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Revue de Presse | 15.01.2016

 

À LA UNE

Semoncée par Bruxelles, Varsovie riposte

La semaine prochaine, Beata Szydło se rendra à Strasbourg pour assister au débat sur la Pologne au Parlement européen. (© picture-alliance/dpa)

 

Suite à la décision de la Commission européenne d'ouvrir une procédure contre Varsovie, la Première ministre du pays, Beata Szydło, s'est attachée à défendre la politique de son gouvernement national-conservateur, en défendant la souveraineté des décisions polonaises. Les commentateurs espèrent que Varsovie et Bruxelles sauront régler ce litige, mais critiquent aussi le fait que l'UE se montre bien plus clémente avec la Pologne et la Hongrie qu'avec le candidat serbe.

Novi list - Croatie

L'Europe a besoin de la Pologne

Le quotidien de centre-gauche Novi List explique l'enjeu que représente la Pologne en Europe : "L'Europe ne peut se permettre de perdre la Pologne et d'assister sans rien faire à la contagion de Varsovie par le virus antidémocratique venu de Budapest, car la Pologne n'est pas la Hongrie. Avec plus de 40 millions d'habitants, la Pologne est le pays le plus grand et le plus prospère parmi les nouveaux membres de l'UE ; un pays qui, par sa politique européenne constructive, joue un rôle de leader au sein de la jeune Europe. Depuis deux décennies, dans le cadre du 'triangle de Weimar', la Pologne, l'Allemagne et la France discutent des décisions européennes. La Pologne est l'Etat le plus significatif du monde postcommuniste, et un pays trop important pour être abandonné aux griffes des ultranationalistes, aux yeux desquels Bruxelles et l'Europe n'ont fait que prendre le relais de Moscou." (15.01.2016)

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The Irish Times - Irlande

Etats membres / candidats à l'UE : deux poids deux mesures

L'impunité dont jouissent la Pologne et la Hongrie, qui malmènent l'Etat de droit, frustre des pays comme la Serbie qui se donnent beaucoup de mal à remplir le cahier des charges pour rejoindre l'UE, remarque le quotidien de centre gauche The Irish Times : "En dépit des discussions que la Commission européenne a menées cette semaine sur les conséquences des nouvelles lois polonaises, il reste peu probable de voir l'adoption de mesures substantielles. … En fermant les yeux sur la détérioration de la situation de l'Etat de droit dans ses propres pays membres, l'UE galvaude sa crédibilité. Aujourd'hui déjà, des pays candidats à l'adhésion, notamment la Serbie, font part de leur frustration de devoir se conformer à des normes élevées en matière d'Etat de droit, alors que des pays comme la Hongrie ou la Pologne les enfreignent ouvertement." (14.01.2016)

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Gość Niedzielny - Pologne

Les autres pays membres menacent aussi l'Etat de droit

La procédure engagée par la Commission européenne est une farce, car les cours constitutionnelles d'autres pays ne sont pas mieux loties, écrit le portail catholique Gość Niedzielny : "Commençons par la Grande-Bretagne. Le pays ne dispose même pas d'une Constitution dans le sens d'un acte juridique qui primerait sur tous les autres. C'est la raison pour laquelle il n'existe pas d'instance vérifiant la constitutionnalité des lois. Pourquoi ? Parce que les insulaires estiment que le Parlement est souverain. … Le deuxième exemple, ce sont les Pays-Bas. Un exemple d'autant plus intéressant qu'il existe dans cet Etat une Constitution qui prévoit l'interdiction du contrôle des lois sur leur constitutionnalité. Le Luxembourg enfin : le Grand-Duché dispose d'une Cour constitutionnelle, mais celle-ci est très faible. Car les citoyens ou les parlementaires ne peuvent la solliciter, seuls les tribunaux en ont le droit. … On peut donc se poser la question aujourd'hui : la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Luxembourg seront-ils également surveillés par l'UE dorénavant ?" (15.01.2016)

