finlandais Martti Ahtisaari aura présenté ses propositions aux Serbes et aux Kosovars le 2 février. "Le Parlement kosovar dominé par les Albanais pourrait proclamer l'indépendance malgré tout. (...) Contrairement à la Croatie et à la Slovénie, l'autorité légale au Kosovo appartient à l'Onu et à son administration là-bas. Le Kosovo s'attend à ce qu'une grande mission de l'UE remplace celle de l'Onu et guide la province selon la voie définie par le plan Ahtisaari - mais comment cela pourrait-il se produire si la Russie oppose son veto à la résolution qui mettra fin à la mission actuelle ? 'Il n'y a pas de plan B', affirme un diplomate. De son côté, Fatmir Sejdiu, le président du Kosovo, estime qu'un retard ne créera que des 'tensions' et des 'défis'. Il sous-entend de la violence. Si cela se produit, la force de l'OTAN de maintien de la paix composée de 17 000 hommes pourrait être attaquée et l'Onu sera certainement chassé du nord dominé par les Serbes." (25.01.2007)

El Diario Vasco - Espagne

Avant de trouver une solution pacifique au statut du Kosovo, l'historien espagnol Daniel Reboredo estime qu'il faut d'abord dénoncer les dérives violentes des deux parties. "Les responsabilités des hommes politiques serbes sont évidentes et la punition nécessaire, mais il ne sert à rien de s'acharner à humilier, ruiner et accabler une population dont la responsabilité est discutable, pendant que les criminels de guerre kosovars de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) sont respectés, récompensés et admirés par leur gouvernement et tolérés par l'Occident. Le résultat des élections serbes manifeste un rejet contre un Occident qui se comporte mal, contre un Occident qui selon eux sème le ressentiment plutôt que la concorde. Et cela est vrai même si le Parti démocratique négocie avec les quatre autres partis réformistes pour former rapidement un gouvernement se pliant aux exigences de l'UE qui souhaite un gouvernement pro-européen et démocratique." (29.01.2007)

RÉFLEXIONS

Prospect Magazine - Royaume-Uni

Timothy Garton Ash souhaite écrire une nouvelle histoire pour l'Europe

L'historien et journaliste britannique Timothy Garton Ash estime que l'UE a perdu "le fil de son récit" et doit "trouver un nouveau ton". "Je suggère que six fils soient entrelacés pour raconter notre nouvelle histoire, chacun représentant un objectif commun à l'Europe. La liberté, la paix, la loi, la prospérité, la diversité et la solidarité sont ces six fils." Garton Ash les situe chacun dans un contexte historique particulier avant de conclure : "Tissés ensemble, les six fils constitueront un tout représentant ce que nous avons en commun et notre vision commune du chemin que nous voulons suivre. Ils seront chacun plus évocateurs pour certains groupes de gens. Pour moi, les histoires les plus inspirantes sont liées à la liberté et à la diversité. Je reconnais la valeur des autres dans ma tête, mais ces deux-là font battre mon coeur. Ils sont la raison pour laquelle je peux dire sans exagérer que j'aime l'Europe." (30.01.2007)

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Die Tageszeitung taz - Allemagne

Claus Leggewie refuse les termes "islamophobie" et "islamofascisme"

Le politologue allemand Claus Leggewie plaide en faveur d'un bannissement des termes "islamofascisme" et "islamophobie". Pour lui, "l'islamophobie" fait l'amalgame entre la critique religieuse légitime et la discrimination. "Il s'agit de mettre des limites. Dès lors que les musulmans sont exposés à des attaques, leurs mosquées, leurs écoles et leurs cimetières sont vandalisés et ils sont victimes de discriminations dans l'enseignement, au travail ou dans les services publics en raison de leur religion ou de leur apparence. L'absence de limites entraîne une tolérance et une sensibilité faussées, et le monde musulman en profite pour renoncer à faire son introspection et continue à se poser en victime. Un autre terme largement répandu dans le camp des critiques de l'islam contribue malheureusement à ce phénomène : 'l'islamofascisme'. (...) Il existe à tous les égards trop de différences avec le fascisme européen qui, contrairement au jihad supposait un Etat national fort et n'admettait aucune synthèse de la culture religieuse traditionnelle et du mouvement social, mais encourageait un paganisme nouveau dirigé radicalement contre le christianisme et les autres religions." (30.01.2007)

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La Repubblica - Italie

Agostino Giovagnoli soutient la loi sur le négationnisme

L'historien et écrivain Agostino Giovagnoli revient sur la proposition faite par le ministre de la Justice Clemente Mastella d'une loi qui permettrait de poursuivre les négationnistes. "Ces derniers jours, cent-cinquante historiens se sont mis d'accord pour refuser l'adoption d'une sanction juridique contre le négationnisme. On ne peut pas ne pas comparer cette proposition de loi au texte contre le racisme qui vient d'être approuvé à l'unanimité par le dernier Conseil des ministres. C'est au nom de la liberté d'opinion que les historiens ont refusé ce texte (...). Or, la distinction entre négationnisme et antisémitisme difficile en théorie, est dans la pratique quasiment impossible. La question ne concerne plus la liberté d'opinion, mais la façon la mieux adaptée de contrecarrer l'antisémitisme". (30.01.2007)

