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Revue de Presse | 20.01.2016

 

À LA UNE

La Macédoine enjointe de surveiller les frontières de l'UE

Des réfugiés à la frontière gréco-macédonienne. Selon l'UNHCR, près de 30 000 migrants sont entrés en Grèce en 2016. (© picture-alliance/dpa)

 

En raison du nombre important de réfugiés qui continuent de rallier l'Europe via la route des Balkans, les politiques de l'UE appellent la Macédoine à fermer ses frontières. On se résout enfin à surveiller plus efficacement les marches de l'UE, se réjouissent certains commentateurs. D'autres jugent proprement absurde d'appeler un Etat non membre à 'sauver' l'UE dans la crise des réfugiés.

Jutarnji list - Croatie

La Grèce est le problème principal

Dans la gestion de la crise des réfugiés, l'UE a échoué sur toute la ligne et la situation devient de plus en plus absurde, juge le quotidien libéral Jutarnji list : "La plus grande honte est l'échec retentissant de la répartition des réfugiés parmi les Etats de l'UE. Alors que le chiffre de 160 000 avait été décidé, 300 réfugiés ont été répartis à ce jour. L'accord passé avec la Turquie n'apporte pas non plus les résultats espérés. … On mesure la gravité de la situation à la récente demande faite à la Macédoine de mieux protéger sa frontière avec la Grèce. C'est absurde. On demande à un Etat non membre de protéger l'Union de réfugiés venant d'un pays de l'UE, de surcroît membre de Schengen. Ceci montre que l'UE refuse d'accepter le fait que la Grèce est le problème n°1. L'impuissance de l'UE, résultant du manque de volonté politique, entraîne de plus en plus de mesures nationales unilatérales, qui mettent en péril l'unité de l'Union et la liberté de circulation en Europe." (20.01.2016)

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Nézőpontok - Hongrie

L'UE doit enfin entendre raison

L'UE doit enfin comprendre que la seule façon de régler la crise des réfugiés passe par la surveillance de ses frontières extérieures, écrit le politologue Nándor Gömbicz sur le site de l'institut de recherche politique Nézőpontok, proche du gouvernement ultraconservateur hongrois : "Le gouvernement hongrois réclame la protection des frontières extérieures de l'UE depuis le début de la crise des réfugiés. … En raison de la situation et de la réalité politique, la surveillance des frontières sera effective tôt ou tard, c'est une certitude. C'est ce qu'attendent notamment les citoyens européens, qui voient dans les réfugiés une menace pour leur sécurité, mais aussi pour leurs habitudes sociales et culturelles. … Bien que la crise des réfugiés appelle une réponse complexe, l'Europe doit enfin comprendre que sans la surveillance des frontières extérieures de l'UE, il ne peut y avoir de solution efficace." (19.01.2016)

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Die Welt - Allemagne

Les réfugiés, un problème paneuropéen

Au sein du parti de la chancelière Angela Merkel (CDU) et de son pendant bavarois au gouvernement (CSU), les voix favorables à une fermeture des frontières allemandes se multiplient. Une approche erronée, assure le quotidien conservateur Die Welt : "La fermeture des frontières ne nous permettrait pas de garantir notre confort de vie à long terme. La Méditerranée se transformerait en gigantesque cimetière, la Grèce évoluerait rapidement en Etat failli et l'Italie redeviendrait instable. Fait notable, la fraction favorable à l'isolement de l'Allemagne n'avance aucune suggestion en vue d'une meilleure gestion du problème des réfugiés. … Ceux qui refusent d'y voir un problème européen ne font que mentir à leur public. Et refusent de reconnaître que notre continent, après tant de guerres de religion et d'atrocités, a su établir un système politique viable, et qu'ayant prouvé sa capacité à établir des règles et à garantir la diversité, il est prédestiné à accueillir les migrants." (20.01.2016)

