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Revue de Presse | 18.01.2016

 

À LA UNE

Levée des sanctions contre l'Iran

Une "nouvelle page" s'ouvre pour l'Iran, a indiqué le président Hassan Rohani. (© picture-alliance/dpa)

 

Les Etats-Unis et l'UE ont décidé samedi de lever leurs sanctions contre l'Iran. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) venait de confirmer que Téhéran avait bel et bien rempli les conditions fixées dans le cadre de l'accord sur le nucléaire. L'heure n'est pas encore favorable à des relations amicales entre l'Occident et la République islamique, soulignent certains commentateurs. D'autres estiment que cette décision favorisera la lutte contre le djihadisme.

Die Tageszeitung taz - Allemagne

Téhéran est encore loin d'être l'alliée de l'Occident

Un jour seulement après la levée des sanctions contre l'Iran, les Etats-Unis ont décidé dimanche de nouvelles sanctions contre Téhéran, en raison cette fois-ci de son programme de missiles balistiques. L'avenir de l'Iran au sein de la communauté internationale reste entouré de nombreuses interrogations, estime le quotidien de gauche taz : "Du fléau des milices chiites en Irak au soutien politique et militaire au régime de Bachar Al-Assad - par le biais d'une coopération avec le Hezbollah libanais - il est difficile d'entrevoir les contours de la 'nouvelle' politique menée par la République islamique. Dans le même temps, la situation des droits de l'homme ne s'est pas améliorée dans le pays. L'Iran reste l'Etat exécutant le plus grand nombre de personnes après la Chine ; opposants et intellectuels se retrouvent rapidement derrière les barreaux. La route sera longue avant que les Etats-Unis et l'UE ne puissent entretenir des relations réellement amicales avec l'Iran." (18.01.2016)

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Hospodářské noviny - République tchèque

Les contrats d'armement doivent rester tabous

L'Iran va se transformer à la vitesse de l'éclair en eldorado de l'affairisme, prédit le quotidien économique libéral Hospodářské noviny : "Il y a matière à espérer que l'accord négocié l'an passé avec Téhéran transformera le pays pour le mieux. Sans arme nucléaire, l'Iran retrouvera sa place dans la coopération internationale. De ce point de vue, on ne peut que se féliciter que des entreprises tchèques se rendent elles aussi à Téhéran pour tenter de s'imposer dans la concurrence du monde entier, que l'Iran découvre soudainement comme un grand marché. … Une chose devrait cependant rester taboue : la vente d'armes. La Russie a d'ores et déjà vendu à l'Iran des armes de défense antiaérienne de type S-300. Si nous ne voulons pas succomber au cynisme, nous ne devrions pas nous comporter comme Vladimir Poutine." (18.01.2016)

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El País - Espagne

Une chance pour la lutte antiterroriste

La levée des sanctions contre l'Iran est une excellente nouvelle, juge le quotidien de centre-gauche El País : "Vu le contexte de violence dans la région, il serait tentant de taxer le président américain Barack Obama de naïveté lorsqu'il prétend que les Etats-Unis, le Proche-Orient et la planète sont des 'endroits plus sûrs' aujourd'hui. Or le dirigeant du pays que la rhétorique officielle de l'Iran qualifie de 'Grand Satan' a raison. … L'Iran n'est pas seulement une puissance régionale historique, elle pourrait également devenir un acteur stratégique dans la lutte contre le djihadisme. Son isolement avait compliqué ce combat et creusé le fossé qui la séparait des autres puissances arabes. Il est primordial que tout le monde soit représenté dans les forums de sécurité et de coopération ; la réincorporation de l'Iran favorisera indubitablement la compréhension." (18.01.2016)

