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Revue de Presse | 13.01.2016

 

À LA UNE

Attentat contre des touristes à Istanbul

L'attaque, menée entre la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, ciblait des touristes étrangers. (© picture-alliance/dpa)

 

Au moins dix personnes sont mortes lors d'un attentat kamikaze perpétré mardi à Istanbul. La plupart des victimes sont des touristes. Certains commentateurs imputent la responsabilité de cette attaque à l'action de Tayyip Erdoğan et du gouvernement turc en Syrie. D'autres appellent la communauté internationale à soutenir Ankara face au terrorisme.

Milliyet - Turquie

S'interroger sur la politique turque en Syrie

Suite à l'attentat d'Istanbul, le Premier ministre turc Ahmet Davutoğlu a estimé que cette forme de terrorisme était une conséquence du vide au pouvoir généré par la guerre en Syrie. La question est plutôt de savoir dans quelle mesure le gouvernement turc a contribué à cette situation, lui rétorque le quotidien conservateur Milliyet : "Ce 'vide au pouvoir', quelles sont les puissances et les Etats qui l'ont créé ? Quelle a été l'attitude de votre gouvernement quand il s'est formé ? Votre cabinet n'est-il pas également responsable, avec l'Occident, de l'évolution de la guerre civile syrienne et du stade qu'elle a atteint aujourd'hui ? Si vous pouviez revenir en arrière, choisiriez-vous à nouveau de soutenir les opposants au régime ? Avez-vous pris parti dans la guerre civile syrienne, que vous considérez comme la première source du terrorisme ? De nombreuses questions restent en suspens. Des questions qui auraient dû être posées au départ, dès que les premières mesures erronées ont été prises. Or ces questions sont maintenant étouffées par le bruit des explosions." (13.01.2016)

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Avvenire - Italie

Erdoğan, le problème principal

Quelques heures après l'attentat commis à Istanbul, le président turc Tayyip Erdoğan a affirmé que son auteur était un "kamikaze syrien". Mais c'est bien Erdoğan qui en est le premier responsable, tonne le quotidien catholique Avvenire : "La première décision prise par Erdoğan quelques minutes après l'explosion a été d'interdire aux médias de couvrir l'évènement ; ce n'est pas une décision fortuite. Il s'agit de la même opacité privilégiée par un régime qui ne cache pas son mépris de la transparence et de la démocratie, et qui se montre capable de contraindre l'UE à verser une humiliante 'taxe sur les réfugiés'. … Erdoğan a tout fait pour aggraver une situation pourtant déjà complexe. La Turquie aurait pu contribuer à éteindre l'incendie qui dévaste la région, mais elle a préféré jouer les pyromanes. On murmure dans de nombreuses chancelleries - même s'il s'agit d'un secret de polichinelle - que le véritable problème, c'est lui, le sultan Recep Tayyip Erdoğan." (13.01.2016)

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El País - Espagne

Resserrer les rangs derrière Ankara

L'Europe doit se ranger clairement du côté de la Turquie face à la menace djihadiste, et ce en dépit des divergences entre Bruxelles et Ankara, réclame le quotidien de centre-gauche El País : "Le terrorisme islamiste touche un Etat auquel échoit un rôle-clé dans le combat contre Daech. Le fait que la Turquie soit impliquée parallèlement dans un conflit avec la minorité la plus importante du pays, les Kurdes, ainsi que dans une controverse relative à la nouvelle politique du président Tayyip Erdoğan, ne doit en aucun cas remettre en cause le soutien dont a besoin Ankara dans un combat où le pays se trouve en première ligne. Le message sans équivoque qu'il faut envoyer à Daech, c'est que chaque attentat, aussi douloureux soit-il, ne fait que renforcer la détermination à lutter contre l'organisation. Et qu'à chaque meurtre commis en territoire turc, la communauté internationale resserre les rangs derrière Ankara - ce que réprouvent les djihadistes." (13.01.2016)

