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Revue de Presse | 19.01.2016

 

À LA UNE

Le fossé se creuse entre riches et pauvres

Selon Oxfam, la fortune globale de la moitié la plus pauvre de l'humanité s'est rétractée de 41 pour cent ces cinq dernières années. (© picture-alliance/dpa)

 

Les 62 personnes les plus riches au monde possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population de la planète, soit 3,5 milliards de personnes, selon une étude de l'ONG britannique Oxfam. Tandis que certains commentateurs appellent à sévir contre les paradis fiscaux et à taxer davantage le capital, d'autres estiment que la complexité du système économique empêche de le rendre plus équitable.

Der Standard - Autriche

On a perdu toute mesure des choses

Le journal de centre gauche Der Standard appelle à mener un débat en vue d'assurer une répartition plus juste des richesses dans le monde : "Cela n'a rien de nouveau, mais l'argent investi de manière productive dans le capitalisme, autrement dit le capital, engendre encore plus d'argent, ce qui alimente la tendance naturelle qui veut que les riches s'enrichissent. C'est pourquoi il y a des impôts, pour compenser. Mais les données fournies par Oxfam indiquent clairement qu'au niveau mondial, on a perdu toute mesure des choses. Les systèmes de compensation ne fonctionnent pas. Car la plupart des très riches n'ont pas amassé leur fortune dans n'importe quel pays à régime dictatorial en usant de méthodes déloyales. Au contraire, ils profitent des revenus et de la plus-value tirée de leurs investissements, notamment dans le secteur financier. … Ici aussi donc, il est grand temps de mener un vaste débat sur une juste répartition. Les deux questions centrales sont les suivantes : comment démanteler les paradis fiscaux et taxer le capital de façon plus équitable." (19.01.2016)

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Avgi - Grèce

Pas de liberté possible pour les pauvres

Le fossé qui se creuse chaque année davantage entre riches et pauvres porte atteinte aux droits de l'homme et sape les fondements mêmes de la démocratie, déplore le quotidien de gauche Avgi : "Cette inégalité fondamentale anéantit le sens des droits humains. En théorie - et il s'agit de l'une des valeurs fondamentales auxquelles se réfèrent au moins les sociétés européennes - 'tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits'. Mais comment être libre si l'on n'a rien à manger ? Quid de l'égalité des chances lorsqu'on naît au mauvais endroit ? … Cette inégalité entraîne des pertes collatérales. Sur le plan, notamment, du fonctionnement de la démocratie : à partir d'un certain niveau, la richesse est une force. Elle permet au nanti d'acheter des lois qui le rendront encore plus riche, d'organiser son évasion fiscale en toute légalité, et de façonner les relations de travail à sa guise." (19.01.2016)

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La Libre Belgique - Belgique

Les économistes en perdent aussi leur latin

Comment prendre des mesures efficaces pour lutter contre les inégalités si même les experts semblent désemparés, s'interroge le quotidien libéral La Libre Belgique, résigné : "On dit à présent que les remèdes économiques sont pires que les maux. On a craint les taux élevés ? Mais des taux trop bas, trop longtemps, alimentent la prochaine crise financière. Que faire ? Confier l'avenir aux experts ! Pas évident. Deux économistes avaient prédit que le baril de pétrole culminerait en 2015 à 380 dollars. Il est tombé sous les 30 dollars. Ceux qui critiquaient un pétrole cher expliquent à présent qu'un pétrole bon marché est aussi nocif pour l'économie mondiale. Mais sans doute ces experts se trompent-ils aussi quand ils affirment le contraire de ce qu'ils disaient un an plus tôt." (19.01.2016)

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POLITIQUE

The Guardian - Royaume-Uni

Adopter une nouvelle 'Convention de Genève'

Un plafonnement de l'accueil de réfugiés n'est pas conciliable avec le droit d'asile en vigueur. C'est ce qu'a déclaré lundi dans un entretien le président de la Cour de justice de l'UE, Koen Lenaerts. Il faut réviser entièrement la législation existante, préconise le quotidien de centre-gauche The Guardian : "Il est nécessaire d'adopter une nouvelle Convention de Genève sur les réfugiés. Une convention qui permette de restreindre l'accès au statut de réfugié, et d'encadrer le droit de ceux qui cherchent refuge en dehors de leur région d'origine, ou la durée de leur séjour dans un pays d'accueil. Une convention qui tenterait de garantir des lieux sécurisés aux civils dans les zones de conflit. C'était historiquement le but de la clause de 'responsabilité de protection' validée par l'ONU, mais celle-ci est aussi en train d'échouer. Une raison supplémentaire de revoir tout cela." (18.01.2016)