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Il Giornale - Italie

Lever aussi les sanctions contre Moscou

L'Europe devrait maintenant réclamer la levée des sanctions contre la Russie, préconise le quotidien national-conservateur Il Giornale : "Les Européens ont suivi les Américains dans tous leurs caprices, même quand ceux-ci, après la disparition de l'URSS, ont poursuivi la guerre froide contre la Russie, en la menaçant avec l'OTAN, puis en lui infligeant des sanctions en raison de la politique russe en Crimée. Ce faisant, les Américains n'ont pas pris la mesure du danger émanant du terrible ennemi islamiste et ont continué à combattre un pays qui aurait pu être leur allié naturel. Que pouvons-nous faire, nous, simples citoyens européens ? Chercher à changer le contexte culturel de défiance vis-à-vis de la Russie. Mettre un terme à la guerre froide et dire stop aux sanctions. Aider la Russie et l'Ukraine à trouver un accord en forgeant une Constitution qui accorde une autonomie renforcée aux régions disputées. Travailler de concert pour favoriser la paix entre l'Amérique, l'Europe et la Russie." (17.01.2016)

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POLITIQUE

Dagens Nyheter - Suède

La Pologne réveille de vieux démons

Dans leur réaction à la critique émanant de l'UE, les politiques polonais prennent l'Allemagne pour cible. Le ministre de la Justice, Zbigniew Ziobro, a notamment déclaré, en référence à la période nazie, que les paroles du commissaire européen chargé des médias, Günther Oettinger, éveillait les pires associations. Le quotidien libéral Dagens Nyheter s'inquiète pour les relations entre la Pologne et l'Allemagne : "Le gouvernement polonais connaît très bien l'histoire mais agit comme s'il n'avait pas d'histoire. Attiser une ambiance germanophobe risque de réveiller les démons de l'histoire et d'anéantir des décennies de mesures visant à restaurer la confiance. … Il est tout à fait normal que l'Allemagne, en qualité de premier voisin de la Pologne, réagisse à une évolution susceptible d'avoir des conséquences sur la coopération européenne en matière de sécurité. Ce qui est bien plus étonnant, c'est que beaucoup d'autres pays de l'UE tardent à réagir sur la question." (17.01.2016)

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Novi list - Croatie

L'UE punit l'humanisme de la Croatie envers les réfugiés

Dès le début de la semaine, à la frontière slovéno-croate, l'Autriche et la Slovénie veulent commencer à refouler plus énergiquement les réfugiés n'ayant aucune perspective d'obtenir le droit d'asile. La Croatie pourrait ainsi devenir le pays où s'amoncèlent les réfugiés - une injustice, selon le quotidien de centre-gauche Novi List : "Tandis que l'Europe entière, et surtout les ex-pays communistes, se défendaient contre la vague de réfugiés en verrouillant leurs frontières et en érigeant murs et fils barbelés, vilipendant collectivement les victimes de la guerre comme autant de terroristes et de violeurs, et en confisquant leurs objets de valeur pour financer leur séjour, la Croatie pour sa part ne s'est pas livrée à ce genre d'atrocités. Ceci s'explique surtout par le fait que beaucoup de Croates ont eux-mêmes connu l'exil. La Croatie a fait preuve d'humanité, et ce pour l'ensemble de l'Union européenne - les réfugiés n'ont cessé de le répéter. Or l'UE ne reconnaît pas cette prestation, et nos voisins européens encore moins." (18.01.2016)

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La Repubblica - Italie

La querelle avec Bruxelles, arme électorale pour Renzi

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rejeté vendredi les critiques émises par Rome quant aux directives budgétaires de Bruxelles. Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, avait notamment demandé que l'on témoigne plus de respect à son pays. Renzi cherche à courtiser l'électorat, de l'avis du quotidien de centre-gauche la Repubblica : "Le président du Conseil adopte une posture électoraliste. … La cible de cette déferlante nationaliste, c'est l'opinion publique. Car à l'instar de la quasi totalité des pays de l'UE, les citoyens italiens affichent une indifférence croissante, pour ne pas dire un véritable mépris, vis-à-vis de la politique. La part des électeurs et des abstentionnistes opposés à l'Europe et à l'euro s'élève désormais à 67 pour cent. … Cette vague de nationalisme, comme on n'en avait plus vu depuis l'époque mussolinienne, Renzi la conçoit comme un moyen de mobiliser les indifférents et de s'attirer les faveurs des eurosceptiques. Une stratégie qui pourrait lui réussir." (17.01.2016)

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Financial Times - Royaume-Uni