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POLITIQUE

Polityka - Pologne

La querelle avec la Pologne, symbole du conflit qui divise l'UE

La Première ministre polonaise Beata Szydło a affirmé mardi au Parlement européen que ni la nouvelle loi sur les médias ni la refonte de la Cour constitutionnelle n'enfreignaient les directives européennes. Le conflit entre la Pologne et l'UE reflète la division du continent, estime le magazine de centre-gauche Polityka : "Aujourd'hui, cette ligne de conflit sépare les pro-européens des anti-européens. Dans le camp des partisans de l'Europe figurent les chrétiens-démocrates, les libéraux et les sociaux-démocrates, tandis que le camp des opposants regroupe les nationalistes, les populistes et les anti-libéraux. La Pologne appartenait jusque-là clairement au camp des pro-européens. Mais sous l'égide du PiS, le pays est passé du côté des europhobes et suit la même voie que la Hongrie de Viktor Orbán." (20.01.2016)

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De Standaard - Belgique

Crise de l'UE : mais que fait Donald Tusk ?

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, se doit d'intervenir dans la crise actuelle de l'UE, souligne le quotidien libéral De Standaard : "Dans la situation difficile que traverse l'Union européenne, on peut et on doit attendre davantage de la part des dirigeants politiques, qui se contentent de répéter combien la crise est grave. … L'Europe est aujourd'hui un bruyant capharnaüm. Chacun veut une solution rapide, mais personne n'est prêt à en assumer les conséquences. Une Europe conçue comme une communauté de destin solidaire, qui surmonte une crise après l'autre, car la volonté de cohésion triomphe au final de la dissension ? Cette Europe bat de l'aile. Il faudra montrer la voie du progrès et rappeler les dirigeants européens à leurs responsabilités. Donald Tusk est la personne la plus indiquée pour le faire." (20.01.2016)

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Le Monde - France

Le plan de Hollande va dans le bon sens

Le président François Hollande a annoncé un plan de formation de 500 000 chômeurs pour lutter contre le chômage. La proposition a été vivement critiquée par une partie des commentateurs. Yves Barou, Président de l'Association pour la formation des adultes (Afpa), la juge pour sa part essentielle dans le cas de la France, comme il l'explique dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : "Alors même que chacun, pour lui même et pour ses enfants, mise sur la formation ! Alors même que beaucoup d'entreprises ne trouvent pas les compétences dont elles ont besoin ! Construire des universités, ce serait bien, mais donner un métier à des demandeurs d'emploi serait secondaire ? Refuser à ceux qui sont sur le bord du chemin le droit à la formation est le signe d'une forme d'élitisme à la française, fondé sur le mépris des tâches d'exécution et la négation d'un parcours professionnel pour les non-cadres. … La situation concurrentielle de la France dépendra de sa capacité à innover dans le numérique ou la transition énergétique. Pour cela, il faut des entrepreneurs, des ingénieurs, mais aussi des techniciens et des opérateurs spécifiquement formés." (19.01.2016)

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Tages-Anzeiger - Suisse

Matteo Renzi : des protestations purement tactiques

La tension monte entre Matteo Renzi et le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur la question explosive des limites de déficit. Le Premier ministre italien reproche notamment une ingérence européenne dans les affaires de l'Italie. Le quotidien de centre-gauche Tages-Anzeiger discerne une tactique dans les récriminations de Renzi : "Les désaccords ne sont pas inhabituels en Europe. En général, la mêlée reste civilisée, surtout entre les grands pays. Mais en l'occurrence, Matteo Renzi espère manifestement tirer un meilleur parti du litige avec Bruxelles (et aussi avec Berlin) en haussant le ton d'un cran, voire plus. D'autant que l'Allemagne a actuellement d'autres chats à fouetter. Ce crescendo est pour Renzi un pari, qu'il ne peut pas vraiment perdre, bien que cela lui vaille de vives critiques en Italie aussi. A Bruxelles (et à Berlin), nul ne peut réellement souhaiter la chute du réformateur italien, qui est le seul européen convaincu parmi les leaders politiques de son pays. Même s'il lui arrive parfois de se tromper de ton." (20.01.2016)