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POLITIQUE

Il Sole 24 Ore - Italie

Une nouvelle 'franchise' de Daech à Djakarta

Le groupe terroriste Daech a revendiqué les attaques perpétrées jeudi matin à Djakarta, la capitale de l'Indonésie. Au moins sept personnes, dont cinq terroristes, ont perdu la vie lors de plusieurs explosions et fusillades. Cette offensive n'est pas surprenante, juge le journal économique libéral Il Sole 24 Ore : "En Asie, les mouvements intégristes islamistes ont de profondes racines locales, et le 'califat' exerce sur eux sa force d'attraction, attisant des phénomènes plus ou moins latents et galvanisant le franchising du djihad global. Pour de nombreux groupuscules, cette affiliation est déjà un résultat stratégique, grâce à la visibilité que celle-ci leur apporte. Daech a par ailleurs déclaré vouloir créer une province du 'califat 'dans le sud-est asiatique, même si la hiérarchie propre au groupe terroriste relègue au second plan les musulmans asiatiques." (15.01.2016)

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Club Z - Bulgarie

Guerre ouverte entre la Turquie et Daech

Après l'attentat d'Istanbul, la Turquie risque d'être happée dans la spirale de la violence, redoute le portail d'information Club Z : "Les arrestations de ces derniers mois et le démantèlement des cellules dormantes de l'organisation terroriste ont entraîné la fin du cessez-le-feu officieux qui prévalait entre la Turquie et Daech. L'attentat d'Istanbul pourrait être compris comme une sommation lancée par Daech à l'Etat turc, afin que celui-ci cesse de s'en prendre aux djihadistes. … Mais la conséquence possible de cette attaque, c'est que la Turquie déclare cette fois-ci ouvertement la guerre à l''Etat islamique', en ralliant la coalition internationale menée par les Etats-Unis. La Turquie pourrait aller jusqu'à déployer des troupes au sol en Irak et en Syrie afin de combattre Daech. Une décision qui provoquerait probablement une série d'attentats en Turquie, d'autant plus que le groupe compte dans ses rangs plus de 2 000 djihadistes turcs, qui entretiennent d'importants réseaux dans la province d'Antioche et les autres régions frontalières de la Syrie." (14.01.2016)

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Agos - Turquie

La Turquie en pleine dérive fasciste

Plus d'un millier d'universitaires turcs ont demandé la fin du couvre-feu dans le sud-est du pays et la reprise du processus de paix avec le PKK. Alors que le parquet a ouvert une enquête à leur encontre, le président Tayyip Erdoğan les a qualifiés de terroristes et de traîtres à la patrie, et le chef mafieux Sedat Peker, criminel condamné à plusieurs reprises, a déclaré "qu'on se baignerait bientôt dans leur sang". Une situation très préoccupante, écrit Agos, l'hebdomadaire de la minorité arménienne : "Les propos d'Erdoğan sont le signe de la sombre période vers laquelle nous nous dirigeons - voire dans laquelle nous nous trouvons déjà. De même que les enquêtes ouvertes à l'encontre des universitaires et que les menaces sanglantes proférées par Peker. L'AKP et les médias à sa botte savent bien ce que l'histoire retiendra d'eux, mais cela ne les intéresse pas. Les ténèbres fascistes qui s'abattent sur le pays, censés rappeler Hitler en partie positivement et en partie négativement, ne présagent rien de bon pour l'avenir." (15.01.2016)

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Libération - France

Le Pen instrumentalise le féminisme

Dans une tribune que lui a accordée mercredi le journal économique libéral L'Opinion, Marine Le Pen, présidente du parti d'extrême droite Front national, condamne les attaques sexuelles de Cologne et présente son parti comme le champion des libertés féminines. Voilà maintenant que le FN instrumentalise aussi le féminisme, peste le quotidien de centre-gauche Libération : "Le FN est-il libéral, laïc et féministe ? Dans l'exacte mesure où cela lui permet de condamner l'islam et l'immigration, et pas au-delà. Ces accents libéraux (comme d'ailleurs le programme économique du parti) n'interviennent que pour servir des objectifs plus élevés : stopper l'immigration, rétablir les frontières, promouvoir une identité nationale homogène. … La valeur instrumentale de ce 'féminisme' est d'ailleurs à peine cachée dans la tribune de Marine Le Pen. En conclusion, celle-ci appelle à un référendum sur l'arrêt de l'immigration et la sortie de l'espace Schengen. Et voilà comment la fermeture des frontières, déjà remède à tous les maux du pays, devient pour le FN une garantie du droit des femmes." (14.01.2016)