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POLITIQUE

Le Monde - France

Paris rappelle les principes de la laïcité aux usagers des services publics

La France a dévoilé lundi 29 janvier une Charte de la laïcité destinée aux usagers des services publics. Selon cet outil pédagogique et non normatif, ceux-ci doivent "'s'abstenir de toute forme de prosélytisme' et, surtout, 'ne peuvent, à raison de leurs convictions, récuser un agent public ou d'autres usagers, ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public'. Ainsi, des femmes ne pourront plus, au nom de leur religion, en l'occurrence l'islam, refuser d'être examinées, à l'hôpital public, par des médecins de sexe masculin [comme cela s'est déjà produit en France]", explique le quotidien dans son éditorial. Il regrette qu'un tel rappel s'avère nécessaire. "Être obligé de codifier des règles de vie commune en société, qui devraient être naturelles (...) révèle les limites des politiques d'intégration dans un pays de plus en plus multiculturel. C'est un échec du 'vivre ensemble', une sorte de fracture civique qu'une charte, fût-elle utile, ne suffira pas à réduire." (30.01.2007)

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Sega - Bulgarie

Les Bulgares veulent retrouver leur confiance en eux

Les témoignages de solidarité avec les infirmières bulgares emprisonnées en Libye, les protestations des bouilleurs de cru contre les normes européennes, les manifestations de masse des retraités, qui rêvent d'un meilleur niveau de vie - de plus en plus de Bulgares descendent dans la rue en ce moment, constate Ljuben Obretenow. "Hasard ou pas, l'adhésion à l'UE coïncide avec une vague de campagnes de protestation citoyennes. Cette vague d'actions et de manifestations publiques déferle depuis plus d'une vingtaine de jours sur notre pays (...). Les idéaux nationaux en perte de vitesse et 45 ans de communisme ont porté un coup dur au sens de la justice des citoyens. Maintenant, l'UE pourrait peut-être nous aider à retrouver notre confiance en nous." (30.01.2007)

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Magyar Hírlap - Hongrie

A quand un accès illimité aux dossiers de la Stasi ?

Les partis politiques hongrois ont entamé lundi 29 janvier des entretiens préliminaires sur une nouvelle loi concernant les document de la Stasi, qui donnerait un accès illimité aux dossiers et prendrait en considération les droits des victimes. Pour Balázs Stépán, la loi actuelle est "pathologique" et "laisse trop de place aux compromis", elle doit donc être réformée de toute urgence. "Lorsqu'on a appris que le Premier ministre Peter Medgyessy travaillait pour les services secrets sous le nom de code 'Camarade D-209', il a promis un accès illimité à tous les documents de la Stasi, mais a dû se rétracter rapidement. Son successeur Ferenc Gyurcsány a reculé parce des lettres anonymes - vraisemblablement écrites par des anciens collaborateurs des services secrets - mettaient le parti socialiste sous pression. Ces lettres ont attisé les craintes et c'est donc une version édulcorée de la loi qui est entrée en vigueur (...). L'accès aux dossiers a été fortement limité : le chef des services secrets nationaux a déclaré que plusieurs dossiers restaient secrets et la Cour suprême est allée dans son sens. L'idée d'une publication complète a été une nouvelle fois abandonnée." (30.01.2007)

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Sme - Slovaquie

La Slovaquie face à son passé totalitaire

Depuis la mort de son fondateur et directeur Jan Langos, l'Institut slovaque de la mémoire nationale est menacé par la résurgence de son histoire totalitaire. Quelques candidats à la direction de cette institution plaident en faveur de sa fermeture ou d'une réduction de ses compétences. Le sociologue et politologue slovaque Peter Weiss lance un avertissement. "L'institut ne doit pas seulement prêter attention à la période située entre 1948 et 1989, mais également à celle située entre 1939 et 1945. Les tentatives répétées de l'archevêque slovaque Sokol et d'autres membres de la Conférence des évêques de réhabiliter Mgr Tiso [président fasciste de l'Etat slovaque pendant la Seconde Guerre mondiale], personnellement responsable du génocide des Juifs et Roms de Slovaquie, révèlent les défaillances de la mémoire historique d'une des institutions les plus importantes du pays. Les déclarations selon lesquelles l'Eglise n'a aucune raison de prendre de la distance avec le régime collaborateur de Tiso sont tout simplement scandaleuses." (30.01.2007)