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RÉFLEXIONS

Delfi - Lituanie

L'échec de la démocratie libérale en Europe, par Vladimiras Laučius

Après les agressions sexuelles commises par des migrants en Allemagne et en Suède, le chroniqueur d'extrême droite Vladimiras Laučius évoque sur le portail Delfi la fin de la démocratie libérale en Europe : "Les évènements en Allemagne et en Suède jettent l'opprobre sur l'ensemble de la classe politique occidentale, à gauche comme à droite. Il semble qu'il n'existe plus de véritable droite, qui serait disposée à protéger sa culture des barbares, ni de véritable gauche, qui serait plus encline à promouvoir la justice sociale que d'importer les coutumes afghanes. … La démocratie libérale - la formule politique désignant la classe dirigeante, comme le dirait le politologue italien Gaetano Mosca - est en crise, car elle n'intéresse plus des citoyens devenus apolitiques. Et la classe politique penche désormais vers le pôle extrême du libéralisme de gauche, le soi-disant politiquement correct. Il ne s'agit pourtant pas d'une formule politique propre à la civilisation occidentale, et ce ne sera jamais le cas. Il peut seulement s'agir d'une aberration politique, à l'image des agissements de la police à Cologne, des mensonges des médias en Suède et en Allemagne, ou encore de l'hypocrisie des dirigeants européens." (20.01.2016)

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ÉCONOMIE

The Irish Times - Irlande

On ne devrait pas se réjouir du faible prix du pétrole

La suroffre que l'on constate actuellement sur les marchés mondiaux du pétrole brut pourrait perdurer au moins jusqu'à la mi 2016, a fait savoir mardi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). La chute du prix du baril qui en résulte met en péril la mise en œuvre des objectifs climatiques, signale le quotidien de centre-gauche The Irish Times : "Les consommateurs se félicitent certes de la suroffre actuelle sur le marché du pétrole, mais la nouvelle n'est pas bonne à tous les égards. Les bas prix du pétrole entravent les efforts en vue de réduire les émissions de CO2 et ce à un moment où les élites mondiales ont trouvé un accord sur cet objectif. Les incitations à économiser l'énergie et à développer des alternatives propres aux combustibles fossiles perdent de leur attrait financier. Il n'en reste pas moins que les consommateurs devraient considérer les avantages financiers du pétrole bon marché comme une aubaine passagère, et non permanente." (20.01.2016)

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Savon Sanomat - Finlande

Avec Nord Stream 2, l'UE tourne le dos à l'Ukraine

Le projet de gazoduc de la Baltique Nord Stream 2, qui doit relier la Russie à l'Allemagne et qui pourra acheminer autant de gaz que Nord Stream 1, est au cœur d'un vif débat au sein de l'UE. Le président polonais Andrzej Duda a notamment critiqué ce qu'il considère comme un projet politique. Le quotidien libéral Savon Sanomat lui donne raison : "A posteriori, force est de constater que Nord Stream 1 et Nord Stream 2 sont des projets essentiellement politiques. La construction de deux nouveaux tronçons de 1 200 km de conduite permettra d'accroître la capacité de transport de telle façon que la Russie pourra se permettre de suspendre le transit du gaz via les gazoducs ukrainiens. On peut donc légitimement reprocher aux pays de l'UE de ne pas prendre au sérieux le soutien affiché à l'Ukraine et les sanctions économiques contre la Russie. L'UE n'aurait soi-disant pas le droit d'interdire un projet privé. Devrait-elle pouvoir le faire ? Peut-être que oui." (20.01.2016)

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SOCIÉTÉ

Delo - Slovénie

Promouvoir la justice, empêcher la guerre

Il convient d'inverser d'urgence les inégalités criantes entre riches et pauvres dans le monde, exige le quotidien de centre-gauche Delo en réaction au dernier rapport d'Oxfam : "L'histoire nous enseigne que des inégalités grandissantes et la précarité économique sont délétères pour l'ordre social et entraînent des réactions radicales - à gauche comme à droite. On aurait tort d'oublier les leçons de l'histoire, à savoir que ce sont les guerres, les révolutions et les dépressions qui ont jusque-là rétabli une répartition plus juste des richesses entre les personnes. Pour échapper à un tel scénario, de vastes transformations sociales s'imposent à l'échelle mondiale. Des transformations visant à instaurer plus de justice entre les différentes castes, classes, races, et entre les sexes au sein de la société." (20.01.2016)

