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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 14.06.2006

 

À LA UNE

Google a-t-il tué Internet ?

Le géant californien, en situation de quasi-monopole sur le marché des moteurs de recherche, empiète de plus en plus sur le terrain de l'économie traditionnelle, de l'édition à l'imagerie satellite grand public, en passant par les communications entre particuliers. Considéré il y a peu comme un garant de la liberté de l'information, Google fait aujourd'hui figure de menace. » suite

Extraits des publications suivantes:
Alternatives économiques - France, The Economist - Royaume-Uni, El País - Espagne, L´Hebdo - Suisse

Alternatives économiques - France

Le journaliste Marc Chevalier constate qu'Internet a effectivement "réinventé le commerce", mais que l'idéologie de départ n'a plus cours. "Lorsqu'il est apparu il y a dix ans, Internet a en effet fait naître l'espoir, chez certains économistes d'inspiration néoclassique, de voir se réaliser enfin le modèle de concurrence pure et parfaite théorisé par Léon Walras au XIXe siècle. La Toile semblait fournir la place de marché idéale, où une multitude d'offreurs et une pléthore de demandeurs se confronteraient librement, en toute fluidité et en toute transparence. (...) Cependant, loin de favoriser une 'désintermédiation' générale comme on le pensait souvent, Internet a surtout favorisé l'émergence de nouveaux intermédiaires géants, comme Google par exemple. Et ceux-ci grignotent une part croissante de la chaîne de valeur d'acteurs de la vieille économie. Notamment celle des industries culturelles traditionnelles qui peinent à adapter leur modèle économique (...)" (14.06.2006)

The Economist - Royaume-Uni

En seulement quelques années, Google, une "entreprise simple et populaire", est devenu "un sujet compliqué et un objet de controverse", écrit l'hebdomadaire. "Il y a dix ans, Microsoft était accusé d'étouffer l'innovation, parce que les entrepreneurs refusaient de se lancer dans un domaine technologique qui touchait de près ou de loin à l'entreprise de Bill Gates. Google, dont le slogan est 'ne faisons pas le mal', déteste lui être comparé, et considère qu'il relance 'l'écosystème' des promoteurs et entrepreneurs. (...) Il semble sincèrement surpris que certains éditeurs soient opposés à son intention de scanner des livres pour les rendre accessibles. Il s'étonne également quand des avocats défenseurs de la vie privée dénoncent pratique de la publicité contextuelle sur son service de messagerie en ligne, ou le lancement d'une version chinoise qui censure les résultats de recherche." (14.06.2006)

El País - Espagne

Patricia Fernández de Lis, en charge de la rubrique 'Technologies' du quotidien, tente d'expliquer le phénomène de concentration dans le secteur d'Internet. "L'avidité de Google pousse ses concurrents à se rapprocher. (...) La maturité du réseau Internet, sa consolidation en tant que premier mode de communication global, l'intérêt des utilisateurs à partager l'information multimédia et la pression de la Bourse justifient ce ballet d'alliances. (...) Les concurrents de Google réagissent, par peur que le moteur de recherche, la marque la plus connue du monde selon Brandchannel.com, ne se lance dans tous les domaines qui rapportent de l'argent sur Internet. Les compagnies ont trouvé un ennemi commun et mettent en place une stratégie commune : l'alliance." (14.06.2006)

L´Hebdo - Suisse

Olivier Andrieu, le fondateur français du site d'information Abondance, spécialisé dans le référencement et la recherche en ligne, est interviewé par le journaliste David Spring. Il explique pourquoi le déclin de Google n'est pas impossible. "Je me souviens qu'il y a cinq ans, la chute d'Altavista paraissait hors de question. Or, quelques mois plus tard, cette société avait disparu ! Le marché n'est vraiment pas stabilisé. Le géant Google se tient sur des pieds d'argile. Bien entendu, ses responsables le savent : voilà pourquoi ils cherchent à élargir leur gamme de modèles économiques. (...) La recherche, c'est le métier de base de Google. Or, cette société travaille aujourd'hui dans tous les domaines. (...) Son image se dégrade. Ses fondateurs, Sergey Brin et Larry Page, avaient une vision idéale qui se heurte à la réalité, notamment parce que Google est entré en Bourse". (14.06.2006)