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La Croix - France

Le brasier se renforce

Les attentats terroristes s'enchaînent, mais l'Occident semble incapable de s'entendre sur une stratégie commune, déplore le quotidien catholique La Croix : "Quand cet engrenage prendra-t-il fin ? Sans doute pas avant plusieurs années. L'enchevêtrement des conflits appelle en effet des solutions complexes et partielles. Dans le cas de la Syrie, les négociations sous l'égide de l'ONU prévues le 21 janvier à Vienne l'illustrent à nouveau. Il n'y a pas de consensus pour désigner un adversaire principal : Daech ? Bachar Al-Assad ? L'organisation kurde PYD ? Les djihadistes d'Al-Nosra, succursale d'Al-Qaida, installés au milieu des rebelles 'légitimes' ? Malgré le péril des attentats, les Occidentaux, eux-mêmes, ne parviennent pas à s'entendre. La France, elle, veut à la fois 'détruire' Daech et chasser Bachar Al-Assad. Un double objectif ambitieux, qui exige patience et longueur de temps. Pendant ce temps, le brasier se renforce." (12.01.2016)

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POLITIQUE

Hospodářské noviny - République tchèque

L'UE aurait tort d'interférer dans les affaires de la Pologne

S'il est incontestable que la mainmise des nouveaux dirigeants polonais sur la radio-télévision publique est répréhensible, cette condamnation doit venir du pays lui-même et non de l'extérieur, souligne le journal économique libéral Hospodářské noviny avant les délibérations de la Commission sur la question, ce mercredi : "Il revient à la Pologne elle-même de résoudre cette fâcheuse situation. Premièrement parce que les sanctions évoquées ici et là ne pourraient pas être imposées, sachant que le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a déjà annoncé qu'il leur opposerait son veto. Deuxièmement, de nombreux politiques ont d'ores et déjà compris que des sanctions ne pourraient avoir qu'un effet contre-productif. Victimisé par une pression exercée de l'extérieur, le nouveau gouvernement du PiS se défendrait avec encore plus de véhémence. Les Etats de l'UE ont d'ores et déjà fait l'expérience de l'inefficacité des sanctions lorsque, en Autriche, l'extrême droite menée par Jörg Haider était entrée au gouvernement." (13.01.2016)

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Gazeta Wyborcza - Pologne

Bruxelles ne veut que du bien à Varsovie

La Commission européenne doit discuter ce mercredi des réformes de la Cour constitutionnelle et des médias initiées par le nouveau gouvernement national-conservateur polonais. Une bonne initiative, souligne le quotidien libéral Gazeta Wyborcza : "Par notre adhésion à la communauté, nous nous sommes engagés non seulement à respecter un certain nombre de règles économiques, mais aussi des principes démocratiques et des droits civiques. … L'UE a donc le droit de protester en cas de non-respect de ces valeurs. Il se peut que ces craintes soient exagérées - tout comme les craintes de ceux qui veulent défendre la démocratie en Pologne. Il incombe maintenant au gouvernement de prouver que ces scrupules sont sans fondement. … L'UE n'est pas une institution hostile à la Pologne, mais une communauté dont nous faisons partie et dont nous assumons ensemble la responsabilité." (13.01.2016)

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Handelsblatt - Allemagne

Maintenir le dialogue avec Riyad

Critiqué par le partenaire de coalition CDU et l'opposition, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a défendu mardi son déplacement en Arabie saoudite prévu en février. En dépit des nombreuses exécutions qui ont récemment défrayé la chronique, le journal économique libéral Handelsblatt juge important ce déplacement à Riyad et opportune la date choisie pour le faire : "Ce qui importe en diplomatie, ce ne sont pas les amitiés, les sympathies ou les valeurs morales communes, mais les intérêts communs. Tout comme l'Occident, l'Allemagne ne saurait se passer de l'Arabie saoudite, tout simplement. Il ne s'agit pas en premier lieu des contrats lucratifs passés par Riyad, mais surtout de la stabilité du Proche-Orient. La coopération avec l'Arabie saoudite est absolument indispensable pour aller vers la fin de la guerre civile en Syrie. Mettre au ban la monarchie reviendrait indirectement à renforcer l'Iran, autrement dit le régime qui apporte à Assad un soutien massif en argent, en armes et en troupes, et qui prolonge ce faisant une guerre meurtrière." (13.01.2016)