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El País - Espagne

La portée du drame de l'essai clinique de Rennes

Un patient ayant participé de son propre gré à un essai clinique sur de nouveaux médicaments est décédé dimanche à Rennes, tandis que d'autres participants ont subi des séquelles cérébrales irréversibles. Il faut faire toute la lumière sur cette affaire pour ne pas miner la confiance dans ces procédures indispensables au progrès de la médecine, exige le quotidien de centre-gauche El País: "Il est désormais impératif d'établir s'il s'agit d'un effet secondaire inattendu lié au dosage ou si la substance administrée a subi une quelconque modification. L'affaire fait actuellement l'objet d'enquêtes sur les plans médical et juridique. En tout état de cause, elle devra être examinée dans la plus grande transparence afin de découvrir si des erreurs ou négligences en étaient à l'origine, ou s'il s'agissait d'un accident inévitable. Car il en va de la confiance dans les essais thérapeutiques. Une confiance que nous ne pouvons nous permettre de perdre." (20.01.2016)

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Corriere della Sera - Italie

Italie : un débat surréaliste sur le mariage homosexuel

Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, entend soumettre au vote du Parlement dans les prochains jours la loi qui doit permettre la reconnaissance juridique des couples de même sexe - un projet déposé depuis plusieurs mois. Le débat prend une tournure surréaliste, déplore le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera : "Tout tourne autour du seul mot de mariage, et malheur à qui le salit ! La langue est ainsi devenue le dernier rempart contre cette loi. Toute référence au mariage a été proscrite de la nouvelle loi sur la reconnaissance des couples homosexuels. Il est d'emblée interdit d'accorder aux homosexuels les droits dont bénéficient les mariés hétérosexuels. C'est impossible, ce serait inconstitutionnel, voire immoral et criminel. Mais s'il est tabou de faire la moindre analogie avec les mariages classiques, à quoi cette loi peut-elle donc se référer ? A des obsèques ? Niveau clarté, on ne peut pas dire que les 23 articles de la loi ont été rédigés de la plume de Tacite, mais plutôt de celle de Gadda ou de Céline, champions du funambulisme littéraire." (20.01.2016)

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The Independent - Royaume-Uni

Cours d'anglais obligatoires pour les migrantes : une mesure patente

Le Premier ministre britannique David Cameron souhaite imposer aux femmes immigrées des cours d'anglais obligatoires. Il est prévu qu'un échec au test de connaissance de l'anglais pratiqué au bout de deux ans et demi soit sanctionné par une expulsion. Le quotidien de centre-gauche The Independent ne comprend pas le tollé soulevé par cette proposition : "Etre en mesure de parler la langue du pays dans lequel on habite est un principe fondamental tout à fait légitime. C'est l'expression du respect envers la société dans laquelle on s'est établi. Cela permet aussi de s'intégrer pleinement dans la société et de contribuer à la culture de cette société. … L'expulsion à l'issue d'une période donnée en cas de lacunes linguistiques est une mesure certes dure mais efficace si l'on souhaite faire en sorte que les personnes acquièrent les capacités dont ils ont besoin pour pouvoir vivre en Grande-Bretagne et apporter une contribution à la société britannique." (19.01.2016)

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NRC Handelsblad - Pays-Bas

Combattre Daech ne saurait être assimilé à un meurtre

Aux Pays-Bas, l'ex-soldat d'élite Jitse Akse fait l'objet de poursuites pénales pour meurtre après avoir combattu les terroristes de Daech en Syrie, dans les rangs de la milice kurde YPG. L'indignation suscitée dans l'opinion par cette procédure engagée par l'Etat à son encontre est compréhensible, souligne le quotidien libéral NRC Handelsblad : "L'arrestation d'Akse a une portée essentiellement symbolique et judiciaire. … Elle s'inscrit dans le cadre de poursuites pénales intérieures, pour ainsi dire inévitables. Car le meurtre reste et demeure frappé d'interdiction, fait valoir l'Etat, cet Etat même qui fournit armes et soldats pour défendre la même cause. Juridiquement, les deux cas sont distincts, mais moralement ? Pour suivre cette logique, il faut être versé dans la sinuosité de la législation. Les combattants néerlandais visent eux aussi à réduire le risque d'attentats terroristes de Daech en Europe. Théoriquement donc, ils poursuivent le même but que l'Etat. On a du mal à concevoir qu'ils soient poursuivis pour meurtre." (20.01.2016)

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