L'Allemagne responsable de ses principaux problèmes

Les trois grands thèmes qui ont dominé la politique allemande ces derniers mois - le scandale Volkswagen, la récession mondiale et la crise des réfugiés - sont liés aux décisions prises par l'Allemagne, analyse le quotidien conservateur Financial Times : "Ce sera une année difficile pour l'Allemagne, où les politiques du passé pourraient s'avérer ne pas être viables. … S'il est vrai que la plupart des menaces semblent venir de l'extérieur, elles ont été causées par des choix de politique intérieure. L'Allemagne ne doit pas être si fortement dépendante d'un seul secteur industriel. Par ailleurs, ce n'est pas un hasard si un pays se retrouve avec une balance des paiements excédentaire de huit pour cent. De plus, la chancelière Angela Merkel n'était pas obligée d'ouvrir encore plus grand une frontière qui était de fait déjà poreuse, en faisant des déclarations aussi ouvertes." (17.01.2016)

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RÉFLEXIONS

Le Monde - France

Que Merkel reste l''anti-Le Pen', par Emmanuel Droit

En raison de son opposition à la politique migratoire prônée par la chancelière allemande, la présidente du parti d'extrême droite français Front National, Marine Le Pen, s'était qualifiée début octobre d'"anti-Merkel". Alors qu'Angela Merkel est sous pression en Allemagne, l'historien Emmanuel Droit espère que la chancelière restera l'"anti-Le Pen", comme il l'écrit dans le quotidien de centre-gauche Le Monde : "En ce début d'année 2016, Angela Merkel et Marine Le Pen continuent à symboliser deux projets politiques pour l'Europe. Par leurs actions politiques, par leurs rhétoriques, par leurs attitudes, elles illustrent une ligne de partage inédite entre d'un côté, une Allemagne post-nationale, ouverte sur le monde et de l'autre, une France nationaliste, de plus en plus tentée par la solution du repli. Plutôt que de capituler face à la peur et au populisme d'extrême-droite, Angela Merkel doit tenir bon. Les violences de Cologne ne doivent pas sonner le glas d'une politique juste, et marquer le triomphe de l'émotion. … Mais l'Allemagne ne peut pas tout toute seule. Elle a besoin d'une certaine France, d'une Marianne généreuse et tolérante de manière à penser et à mettre en œuvre ensemble une politique d'intégration européenne." (15.01.2016)

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Kathimerini - Grèce

Les pires travers des Grecs, par Alexis Papachelas

Dans la version anglophone du quotidien conservateur Kathimerini, le chroniqueur Alexis Papachelas évoque les points communs et les différences entre la Grèce et d'autres pays des Balkans : "Chaque fois que je me rends dans un pays des Balkans, je me dis que nous avons de la chance. Les routes des provinces grecques ressemblent fort à celles qu'on emprunte dans les Balkans. Nous pourrions très bien vivre dans un pays typiquement balkanique. … Malgré tout, j'ai parfois le sentiment qu'une force puissante nous tire vers le haut, nous arrache à cette 'mauvaise nature balkanique', comme je la conçois. Notre mépris des institutions, notre tendance à la victimisation perpétuelle, notre propension conspirationniste, notre goût pour le désordre esthétique, pour ne pas dire la laideur pure et simple, tout ceci fait partie de notre caractère. … Heureusement, nous sommes à des années-lumière du Kosovo, de Skopje, de l'Albanie et de la Bulgarie. A une différence près : les habitants de ces pays savent ce qu'ils veulent et ils font tout pour atteindre cet objectif, avec force et courage. Ils veulent devenir européens et arriver à notre niveau. Mais de notre côté, quel est donc notre objectif en tant que nation ?" (17.01.2016)

