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Estonie, pays des commentaires anonymes en ligne


En Estonie comme ailleurs, Internet oblige les médias traditionnels à développer leur présence sur la Toile. En plus des articles écrits, les éditions en ligne des médias papier proposent une grande diversité de contenus audiovisuels, mais aussi des retransmissions en direct. Les utilisateurs boudent de plus en plus les médias papiers, leur préférant Internet, ce qui se traduit par un recul constant des tirages. Les commentaires en ligne sont en Estonie une pomme de discorde.

Commentaires en ligne sur le portail Delfi.
(Screenshot)


Certains médias n'opèrent aucun tri dans les commentaires et publient tous les messages, même ceux qui sont anonymes. Par voie de conséquence, beaucoup de commentateurs avertis n'osent plus donner leur avis, le ton des commentaires anonymes étant devenu trop fielleux. Le portail en ligne Delfi est le champion de la défense des commentaires anonymes ; il est allé jusqu'à porter plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour défendre cette cause.

Le paysage médiatique estonien compte plusieurs médias russophones, notamment des quotidiens, hebdomadaires, portails en ligne et stations radio. En novembre 2014, le gouvernement a par ailleurs décidé de créer une chaîne télévisée en langue russe.

En 2013, le rachat du journal Postimees par Eesti Meedia a fait des remous. Ce rachat marquait la sortie définitive du groupe norvégien Schibsted, ancien éditeur de Postimees, du marché estonien. Eesti Meedia appartient depuis à l'ex-rédacteur en chef de Postimees, Mart Kadastik, et à l'entrepreneur pharmaceutique Margus Linnamäe, lequel avait également racheté en 2014 l'agence de presse Baltic News Service.

Immédiatement après le rachat de Postimees par Eesti Meedia, la loi sur les pharmacies a fait l'objet d'un débat parlementaire. Le journal a ouvertement défendu les intérêts des monopolistes de l'industrie pharmaceutique.

La même année, l'Estonie était ébranlée par un autre séisme politico-médiatique. Le ministre estonien de la Culture, Rein Lang, avait bombardé du jour au lendemain rédacteur en chef de Sirp, journal culturel financé par l'Etat, l'écrivain Kaur Kender, controversé pour ses écrits sulfureux. Cette intrusion dans la politique du personnel du journal a donné lieu à une grande contestation. Ce faux-pas a fini par coûter à Rein Lang son portefeuille de ministre de la Culture.

Depuis l'indépendance de l'Estonie en 1991, la liberté de la presse est garantie par la Constitution.

Classement pour la liberté de la presse :

Reporters sans frontières : rang 10 (2015)
Freedom House: rang 15 (2014)

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