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Diário Económico - Portugal

Le nouveau gouvernement portugais d'humeur généreuse

Le gouvernement minoritaire socialiste, au pouvoir depuis tout juste 40 jours au Portugal, a déjà invalidé un certain nombre de mesures d'austérité adoptées par le gouvernement précédent et en a assoupli d'autres. Le quotidien économique libéral Diário Económico est sceptique quant à cette politique : "Pendant les premiers jours de son mandat, le gouvernement a fait preuve d'un activisme chaotique sans regarder aux coûts. Les mesures concernent les secteurs de la santé et de l'éducation, des banques et des transports. … De plus, quatre jours fériés qui avaient été annulés en 2012 viennent d'être réintroduits. Il s'agit d'une générosité authentique qui fait cependant l'effet d'une stratégie visant à gagner la sympathie des partis de gauche, des syndicats et des électeurs. Il s'agit donc plus d'une mesure destinée à se prémunir de temps difficiles que d'une politique économique durable." (11.01.2016)

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Naftemporiki - Grèce

Le nouveau leader de Nea Dimokratia, une chance pour la Grèce

Le libéral Kyriakos Mitsotakis, issu de la dynastie politique grecque éponyme, a été élu dimanche président du parti d'opposition conservateur Nea Dimokratia. Une opportunité pour la politique grecque, affirme le journal économique conservateur Naftemporiki : "La communauté internationale voit désormais d'un autre œil l'évolution politique en Grèce. C'est du moins ce qui ressort d'articles évoquant le profil réformateur du nouveau leader d'opposition. … Mais l'élection de Mitsotakis à la présidence de Nea Dimokratia n'a pas transformé le parti. Cela lui donne seulement l'occasion d'amorcer ce processus. On verra rapidement si la Grèce se dote d'un centre libéral, sur le modèle des pays européens développés, et d'un pluralisme politique. En politique comme sur les marchés, la concurrence profite au consommateur." (12.01.2016)

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ÉCONOMIE

Le Soir - Belgique

Les Etats de l'UE rechignent à lutter contre l'évasion fiscale

Il faut soutenir la Commission européenne pour que son action contre les avantages fiscaux accordés aux grandes entreprises porte ses fruits, préconise le quotidien libéral Le Soir : "Aujourd'hui, la croisade pour la transparence fiscale en Europe, si elle veut être crédible, doit être réellement portée par les Etats membres, pas seulement par la Commission, qui fait de réels efforts depuis deux ans dans sa lutte contre l'opacité et la concurrence fiscale déloyale. Mais l'augmentation inéluctable de la fiscalité qui découlerait d'une véritable harmonisation risquerait de tuer dans l'œuf la reprise de l'économie. Et ça, pas sûr que les Etats membres en prennent le risque." (12.01.2016)

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Večernji list - Croatie

La Croatie doit enfin faire usage des fonds européens

Jusqu'à présent, la Croatie n'a sollicité que 59 pour cent des fonds européens destinés au pays dans le budget 2007-2013, ce qui fait du dernier venu dans l'UE la lanterne rouge de l'Union. Compte tenu de la situation économique catastrophique du pays, c'est une aberration, s'insurge le quotidien conservateur Večernji list : "Ce mauvais résultat s'explique en partie par le fait que jusque-là, les gouvernements ont négligé les demandes de fonds européens, préférant gaspiller leur énergie en batailles idéologiques absurdes. … Ce sera pire encore dans les années à venir, quand encore plus d'argent sera mis à notre disposition, à savoir 1,5 milliard d'euros chaque année. Ce n'est pas l'argent qui manque, le problème est que personne ne sait le dépenser. Pour accéder au robinet monétaire de Bruxelles, il faut surtout avoir de grands projets. Mais la Croatie a trop peu de projets, et la réalisation des quelques projets qu'elle a lancés avance trop lentement." (13.01.2016)

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SOCIÉTÉ

The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Les dirigeants allemands refoulent la vérité