RÉFLEXIONS

Les Echos - France

L'Europe, un continent laïque

Stephan Richter, rédacteur en chef de l'hebdomadaire américain 'The Globalist', se demande "pourquoi l'Europe n'a pas de religion. (...) Le rôle moindre de la religion dans la vie publique européenne est une conséquence du rôle jadis autoritaire - voire tyrannique - que l'Eglise catholique a joué dans les affaires publiques en Europe il n'y a pas si longtemps. D'où un certain rejet de l'autorité chez les Européens, qui estiment que l'Eglise leur a dicté pendant trop longtemps et de manière trop explicite comment ils devraient vivre. (...) La présence croissante des musulmans en Europe encourage plutôt citoyens et responsables politiques à minimiser le rôle de la religion dans les affaires publiques, et à insister pour qu'elle devienne encore plus une affaire privée." (14.06.2006)

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POLITIQUE

Gazeta Wyborcza - Pologne

La Pologne juge ses voisins orientaux

De nature traditionnellement sceptique, les Polonais voient désormais leurs relations avec leurs voisins orientaux de manière plus optimiste. Selon un sondage de l'Institut CBOS, 69% des Polonais pensent qu'un partenariat amicale est possible avec la Russie, même s'ils sont encore 59% à se méfier d'elle. 77% estiment qu'une réconciliation est envisageable entre Polonais et Ukrainiens - voilà deux ans, ils n'étaient que 60% à le penser. Le sociologue Jacek Kucharczyk, de l'Institut polonais des affaires publiques, analyse les résultats de ce sondage. "Les Polonais n'aiment pas la Russie de Poutine. Mais ils pensent que les relations entre les deux pays pourraient s'améliorer si la Russie changeait, comme l'Ukraine l'a fait. La Révolution orange a changé beaucoup de choses. Désormais, nous avons cessé de mettre tous nos voisins orientaux dans le même panier, sous l'étiquette 'russe'". (14.06.2006)

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Le Vif / L'Express - Belgique

Les frontières européennes sous pression

"Une flotte européenne de vaisseaux de guerre, d'avions et d'hélicoptères devrait patrouiller, ces prochaines semaines, dans les eaux internationales au large du Sénégal, de la Mauritanie, du Cap-Vert" annonce Jean-Michel Demetz dans les pages de l'hebdomadaire, alors que les Européens tentent par tous les moyens d'intercepter les embarcations de migrants illégaux qui tentent de gagner les îles Canaries. "Les Canaries sont désormais, après Malte, un des objectifs des passeurs. Et le maillon faible de la frontière de l'Europe. (...) Au-delà d'une politique commune de contrôle des frontières, c'est, déclin démographique oblige, toute la politique d'immigration dans son ensemble que l'Europe devrait examiner de concert. (...) Le verrouillage du limes européen est une condition nécessaire à la sécurité de l'Union. Mais il ne suffit pas." (14.06.2006)

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To Vima Online - Grèce

Les étudiants grecs et la défense l'université publique

La ministre grecque de l'Education, Marietta Gianakou, a finalement dû renoncer à sa réforme des universités. "Le dépôt du projet de loi sur les établissements universitaires est reporté aux calendes grecques ! Prise de panique face à la mobilisation des étudiants dans les rues d'Athènes et des autres grandes villes du pays, qui n'était pas sans rappeler les manifestations des étudiants français contre le CPE, la ministre a cédé". La Grèce vient de connaître le plus important mouvement étudiant depuis les années 70. "Dès son annonce, le projet de loi autorisant le développement d'universités privées en Grèce a provoqué un véritable tollé dans le milieu étudiant et professoral. Le chapitre n'est pas clos. Il sera rouvert fin octobre, après les élections régionales." (14.06.2006)