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tagesschau.de - Allemagne

Berlin doit coopérer avec les Etats du Maghreb

Le gouvernement allemand entend accélérer les procédures d'expulsion de demandeurs d'asile originaires du Maroc, d'Algérie et de Tunisie dont la demande a été rejetée. Dans une interview, le vice-chancelier Sigmar Gabriel a menacé de réduire l'aide au développement des pays de départ qui ne reprendraient pas leurs ressortissants déboutés. De son côté, le portail public tagesschau.de préconise une coopération en bonne intelligence : "L'Algérie et le Maroc sont pour l'Europe et pour l'Allemagne d'importants partenaires dans le cadre de la collaboration sur la sécurité - tout particulièrement concernant la lutte antiterroriste et l'échange d'informations. Il s'agit de deux gouvernements plutôt allergiques à la pression extérieure. Brandir des menaces ne sert à rien. … L'Espagne a montré comment engager avec le Maroc une coopération plus étroite : les gouvernements des deux pays se concertent désormais régulièrement. … Ce n'est pas en montrant les gens du doigt dans des entretiens télévisés que l'on mène une politique viable." (18.01.2016)

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Cumhuriyet - Turquie

Ankara n'aurait dû épargner ni Daech ni le PKK

Selon la presse, 961 combattants étrangers de Daech ont été arrêtés en Turquie en 2015. Le problème actuel du terrorisme résulte de l'angélisme du parti au pouvoir AKP vis-à-vis de ses adversaires, estime le quotidien kémaliste Cumhuriyet : "Il y trois ans à peine, l'AKP entretenait encore des relations modérées avec tout le monde : il rencontrait le PKK et négociait avec lui, acceptant son existence. … Avec Daech, pour dire les choses gentiment, on n'était ni ami ni ennemi. Ces combattants pouvaient bénéficier de soins en Turquie et des groupes proches de Daech pouvaient même se retrouver sur son sol. … Les relations modérées d'hier se sont aujourd'hui transformées en guerre totale. Car Daech est une organisation terroriste au moins aussi brutale et inhumaine que le PKK. Ses méthodes sont les mêmes. … Les uns décapitent au sabre, les autres à coups de bombes. C'est la modération dans les rapports avec Daech et le PKK hier qui a pavé la voie aux atrocités et au chaos que l'on connaît aujourd'hui." (19.01.2016)

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Jutarnji list - Croatie

La Bosnie doit s'élancer vers l'UE

La Bosnie-Herzégovine a annoncé qu'elle présenterait officiellement d'ici la fin du mois sa candidature à l'adhésion européenne. Les réticences de Bruxelles devraient non pas refroidir mais stimuler le pays, écrit le quotidien libéral Jutarnji list : "Jusque-là, Sarajevo n'avait pas eu le courage de prendre sa décision, car les politiques du pays étaient conscient du chaos auquel ils ont mené le pays. Une situation dans laquelle l'UE assume elle-même une grande part de responsabilité. Car cela fait trop longtemps que la Bosnie est placée sous le soi-disant 'protectorat international' pour que l'on puisse exonérer la communauté internationale, UE comprise, de toute responsabilité dans le marasme actuel du pays. Pendant ce temps, tous les autres Etats de la région ont déjà lancé leur candidature à l'UE. … Loin de décourager la Bosnie, le ralentissement du processus d'élargissement doit l'inciter à déposer sa demande le plus rapidement possible, afin de mener ensuite les réformes nécessaires de façon plus conséquente." (19.01.2016)

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Expresso - Portugal

Portugal : la semaine de 35 heures est une erreur

Le Parlement portugais a adopté vendredi en première lecture le retour à la semaine de 35 heures dans le service public. Une décision que réprouve l'hebdomadaire libéral Expresso : "Pourquoi les fonctionnaires devraient-ils travailler une heure de moins que les employés du privé ? De toutes les mesures erronées déjà adoptées par le nouveau gouvernement, celle-ci est probablement la plus symbolique. Car elle révèle une forme de capitulation face aux syndicats, comme on peut le voir dans d'autres mesures prises dans les secteurs de l'éducation et des transports. … Nous verrons par la suite quels seront les résultats de cette politique et quelles surprises nous attendent encore lorsque le ministre des Finances présentera le prochain budget." (16.01.2016)