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ÉCONOMIE

Newsweek Polska - Pologne

La dégradation par S&P, fatale pour la Pologne

L'agence de notation américaine Standard & Poor's a baissé vendredi la note souveraine de la Pologne, faisant valoir que les récentes réformes amenuisaient le contrôle mutuel des institutions publiques. Le magazine libéral Newsweek Polska exhorte Varsovie à ne pas prendre cette rétrogradation à la légère : "[Standard & Poor's] avait été la première à oser [en 2011] dégrader la note des Etats-Unis. Une note qu'ils conservent aujourd'hui encore. La première réaction de la Fed avait été d'éclater de rire. Tout comme notre ministère des Finances, qui dénonce une erreur. Mais au bout d'un certain temps, les autres agences devraient leur emboîter le pas. Le déclassement des Etats-Unis a eu et continue d'avoir d'immenses répercussions sur l'économie du pays. Cela n'avance personne que de nier la réalité. Pour la première fois depuis le retour de la démocratie, la Pologne a perdu la confiance des marchés de capitaux." (18.01.2016)

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Äripäev - Estonie

Pérenniser l'exploitation des schistes bitumineux

L'entreprise estonienne VKG, spécialisée dans l'exploitation des schistes bitumineux, a annoncé vendredi le licenciement de 500 employés, et justifié cette décision par des difficultés liées au faible prix du pétrole. Afin de soulager le secteur, le journal économique Äripäev préconise de coupler au prix du pétrole la taxe sur les matières premières dont s'acquitte l'industrie du schiste : "En adoptant cette mesure, l'Etat donnerait aux entreprises la possibilité de limiter leurs dépenses lors de périodes difficiles, sans avoir à renoncer à des entrées fiscales en cas de hausse du prix du pétrole. Force est de constater que la contribution de VKG au PNB est considérable, sans parler de l'influence de l'entreprise dans la région d'Ida-Virumaa. C'est la raison pour laquelle il convient de trouver une solution au niveau national comme au niveau local. A une époque où le reste de la planète mise sur les sources d'énergie alternatives, l'Estonie ferait bien de réfléchir aux moyens de rendre l'industrie des schistes bitumineux plus rentable, mais aussi plus écologique à l'avenir." (18.01.2016)

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SOCIÉTÉ

The Irish Independent - Irlande

Après les agressions de Cologne, d'étranges contorsions

La politique ferme tout bonnement les yeux sur les évènements de Cologne, critique le chroniqueur Ian O'Doherty dans le quotidien conservateur The Irish Independent : "Tôt ou tard, les esprits libéraux occidentaux ont dû décider quel groupe méritait plus que les autres d'être protégé : les femmes, les homosexuels ou l'islam. Nous savons à présent qu'ils ont choisi l'islam. En effet, quel autre groupe serait capable d'amener les politiques à faire des contorsions aussi ridicules pour ne pas devoir regarder en face la vérité dans toute sa laideur ? La violence sexuelle des hommes contre des femmes est à tel point répandue dans les cultures d'Afrique du Nord qu'il existe un terme pour la désigner : 'Taharrush'. Alors pourquoi a-t-on été si surpris par ces évènements ? Ou plutôt : pourquoi ceux-là mêmes qui sont si prompts à condamner la violence sexuelle masculine gardent-ils si longtemps le silence après ces derniers outrages ?" (17.01.2016)

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Neatkarīgā - Lettonie

Une minimisation dangereuse de la violence sexuelle

Sous l'effet du politiquement correct, les évènements de Cologne se trouvent réduits au simple rang de particularisme culturel, critique le quotidien national conservateur Neatkarīgā : "On trouve même des spécialistes sérieux qui considèrent le viol comme un facteur culturel. Un violeur blanc est une brute, mais pour un réfugiés de guerre, le viol fait partie de sa culture, un jeu exotique portant le nom de 'Taharrush'. Allons-nous tout simplement accepter que ces garçons s'amusent de la sorte tandis que d'autres, qui n'ont pas reçu en partage cet héritage culturel, encourront des peines de prison ou de castration chimique ? Une conjuration du silence, à laquelle ont adhéré beaucoup de personnes en Allemagne, y compris les médias, à dessein de dissimuler le comportement barbare des réfugiés, a fini par se décomposer comme un fruit trop blet. … Que pensent les politiques, responsables de ce chaos ? En tentant de camoufler les informations dans les médias, en vertu du politiquement correct, ils se menacent eux-mêmes autant qu'ils menacent la société." (16.01.2016)

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