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Hospodárske noviny - Slovaquie

Formation d'une coalition en République tchèque

Les trois partis de la droite tchèque - les conservateurs, les chrétiens-démocrates et les Verts - sont tombés d'accord sur l'élaboration d'un Traité de coalition et sur la répartition des portefeuilles du gouvernement dirigé par le conservateur Topolanek. Tomas Nemecek redoute néanmoins que les trois partis n'aient les mains liées. "Chacun sait que ce gouvernement ne pourra rien faire sans l'aval des sociaux-démocrates. Et ils ne sont pas prêts à bouger d'un pouce". (14.06.2006)

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SPORT

Magyar Hírlap - Hongrie

Le coeur des jeunes Turcs bat pour la Mannschaft

Gergely Bartfai, correspondant du journal à Berlin, relate un phénomène insolite à l'occasion de la Coupe du monde de football : les jeunes nés de parents turcs sont devenus des supporters de l'Allemagne. "L'élimination de la Turquie lors des sélections a été un choc. Mais les jeunes ont trouvé rapidement une autre équipe à soutenir. Chaban Salih, de la Communauté islamique des musulmans germanophones, admet avoir été surpris par la liesse des jeunes musulmans lors de la première victoire de la Mannschaft : 'Même ceux qui d'habitude ne disent pas du bien de l'Allemagne étaient contents'. Les supporters turcs et arabes de l'Allemagne ne passent pas inaperçus dans la rue : ils agitent le drapeau allemand en scandant : 'Deutschland, Deutschland'". (14.06.2006)

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Die Welt - Allemagne

L'incompétence des Polonais en matière de football

La Pologne doit aujourd'hui affronter l'Allemagne pour le premier tour de la Coupe du monde de football. L'auteur polonais Wojciech Kuczok est affligé d'avance. "Il n'est pas drôle d'être polonais pendant la Coupe du monde. C'est un cauchemar de devoir constater que nous sommes les pires joueurs de football de la planète (...). Pourquoi les Polonais sont-ils incapables de jouer au football ? Peut-être parce qu'ils ne voient pas où est le jeu. Comment lancer une attaque par le flanc quand on sait qu'elle risque d'être comparée à un assaut désespéré de la cavalerie polonaise ? Comment risquer un tir quand son échec menacerait d'écorner le souvenir des exploits polonais dans la Royal Air Force ? Les Allemands n'ont pas un sens très développé de l'autodérision. Mais au moins, au lieu de tituber sur le terrain, la tête dans les nuages, ils marquent de superbes buts". (14.06.2006)

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MÉDIAS

La Repubblica - Italie

La fin du 'Libération' de Jean-Paul Sartre

Bernardo Valli, correspondant à Paris du quotidien romain, évoque le départ probable de Serge July du quotidien 'Libération', sous la pression de l'actionnaire principal Edouard de Rothschild. "Il y a longtemps que Serge July, directeur et co-fondateur du quotidien avec d'autres maoïstes sous le patronage de Jean-Paul Sartre, n'a plus aucun lien idéologique avec le mai d'il y a quarante ans, mais reste un exemple pour cette génération. La survie de 'Libé', né maoïste, dépend maintenant de la bonne volonté d'un membre de l'une des plus célèbres familles de banquiers de l'histoire du capitalisme mondial (...). Le 'Libé' de July a suivi une courbe gauchiste classique. Cela veut dire que d'un extrémisme radical il est passé à un réalisme modéré et parfois accommodant, évitant la dérive qui en Italie a fait basculer certains de Lotta Continua [extrême-gauche] vers le berlusconisme". (14.06.2006)