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MÉDIAS

La Tribune - France

La musique dévalorisée par le téléchargement illégal

Valérie Segond s'inquiète de voir le modèle de distribution de la musique bousculé par Internet et les nouvelles technologies. "La numérisation a entraîné une redistribution radicale de la valeur entre création-production-distribution au profit de tiers qui se sont habilement immiscés dans le partage : les fournisseurs d'accès à Internet, et 'équipementiers' divers, tels que Apple ou Microsoft, qui ont su faire croire que toute la valeur était dans l'accès... (...) La musique ne souffre pas seulement d'un déplacement de la valeur : si le téléchargement ne compense pas la chute des ventes de disques pour les majors, c'est parce que la dématérialisation de la musique s'est accompagnée d'une fantastique dévalorisation, dont la gratuité ou le piratage en toute bonne conscience sont les manifestations les plus évidentes. Cette génération qui apprit à ne jamais rien payer, le fera-t-elle seulement un jour ?" (30.01.2007)

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CULTURE

Cotidianul - Roumanie

Les symboles communistes sont à la mode

Le musée national de l'histoire de Roumanie, à Bucarest, propose depuis peu une exposition sur l'époque du communisme en Roumanie, intitulée "L'époque dorée - entre propagande et réalité". Silviu Mihai salue cette initiative. "Les cravates rouges et les chansons des jeunesses communistes commencent à se vendre comme les uniformes soviétiques, le café et les cornichons de l'époque de la RDA se vendaient à Berlin dans les années 90. (...) Naturellement, il vaudrait mieux que le pays règle ses comptes correctement sur un plan juridique. Toutefois, il n'y aura plus de procès par manque d'accusés. (...) Le fait que les emblème socialistes se transforment en marques présente également ses avantages. Au moment même où les chants patriotiques et les portraits officiels prennent le caractère inoffensif de souvenirs à la mode, le débat sur le communisme et la gauche pourrait bien prendre un tournure plus sérieuse et un peu moins provinciale." (30.01.2007)

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La Libre Belgique - Belgique

Beaubourg a 30 ans, mais toujours aussi peu d'espace pour l'art contemporain

Le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou à Paris, ouvert sur les arts plastiques, les livres, le design, la musique, le cinéma du 20e siècle, célébrera le 1er février ses 30 ans. Guy Duplat salue "un incroyable succès", mais souligne le besoin pour Beaubourg de faire plus de place pour aux créations actuelles. "Avec un subside annuel record de l'Etat de 104 millions d'euros, pourtant insuffisant, avec l'art contemporain qui lui échappe, avec la nécessité, chaque fois, de relancer la machine de grandes expos, Beaubourg cherche un second souffle sous la direction du président Bruno Racine. (...) Beaubourg doit s'étendre. Il cherche d'abord un lieu à Paris pour exposer plus d'art contemporain. Et le centre lorgne sur les 200 000m2 de réserves inoccupées au Palais de Tokyo [musée parisien lui-même consacré à l'art contemporain]." (30.01.2007)

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COULEURS LOCALES

Corriere della Sera - Italie

Les Italiens se remettent à fumer

La journaliste Margherita De Bac a lu les dernières statistiques sur la consommation du tabac en Italie et constaté une augmentation des ventes. Et pourtant la loi interdisant de fumer dans tous les lieux publics en vigueur depuis deux ans, semblait avoir démontrer son efficacité. "C'était donc seulement une illusion, un cri de victoire prématuré. Deux ans après l'adoption de la loi Sirchia, les derniers chiffres sur la consommation du tabac semblent indiquer que les Italiens n'ont pas modifié leurs mauvaises habitudes. En 2006, les ventes de tabac ont en effet à nouveau augmenté de 1,1 %, signe d'une inversion de la tendance observée ces dernières années (...). Et si les gens n'allument plus de cigarettes dans les bars et les restaurants, ils continuent à le faire ailleurs. Quant à l'impact des mises en garde écrites sur les paquets de cigarettes, il s'est complètement évanoui." (30.01.2007)

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Tygodnik Powszechny - Pologne

L'oscypek protégé par l'UE

A partir de février, l'oscypek, fromage polonais au lait de brebis, bénéficiera de la protection de l'Union européenne en tant que produit régional, comme le champagne français ou le parmesan italien. L'oscypek est fabriqué et fumé dans le Sud-Est de la Pologne. Jusqu'à présent, seules les bières tchèques avaient été reconnues comme produits régionaux par l'UE en Europe de l'Est. Pour Henryk Wujec, de la Chambre polonaise des produits locaux et régionaux, cette reconnaissance par l'UE est une grande chance pour les Gorales [bergers des montagnes de la région de Cracovie]. "Un produit régional peut devenir un formidable support publicitaire et apporter des avantages considérables aux bergers, souvent pratiquement sans ressources. Mais ils doivent veiller eux-mêmes à ce que les producteurs qui fabriquent de simples contrefaçons de l'oscypek se retirent du marché (...). Ces contrefaçons, comme par exemple l'oscypek au lait de vache ou teint avec du thé, pourraient faire un tort irrémédiable à la marque." (29.01.2007)

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