L'émoi suscité en Allemagne par la réédition du livre de Hitler, Mein Kampf, et la réaction de la classe politique et des médias aux agressions de femmes dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, dénotent le rapport problématique des dirigeants allemands avec la vérité, estime le quotidien conservateur The Daily Telegraph : "On a l'impression que les dirigeants allemands estiment leur propre population incapable de digérer des réalités désagréables. Qu'il s'agisse des doctrines pernicieuses qui avaient jadis séduit la nation et engendré l'holocauste et la destruction de l'Europe, lors de la Seconde Guerre mondiale, ou, plus récemment, d'une réalité dérangeante : à savoir qu'en raison de la politique du gouvernement, les femmes ne sont plus en sécurité dans les rues de certains quartiers. Dans les deux cas, on note le même instinct qui consiste à étouffer la vérité. Une caractéristique extrêmement malsaine." (12.01.2016)

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Blog Mozgástér - Hongrie

L'UE sacrifie la sécurité des femmes sur l'autel de l'économie

Après les agressions de la Saint-Sylvestre en Allemagne, le bon sens dicterait de mettre fin à l'afflux des réfugiés mais l'Europe occidentale s'y refuse pour des raisons économiques, écrit István Kovács sur le portail de blogs Mozgástér : "Le fond du problème est que les décideurs des grands pays de l'UE, pour gagner quelques dixièmes de points de croissance, laissent se poursuivre l'érosion déjà avancée des Etats-nations. … Le modèle d'intégration occidentale a engendré ces dernières années une génération qui, au nom d'Allah, saute à la gorge de la société majoritaire et harcèle et agresse les femmes partout en Europe. La question qui se pose est donc la suivante : faut-il alimenter ce phénomène seulement pour quelques dixièmes de points de croissance ?" (12.01.2016)

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De Volkskrant - Pays-Bas

La Suède a étouffé les agressions commises par des migrants

En Suède, des migrants ont agressé sexuellement des femmes lors d'un festival de musique en août 2015. Des incidents que la police a passés sous silence pendant plusieurs mois, au motif de ne pas apporter d'arguments anti-réfugiés au parti d'extrême droite Démocrates suédois. Un choix proprement aberrant, estime le chroniqueur Max Pam dans le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Les autorités n'ont apparemment aucun intérêt à révéler certains faits lorsque la vérité joue en faveur de certains groupes. Ceci paraît tout à fait incroyable. Surtout en Suède, où le simple fait de porter son regard sur une prostituée est quasi passible d'une sanction pénale ; un pays où se déroule une querelle pénible, depuis plusieurs années, sur la question de juger ou non Julian Assange ; un pays, enfin, où l'on veut étouffer à grande échelle les agressions sexuelles et les viols. … Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une opération délibérément orchestrée. A mon avis, il s'agit plutôt d'un climat d'évitement et de dissimulation qui est en train de se mettre lentement en place." (13.01.2016)

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Blog Adevărul - Roumanie

Même en prison, les magnats corrompus sévissent encore

En Roumanie, la Direction nationale anticorruption (DNA) a ouvert mardi des enquêtes contre des ex-politiques et des hommes d'affaires actuellement en prison. Ceux-ci se voient reprocher d'avoir falsifié des travaux scientifiques afin d'obtenir une remise de peine. Des pratiques peu étonnantes, écrit le philosophe Sorin Bocancea sur le portail conservateur Adevărul : "Une loi absurde et des matons conciliants : ces deux ingrédients suffisent pour qu'un individu, analphabète à son entrée en prison, en ressorte auréolé du titre de 'scientifique'. … En Roumanie, les 'scientifiques incarcérés' sont des gens riches. Dans la liste embarrassante qui vient d'être publiée, je n'ai pas trouvé le nom d'un seul détenu qui ne soit pas riche. Tous les individus évoqués sont de gros poissons - des voleurs, des escrocs. Et la peine de quelques années de prisons qu'ils sont en train de purger ne signifie pas la fin de leur richesse, tout au plus la perte de quelques contrats." (12.01.2016)

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