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ÉCONOMIE

Hufvudstadsbladet - Finlande

Naissance d'un géant de la Baltique

Dix ans après sa création, la société estonienne de ferries Tallink a racheté la compagnie finlandaise Silja Line ("Finnjet"). D'un montant de 450 millions d'euros, la transaction est le plus gros investissement estonien à l'étranger. "Tallink devient ainsi le leader du marché en Finlande tout en conservant une position forte sur les trajets entre l'Estonie, la Lettonie et la Suède. Pour la première fois, une société estonienne devient un géant international, même s'il n'est encore présent que dans la région de la Baltique. L'acquisition de Silja Line est sans précédent dans l'histoire économique encore jeune de l'Estonie. Après l'effondrement du socialisme, voilà 15 ans, de nombreuses entreprises estoniennes ont mis la clé sous la porte ou ont été rachetées par des investisseurs étrangers. Tallink inverse la tendance. Aux yeux des Estoniens, c'est une étoile nationale qui n'en finit pas de monter". (14.06.2006)

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CULTURE

Népszabadság - Hongrie

György Ligeti méconnu en Hongrie

Le critique musical Miklos Fay déplore que le regretté György Ligeti, peut-être le plus grand compositeur contemporain d'origine hongroise, soit si méconnu en Hongrie. "C'est choquant. Nous ne sommes pas nombreux à pleurer sa mort parce que nous connaissions toutes ses oeuvres et que nous savons qu'il n'y en aura pas d'autres (...). Finis les concerts de courtoisie pendant lesquels des orchestres étrangers jouaient un 'Lontano', triomphe de l'art moderne, devant un public hongrois baîllant d'ennui. Il fallait jouer Ligeti lorsque l'on avait quelque chose à dire à un public intéressé. Nous sommes désormais passés à la postérité. Il ne tient qu'à nous que la Terre continue à tourner, certes sans György Ligeti, mais avec sa musique". (13.06.2006)

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COULEURS LOCALES

The Guardian - Royaume-Uni

Les Juifs célèbrent le 350e de leur 'réadmission' en Angleterre

David Cesarini, de l'Université de Londres, s'intéresse au 350e anniversaire de la réadmission des Juifs en Angleterre. Il estime que l'histoire des Juifs en Angleterre a été marquée par de nombreuses luttes et négociations. "L'Angleterre libérale a accepté les Juifs, mais selon ses propres conditions. Les Juifs ont dû s'adapter à une forme d'intolérance libérale, dont les traces persistent aujourd'hui. Ils pouvaient exercer leur culte librement, mais ils ont modifié leur liturgie pour l'harmoniser avec les rites chrétiens. (...) L'Angleterre a accepté le pluralisme religieux dans les faits, ce qui la distingue des autres pays et a permis aux Juifs de se sentir mieux et plus patriotes qu'ailleurs. La tolérance anglaise avait ses limites et les Juifs ont payé le prix fort pour être acceptés. Mais négliger l'aspect positif de cette saga historique revient à caricaturer l'histoire britannique, noircir le libéralisme anglais et provoquer une réaction défensive et amère." (14.06.2006)

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Die Tageszeitung taz - Allemagne

Les barbares norvègiens chassent le phoque

Les Norvégiens se sentent mis au pilori par le reste du monde pour oser chasser le phoque. Selon Reinhard Wolff, correspondant du journal en Scandinavie, le débat "est empreint d'une étrange hypocrisie". En effet, les barbares, ce sont toujours les autres, pas seulement les Norvégiens. "Les Britanniques aussi poussent des cris d'orfraie lorsqu'on veut les priver de leurs chasses à courre, et les Finlandais n'aiment plus l'Union européenne depuis que Bruxelles leur a interdit l'abattage des loups. Ainsi, les Suédois chasseurs d'élans méprisent les Norvégiens chasseurs de phoques, et vice-versa (...). Or, tant que les 'traditions séculaires et sacrées' ne seront pas remises en question par les sociétés elles-mêmes, les critiques venues de l'extérieur resteront sans effet". (14.06.2006)

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