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RÉFLEXIONS

Il Sole 24 Ore - Italie

L'inefficacité des sanctions, par Kofi Annan et Kishore Mahbubani

La communauté internationale doit s'interroger sur son recours systématique aux sanctions contre les Etats délictueux, préconisent l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et le diplomate et politologue Kishore Mahbubani dans le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "Le Conseil de sécurité de l'ONU n'avait jamais décrété autant de sanctions qu'il le fait aujourd'hui. A en juger par cette surenchère, on pourrait conclure que les sanctions sont un outil remarquablement efficace pour promouvoir la paix et la sécurité dans le monde. C'est malheureusement loin d'être le cas. En réalité, des études universitaires suggèrent que les sanctions n'ont qu'un effet limité. Or le problème potentiel des sanctions dépasse la simple question de leur inefficacité. Ces études montrent qu'elles peuvent aussi être contreproductives, comme lorsque des Etats ciblés s'enrichissent en contrôlant le marché noir. … Compte tenu de l'impact controversé des sanctions, il est nécessaire d'avoir une nouvelle approche. Après tout, les politiques publiques devaient être guidées par des faits, non par l'intuition et les émotions. Or les faits indiquent que pour atteindre l'objectif et éviter des conséquences imprévues, il faut associer des sanctions savamment dosées à un certain engagement politique." (19.01.2016)

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Le Courrier - Suisse

Non à la criminalisation des mouvements sociaux, par Benito Perez

Huit anciens employés du fabricant de pneumatiques Goodyear ont été condamnés la semaine dernière à neuf mois de prison. En janvier 2014, alors que leur usine d'Amiens-Nord était menacée de fermeture, ils avaient pris en otage deux cadres de l'entreprise pendant une trentaine d'heures. Il s'agit d'une criminalisation inquiétante des mouvements sociaux, déplore Benito Perez, rédacteur en chef du quotidien social-chrétien Le Courrier : "Ce musellement de l'action militante est d'autant plus insidieux qu'il s'appuie sur une dangereuse illusion, celle d'une société où la violence serait confinée au monde criminel. Or la violence est partout, potentiellement dans chaque rapport social, et la civilisation ne consiste pas à la faire disparaître, mais à la maîtriser, à la canaliser. Affrontement social, une manifestation, un mouvement de grève, une occupation, un piquet contiennent tous une expression de violence plus ou moins symbolique, plus ou moins physique. Tout comme la relation de pouvoir du patron sur son employé, du propriétaire sur son locataire, du policier sur le contestataire. Dans ce contexte, la tolérance zéro, la canalisation extrême des rapports sociaux, l'idéologie de la concertation à tout prix ont pour première conséquence de désarmer les citoyens qui ne tiennent déjà pas le couteau par le manche." (19.01.2016)

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Göteborgs-Posten - Suède

Un débat différencié sur les hommes perdants, par Alice Teodorescu

On ne fera pas avancer le débat sur les agressions sexuelles en assignant d'office aux migrants ce genre de comportements, ni par une suspicion généralisée à l'égard des hommes, met en garde Alice Teodorescu dans le quotidien libéral Göteborgs-Posten : "Les récentes discussions soulevées par les agressions à Cologne et à Stockholm ont donné lieu à un débat intéressant sur le genre et la norme, mais aussi sur les gagnants et les perdants. D'aucuns affirment que le sexe des auteurs des faits est le plus petit dénominateur commun. D'autres font valoir que les valeurs et le contexte culturel sont décisifs. Or il existe un autre aspect : même si la majorité des attouchements sont le fait d'hommes, ceci n'implique pas nécessairement que la majorité des hommes se rendent coupables d'attouchements sur des femmes. Et l'argument selon lequel les attouchements sur des femmes sont monnaie courante partout dans le monde ne signifie pas que ces agressions aient toutes la même cause. Certaines agressions s'inscrivent dans un cadre socioculturel, tandis que d'autres transgressent ce dernier. C'est pourquoi nous devons nous interroger sur le meilleur traitement à réserver à ce groupe spécifique d'hommes qui risquent de se retrouver en marge de la société, tant sur le marché du travail que concernant la fondation d'une famille." (19.01.2016)