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El Periódico de Catalunya - Espagne

De nouveaux acteurs à Madrid et Barcelone

Le comportement du nouveau gouvernement régional catalan par rapport au projet d'indépendance de la Catalogne dépendra également de la disposition du futur gouvernement central au dialogue, souligne le quotidien de centre-gauche El Periódico de Catalunya : "Alors que le Partido popular au pouvoir à Madrid a refusé pendant des années de négocier sur le problème catalan, une amorce de dialogue semble maintenant possible. Les nouveaux protagonistes des deux côtés pourraient contribuer à inverser le cours des choses et à faire évoluer des positions qui s'étaient figées. Une nouvelle coalition à Madrid pourrait permettre à Barcelone d'assouplir les délais impartis pour le projet d'indépendance. Il faudrait pour cela qu'en Catalogne aussi, on recherche des majorités qui permettent de s'entendre sur des objectifs plus réalistes et moins rigides." (15.01.2016)

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Diena - Lettonie

Changement sur l'échiquer politique letton

Un peu plus d'un mois après la démission de la cheffe du gouvernement Laimdota Straujuma, le président letton Māris Kučinskis a chargé mercredi l'Alliance des verts et des paysans de former le nouveau gouvernement en Lettonie. Le quotidien Diena évoque le début d'une nouvelle ère : "Les grandes figures changent sur l'échiquier politique letton. Si les avis divergent, une chose est sûre : l'ère du parti [libéral-conservateur] 'Unité' est révolue. C'est la dure réalité. Au pouvoir depuis sept ans, ce parti a dû essuyer une défaite. … En tout état de cause, les erreurs de ce parti sont un élément dont le nouveau Premier ministre potentiel peut se démarquer pour se montrer sous son meilleur jour. Māris Kučinskis a déjà prouvé qu'il était un bon diplomate, qui ne promettait pas de grands changements et serait même prêt à maintenir l'ancienne coalition." (14.01.2016)

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ÉCONOMIE

L'Echo - Belgique

L'UE, havre du lobby automobile

La suspicion de possibles manipulations chez le constructeur automobile français Renault a fait plonger jeudi les cours en bourse de l'entreprise. La confiance dans le secteur automobile reste émoussée, analyse le journal économique L'Echo, appelant la politique et les constructeurs à faire plus d'efforts : "En Europe, un compromis décidé en octobre doit permettre dans un premier temps aux voitures de continuer à émettre deux fois plus d'oxyde d'azote (NOx) que les plafonds autorisés. Si bien que l'on se retrouve dans une situation quasi rêvée pour les lobbyistes. Soit le texte est bloqué et les nouveaux tests censés réduire les écarts entre les tests en labo et les conditions réelles de circulation seront une nouvelle fois repoussés. Soit le texte est adopté et ils auront le droit de continuer à émettre deux fois plus d'oxyde d'azote que prévu. Une situation surréaliste qui éloigne un peu plus le citoyen des constructeurs et de la confiance qu'il pourrait leur accorder." (15.01.2016)

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Der Standard - Autriche

Gestion de crise catastrophique à Volkswagen

La tentative du patron de Volkswagen, Matthias Müller, de redorer le blason du groupe terni par le scandale des moteurs truqués en se rendant aux Etats-Unis, a eu l'effet inverse à l'effet escompté, critique le quotidien de centre-gauche Der Standard : "A plusieurs reprises, de nouvelles propositions de solutions peu abouties ont été présentées aux autorités et aux clients, qui les ont toutes rejetées. Il faut croire que personne n'a expliqué à Müller comment, en situation de crise, il faut s'y prendre pour produire un effet sympathique et serein vers l'extérieur tout en négociant efficacement en arrière-plan. Après la révélation du scandale, Volkswagen pouvait espérer ne pas laisser trop de plumes dans la gestion de crise, à part de lourdes amendes. Avec la direction actuelle, l'avenir de ce groupe allemand jadis exemplaire est plus sombre que jamais." (15.01.2016)

