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À la une de jeudi, 18. avril 2013


L'UE menace la Hongrie de sanctions

Pour Reding, les modifications constitutionnelles violent le droit à bénéficier d'un procès équitable. (© picture-alliance/dpa)

Après les modifications constitutionnelles controversées en Hongrie, la riposte s'organise au niveau européen. La commissaire chargée de la Justice, Viviane Reding, a annoncé mercredi au Parlement européen le lancement de trois procédures en infraction, et n'a pas exclu de priver le pays de ses droits de vote. Si certains chroniqueurs se réjouissent que l'UE durcisse le ton, d'autres jugent cette initiative hypocrite, rappelant les agissements peu démocratiques de l'Union.


Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La menace de l'article 7

En indiquant vouloir recourir si nécessaire à l'article 7 du traité sur l'UE dans le litige avec la Hongrie, la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding formule une menace efficace, analyse le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "L'article 7 est effectivement l'arme la plus efficace fournie par le traité de l'UE : en cas de 'risque clair de violation grave' des valeurs fondamentales européennes par un Etat membre, les sanctions peuvent aller jusqu'à suspendre l'Etat concerné de ses droits de vote. Cela peut aller à l'exclusion de facto d'un pays. Il est donc justifié et urgent 'd'y réfléchir à deux fois', comme l'a également déclaré Reding. Mais la possible augmentation du nombre de commissaires favorables à cette option montre que l'on commence à perdre patience avec le populiste ultraconservateur Viktor Orbán. Ce n'est pas étonnant." (18.04.2013)


Der Standard - Autriche

L'UE bride Orbán

Le vif débat sur la Hongrie au Parlement européen constitue une petite victoire de la démocratie européenne, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "A Strasbourg, … on fait le procès d'un nationalisme excessif qui n'hésite pas à violer les règles des droits fondamentaux, de la démocratie et de la Constitution. C'est ce qu'a fait Orbán en exploitant à fond la majorité des deux tiers qui lui avait accordé sa grande victoire électorale. Il l'a fait délibérément, et il a souvent été mis en garde auparavant. Et c'est même officiel, Orban l'a reconnu de manière indirecte, par des modifications constitutionelles effectuées ultérieurement. Le fait que cela se produise dans une assemblée parlementaire, publiquement, en vertu de règles claires, est formidable. C'est une petite victoire de la démocratie européenne, un progrès commun de l'Etat de droit. Dommage qu'Orbán … ne puisse y participer." (17.04.2013)


Népszava - Hongrie

La Hongrie n'a rien à craindre du Parlement européen

Comme la Hongrie n'a absolument rien à craindre du Parlement européen, il faut que la Commission européenne intervienne, écrit le quotidien de gauche critique du gouvernement Népszava : "Comme il fallait s'y attendre, le débat d'hier au Parlement européen s'est achevé sans résultat. Les intérêts politiques ont pris le dessus sur les arguments rationnels et le bon sens. … Il s'avère une fois de plus que le Parlement européen n'est pas compétent pour gérer de tels problèmes. La Commission européenne est maintenant appelée à agir. Mais son rapport sur les révisions constitutionnelles hongroises ne devrait être publié que dans les mois à venir. A Bruxelles aussi, les choses prennent du temps." (18.04.2013)


Rzeczpospolita - Pologne

Les critiques hypocrites de l'UE

La décision de l'UE d'augmenter la pression sur la Hongrie est hypocrite, car l'Union elle-même n'a pas de légitimité démocratique, écrit le quotidien conservateur Rzeczpospolita, prenant la défense du gouvernement Orbán : "La Hongrie a été condamnée pour l'introduction de la taxe de crise pour les grands centres commerciaux notamment, et pour la taxation des transactions bancaires. Ces mesures violent soi-disant les principes démocratiques et les règles du marché. Pourtant, l'UE a elle-même tenté d'imposer des impôts exorbitants aux citoyens d'un petit pays, Chypre en l'occurrence. Et dans ce cas, cela serait respectueux des normes européennes. Mieux, ce serait même démocratique et justifié du point de vue des marchés. ... En réalité, la légitimité démocratique du gouvernement Orbán est nettement plus grande que celle de la Commission européenne et des eurodéputés réunis." (18.04.2013)


» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 18. avril 2013

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