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ÉCONOMIE

Wirtschaftsblatt - Autriche

L'UE devrait émettre des 'refugee bonds'

Les pays qui portent la plus grosse charge dans la crise des réfugiés grèvent leurs budgets nationaux dans une mesure bien plus grande que ne le font les autres Etats, souligne le journal économique libéral Wirtschaftsblatt, qui propose l'adoption de "refugee-peace-bonds" (obligations pour la paix et les réfugiés) : "L'argent ne suffit pas à lui seul pour venir à bout des flux de réfugiés, mais sans argent, rien ne va. Faute de solidarité avec des pays comme l'Allemagne et l'Autriche, une solution s'impose à l'UE : qu'elle emprunte de l'argent à des investisseurs privés, qui de toute façon sont désespérément à l'affût de placement. Le fonds de sauvetage devrait actuellement proposer un taux d'intérêt de 1,6 pour cent par an, sur une durée de 30 ans. Cette charge pèserait uniquement sur les pays qui n'accueillent pas de réfugiés. Il va de soi que les Etats-Unis pourraient également s'associer au financement - mais sans intérêts ni remboursements." (19.01.2016)

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Rzeczpospolita - Pologne

Varsovie responsable de sa piètre cotation

Le gouvernement polonais reproche à l'agence de notation américaine Standard & Poor's d'avoir dégradé la note souveraine du pays en vertu de facteurs purement politiques et sans tenir compte de la solidité de l'économie polonaise. Dans une tribune au quotidien conservateur Rzeczpospolita, l'économiste Jan Czekaj prend le contre-pied de cette argumentation : "Le risque politique et les risques émanant du système politique figurent au nombre des principaux critères d'évaluation d'un site d'investissement par une agence de notation. Il n'est ni fortuit ni exceptionnel que S&P tienne compte de la situation politique, c'est la norme dans ce genre d'évaluation. … Si nous voulons être traités avec bienveillance, notre politique doit s'attacher à inspirer davantage confiance. Nous devrions cesser de répéter que les évènements en Pologne sont délibérément déformés ou mal interprétés." (19.01.2016)

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SOCIÉTÉ

La Vanguardia - Espagne

Les cachoteries de la police suédoise

A Stockholm, la police a pour consigne de fournir le moins d'informations possibles sur l'origine et la couleur de peau des malfaiteurs et des suspects potentiels. Une directive qui lui a été transmise à l'automne par le biais d'une circulaire interne produite par le bureau de presse. Une recommandation qui amuse le chroniqueur Quim Monzó, du quotidien La Vanguardia : "Bientôt, on ne dira pas non plus si le délinquant était mince ou gros, pour éviter d'offenser, dans le second cas, l'Association des personnes en surpoids. Ni si celui-ci a plus de 60 ans, pour ne pas heurter les maisons de retraite. Et en cas d'agression sexuelle, on ne révèlera pas le sexe de l'agresseur, pour éviter tout soupçon de sexisme. Les journaux télévisés indiqueront que dans un certain lieu (dont on préfèrera taire le nom), un individu (dont les caractéristiques ne seront pas révélées) a commis un crime (dont il sera préférable de ne pas divulguer la nature). Un appel sera alors lancé à la population, afin que toute personne susceptible d'apporter des informations supplémentaires sur le criminel les communique sur-le-champ à la police." (19.01.2016)

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MÉDIAS

Politis - Chypre

Nouvelle caricature d'Aylan : Charlie Hebdo va trop loin

Une caricature parue dans le journal satirique Charlie Hebdo dans le cadre du débat soulevé par les évènements de Cologne la nuit du Nouvel An a déclenché de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le dessin représente le jeune réfugié Aylan à l'age adulte, ayant survécu à la noyade et devenu tripoteur. Charlie Hebdo dépasse les bornes, critique le quotidien libéral Politis : "Malheureusement, les caricaturistes ont perdu toute mesure des choses. Leur humour noir se teinte d'une méchanceté qui blesse personnellement. Imaginez ce que ressentirait le père du petit Aylan s'il voyait cette caricature. On ne peut tout de même pas exploiter éhontément la photo d'un garçon noyé en espérant que le lecteur découvre le sens caché de la caricature. … La satire ne devrait et ne peut faire l'objet de censure. Mais il faut veiller à préserver l'équilibre. Il faut s'imposer des limites pour éviter que la satire ne vire à la méchanceté ou à la plaisanterie grossière." (18.01.2016)

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