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À la une de mercredi, 23. janvier 2013


La victoire amère de Nétanyahou

Le camp de Nétanyahou à la Knesset ne pourra désormais compter que sur la moitié des sièges. (© AP/dapd)

Aux législatives israéliennes de mardi, la coalition de droite Likoud-Beitenou du Premier ministre Benyamin Nétanyahou a obtenu la majorité des voix. Elle a toutefois enregistré des pertes importantes par rapport au scrutin précédent. Netanyahu s'est trompé en voulant organiser des élections anticipées, estiment les commentateurs, et selon eux, la nouvelle Knesset ne changera rien à l'impasse dans laquelle se trouve le processus de paix.


La Liberté - Suisse

Les figures historiques manquent à Israël

Aux législatives israéliennes, la coalition de droite du Likoud menée par Nétanyahou a perdu 11 sièges sur 42, tandis que le parti centriste Yesh Atid et le parti d'extrême droite Habayit Hayehudi ont fortement progressé, obtenant respectivement 19 et 17 sièges. Le journal régional La Liberté craint qu'il ne soit difficile de prendre des décisions politiques courageuses dans ce paysage politique morcelé : "Au lendemain des législatives en Israël, l'impression est plutôt de se retrouver devant un paysage politique plus déboussolé et émietté que jamais. Mauvais tacticien, pris à son propre jeu, Netanyahou n'apparaît plus aujourd'hui que comme un leader par défaut. Un chef de gouvernement contraint d'agréger une coalition de petits partis dont il sera moins le mentor que l'otage. Plus généralement, ces élections confirment, depuis l'interruption abrupte du mandat d'Ariel Sharon, il y a 7 ans, la disparition de toute 'vision' au plus haut niveau de l'Etat. ... Jérusalem ne s'est jamais remis de l'extinction de ses figures historiques, seules à même d'engager le pays sur le terrain des solutions durables et donc douloureuses." (23.01.2013)


Corriere della Sera - Italie

Les erreurs de Nétanyahou

Après les élections israéliennes, une situation d'impasse se profile à la Knesset : l'alliance de droite Likoud-Beitenou de Nétanyahou actuellement au pouvoir tout comme le camp de centre-gauche peuvent compter sur 60 sièges. Le Premier ministre s'est trompé dans ses calculs, juge le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Benyamin Nétanyahou a anticipé les élections pour les remporter. C'est effectivement une victoire, mais elle ressemble à une défaite. Son rôle a été contrarié d'un coup. Car les véritables protagonistes de ce séisme politique, ce ne sont pas Nétanyahou et son allié ultranationaliste, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, mais trois nouvelles forces politiques. … Si ce n'est pas le début d'un processus de 'mise au rebut', le message qui sort des urnes laisse peu de doutes. Le Likoud n'a absolument pas bénéficié de son alliance avec Lieberman [et de son parti Israel Beitenou]. L'union ne fait pas toujours la force, elle peut aussi affaiblir." (23.01.2013)


Die Tageszeitung taz - Allemagne

En Israël, le centre ne s'engagera pas pour la paix

A la surprise générale, le nouveau parti centriste Yesh Atid ("Il y a un avenir"), de l'ancien présentateur TV Yaïr Lapid, est devenu la deuxième force politique du pays. Malgré ce bon score des modérés, le quotidien de gauche taz ne voit pas d'espoir pour les négociations de paix avec les Palestiniens : "Lapid, qui ne dispose d'aucun programme de politique étrangère, ni en ce qui concerne les Palestiniens, ni en ce qui concerne l'Iran ou la Syrie, s'estime de centre-droite. Ce n'est pas un hasard s'il a lancé sa campagne électorale à Ariel, une colonie de Cisjordanie. Faire des concessions aux Palestiniens n'est pas une priorité pour lui. Il veut concentrer son pouvoir en tant que puissant partenaire de coalition à la lutte contre les ultra-orthodoxes. … Avec Lapid en deuxième position, la droitisation d'Israël n'est atténuée qu'en apparence. Finalement, les partis de droite qui rejettent ouvertement ou officieusement la solution à deux Etats ont remporté une nette victoire. On ne peut donc espérer la fin de l'occupation et la paix. Il faut plutôt s'attendre à davantage de colons venant en Cisjordanie pour s'installer sur les terres palestiniennes." (23.01.2013)


Magyar Narancs - Hongrie

La gauche divisée face à Nétanyahou

Le camp de gauche en Israël est trop faible et trop divisé pour pouvoir menacer la droite et donc le Premier ministre Nétanyahou, analyse l'essayiste Attila Ara-Kovács dans l'hebdomadaire de centre-gauche Magyar Narancs : "Le parti de centre-gauche Kadima, qui était jusque-là le principal adversaire de Nétanyahou [en tant que parti au gouvernement], est divisé en pas moins de huit fractions différentes, lesquelles préfèrent se disputer entre elles plutôt que de s'opposer à la droite. … Beaucoup estiment que le manque d'unité de la gauche est liée au fait que les différentes formations sont plus intéressées par l'obtention d'une poignée de sièges que par une victoire contre Nétanyahou. Il manque à la gauche des leaders charismatiques mais aussi une idéologie convaincante et un cap politique clair." (21.01.2013)


» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 23. janvier 2013

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