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SOCIÉTÉ

Suomenmaa - Finlande

Les milices plus dangereuses que les demandeurs d'asile

En Finlande, on assiste à une multiplication des milices citoyennes, dont les membres entendent réagir aux agressions de femmes par des demandeurs d'asile. Suomenmaa, l'organe du parti du centre au pouvoir, y voit une tendance dangereuse : "Les patrouilles de protection formées de bénévoles, qui ont déjà été fondées dans 20 communes, ne sont pas la bonne réponse. … Dans une démocratie, il appartient à la société de veiller au respect de l'ordre. Elle finance avec l'argent des contribuables les services chargés de cette mission. Seul un système soumis à un contrôle public est à même de faire appliquer le pouvoir. Les milices citoyennes bénévoles attisent les peurs et les préjugés et alimentent les rumeurs. Par le passé, la création d'unités de ce genre n'a rien engendré d'autre que la bêtise et la violence. Elles constituent un plus grand danger pour les Finlandais que les demandeurs d'asile eux-mêmes." (15.01.2016)

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Svenska Dagbladet - Suède

La Suède doit sévir contre les criminels

Le débat déclenché par les agressions sexuelles commises par des migrants sur des femmes en Suède doit être l'occasion pour le pays de réfléchir à sa propre attitude envers les auteurs des faits, estime le quotidien conservateur Svenska Dagbladet : "Les valeurs et la morale ne sont pas terriblement 'in'. On rechigne à prononcer envers autrui un jugement venant d'en haut. Déstabilisé par le relativisme culturel, on tombe de haut quand la réalité nous assaille sous la forme de réveillons de la Saint-Sylvestre ou de fêtes populaires, soulevant des questions difficiles. … Le débat actuel révèle certains traits peu réjouissants de la culture suédoise : nos réticences à exiger que l'on assume ses responsabilités et que les actes appellent des conséquences. On préfère voir dans un criminel la victime de son propre passé plutôt que le coupable est le responsable des décisions qu'il a prises. … Nous avons des valeurs dont nous pouvons être très fiers - et nous avons besoin de plus de cran pour les assumer." (15.01.2016)

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Adevârul - Roumanie

L'Allemagne, thérapeute de l'Europe

Psychologiquement parlant, il est compréhensible que les adversaires de la politique allemande en matière de réfugiés prennent un malin plaisir à exploiter les évènements de Cologne, explique Eugen Hriscu sur le site du journal conservateur Adevârul : "Se réjouir du malheur d'autrui, comme le font certains, est plus que la simple satisfaction de voir ses attentes confirmées. Il s'agit d'un mécanisme servant à se défendre de la honte de voir le miroir nous renvoyer l'image d'un individu pingre et craintif alors que d'autres ont fait preuve de courage et de générosité. C'est un symptôme de la jalousie. ... Les plus fortes résistances auxquelles un thérapeute puisse être confronté, ce sont ses propres peurs et doutes, sa fatigue et sa jalousie, sa colère et sa soif de vengeance. Au sens figuré, ces processus sont actuellement à l'œuvre en Allemagne, le seul thérapeute qui ait été prêt à soigner un patient que tous les autres avaient refusé." (15.01.2016)

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Tportal - Croatie

Le croate hésitant du nouveau Premier ministre

Tihomir Orešković, le futur Premier ministre croate, a grandi au Canada et ne vit que depuis quelques années dans son pays de naissance. La maîtrise lacunaire de sa langue maternelle fait de lui la cible croissante des quolibets et pose problème, écrit le portail libéral tportal.hr : "Dans son discours d'investiture, il a parlé de 'bâtiments' au lieu de 'citoyens', et mercredi, il a déclaré vouloir étudier les moyens d'accroître l'endettement les deux prochaines années. Ses difficultés linguistiques deviennent un problème pour l'opinion publique et les médias, qui doivent souvent expliquer, interpréter voire même falsifier ses déclarations afin que les gens comprennent quelque chose à ce que dit leur futur Premier ministre. Certaines de ses erreurs linguistiques ne sont pas si graves, mais lorsqu'il les commet en lien avec des questions importantes comme la dette, la croissance, la note souveraine ou autre sujet délicat, cela devient très dangereux, pour lui comme pour nous." (15.01.2016)

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